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Objet d'étude : La poésie du Moyen Âge au XIXe siècle

Programme en vigueur — arrêtés du 17 janvier 2019, applicable en Seconde depuis la rentrée 2019. Voir le texte

Poésie médiévale : troubadours, lyrisme courtois. Renaissance : Pléiade (Du Bellay, Ronsard). Classicisme : La Fontaine (Fables — apologue, morale, style). Romantisme : Hugo, Lamartine, Musset — méditation lyrique, mélancolie, nature. Symbolisme : Baudelaire (Fleurs du Mal), Verlaine, Rimbaud — synesthésie, spleen, idéal. Versification avancée : prosodies, formes (ode, élégie, épigramme), contraintes formelles.

La règle d'or

La forme d'un poème suit la réponse qu'il donne à une question qui change de siècle en siècle : analyser un vers, c'est déjà faire de l'histoire littéraire.

L'erreur que tout le monde fait

Compter les syllabes d'un vers comme celles d'une phrase ordinaire.

Le e final ne se comporte pas dans le vers comme dans la parole ordinaire : il compte devant une consonne, s'élide devant une voyelle, et ne compte jamais en fin de vers. Un décompte fait à l'oreille se trompe donc d'une syllabe ou deux, et le nom du vers s'en trouve faux.

Séparer les syllabes au crayon, puis vérifier chaque e : suivi d'une voyelle il tombe, suivi d'une consonne il compte, en fin de vers il ne compte jamais.

Notions à maîtriser

  • poésie médiévale
  • Pléiade
  • La Fontaine
  • romantisme
  • symbolisme
  • Baudelaire
  • spleen
  • synesthésie
  • versification
1

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Fiche de révision

La poésie médiévale à romantique en 5 points

La poésie du Moyen Âge au XIXe siècle 1. Les origines médiévales (Ve–XVe siècle) La poésie médiévale repose sur la lyrique courtoise (XIIe–XIIIe) et les chansons de geste. Les t

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Sept siècles de poésie française tiennent dans une question qui change de réponse : à quoi sert un poème ? À chanter une dame qu'on n'aura pas, à égaler les Anciens, à instruire en amusant, à dire un moi qui souffre, puis à suggérer ce qu'aucun mot ne nomme. La forme suit la réponse — et c'est en cela qu'analyser un vers, c'est déjà faire de l'histoire littéraire.

1Sept siècles, cinq réponses

ce que chaque époque demande au poèmelyrisme courtoisles troubadourschanter la dameXIIᵉ s.la PléiadeDu Bellay, Ronsardégaler les Anciens1549l’apologueLa Fontaineinstruire en amusant1668romantismeLamartine, Hugodire le moi1820symbolismeBaudelaire, Verlainesuggérer, non nommer1857le poème passe de la commande à l’aveu, puis de l’aveu à l’énigme.
Ce que chaque époque attend du poème.

La poésie médiévale ne se lit pas : elle se chante. Les troubadours du Sud, en langue d'oc, inventent la fin'amor — un amour codifié pour une dame inaccessible, souvent l'épouse d'un seigneur. Le poète y sert sa dame comme un vassal son suzerain, et le poème est d'abord une performance devant une cour. Villon, au XVe siècle, fait entendre une autre voix : celle d'un homme qui a faim, qui a peur du gibet, et qui écrit une Ballade des pendus depuis sa prison.

Définition

la Pléiade — Groupe de sept poètes de la Renaissance mené par Ronsard et Du Bellay. Leur manifeste, la Défense et illustration de la langue française (1549), tient en une ambition : écrire en français des œuvres qui égalent le grec et le latin. Ils importent le sonnet d'Italie, enrichissent le vocabulaire, et fixent des thèmes durables — la fuite du temps, l'invitation à jouir de l'instant, la gloire promise par le poème.

Au XVIIe siècle, La Fontaine donne à la poésie une autre tâche : l'apologue, court récit qui délivre une leçon. La fable y unit deux régimes — un récit vif, souvent dialogué, et une morale, placée au début ou à la fin. Sa réussite tient à ce que la leçon ne s'impose jamais toute seule : le récit la contredit parfois, et le lecteur doit choisir.

