Fiche à trous · 3ème · Français
Lecture : poésie moderne et contemporaine
Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.
En cent cinquante ans, la poésie a perdu la rime, le mètre, puis le vers lui-même — et elle est restée de la poésie. Comprendre ce siècle-là, c’est comprendre ce qui reste quand les règles tombent : les images, les sons, et le regard neuf posé sur les choses. Encore faut-il connaître les règles pour voir où elles cèdent.
Compter les syllabes
Règle
Scander un vers en trois gestes
- 3.
- 4.
- 5.
Piège
Lire « violon » en deux syllabes dans un vers de Verlaine.
quand le compte tombe une syllabe trop court, chercher un groupe i + voyelle — lion, violon, nation, hier — et le dédoubler.
Rimes et strophes
Définition — sonnet :
Les images poétiques
Définition — comparaison et métaphore :
Exemple
« La ville était un fauve endormi » et « la ville dormait comme un fauve ».
- 9.
- 10.
Résultat :
Piège
Écrire « c’est une métaphore » et s’arrêter là.
toujours formuler l’image en trois pièces : ce dont on parle, ce à quoi on le compare, et ce que ce rapprochement fait sentir.
Le travail des sons
Définition — allitération et assonance :
Exemple
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine, Andromaque, 1667)
- 13.
- 14.
Résultat :
La rupture moderne
Définition — vers libre :
Trois autres ruptures marquent le siècle. Le poème en prose, que Baudelaire installe dans Le Spleen de Paris, garde les images et abandonne le vers. Le calligramme d’Apollinaire (1918) dessine avec les mots ce dont il parle. Et le surréalisme, à partir du manifeste d’André Breton en 1924, cherche l’image inattendue par l’écriture automatique, en laissant venir les mots sans les corriger.
La poésie contemporaine déplace enfin le regard vers l’ordinaire : Francis Ponge, dans Le Parti pris des choses (1942), consacre des pages à un cageot, à une huître, à un morceau de pain. Le poème ne parle plus de grands sentiments — il rend visible ce qu’on ne regardait plus.
Définition — le symbolisme :
Le lyrisme — l'expression des sentiments personnels — traverse tous ces mouvements. On le reconnaît à l'énonciation : un je qui s'adresse à quelqu'un ou à quelque chose, un vocabulaire de l'émotion, une ponctuation expressive. Le registre d'un poème se nomme de la même façon qu'ailleurs : lyrique, élégiaque, satirique, épique.
Après le surréalisme, Jacques Prévert (Paroles, 1946) fait entrer dans le poème la langue parlée, les listes, l'humour et la révolte, avec des images insolites héritées de l'association libre. Le poème en prose pousse la rupture plus loin encore : il abandonne toute versification et ne garde que la musicalité de la prose.
Exemple
« Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville » (Verlaine, Romances sans paroles, 1874) — que faire de ces deux vers ?
- 19.
- 20.
- 21.
Résultat :
Commenter un poème sans rime ni mètre
- 23.
- 24.
- 25.
- 26.
- Ai-je compté les e — élidés devant une voyelle, muets en fin de vers ?
- Le compte tombe-t-il juste, ou ai-je oublié une diérèse ?
- Chaque image relevée est-elle nommée, expliquée, puis rattachée au sens du poème ?
- Ai-je dit ce que la forme choisie — vers libre, prose, sonnet — apporte au propos ?