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Fiche à trous · Terminale · Enseignement scientifique

La biodiversité et son évolution

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Deux forêts, deux relevés, douze espèces chacune : elles se valent ? Pas nécessairement. Si l'une a été parcourue une heure et l'autre une semaine, on n'a pas mesuré la même chose. Et si dans l'une des douze une seule espèce rassemble presque tous les individus, le chiffre douze cache l'essentiel.

Mesurer

DéfinitionRichesse spécifique et abondance :

Piège

Comparer deux relevés obtenus avec des efforts d'échantillonnage inégaux.

Vérifier surface, durée et méthode avant de comparer deux relevés.

Exemple

Pour estimer un effectif, on capture 60 individus, on les marque, on les relâche. Une seconde capture ramène 80 individus, dont 15 marqués. Quel effectif la méthode donne-t-elle ?

  1. 2.
  2. 3.

Résultat :

Ce qui fait bouger les fréquences

DéfinitionSélection naturelle :

Règle

7

Propriété

9

Ces deux forces ne s'excluent pas et agissent souvent ensemble. Un point mérite d'être retenu : dans une très petite population, la dérive génétique peut l'emporter sur la sélection, si bien qu'un allèle défavorable s'y maintient et qu'un allèle avantageux s'y perd. C'est l'une des raisons pour lesquelles la taille d'une population conditionne son avenir autant que la qualité de son milieu.

Exploiter un jeu de données de biodiversité

  1. 10.
  2. 11.
  3. 12.
  4. 13.
  5. 14.
  • Ai-je distingué richesse spécifique et abondance ?
  • Ai-je vérifié l'effort d'échantillonnage avant de comparer ?
  • Ai-je défini la sélection naturelle sans finalité ?
  • Ai-je dit que la dérive génétique agit au hasard, surtout en petite population ?
  • Ai-je présenté Hardy-Weinberg comme une référence, non comme une description ?

Corrigé · à détacher

La biodiversité et son évolution

  1. 1. La biodiversité d'un milieu ne se résume pas à un nombre. La richesse spécifique compte les espèces présentes ; l'abondance dit combien d'individus chacune rassemble. Deux relevés de même richesse peuvent décrire des milieux très différents : douze espèces également représentées, ou douze dont une occupe la quasi-totalité des individus.
  2. 2. Proportion de marqués dans la seconde capture :
  3. 3. On suppose cette proportion représentative de la population entière :
  4. 4. Environ 320 individus, sous réserve d'une population fermée et d'un mélange complet des marqués.
  5. 5. La sélection naturelle décrit un fait statistique : dans un milieu donné, les porteurs de certains allèles laissent en moyenne plus de descendants, si bien que la fréquence de ces allèles augmente au fil des générations. Elle ne poursuit aucun but et ne produit rien d'optimal — elle trie une variation existante, elle ne la commande pas.
  6. 6. La dérive génétique n'est pas une sélection lente : elle change les fréquences alléliques au hasard, du seul fait que les descendants ne reproduisent pas exactement la composition de leurs parents. Son effet est d'autant plus fort que la population est petite — et elle peut éliminer un allèle avantageux comme fixer un allèle neutre.
  7. 7.
  8. 8. Le modèle de Hardy-Weinberg décrit ce que deviendraient les fréquences dans une population idéale : très grande, à croisements au hasard, sans migration, sans mutation et sans sélection. Les proportions génotypiques s'y déduisent des fréquences alléliques et ne bougent plus. Son intérêt n'est pas de décrire une population réelle — aucune ne remplit ces conditions — mais de fournir la référence dont l'écart signale qu'une force est à l'œuvre.
  9. 9.
  10. 10. Distinguer la richesse spécifique — le nombre d'espèces — de l'abondance de chacune.
  11. 11. Relever l'effort d'échantillonnage : surface, durée, méthode.
  12. 12. Calculer une fréquence avant de commenter, plutôt que de comparer des effectifs bruts.
  13. 13. Chercher si l'écart observé peut venir du hasard de l'échantillon.
  14. 14. Conclure au niveau de la population étudiée, pas de l'espèce en général.