Le romantisme (Lamartine, Méditations poétiques, 1820 ; Hugo, Les Contemplations, 1856) fait entrer le je au centre. Le poème dit une douleur personnelle — un deuil, un amour perdu — et cherche dans la nature un écho à cette douleur. Le symbolisme (Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857 ; Verlaine ; Rimbaud) renverse encore : il ne s'agit plus de dire le sentiment mais de le suggérer, par des images et des sons qui agissent avant qu'on les comprenne.

2Compter les syllabes

Règle

Un vers se nomme d'après son nombre de syllabes : octosyllabe (8), décasyllabe (10), alexandrin (12). On compte les syllabes prononcées en vers, ce qui suppose deux conventions. Le e muet compte s'il précède une consonne, ne compte pas devant une voyelle ni en fin de vers. La diérèse sépare en deux syllabes ce que la prose fond en une : vi-o-lon fait trois syllabes chez Verlaine.

on compte les syllabes prononcées en vers, non celles du dictionnaireJe fais sou-vent ce rê-ve ‖ é-tran-ge et pé-né-trant1 2 3 4 5 67 8 9 10 11 12le e de « rêve » s’élide devant la voyelle de « étrange » : il ne compte pas.la césure ‖ partage l’alexandrin en deux hémistiches de six syllabes.
Douze syllabes, une césure, un e qui s'efface.
Définition

césure, hémistiche, enjambement — La césure est la coupe qui partage l'alexandrin en deux hémistiches de six syllabes. Quand une phrase déborde la fin du vers, il y a enjambement ; le fragment reporté au vers suivant s'appelle un rejet s'il est bref, un contre-rejet quand la phrase commence à la fin du vers précédent. Ces débordements ne sont jamais neutres : ils mettent en relief le mot qu'ils déplacent.

Piège

Compter les syllabes d'un vers comme celles d'une phrase ordinaire.

Pourquoi — « Je fais souvent ce rêve étrange » compte sept syllabes à l'oral courant et huit en vers, parce que le e de rêve s'élide devant étrange — ou ne s'élide pas selon le contexte. Un décompte fait à l'oreille se trompe une fois sur deux.

Le réflexe — écrire le vers en séparant les syllabes au crayon, puis vérifier chaque e : suivi d'une voyelle il tombe, suivi d'une consonne il compte, en fin de vers il ne compte jamais.

3Rimes et strophes

Règle

Les rimes se disposent de trois façons : plates ou suivies (AABB), croisées (ABAB), embrassées (ABBA). Elles ont aussi une richesse : rime pauvre si un seul son est commun, suffisante si deux le sont, riche à partir de trois. Enfin elles alternent traditionnellement entre rimes féminines — terminées par un e muet — et masculines, qui ne le sont pas.

Définition

le sonnet — Forme fixe importée d'Italie par la Pléiade : quatorze vers en deux quatrains puis deux tercets. Les quatrains posent une situation, les tercets la retournent ou la commentent ; le dernier vers, souvent le plus dense, s'appelle la chute. La disposition classique des rimes est ABBA / ABBA / CCD / EDE.

quatrain4 versA B B Aquatrain4 versA B B Atercet · 3 versC C Dtercet · 3 versE D E
Quatorze vers, deux temps, une chute.

4Les images, et le travail des sons

Règle

La poésie ne décrit pas : elle rapproche. La comparaison rapproche deux termes avec un outil (comme, tel), la métaphore sans outil, la métaphore filée se poursuit sur plusieurs vers, l'allégorie donne un corps à une idée abstraite — la Mort en faucheuse, le Temps en vieillard. La personnification prête à une chose un comportement humain, l'oxymore unit deux mots contraires (obscure clarté), l'antithèse les oppose sans les unir.

Définition

correspondances et synesthésie — Baudelaire donne à la poésie sa doctrine dans le sonnet Correspondances : le monde est « une forêt de symboles » où les sens se répondent. La synesthésie est la figure qui réalise ce programme — elle mêle deux domaines sensoriels : « des parfums frais comme des chairs d'enfants, / Doux comme les hautbois, verts comme les prairies ». Un parfum n'est ni doux au toucher ni vert : c'est l'écart qui produit la sensation.

