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Fiche à trous · 3ème · Français

Méthode Brevet : compréhension et questions de grammaire

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Une copie perd rarement des points parce que l’élève n’a pas compris le texte. Elle en perd parce qu’elle répond à côté de la question, cite mal, ou n’a plus le temps de rédiger. Ce chapitre ne travaille pas la lecture : il travaille la façon d’en rendre compte, et c’est là que se joue la moitié de la note.

L’épreuve, minute par minute

3 heures, 100 points — la largeur de chaque bloc est proportionnelle à sa duréeTravail sur le texte1 h 10 · 50 pointsDictée20 min · 10 ptsRédaction1 h 30 · 40 points0 h 001 h 101 h 303 h 00La rédaction occupe la moitié du temps et vaut 40 points : elle ne se rattrape pas à la fin.Le seul risque réel de l’épreuve est de déborder sur la première partie.
1.

La première partie se découpe elle-même : dix minutes pour lire le texte crayon en main, cinquante pour répondre, dix pour relire. Une question restée sans réponse vaut zéro, une question bâclée vaut souvent la moitié — mieux vaut donc tout traiter que soigner les premières et abandonner les dernières.

Posez vos quatre repères sur le brouillon dès la première minute. Pour une épreuve commencée à 9 h 00 : 9 h 10 lecture finie, 10 h 10 questions finies, 10 h 30 dictée finie, 12 h 00 rédaction rendue. Dépasser sur la première partie revient à échanger 40 points contre 4 — c’est l’erreur la plus coûteuse de l’épreuve.

Trois verbes de consigne, trois réponses

Relève« Relève deux mots qui… »on attend des citationsexactes, entre guillemetsne pas expliquer : on relèveJustifie« Justifie ta réponse. »une affirmation+ la citation qui la prouveune citation seule ne prouve rienExplique« Quel effet produit… ? »affirmation + citation+ l’effet sur le lecteurc’est la seule qui se paraphrase malle verbe de la consigne dit exactement combien de choses la réponse doit contenir
2.

Rédiger une réponse qui rapporte

La phrase-réponse, puis la preuve

  1. 3.
  2. 4.
  3. 5.

Piège

Répondre « Oui, parce qu’il a peur. »

s’interdire de commencer par oui, non, c’est ou parce que. La première phrase doit contenir le sujet et le verbe de la question.

Règle

Le paragraphe de commentaire

Règle

Rédiger un paragraphe de commentaire en réponse à une question

  1. 8.
  2. 9.
  3. 10.
  4. 11.

Exemple

« Quel effet produit la description de la pièce sur la perception du personnage ? » — Texte : « Les volets restaient clos. La poussière avait pris la place des meubles vendus. Il s'asseyait toujours au même endroit, face au mur. »

  1. 12.
  2. 13.
  3. 14.
  4. 15.

Résultat :

Piège

Raconter le passage avec ses propres mots en croyant le commenter.

vérifier que le paragraphe contient au moins un nom de procédé (imparfait d'habitude, métaphore, répétition, antithèse). Sans lui, c'est de la paraphrase.

La dernière question de l'épreuve demande souvent un avis personnel : « Ce personnage vous paraît-il coupable ? », « Partagez-vous ce point de vue ? ». Elle n'attend pas une opinion libre : elle attend une opinion tenue par le texte. Une réponse qui commence par « je pense que » sans revenir une seule fois à l'extrait obtient les points de rédaction et aucun des points de lecture. Le format reste celui du paragraphe de commentaire — affirmer, citer, expliquer — avec un je de plus.

Les questions de grammaire de l’épreuve

Règle

Exemple

« Il pleuvait depuis trois jours. Soudain, la porte s’ouvrit. »

  1. 18.
  2. 19.

Résultat :

Piège

Répondre « c’est de l’imparfait » à la question « quelle est la valeur de ce temps ? »

après avoir nommé le temps, ajouter systématiquement « il sert ici à… ». La phrase ne peut pas s’arrêter avant.

Les figures de style attendues

Définitionles cinq figures du brevet :

Exemple

« Il murmura, puis parla, puis cria. Et ce cri ne réveilla personne. »

  1. 22.
  2. 23.

Résultat :

Piège

Confondre l’antithèse et l’oxymore.

compter les mots concernés. Deux mots collés qui se contredisent : oxymore. Deux idées à distance : antithèse.

