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Lecture : Poésie moderne et contemporaine

Programme en vigueur — arrêté du 9 novembre 2015, applicable en 3ème depuis la rentrée 2016. Voir le texte

Mesure annoncée pour 2027, non confirmée réglementairement au 9 septembre 2026. Ce que l'on sait

Du symbolisme à nos jours : Baudelaire, Verlaine, Rimbaud (symbolisme et modernité). Surréalisme : Breton, Éluard, Prévert — images insolites, association libre. Poème en prose : absence de versification, musicalité de la prose. Poésie contemporaine : vers libre, calligramme, poésie sonore. Analyser un poème : images poétiques, énonciation lyrique, registre.

La règle d'or

Nommer une image ne dit rien de ce qu'elle fait : une métaphore s'analyse en trois pièces, ce dont on parle, ce à quoi on le compare, et l'effet.

L'erreur que tout le monde fait

Traiter un poème en vers libres comme de la prose découpée au hasard.

Le vers libre abandonne le mètre régulier et parfois la rime, mais jamais le rythme : la longueur de chaque vers est un choix et le retour à la ligne un geste de sens. Ce qui décide de la coupure n'est plus le compte des syllabes, c'est ce que le poète veut isoler.

Regarder quel mot la coupure laisse en fin de vers. C'est celui sur lequel le poète veut qu'on s'arrête.

Notions à maîtriser

  • symbolisme
  • surréalisme
  • Baudelaire
  • Prévert
  • vers libre
  • poème en prose
  • calligramme
  • image poétique
  • lyrisme
1

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Fiche de révision

Poésie moderne et contemporaine : décrypter le langage

Lecture : Poésie moderne et contemporaine Définition et contexte La poésie moderne et contemporaine (XXe-XXIe siècles) rompt avec les règles classiques. Elle explore de nouvelle

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En cent cinquante ans, la poésie a perdu la rime, le mètre, puis le vers lui-même — et elle est restée de la poésie. Comprendre ce siècle-là, c’est comprendre ce qui reste quand les règles tombent : les images, les sons, et le regard neuf posé sur les choses. Encore faut-il connaître les règles pour voir où elles cèdent.

1Compter les syllabes

Règle

Un vers se nomme d’après son nombre de syllabes : octosyllabe (8), décasyllabe (10), alexandrin (12). Le e final se prononce et compte devant une consonne ; il s’efface devant une voyelle et à la fin du vers.

« La Nature est un temple où de vivants piliers »Baudelaire, « Correspondances », 1857LaNatur’estuntempl’oùdevivantspiliers123456789101112en orange, les deux élisions : le e de « nature » et celui de « temple » s’effacent devant la voyelle qui suitsans elles on compterait 14 syllabes — et on manquerait l’alexandrin
On ne compte pas les syllabes d’un vers comme celles d’une phrase : l’élision fait tout l’écart.

Scander un vers en trois gestes

  1. Découper à voix basse, syllabe par syllabe, sans regarder le sens.
  2. Traiter chaque e final : devant une consonne il compte, devant une voyelle et en fin de vers il s’efface.c’est la seule difficulté réelle du comptage ; tout le reste se lit.
  3. Recompter à l’envers. Si les deux comptes diffèrent, c’est presque toujours une diérèse oubliée.
Piège

Lire « violon » en deux syllabes dans un vers de Verlaine.

Pourquoi — la diérèse dissocie deux voyelles que la parole ordinaire réunit : vi-o-lon compte trois syllabes. Le poète l’emploie pour tenir son mètre, et souvent pour étirer le son.

Le réflexe — quand le compte tombe une syllabe trop court, chercher un groupe i + voyelle — lion, violon, nation, hier — et le dédoubler.

2Rimes et strophes

plates — AABBAABBcroisées — ABABABABembrassées — ABBAABBAune rime est pauvre (1 son commun), suffisante (2 sons) ou riche (3 sons et plus)
La disposition se lit sur les sons finaux, jamais sur l’orthographe des mots.
Définition

sonnet — Quatorze vers en quatre strophes : deux quatrains puis deux tercets. La forme fixe la plus travaillée du français, et celle que la modernité a le plus attaquée — Rimbaud écrit encore des sonnets, mais pour en faire éclater le sujet, comme dans « Le Dormeur du val ».

3Les images poétiques

Définition

comparaison et métaphore — La comparaison rapproche deux réalités en gardant l’outil qui les relie : comme, tel, semblable à. La métaphore supprime cet outil et impose le rapprochement d’un coup. La personnification prête à une chose ou à un animal un comportement humain.

Exemple

« La ville était un fauve endormi » et « la ville dormait comme un fauve ».

  1. La seconde formule compare : l’outil comme laisse la ville et le fauve distincts.
  2. La première fond les deux en une seule chose. Le lecteur ne choisit plus : la ville est un fauve, avec le danger que cela suppose.

la métaphore est plus brutale parce qu’elle ne laisse pas d’issue

Piège

Écrire « c’est une métaphore » et s’arrêter là.

