← Retour au chapitre

Fiche à trous · Seconde · Sciences Économiques et Sociales

Le marché et la formation des prix

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

« Le prix baisse, donc la demande augmente. » La phrase paraît évidente et elle est fausse — non dans son constat, mais dans ses mots. Ce qui augmente, ce sont les quantités demandées, et la demande, elle, n'a pas bougé. Cette distinction sépare deux mouvements sur un même graphique, et c'est elle que corrigent les copies de seconde plus que toute autre.

Offre, demande, équilibre

DéfinitionOffre et demande :

DéfinitionÉquilibre :

3

Piège

Dire que la demande augmente lorsque le prix baisse et que les quantités demandées progressent.

Se demander : est-ce le prix qui a changé, ou autre chose ?

Exemple

Distinguer les deux mouvements sur deux cas.

  1. 4.
  2. 5.
  3. 6.

Résultat :

Mesurer la sensibilité au prix

DéfinitionÉlasticité-prix de la demande :

9

Les structures de marché

Propriété

11

Quand le marché ne suffit pas

DéfinitionExternalité :

DéfinitionBien public :

Troisième défaillance : l'asymétrie d'information, lorsqu'une partie en sait plus que l'autre — le vendeur d'une voiture d'occasion connaît ses défauts, l'acheteur non. Les acheteurs, se méfiant, n'acceptent alors qu'un prix bas, ce qui décourage les vendeurs de bons véhicules. Le marché peut ainsi se vider de ses meilleurs produits, sans que personne ait triché.

Analyser un déséquilibre sur un marché

  1. 14.
  2. 15.
  3. 16.
  4. 17.
  5. 18.
  • Ai-je écrit « quantités demandées » quand seul le prix varie ?
  • Ai-je réservé « la demande augmente » à un déplacement de la courbe ?
  • Mon équilibre égalise-t-il bien quantité offerte et quantité demandée ?
  • Mon élasticité rapporte-t-elle deux pourcentages ?
  • Ai-je nommé la structure de marché : concurrence, oligopole ou monopole ?
  • Ai-je vérifié qu'il n'y a pas d'externalité rendant le prix trompeur ?

Corrigé · à détacher

Le marché et la formation des prix

  1. 1. La demande est la quantité qu'un ensemble d'acheteurs souhaite acquérir à chaque prix possible ; l'offre est la quantité que les vendeurs souhaitent vendre à chaque prix possible. Ce sont donc des relations, représentées par une courbe entière, et non des nombres uniques. La demande décroît avec le prix, l'offre croît avec lui.
  2. 2. Le prix d'équilibre est celui pour lequel la quantité offerte et la quantité demandée coïncident. À ce prix, aucun acheteur prêt à payer ne repart les mains vides et aucun vendeur ne reste avec de l'invendu. Au-dessus, il y a excès d'offre et le prix tend à baisser ; en dessous, pénurie et le prix tend à monter.
  3. 3.
  4. 4. Le prix du café baisse et les ménages en achètent davantage : glissement le long de la courbe de demande. La courbe n'a pas bougé.
  5. 5. Une étude affirme que le café est bon pour la santé et les ménages en achètent davantage à tous les prix : déplacement de la courbe vers la droite.
  6. 6. Dans le second cas seulement, le prix d'équilibre change sans qu'aucune variation de prix n'en soit la cause initiale.
  7. 7. Prix → glissement ; tout autre facteur → déplacement
  8. 8. L'élasticité-prix de la demande mesure de combien de pour cent varient les quantités demandées lorsque le prix varie de un pour cent. En valeur absolue, une élasticité supérieure à 1 signale une demande élastique — très sensible au prix, typiquement un bien facilement remplaçable. Inférieure à 1, la demande est rigide : le médicament indispensable ou le carburant du trajet quotidien s'achètent même renchéris.
  9. 9.
  10. 10. La concurrence parfaite suppose de nombreux vendeurs et acheteurs, un produit homogène, une information complète et une entrée libre sur le marché : aucun acteur n'y fixe le prix, chacun le subit. Le monopole est la situation inverse — un seul vendeur, qui dispose d'un pouvoir de marché et choisit son prix. Entre les deux, l'oligopole réunit quelques vendeurs qui doivent anticiper les réactions des autres.
  11. 11.
  12. 12. Une externalité est un effet de l'activité d'un agent sur le bien-être d'un autre, sans contrepartie monétaire. Elle est négative lorsqu'une usine pollue une rivière en amont d'un village, positive lorsqu'un apiculteur pollinise les vergers voisins. Dans les deux cas, le prix de marché ne reflète pas l'effet produit : il est trop bas pour l'activité polluante, trop élevé pour l'activité bénéfique.
  13. 13. Un bien public est non rival — sa consommation par l'un n'en prive pas les autres — et non excluable — on ne peut pas empêcher quelqu'un d'en profiter. L'éclairage public et la défense nationale en sont des exemples. Aucune entreprise privée n'a intérêt à le produire, puisqu'elle ne peut faire payer ceux qui en bénéficient : c'est l'une des raisons pour lesquelles la puissance publique intervient.
  14. 14. Identifier le bien échangé et les deux catégories d'agents.
  15. 15. Repérer ce qui a changé, et classer ce changement : le prix, ou un autre facteur ?
  16. 16. En déduire le mouvement : glissement le long de la courbe, ou déplacement de la courbe.
  17. 17. Comparer quantité offerte et quantité demandée pour nommer le déséquilibre : pénurie ou excès d'offre.
  18. 18. Conclure sur le nouvel équilibre et dire dans quel sens le prix évolue.