  • Ai-je souligné le verbe de chaque consigne avant de répondre ?
  • Chacune de mes réponses se comprend-elle sans relire la question ?
  • Mes citations sont-elles entre guillemets, exactes, avec le numéro de ligne ?
  • Ai-je traité toutes les questions, même brièvement ?
  • M’est-il resté au moins une heure vingt pour la rédaction ?
  • Mes paragraphes de commentaire nomment-ils chacun un procédé, puis son effet ?
  • Chaque réponse porte-t-elle sa justification — une citation, et ce que j'en tire ?

Corrigé · à détacher

Méthode Brevet : compréhension et questions de grammaire

  1. 1. Le sujet impose l’ordre ; c’est à vous d’imposer le rythme.
  2. 2. Souligner le verbe de la consigne avant d’écrire évite la moitié des points perdus.
  3. 3. Reprendre les mots de la question pour ouvrir la réponse : « Le narrateur éprouve de la peur parce que… »
  4. 4. Citer entre guillemets, en ne gardant que les mots utiles, avec le numéro de ligne : « il recula » (l. 12).
  5. 5. Commenter la citation : dire ce que le mot choisi, le temps employé ou l’image apportent.
  6. 6. Une citation se recopie mot pour mot, entre guillemets, sans corriger l’auteur. Si l’on n’en garde qu’une partie, on signale la coupure par des crochets : « il recula […] sans un mot ». On indique la ligne entre parenthèses, jamais la page.
  7. 7. Une ou deux questions de l'épreuve ne demandent pas un relevé mais un commentaire : « Quel effet produit… ? », « Que révèle ce passage sur… ? », « Selon vous, pourquoi l'auteur… ? ». Elles valent trois à cinq points à elles seules, et elles attendent un paragraphe rédigé — pas une phrase, pas une liste. La différence avec une réponse ordinaire tient en un mot : la justification n'y est plus une citation posée, c'est un raisonnement mené.
  8. 8. Reprendre la question dans la première phrase, sous forme affirmative. « Ce passage révèle que le narrateur… » — le correcteur sait dès la première ligne ce que vous soutenez.
  9. 9. Citer un fragment court, entre guillemets, choisi pour ce qu'il prouve — pas pour sa longueur.
  10. 10. Nommer le procédé puis dire l'effet : c'est le cœur du commentaire, et le seul endroit où se gagnent les points d'interprétation. « La répétition de encore installe une lassitude que le personnage ne formule jamais. »
  11. 11. Conclure en revenant à la question posée. Un paragraphe qui s'arrête sur la citation laisse au correcteur le soin de faire le travail — il ne le fera pas.
  12. 12. L'affirmation : « La description de la pièce fait percevoir un personnage enfermé dans une immobilité qu'il ne choisit plus. »
  13. 13. La citation, courte et choisie : « les volets restaient clos », « toujours au même endroit ».
  14. 14. Le procédé et son effet : l'imparfait d'habitude — restaient, s'asseyait — transforme une scène en routine ; l'adverbe toujours achève d'ôter au personnage toute initiative. La pièce n'est pas décrite pour elle-même : elle dit ce que le personnage ne dit pas.
  15. 15. Le retour à la question : « La description ne montre donc pas un décor, mais un état intérieur que le narrateur ne nomme jamais. »
  16. 16. un paragraphe de quatre à six lignes, jamais davantage — la longueur ne rapporte rien, la justification si
  17. 17. Interroger la valeur d’un temps, c’est demander ce qu’il fait dans le texte. L’imparfait installe le décor, l’habitude ou la durée ; le passé simple marque l’action brève qui fait avancer le récit ; le présent de narration rapproche soudain une scène passée ; le plus-que-parfait revient en arrière.
  18. 18. Pleuvait : imparfait de durée, il pose l’arrière-plan et ne fait rien avancer.
  19. 19. S’ouvrit : passé simple d’action ponctuelle, au premier plan. C’est lui qui déclenche le récit.
  20. 20. l’opposition des deux temps sépare le décor de l’événement
  21. 21. L’anaphore répète un mot en tête de plusieurs phrases ou vers. La gradation range des termes du plus faible au plus fort. L’antithèse oppose deux idées dans la même phrase. L’hyperbole exagère. L’oxymore accole deux mots qui se contredisent — un silence assourdissant.
  22. 22. Murmura, parla, cria : une gradation, chaque verbe plus fort que le précédent.
  23. 23. La seconde phrase renverse tout : la montée sonore débouche sur l’absence de réaction. La gradation ne sert pas à impressionner, elle sert à rendre l’échec plus cruel.
  24. 24. une figure se juge à ce qu’elle prépare, pas à son nom