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Fiche à trous · Terminale · Sciences Économiques et Sociales

Politiques économiques et sociales

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Un État qui ramène son déficit de cent cinquante à cent milliards d'euros n'a remboursé aucune dette : il continue d'emprunter, simplement un peu moins. La dette augmente encore. Confondre un flux annuel et un stock accumulé est l'erreur la plus répandue du chapitre — et celle qui fausse tous les commentaires de graphiques.

Déficit et dette

Règle

2

Piège

Écrire qu'un État qui réduit son déficit commence à rembourser sa dette publique.

Devant un chiffre budgétaire, demander : flux de l'année ou stock accumulé ?

La dette publique se rapporte le plus souvent au PIB, ce qui donne un ratio. Ce ratio peut baisser de deux façons : parce que le numérateur diminue, ou parce que le dénominateur augmente. Une croissance économique forte allège donc le ratio sans qu'un euro ait été remboursé — et une récession l'alourdit sans emprunt supplémentaire. Commenter une variation de ratio sans dire lequel des deux termes a bougé ne renseigne sur rien.

La politique budgétaire

DéfinitionMultiplicateur :

4

Propriété

La politique monétaire

Propriété

Les deux politiques n'ont ni le même décideur ni le même calendrier. Le budget relève du gouvernement et du parlement, avec un vote annuel ; la monnaie relève d'une banque centrale indépendante, qui décide plus souvent. Cette séparation est délibérée — elle vise à protéger la monnaie des échéances électorales — et elle a un coût : les deux politiques peuvent se contrarier, sans qu'aucune autorité ne les arbitre.

L'État-providence

DéfinitionÉtat-providence :

Le débat sur l'État-providence oppose des arguments qui ne portent pas sur les mêmes effets. Ses défenseurs soulignent la réduction des inégalités et la stabilisation de la demande en récession. Ses critiques invoquent le coût du financement et d'éventuels effets sur l'incitation au travail, mesurés de façon divergente selon les dispositifs étudiés. Une copie utile expose ce que chaque camp mesure, plutôt que de trancher en bloc.

Évaluer une politique conjoncturelle

  1. 8.
  2. 9.
  3. 10.
  4. 11.
  5. 12.
  • Ai-je distingué déficit — flux — et dette publique — stock ?
  • Ai-je dit qu'un déficit réduit ralentit la hausse sans rembourser ?
  • Pour un ratio dette/PIB, ai-je dit quel terme a bougé ?
  • Ai-je relié la valeur du multiplicateur à la conjoncture ?
  • Ai-je mentionné les délais d'une politique budgétaire ?
  • Ai-je distingué logique d'assurance et logique de solidarité ?

Corrigé · à détacher

Politiques économiques et sociales

  1. 1. Le déficit est un flux : la différence entre les recettes et les dépenses d'une année. La dette publique est un stock : la somme accumulée de tous les déficits passés, diminuée des remboursements. Réduire le déficit ralentit la hausse de la dette publique, cela ne la rembourse pas. Il faudrait un excédent pour que le stock diminue.
  2. 2.
  3. 3. Le multiplicateur keynésien mesure l'effet total d'une dépense publique supplémentaire sur l'activité. Le raisonnement : la dépense devient le revenu de quelqu'un, qui en consomme une partie, laquelle devient le revenu d'un autre, et ainsi de suite. Sa valeur dépend de la propension à consommer et de la part qui fuit vers les importations ou l'épargne. Elle est plus élevée en récession, quand des capacités sont inemployées.
  4. 4.
  5. 5. Une politique budgétaire est dite de relance quand elle augmente la dépense ou baisse les impôts, et de rigueur dans le cas inverse. Les deux ont des effets différés : les décisions budgétaires prennent des mois à produire leurs effets, ce qui rend le calage délicat. Un plan de relance qui produit ses effets une fois la reprise déjà engagée peut alimenter l'inflation au lieu de soutenir l'activité.
  6. 6. La politique monétaire agit par le taux directeur et, lorsque celui-ci est proche de zéro, par des mesures non conventionnelles dont le quantitative easing — l'achat massif de titres par la banque centrale, destiné à faire baisser les taux longs et à soutenir le crédit. Ses effets sur l'activité sont discutés, et ses effets sur le prix des actifs — donc sur les patrimoines de ceux qui en détiennent — le sont plus encore.
  7. 7. L'État-providence désigne l'ensemble des interventions publiques qui protègent les individus contre les risques sociaux : maladie, vieillesse, chômage, accidents, charges de famille. Deux logiques le structurent. La logique d'assurance : des cotisations ouvrent des droits proportionnés à ce qui a été versé. La logique de solidarité : des prestations sont versées selon le besoin, financées par l'impôt. La protection sociale française combine les deux, ce qui explique la complexité de ses règles.
  8. 8. Identifier la nature de la politique : budgétaire ou monétaire, de relance ou de restriction ?
  9. 9. Identifier le problème visé : insuffisance de la demande, inflation, chômage de quel type ?
  10. 10. Vérifier que l'instrument correspond au problème — un chômage structurel ne se traite pas par la relance.
  11. 11. Estimer l'effet attendu, en distinguant flux et stock dans les grandeurs budgétaires.
  12. 12. Mentionner les délais et les effets non recherchés avant de conclure.