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Fiche à trous · Première · Français

Méthodologie EAF : l'oral — explication et entretien

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

L'oral se prépare toute l'année, mais il se joue en vingt minutes — dont douze sur un texte tiré au sort parmi une vingtaine, et huit sur une œuvre que vous avez choisie. Cette asymétrie est la clé de la préparation : sur la première partie, on ne peut que tout préparer ; sur la seconde, on prépare une seule chose, et on peut la préparer très bien.

Le déroulé exact

Règle

30 minutes de préparation, puis 20 minutes d’épreuve — sur 20 pointspremière partie · 12 min · 12 pointslecture expressive du texte à voix hauteexplication linéaire du passagequestion de grammaire — 2 points à partentretien · 8 min · 8 pointssur une œuvre quele candidat a choisieet présentée d’avancele texte est tiré au sort parmi ceux du descriptif : au moins 20 en voie générale, 16 en voie technologique.l’œuvre de l’entretien, elle, est choisie par le candidat — et bien avant le jour de l’épreuve.
2.

Le descriptif remis à l'examinateur comporte au moins vingt textes en voie générale, seize en voie technologique, répartis sur les quatre objets d'étude. Le texte de l'épreuve est désigné par tirage au sort parmi eux : il n'y a donc aucune surprise possible, seulement un travail de couverture. Vingt explications préparées, c'est vingt fois trente minutes de travail — un mois à raison d'une par jour, et rien à improviser le jour venu.

Les trente minutes de préparation

Ce qu'on fait, et dans quel ordre

  1. 3.
  2. 4.
  3. 5.
  4. 6.

Piège

Rédiger toute l'explication pendant la préparation.

des mots-clés seulement, sauf pour l'introduction. Un exposé parlé à partir de notes brèves vaut toujours mieux qu'un texte récité.

La lecture expressive

Règle

C'est la partie la plus facile à améliorer, et la plus négligée. Lire chacun de ses vingt textes à voix haute trois fois dans l'année coûte une heure au total et se voit immédiatement le jour de l'épreuve. Un conseil concret : marquer au crayon, sur son texte, les deux ou trois endroits où l'on ralentira.

L'explication linéaire à l'oral

Douze minutes bien réparties

  1. 8.
  2. 9.
  3. 10.
  4. 11.

Piège

Parler six minutes au lieu de douze.

chronométrer ses explications pendant l'année. Si l'on tombe à sept minutes, c'est qu'il manque des effets : on a nommé des procédés sans dire ce qu'ils produisent.

L'entretien

Règle

Préparer son entretien

  1. 13.
  2. 14.
  3. 15.
  4. 16.
  • Mes vingt textes sont-ils tous préparés, avec un découpage en mouvements ?
  • Ai-je lu chacun d'eux à voix haute au moins une fois ?
  • Mon introduction annonce-t-elle un projet de lecture, et non un simple résumé ?
  • Mon explication dure-t-elle bien huit à neuf minutes, chronométrées ?
  • Ai-je révisé les trois familles de la question de grammaire : négation, interrogation, subordination ?
  • Pour l'entretien : trois passages repérés, et une vraie raison à mon choix d'œuvre ?

Corrigé · à détacher

Méthodologie EAF : l'oral — explication et entretien

  1. 1. Trente minutes de préparation, puis vingt minutes d'épreuve, notée sur 20 et de coefficient 5. La première partie dure douze minutes et vaut douze points : lecture expressive à voix haute du texte tiré au sort, explication linéaire, puis une question de grammaire qui compte pour deux de ces douze points. La seconde partie dure huit minutes et vaut huit points : c'est l'entretien, mené sur une œuvre que le candidat a lue et choisie.
  2. 2. Deux parties, deux logiques — l'une subie, l'autre choisie.
  3. 3. Cinq minutes : relire le texte et retrouver le découpage en mouvements préparé en classe. Ne pas en inventer un nouveau sous la pression.
  4. 4. Cinq minutes : rédiger l'introduction en entier — situation du passage, projet de lecture, annonce des mouvements. C'est la seule partie qu'on lira presque telle quelle.
  5. 5. Quinze minutes : noter, mouvement par mouvement, les procédés et leurs effets — en style télégraphique, jamais en phrases rédigées.
  6. 6. Cinq minutes : préparer la question de grammaire si elle est déjà connue, et relire une dernière fois la conclusion.
  7. 7. L'épreuve commence par une lecture à voix haute du passage. Elle n'est pas une formalité : elle est notée, et elle est la première preuve qu'on a compris le texte. Une lecture réussie respecte la ponctuation, marque les vers sans les hacher, distingue les voix dans un dialogue, et ralentit sur ce qui compte. Une lecture plate annonce une explication plate.
  8. 8. L'introduction, une minute : situer le passage dans l'œuvre, annoncer le projet de lecture — la question à laquelle l'explication répondra — puis les mouvements.
  9. 9. L'explication, huit à neuf minutes : suivre le texte dans son ordre, mouvement par mouvement, en citant et en nommant les procédés. Annoncer chaque mouvement à voix haute : « premier mouvement, du vers 1 au vers 6 ».
  10. 10. La conclusion, une minute : répondre au projet de lecture annoncé, et proposer une brève ouverture.
  11. 11. La question de grammaire, une à deux minutes : elle est posée après, sur un segment précis. Délimiter, décrire avec le mot exact, prouver par une manipulation.
  12. 12. Huit minutes, huit points, sur une œuvre choisie par le candidat parmi celles lues et étudiées dans l'année — le choix est annoncé d'avance. L'examinateur demande d'abord de présenter l'œuvre et d'expliquer ce choix ; il élargit ensuite. On n'y juge pas l'érudition mais la capacité à parler d'un livre qu'on a lu : dire ce qui a surpris, résisté, déplu même, en le rattachant au texte.
  13. 13. Choisir l'œuvre qu'on a vraiment lue, et non la plus prestigieuse. Huit minutes suffisent largement à révéler qu'on ne l'a pas ouverte.
  14. 14. Préparer trois passages précis, page repérée, capables d'illustrer trois idées différentes. Ils serviront quelle que soit la question.
  15. 15. Préparer une réponse au « pourquoi ce choix » qui ne soit pas « parce que je l'ai aimée » : un personnage, une scène, une question que le livre pose et qui vous a occupé.
  16. 16. Accepter de ne pas savoir. « Je n'y avais pas pensé, mais je dirais que… » vaut infiniment mieux qu'une réponse inventée : l'entretien est un dialogue, pas un interrogatoire.