Fiche à trous · Seconde · Français
La poésie du Moyen Âge au XIX^e siècle
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Sept siècles de poésie française tiennent dans une question qui change de réponse : à quoi sert un poème ? À chanter une dame qu'on n'aura pas, à égaler les Anciens, à instruire en amusant, à dire un moi qui souffre, puis à suggérer ce qu'aucun mot ne nomme. La forme suit la réponse — et c'est en cela qu'analyser un vers, c'est déjà faire de l'histoire littéraire.
Sept siècles, cinq réponses
La poésie médiévale ne se lit pas : elle se chante. Les troubadours du Sud, en langue d'oc, inventent la fin'amor — un amour codifié pour une dame inaccessible, souvent l'épouse d'un seigneur. Le poète y sert sa dame comme un vassal son suzerain, et le poème est d'abord une performance devant une cour. Villon, au XVe siècle, fait entendre une autre voix : celle d'un homme qui a faim, qui a peur du gibet, et qui écrit une Ballade des pendus depuis sa prison.
Définition — la Pléiade :
Au XVIIe siècle, La Fontaine donne à la poésie une autre tâche : l'apologue, court récit qui délivre une leçon. La fable y unit deux régimes — un récit vif, souvent dialogué, et une morale, placée au début ou à la fin. Sa réussite tient à ce que la leçon ne s'impose jamais toute seule : le récit la contredit parfois, et le lecteur doit choisir.
Le romantisme (Lamartine, Méditations poétiques, 1820 ; Hugo, Les Contemplations, 1856) fait entrer le je au centre. Le poème dit une douleur personnelle — un deuil, un amour perdu — et cherche dans la nature un écho à cette douleur. Le symbolisme (Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857 ; Verlaine ; Rimbaud) renverse encore : il ne s'agit plus de dire le sentiment mais de le suggérer, par des images et des sons qui agissent avant qu'on les comprenne.
Compter les syllabes
Règle
Définition — césure, hémistiche, enjambement :
Piège
Compter les syllabes d'un vers comme celles d'une phrase ordinaire.
écrire le vers en séparant les syllabes au crayon, puis vérifier chaque e : suivi d'une voyelle il tombe, suivi d'une consonne il compte, en fin de vers il ne compte jamais.
Rimes et strophes
Règle
Définition — le sonnet :
Les images, et le travail des sons
Règle
Définition — correspondances et synesthésie :
Définition — spleen et idéal :
Exemple
Analyser les deux premiers vers de la Chanson d'automne de Verlaine : « Les sanglots longs / Des violons / De l'automne ».
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Résultat :
Analyser un poème en cinq gestes
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- 20.
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- Ai-je compté les syllabes en vérifiant chaque e muet et chaque diérèse ?
- Ai-je nommé le mètre, la disposition des rimes et la forme (sonnet, strophe libre) ?
- Chaque figure relevée est-elle citée, puis interprétée ?
- Ai-je écouté les sons — assonances, allitérations, retours de mots ?
- Ai-je rattaché le poème à un mouvement, en disant ce qu'il en attend ?
- Mon devoir dit-il ce que le poème fait, et non ce qu'il raconte ?