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Fiche à trous · Terminale · Enseignement scientifique

Le climat du futur

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

On montre souvent un faisceau de courbes qui s'écartent à mesure qu'on avance dans le siècle, et on commente : « les scientifiques ne savent pas ». C'est mal lire la figure. L'essentiel de cet écart ne mesure pas leur ignorance — il mesure l'étendue de ce que nous n'avons pas encore décidé.

Ce qu'est un modèle climatique

DéfinitionModèle climatique :

DéfinitionScénario :

Règle

4

Piège

Présenter l'écart entre projections comme une mesure de l'incertitude des scientifiques.

Devant un faisceau de projections, demander d'abord quels scénarios séparent les courbes.

D'où viennent les incertitudes

Propriété

D'où un fait qui déroute : plus l'horizon est lointain, plus le faisceau s'ouvre — et ce n'est pas parce que la physique se dégrade avec le temps. À trente ans, l'essentiel du réchauffement à venir est déjà engagé par les émissions passées, et les scénarios diffèrent peu. À la fin du siècle, ils divergent, parce que les décisions intermédiaires ont eu le temps de compter.

Atténuation et adaptation

DéfinitionAtténuation et adaptation :

Lire un faisceau de projections

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.
  4. 10.
  5. 11.
  • Ai-je dit qu'un scénario est une entrée du modèle, pas une sortie ?
  • Ai-je nommé les trois sources d'incertitude ?
  • Ai-je expliqué pourquoi le faisceau s'ouvre avec l'horizon ?
  • Ai-je distingué atténuation et adaptation ?
  • Ai-je évité de présenter une projection comme un destin ?

Corrigé · à détacher

Le climat du futur

  1. 1. Un modèle climatique est une représentation numérique du système : l'atmosphère et l'océan y sont découpés en mailles, et les échanges d'énergie et de matière entre mailles sont calculés à partir de lois physiques. On l'éprouve d'abord sur des climats connus — le climat actuel, des périodes passées — et sa capacité à les reproduire est ce qui fonde la confiance qu'on lui accorde ensuite.
  2. 2. Un scénario n'est pas une sortie du modèle : c'est une entrée. Il décrit une trajectoire possible des émissions de gaz à effet de serre, elle-même dépendante de choix démographiques, techniques et politiques. On donne un scénario au modèle, et le modèle répond ce que deviendrait le climat sous cette hypothèse.
  3. 3. Un scénario n'est donc pas une prévision : c'est une hypothèse d'émissions, et c'est par là que les projections diffèrent d'abord. Deux courbes séparées par un large écart en fin de siècle ne décrivent pas deux opinions scientifiques : elles décrivent deux mondes selon ce que nous aurons fait.
  4. 4.
  5. 5. Trois sources se distinguent, et une copie sérieuse les nomme. La première est le scénario : que ferons-nous ? La deuxième est la réponse du système : à perturbation donnée, les modèles ne s'accordent pas exactement, notamment sur les nuages. La troisième est la variabilité naturelle, qui brouille les décennies courtes sans changer la tendance longue. Leur importance relative dépend de l'horizon considéré.
  6. 6. L'atténuation consiste à réduire les émissions, donc à agir sur la cause : elle joue à l'échelle planétaire et sur le long terme. L'adaptation consiste à réduire les dommages du changement déjà engagé — protéger un littoral, changer une variété cultivée, rafraîchir une ville : elle joue localement et plus vite. Les deux sont nécessaires, et l'une ne remplace pas l'autre : on ne s'adapte pas indéfiniment à une cause qu'on n'a pas traitée.
  7. 7. Identifier le scénario d'émissions associé à chaque courbe.
  8. 8. Repérer la période de référence par rapport à laquelle l'écart est calculé.
  9. 9. Séparer l'incertitude entre modèles de l'écart entre scénarios.
  10. 10. Distinguer ce qui relève de l'atténuation et ce qui relève de l'adaptation.
  11. 11. Conclure sur ce que la figure établit, sans transformer un scénario en destin.