Fiche à trous · Seconde · Français
Méthodologie : l'explication linéaire et le commentaire
Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.
Les deux exercices de l'année portent sur le même texte et ne se ressemblent pas. L'explication linéaire le suit de son premier mot à son dernier ; le commentaire le réorganise autour d'idées. Confondre les deux coûte la moitié de la note, et la confusion vient presque toujours du même endroit : on croit qu'il s'agit de dire ce que le texte raconte. Il s'agit de dire comment il le dit, et pourquoi cela change ce qu'on comprend.
Deux exercices, deux parcours
Définition — explication linéaire :
Définition — commentaire composé :
L'explication linéaire s'est longtemps appelée lecture analytique, et le mot survit dans les manuels et dans la bouche des professeurs. Ce n'est pas un autre exercice : c'est le même, sous son ancien nom. Le changement d'appellation a seulement voulu insister sur ce que l'exercice a de contraignant — suivre la ligne du texte, sans le réorganiser.
Piège
Raconter le texte avec ses propres mots, en croyant l'expliquer.
vérifier que chaque paragraphe contient au moins un nom de procédé et un verbe d'effet — souligne, installe, rompt, retarde. Sans eux, c'est de la paraphrase, quelle que soit la longueur.
Découper en mouvements
Trouver les mouvements d'un texte
- 4.
- 5.
- 6.
- 7.
Deux à quatre mouvements, jamais davantage sur un texte de vingt lignes. Un découpage en six morceaux produit six paragraphes de trois phrases, et le devoir perd toute progression : il redevient un relevé linéaire, ce que l'exercice cherche précisément à dépasser.
Analyser un procédé, en trois temps
Règle
Définition — procédé stylistique :
Exemple
Analyser les deux premiers vers du Loup et l'Agneau de La Fontaine : « La raison du plus fort est toujours la meilleure : / Nous l'allons montrer tout à l'heure. »
- 11.
- 12.
- 13.
- 14.
Résultat :
Le commentaire : trouver un plan
Du texte au plan, en quatre gestes
- 16.
- 17.
- 18.
- 19.
Règle
Piège
Prendre pour plan « I. Le fond — II. La forme ».
chaque partie doit être une lecture du texte — « un éloge apparent », « une satire dissimulée » — et chacune y mêle les procédés qui la fondent.
L'introduction et la conclusion
Règle
L'ouverture n'est pas une formalité, et c'est pourtant là que les devoirs s'effondrent : « on peut rapprocher ce texte de beaucoup d'autres » ne vaut rien. Une ouverture réussie nomme une œuvre précise et dit en quoi le rapprochement éclaire le texte étudié. Mieux vaut pas d'ouverture qu'une ouverture creuse.
- Ai-je découpé le texte en deux à quatre mouvements, justifiés par une rupture ?
- Chaque analyse cite, nomme un procédé, puis dit son effet ?
- Mes paragraphes contiennent-ils des verbes d'effet — souligne, installe, rompt, retarde ?
- Ma problématique est-elle une vraie question, à laquelle on pourrait répondre autrement ?
- Mes parties sont-elles des lectures du texte, et non « le fond » puis « la forme » ?
- Mon ouverture nomme-t-elle une œuvre précise, et dit-elle pourquoi ?