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Fiche à trous · Première · Enseignement scientifique

Entendre et protéger son audition

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Une peau coupée se répare, un os fracturé se ressoude. Les cellules ciliées de l'oreille interne, elles, ne se renouvellent pas. Ce chapitre est le seul du programme dont l'enjeu est aussi direct : ce qui est détruit là ne reviendra pas, et la seule stratégie disponible s'appelle la prévention.

Le trajet du son

Propriété

DéfinitionCellules ciliées :

Règle

4

Le décibel, une échelle qui trompe

DéfinitionNiveau sonore :

Piège

Lire l'échelle des décibels comme une échelle proportionnelle.

Traduire tout écart en décibels en facteur multiplicatif avant de commenter.

Se protéger

Propriété

Deux signaux d'alerte méritent d'être connus. Une sensation d'oreille cotonneuse ou un sifflement après une exposition signalent une souffrance des cellules ciliées ; ces symptômes disparaissent souvent, mais leur disparition ne signifie pas que tout est réparé. Et parce que la perte est d'abord partielle et progressive, elle passe longtemps inaperçue : l'absence de gêne ressentie ne prouve pas l'absence de dommage.

Évaluer un risque auditif

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.
  4. 10.
  5. 11.
  • Ai-je décrit les trois parties de l'oreille ?
  • Ai-je situé les cellules ciliées dans la cochlée ?
  • Ai-je dit qu'elles ne se renouvellent pas ?
  • Ai-je traduit les décibels en facteur d'intensité ?
  • Ai-je pris en compte la durée d'exposition ?
  • Ai-je proposé une mesure de prévention ?

Corrigé · à détacher

Entendre et protéger son audition

  1. 1. L'oreille externe capte l'onde sonore et la conduit jusqu'au tympan, qui se met à vibrer. L'oreille moyenne transmet et amplifie cette vibration par une chaîne de trois osselets. L'oreille interne, enfin, contient la cochlée, un organe enroulé rempli de liquide, où la vibration est convertie en message nerveux. Trois étapes, trois natures : de l'air, du solide, puis du liquide et de l'électricité nerveuse.
  2. 2. Les cellules ciliées tapissent la cochlée et portent de fins prolongements que le mouvement du liquide fait fléchir. Ce fléchissement déclenche le message nerveux. Chaque zone de la cochlée répond préférentiellement à une gamme de fréquences, ce qui permet à l'oreille de distinguer les sons — et explique qu'une lésion localisée fasse perdre certaines fréquences et pas d'autres.
  3. 3. Les cellules ciliées de la cochlée ne se renouvellent pas : une lésion auditive ne se répare pas, elle s'évite. Un traumatisme sonore peut détruire définitivement une partie d'entre elles, et aucune récupération complète n'est possible ensuite.
  4. 4.
  5. 5. Le niveau sonore s'exprime en décibels, sur une échelle logarithmique : chaque augmentation de dix décibels correspond à une intensité multipliée par dix, et une augmentation de trois décibels à une intensité doublée. L'échelle est comprimée parce que l'oreille perçoit un domaine d'intensités extraordinairement large — sans cette compression, les nombres seraient inutilisables.
  6. 6. Le risque dépend du niveau et de la durée d'exposition : une intensité doublée demande, pour un même dommage, une durée d'exposition réduite de moitié. Trois leviers existent, et ils se cumulent — baisser le niveau, écourter la durée, augmenter la distance à la source. La protection individuelle intervient quand aucun des trois n'est possible.
  7. 7. Convertir l'écart de niveau en facteur d'intensité avant toute comparaison.
  8. 8. Prendre en compte la durée d'exposition autant que le niveau.
  9. 9. Rappeler que le dommage porte sur des cellules non renouvelables.
  10. 10. Distinguer baisser le niveau, écourter la durée, augmenter la distance.
  11. 11. Conclure par une mesure de prévention concrète, pas par un constat.