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Fiche à trous · Terminale · SVT

Régulation métabolique et homéostasie

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Une glycémie parfaitement stable n'existe pas : elle oscille autour de sa consigne. Ce n'est pas un défaut du système, c'est son mode de fonctionnement — il corrige après avoir constaté.

L'homéostasie

DéfinitionHoméostasie :

Règle

3

Piège

Attendre d'un rétrocontrôle négatif qu'il maintienne une valeur fixe.

Sur une courbe de régulation, mesurer l'amplitude des oscillations, pas leur absence.

L'axe hypothalamo-hypophysaire

Propriété

Exemple

Une personne présente une concentration élevée d'hormone thyroïdienne. La thyroïde fonctionne-t-elle trop ?

  1. 5.
  2. 6.
  3. 7.

Résultat :

Piège

Déduire d'une hormone en forte concentration que la glande qui la sécrète fonctionne trop.

Toujours doser deux étages avant de localiser un dérèglement.

Trois régulations de référence

Propriété

Propriété

Face à un stress, la réponse est double et décalée dans le temps. L'adrénaline, libérée en quelques secondes par voie nerveuse, accélère le cœur, dilate les bronches et mobilise le glucose. Le cortisol, libéré en quelques minutes par l'axe hypothalamo-hypophysaire, soutient la glycémie plus durablement et modère la réponse immunitaire. Un stress prolongé maintient le cortisol élevé, ce qui explique que ses effets diffèrent de ceux d'un stress bref.

Localiser l'origine d'un dérèglement hormonal

  1. 11.
  2. 12.
  3. 13.
  4. 14.
  5. 15.
  • Ai-je nommé les trois éléments : capteur, centre intégrateur, effecteurs ?
  • Ai-je dit que l'homéostasie est un équilibre dynamique ?
  • Ai-je expliqué les oscillations par le délai de correction ?
  • Ai-je comparé deux étages avant de localiser un dérèglement ?
  • Ai-je vérifié la cohérence du rétrocontrôle négatif attendu ?
  • Ai-je distingué la réponse rapide — adrénaline — et la réponse durable — cortisol ?

Corrigé · à détacher

Régulation métabolique et homéostasie

  1. 1. L'homéostasie est le maintien des paramètres du milieu intérieur — température, glycémie, osmolarité, pH — dans une plage compatible avec le fonctionnement cellulaire. Elle suppose trois éléments : un capteur qui mesure la grandeur, un centre intégrateur qui la compare à une valeur de consigne, et des effecteurs qui corrigent l'écart. L'homéostasie n'est donc pas une immobilité, c'est un équilibre dynamique.
  2. 2. Un rétrocontrôle négatif est un dispositif où l'effet produit s'oppose à la cause qui l'a déclenché : une glycémie élevée déclenche une réponse qui la fait baisser, laquelle interrompt ensuite cette réponse. Il stabilise. Un rétrocontrôle positif amplifie au contraire le phénomène initial : il est rare et toujours transitoire, réservé aux situations qui doivent aller à leur terme — la coagulation, l'accouchement.
  3. 3.
  4. 4. De nombreuses régulations hormonales s'organisent en cascade. L'hypothalamus sécrète une neurohormone qui agit sur l'hypophyse, laquelle sécrète une hormone stimulant une glande périphérique — thyroïde, surrénales, gonades. L'hormone produite par cette glande exerce en retour un rétrocontrôle négatif sur l'hypothalamus et sur l'hypophyse. Trois étages, donc, et un dérèglement peut siéger à n'importe lequel.
  5. 5. Pas nécessairement. Il faut mesurer en même temps l'hormone hypophysaire qui stimule la thyroïde.
  6. 6. Si cette hormone hypophysaire est basse, le rétrocontrôle négatif fonctionne : la thyroïde produit trop d'elle-même, l'atteinte est périphérique.
  7. 7. Si elle est élevée en même temps, c'est l'hypophyse qui stimule excessivement : l'atteinte est centrale, et la thyroïde ne fait qu'obéir.
  8. 8. Un seul dosage ne permet pas de conclure : il en faut deux, à deux étages
  9. 9. La glycémie est réglée par deux hormones pancréatiques aux effets opposés : l'insuline, hypoglycémiante, favorise l'entrée du glucose dans les cellules et sa mise en réserve ; le glucagon, hyperglycémiant, libère le glucose des réserves hépatiques. C'est l'existence de deux effecteurs antagonistes, et non d'un seul, qui permet une correction dans les deux sens et donc des oscillations réduites.
  10. 10. La température corporelle est réglée par des effecteurs vasculaires — vasodilatation ou vasoconstriction cutanée —, musculaires — frissons —, et par la sudation. L'osmolarité du plasma est réglée par une hormone qui module la réabsorption d'eau par le rein, et par la sensation de soif. Dans les deux cas, le centre intégrateur est hypothalamique : le même organe compare plusieurs grandeurs à leurs consignes respectives.
  11. 11. Identifier la cascade concernée et ses trois étages : hypothalamus, hypophyse, glande périphérique.
  12. 12. Relever les dosages disponibles et repérer ceux qui manquent.
  13. 13. Comparer l'hormone périphérique et l'hormone de commande hypophysaire.
  14. 14. Vérifier la cohérence avec le rétrocontrôle négatif attendu : une commande qui ne baisse pas signale un rétrocontrôle inopérant.
  15. 15. Conclure en nommant l'étage atteint, et non seulement l'hormone anormale.