Définition

spleen et idéal — Les deux pôles entre lesquels Les Fleurs du Mal se tendent. Le spleen — mot anglais que Baudelaire acclimate — est un ennui sans objet, une angoisse qui n'a pas de cause et dont rien ne délivre ; il s'accompagne d'images de pesanteur, de pluie, de couvercle, de cloches. L'idéal est l'élan inverse : la beauté, le voyage, l'art, tout ce qui arrache à la matière. Le recueil ne choisit pas : il montre un homme partagé, et c'est cette tension, non le désespoir, qui en fait le sujet.

Exemple

Analyser les deux premiers vers de la Chanson d'automne de Verlaine : « Les sanglots longs / Des violons / De l'automne ».

  1. Le mètre : trois vers très courts — quatre, quatre et quatre syllabes, à condition de lire vi-o-lons en diérèse. Le vers se traîne alors au lieu de courir.
  2. Les sons : une assonance en on revient six fois — sanglots longs, violons, automne. La voyelle nasale se prolonge, et la plainte s'entend avant d'être comprise.
  3. L'image : les sanglots des violons superposent un instrument et une voix humaine ; l'automne pleure, ou quelqu'un pleure en automne — le poème refuse de trancher.
  4. Le sens : c'est exactement le programme que Verlaine énoncera dans Art poétique — « De la musique avant toute chose ». Le poème ne dit pas la mélancolie, il la fait entendre.aucun de ces quatre temps ne paraphrase : chacun nomme un fait de forme et l'effet qu'il produit.

trois vers, douze syllabes, et une émotion produite sans qu'un seul mot ne la nomme

Analyser un poème en cinq gestes

  1. Mesurer : compter un vers, en déduire le mètre, vérifier sur un second. C'est le seul relevé purement mécanique, et il se fait en deux minutes.
  2. Cartographier la forme : strophes, disposition des rimes, forme fixe éventuelle. La versification est un système, et un écart au système est toujours un signal.
  3. Écouter : lire à voix basse en cherchant les sons qui reviennent — assonances, allitérations, mots répétés.
  4. Repérer les images et voir si l'une se prolonge — une métaphore filée organise souvent le poème entier.trouver l'image dominante donne presque toujours la problématique.
  5. Situer : quel mouvement, et qu'attend-il du poème ? Un même thème — le temps qui passe — ne se traite pas de la même façon chez Ronsard et chez Baudelaire.
  • ▢Ai-je compté les syllabes en vérifiant chaque e muet et chaque diérèse ?
  • ▢Ai-je nommé le mètre, la disposition des rimes et la forme (sonnet, strophe libre) ?
  • ▢Chaque figure relevée est-elle citée, puis interprétée ?
  • ▢Ai-je écouté les sons — assonances, allitérations, retours de mots ?
  • ▢Ai-je rattaché le poème à un mouvement, en disant ce qu'il en attend ?
  • ▢Mon devoir dit-il ce que le poème fait, et non ce qu'il raconte ?

L'essentiel en 8 points

  • ·8 syllabes : octosyllabe · 10 : décasyllabe · 12 : alexandrin.
  • ·Le e muet compte devant une consonne, tombe devant une voyelle et en fin de vers.
  • ·Diérèse : vi-o-lon en trois syllabes — un choix du poète, jamais un hasard.
  • ·Rimes plates AABB · croisées ABAB · embrassées ABBA.
  • ·Sonnet : deux quatrains, deux tercets, et une chute.
  • ·Un enjambement s'analyse en disant quel mot il déplace.
  • ·Synesthésie : deux sens mêlés — le programme de Baudelaire dans Correspondances.
  • ·Verlaine : « De la musique avant toute chose. »
2

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Au sommaire du cours

  1. 1. Sept siècles, cinq réponses
  2. 2. Compter les syllabes
  3. 3. Rimes et strophes
  4. 4. Les images, et le travail des sons

Conforme au programme officiel · version 2026.1.

