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Fiche à trous · Première · Sciences Économiques et Sociales

Mondialisation et commerce international

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Un pays qui produit tout moins bien que son voisin a pourtant intérêt à échanger avec lui. Le résultat tient en une phrase : ce qui compte n'est pas d'être le meilleur, mais de savoir où l'on est le moins mauvais.

L'avantage comparatif

DéfinitionAvantage absolu et avantage comparatif :

Piège

Conclure qu'un pays moins productif que son partenaire dans toutes les productions n'a aucun intérêt à échanger.

Comparer au sein de chaque pays, jamais d'un pays à l'autre.

Exemple

Pour produire une unité, le pays A utilise 10 heures de travail pour du blé et 20 pour du drap. Le pays B en utilise 30 pour le blé et 40 pour le drap. B est moins efficace partout : a-t-il intérêt à échanger ?

  1. 2.
  2. 3.
  3. 4.

Résultat :

Libre-échange et protectionnisme

DéfinitionLibre-échange et protectionnisme :

Propriété

Le débat ne porte pas sur l'existence de gains globaux à l'échange, largement admise, mais sur leur répartition. L'ouverture produit des gagnants — consommateurs, secteurs exportateurs — et des perdants — salariés des secteurs concurrencés, territoires spécialisés dans ces activités. Dire que « le pays y gagne » est exact en agrégat et masque entièrement cette répartition, qui est pourtant ce dont il est politiquement question.

Les acteurs et les cadres

Propriété

DéfinitionIntégration régionale :

La mondialisation financière désigne l'interconnexion des marchés de capitaux, qui permet à l'épargne de circuler d'un pays à l'autre. Elle facilite le financement des investissements, et transmet aussi les crises : une difficulté locale se propage à des économies qui n'en sont pas à l'origine. Les deux effets tiennent au même mécanisme, et c'est pourquoi la régulation financière est un objet de négociation permanent.

Évaluer les effets d'une ouverture commerciale

  1. 10.
  2. 11.
  3. 12.
  4. 13.
  5. 14.
  • Ai-je comparé les coûts au sein de chaque pays, et non d'un pays à l'autre ?
  • Ai-je distingué avantage absolu et avantage comparatif ?
  • Ai-je présenté libre-échange et protectionnisme comme un continuum ?
  • Ai-je nommé des perdants et pas seulement un gain global ?
  • Ai-je mentionné le commerce intra-firme des FMN ?
  • Ai-je présenté l'intégration de l'UE comme graduée ?

Corrigé · à détacher

Mondialisation et commerce international

  1. 1. Un pays a un avantage absolu dans une production lorsqu'il produit la même quantité avec moins de ressources qu'un autre. Il a un avantage comparatif lorsqu'il y est relativement plus efficace, compte tenu de ce qu'il sacrifie ailleurs. La démonstration de Ricardo montre que c'est l'avantage comparatif, et non l'avantage absolu, qui fonde le gain à l'échange.
  2. 2. On calcule le coût d'opportunité au sein de chaque pays. En A, une unité de drap coûte deux unités de blé :
  3. 3. En B, une unité de drap coûte environ 1,3 unité de blé :
  4. 4. Le drap est donc relativement moins coûteux en B, bien que B soit moins efficace en valeur absolue : B a l'avantage comparatif dans le drap, et A dans le blé.
  5. 5. Oui : B se spécialise dans le drap, A dans le blé, et les deux y gagnent
  6. 6. Le libre-échange est l'absence d'entraves aux échanges internationaux. Le protectionnisme désigne les mesures qui les restreignent : droits de douane, quotas, normes techniques, subventions aux producteurs nationaux. Ce ne sont pas deux camps mais les deux extrémités d'un continuum : aucun pays ne pratique l'un ou l'autre à l'état pur, et les mêmes gouvernements combinent les deux selon les secteurs.
  7. 7. Les arguments du protectionnisme à connaître : protéger une industrie naissante le temps qu'elle atteigne une taille compétitive ; préserver des emplois dans un secteur exposé ; garantir une indépendance stratégique — alimentaire, sanitaire, militaire ; répondre à une concurrence jugée déloyale. Les arguments du libre-échange : gains de spécialisation, baisse des prix pour les consommateurs, accès à des marchés plus vastes, aiguillon de la concurrence sur la productivité.
  8. 8. Les FMN — firmes multinationales — organisent la production à l'échelle mondiale en répartissant les étapes selon les coûts, les compétences et la fiscalité. Une part importante du commerce international se fait ainsi à l'intérieur des mêmes groupes, entre filiales : ce commerce est enregistré comme international alors qu'il relève de décisions internes à une firme, ce qui change l'interprétation des statistiques d'échanges.
  9. 9. L'intégration régionale associe des États voisins par des accords de plus en plus étroits : zone de libre-échange, puis union douanière avec un tarif extérieur commun, puis marché commun avec libre circulation des facteurs, enfin union économique et monétaire. L'UE a parcouru ces étapes successivement, et ses membres n'y participent pas tous au même degré — ce qui rappelle que l'intégration est un processus gradué, non un état.
  10. 10. Identifier les secteurs concernés et les partenaires de l'échange.
  11. 11. Déterminer où se situe l'avantage comparatif de chacun, par le coût d'opportunité.
  12. 12. Énoncer les gains attendus : prix, variété, spécialisation, débouchés.
  13. 13. Nommer les perdants : salariés et territoires des secteurs concurrencés.
  14. 14. Conclure sur la répartition des gains et sur les politiques d'accompagnement, plutôt que sur un solde global.