3

Exercices corrigés

1

Compter et nommer

Analyser
  1. a.« Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne » (Hugo). Combien de syllabes ? Quel vers ?
  2. b.« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant » (Verlaine). Même question, en justifiant le sort du e de rêve.
  3. c.Où tombe la césure dans le vers de Hugo ?
›Voir le corrigé
  1. a. De-main / dès / l'au-be / à / l'heu-re / où / blan-chit / la / cam-pagne : douze syllabes. C'est un alexandrin.
  2. Le e de l'aube s'élide devant à ; celui de l'heure devant où ; celui de campagne, en fin de vers, ne compte pas.
  3. b. Douze également, donc un alexandrin — à condition que le e de rêve s'élide devant la voyelle de étrange.
  4. c. Après l'aube : « Demain, dès l'aube ‖ à l'heure où blanchit la campagne » — six syllabes de chaque côté.
  5. La virgule après Demain crée en outre une coupe secondaire, qui isole le mot et le met en relief dès l'ouverture du poème.
2

Disposition et richesse des rimes

Analyser
  1. a.Nommer la disposition : ABAB — AABB — ABBA.
  2. b.Classer par richesse : jour / amour ; mer / amer ; tristesse / paresse.
  3. c.Quelle disposition domine dans les quatrains d'un sonnet classique ?
›Voir le corrigé
  1. a. ABAB : rimes croisées. AABB : rimes plates ou suivies. ABBA : rimes embrassées.
  2. b. jour / amour : deux sons communs — rime suffisante. mer / amer : deux sons également, mais l'un contient l'autre.
  3. tristesse / paresse : trois sons communs — rime riche.
  4. c. Les rimes embrassées, ABBA — la disposition qui referme le quatrain sur lui-même.
  5. Nommer une disposition ne suffit jamais : embrassées, les rimes enferment ; croisées, elles avancent. C'est cet effet qui s'analyse.
3

Reconnaître les figures

Analyser
  1. a.« Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille).
  2. b.« La Mort marchait devant, sa faux sur l'épaule ».
  3. c.« Des parfums doux comme les hautbois, verts comme les prairies » (Baudelaire).
›Voir le corrigé
  1. a. Oxymore : deux mots contradictoires réunis. L'effet : la nuit devient un état intermédiaire, ni jour ni ténèbres — l'attaque nocturne y devient possible et irréelle.
  2. b. Allégorie : une idée abstraite reçoit un corps et des attributs — ici la faux, l'attitude de marche. On peut la dessiner, ce qui est le propre de l'allégorie.
  3. c. Synesthésie : l'odorat est décrit par l'ouïe (hautbois) puis par la vue (verts).
  4. Aucune de ces trois figures n'est un ornement : chacune produit une perception que le langage ordinaire ne permet pas.
  5. C'est la phrase à écrire après chaque nom de figure — sans elle, le relevé ne vaut rien.
4

Un enjambement et son effet

Interpréter
  1. a.« Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, / Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur » (Hugo). Y a-t-il enjambement ?
  2. b.« Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ; / Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala. » Quel effet produit la ponctuation forte en fin de vers ?
  3. c.Que met en relief un rejet ?
›Voir le corrigé
  1. a. Oui : la phrase commencée au premier vers se poursuit au second, la négation ni… ni enjambant la limite du vers.
  2. L'effet : le refus se prolonge, comme s'il ne pouvait pas s'arrêter — le père en marche ne veut rien voir du monde.
  3. b. Chaque vers est clos par une ponctuation forte : les deux images restent séparées, posées côte à côte comme deux tableaux.
  4. L'effet est celui d'un calme absolu, sans mouvement — ce que le sens des vers dit également.
  5. c. Un rejet met en relief le mot reporté : isolé en début de vers, il reçoit un accent que la syntaxe ne lui donnait pas.
  6. C'est pourquoi un enjambement se signale toujours en disant quel mot il déplace, et non seulement qu'il existe.
5

Situer un poème

Connaître
  1. a.Un poème qui invite une femme à profiter de sa jeunesse avant que la vieillesse ne vienne.
  2. b.Un poème où le poète, au bord d'un lac, s'adresse au temps et lui demande de suspendre son vol.
  3. c.Un poème où des parfums, des couleurs et des sons se répondent.
›Voir le corrigé
  1. a. La Pléiade, et le thème du carpe diem — « Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie », Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578.
  2. b. Le romantisme : Le Lac de Lamartine, Méditations poétiques, 1820. Le paysage y devient le témoin d'un amour perdu.
  3. c. Le symbolisme : Correspondances de Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857.
  4. Les trois poèmes parlent du temps et du désir ; ce qui les sépare est ce qu'ils attendent du poème — séduire, se souvenir, déchiffrer.
  5. Un devoir qui situe une œuvre doit toujours dire cela : non pas seulement l'époque, mais l'ambition.
6

Analyser une strophe

Interpréter
  1. a.« Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage / Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, / Qui suivent, indolents compagnons de voyage, / Le navire glissant sur les gouffres amers. » (Baudelaire, L'Albatros, 1857.)
  2. b.Mètre, disposition des rimes, et deux procédés avec leur effet.
›Voir le corrigé
  1. Le mètre : quatre alexandrins. Le vers long convient au vol de l'oiseau, ample et sans effort.
  2. Les rimes : équipage / voyage et mers / amers — disposition croisée, ABAB.
  3. Premier procédé : l'enjambement du troisième au quatrième vers, qui reporte le navire en tête. Le vol de l'albatros déborde la limite du vers comme il déborde le bateau.
  4. Deuxième procédé : l'adjectif indolents, placé en apposition et détaché par les virgules. Il ralentit le vers et donne à l'oiseau une nonchalance royale.
  5. Troisième, si l'on veut : pour s'amuser, glissé dès le premier vers. La cruauté n'a même pas de motif — c'est ce qui la rend insupportable.
  6. Le sens d'ensemble : la strophe oppose la bassesse du geste humain à la grandeur de l'oiseau, avant que la suite du poème n'assimile celui-ci au poète.
  7. Noter gouffres amers : l'adjectif s'applique à la mer par le sel et au voyage par le chagrin. Un mot pour deux registres — c'est la marque de Baudelaire.
  8. Ce qu'un bon devoir ne fait pas : annoncer d'emblée que l'albatros représente le poète. Cette clé est donnée par la dernière strophe ; l'anticiper prive l'analyse de sa progression.

Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte

  • Compter le mètre et justifier les e muets3 ptsPerdu si : Un décompte fait à l'oreille
  • Nommer la forme : mètre, rimes, strophes3 ptsPerdu si : Analyser un sonnet sans le nommer
  • Citer une figure, puis dire son effet5 ptsPerdu si : Un relevé de figures sans interprétation
  • Analyser les sons : assonances, allitérations, retours3 ptsPerdu si : Traiter le poème comme de la prose
  • Situer le poème dans un mouvement et dire ce qu'il en attend3 ptsPerdu si : Une date sans mouvement, ou l'inverse
  • Des citations exactes, avec le vers respecté3 ptsPerdu si : Un vers recopié en prose, sans barre oblique
4

La méthode

Analyser un enjambement

  1. 1

    Repérer la phrase qui déborde la fin du vers.

  2. 2

    Relever le mot que la coupure isole en fin ou en début de vers.

  3. 3

    Nommer le procédé : enjambement, rejet ou contre-rejet.

  4. 4

    Dire ce que ce déplacement met en relief, et pourquoi le poète l'a voulu à cet endroit.

5

Se tester

FrançaisSeconde
Question 1
Dans la poésie symboliste, le procédé de synesthésie consiste à associer des sensations de différents sens. Quel exemple de synesthésie trouve-t-on dans le poème 'Correspondances' de Baudelaire ?

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Questions fréquentes

Objet d'étude : La poésie du Moyen Âge au XIXe siècle : c'est en quelle classe ?

Ce chapitre est au programme de Français au lycée, en classe de Seconde. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.

Que faut-il savoir sur Objet d'étude : La poésie du Moyen Âge au XIXe siècle ?

Poésie médiévale : troubadours, lyrisme courtois. Renaissance : Pléiade (Du Bellay, Ronsard). Classicisme : La Fontaine (Fables — apologue, morale, style). Romantisme : Hugo, Lamartine, Musset — méditation lyrique, mélancolie, nature. Symbolisme : Baudelaire (Fleurs du Mal), Verlaine, Rimbaud — synesthésie, spleen, idéal. Versification avancée : prosodies, formes (ode, élégie, épigramme), contraintes formelles. Les notions à maîtriser sont : poésie médiévale, Pléiade, La Fontaine, romantisme, symbolisme, Baudelaire.

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Le corrigé de Objet d'étude : La poésie du Moyen Âge au XIXe siècle est-il fourni ?

Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.

Comment réviser Objet d'étude : La poésie du Moyen Âge au XIXe siècle efficacement ?

Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.

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