Pourquoi — nommer une image ne dit rien de ce qu’elle fait. Le correcteur attend le rapprochement — quelle réalité est rapprochée de quelle autre — puis l’effet produit.

Le réflexe — toujours formuler l’image en trois pièces : ce dont on parle, ce à quoi on le compare, et ce que ce rapprochement fait sentir.

4Le travail des sons

Définition

allitération et assonance — Une allitération répète un même son consonne dans un vers ou une phrase ; une assonance répète un même son voyelle. Aucune des deux n’a de sens en elle-même : c’est le rapport entre le son répété et ce dont parle le texte qui produit l’effet.

Exemple

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine, Andromaque, 1667)

  1. Le son [s] revient six fois : ces, serpents, sifflent, sur, et jusque dans qui sont.
  2. Ce sifflement imite ce dont parle le vers. La forme se met au service de l’image, elle ne l’orne pas.

une allitération ne se relève que si elle éclaire le sens

5La rupture moderne

Définition

vers libre — Le vers libre abandonne le mètre régulier et souvent la rime : la longueur de chaque vers devient un choix, et le retour à la ligne un geste de sens. Ce n’est pas de la prose découpée — c’est le rythme, et non le compte, qui décide de la coupure.

un siècle de ruptures — chacune conteste la précédente1857188619241942BaudelaireLes Fleurs du Malla beauté du laidsymbolismeVerlaine, Rimbaudsuggérer, non nommersurréalismeBreton, Éluardl’image inattenduel’ordinairePonge, Prévertle poème quitte le sublimece qui reste constant : l’image et le travail des sons. C’est la forme qui change, jamais eux.
Cent ans de poésie, en quatre ruptures.

Trois autres ruptures marquent le siècle. Le poème en prose, que Baudelaire installe dans Le Spleen de Paris, garde les images et abandonne le vers. Le calligramme d’Apollinaire (1918) dessine avec les mots ce dont il parle. Et le surréalisme, à partir du manifeste d’André Breton en 1924, cherche l’image inattendue par l’écriture automatique, en laissant venir les mots sans les corriger.

La poésie contemporaine déplace enfin le regard vers l’ordinaire : Francis Ponge, dans Le Parti pris des choses (1942), consacre des pages à un cageot, à une huître, à un morceau de pain. Le poème ne parle plus de grands sentiments — il rend visible ce qu’on ne regardait plus.

Définition

le symbolisme — Mouvement de la fin du XIXe siècle — Baudelaire l'annonce, Verlaine et Rimbaud le portent. Le symbolisme refuse de décrire le monde : il cherche à suggérer ce qui se cache derrière lui, par des correspondances entre les sensations. « De la musique avant toute chose », écrit Verlaine : le son compte autant que le sens.

Le lyrisme — l'expression des sentiments personnels — traverse tous ces mouvements. On le reconnaît à l'énonciation : un je qui s'adresse à quelqu'un ou à quelque chose, un vocabulaire de l'émotion, une ponctuation expressive. Le registre d'un poème se nomme de la même façon qu'ailleurs : lyrique, élégiaque, satirique, épique.

Après le surréalisme, Jacques Prévert (Paroles, 1946) fait entrer dans le poème la langue parlée, les listes, l'humour et la révolte, avec des images insolites héritées de l'association libre. Le poème en prose pousse la rupture plus loin encore : il abandonne toute versification et ne garde que la musicalité de la prose.

Exemple

« Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville » (Verlaine, Romances sans paroles, 1874) — que faire de ces deux vers ?

  1. La forme : deux hexasyllabes, une comparaison en comme. Le vers est court, la phrase simple — rien ne fait obstacle.
  2. L'image : la pluie extérieure et le chagrin intérieur sont mis en parallèle. Le poème ne dit jamais je suis triste : il montre une ville sous la pluie.
  3. Les sons : pleure et pleut ne diffèrent que d'une syllabe. Le rapprochement se fait par l'oreille avant de se faire par le sens.c'est exactement le procédé symboliste — suggérer un état par une sensation, sans le nommer.

Commenter, ce n'est pas repérer la comparaison : c'est dire qu'elle efface la frontière entre le dehors et le dedans.

Commenter un poème sans rime ni mètre

  1. Regarder la forme avant de lire : longueur des vers, blancs, absence de ponctuation, disposition sur la page. Chez un poète moderne, la mise en page est un sens, pas une mise en page.un vers isolé au milieu d'une page dit quelque chose qu'aucun mot n'a besoin de dire.
  2. Chercher les images, puisqu'il n'y a plus de mètre à compter : comparaison, métaphore, personnification. C'est là que le poème travaille.
  3. Écouter les sons — allitérations, assonances, retours de mots. Le vers libre abandonne la rime, jamais la musique.
  4. Nommer le mouvement s'il se reconnaît, et dire ce qu'il cherche : suggérer (symbolisme), surprendre (surréalisme), regarder l'ordinaire (Ponge, Prévert).situer un texte vaut des points, mais seulement si l'on dit ensuite ce que cela change à la lecture.
  • ▢Ai-je compté les e — élidés devant une voyelle, muets en fin de vers ?
  • ▢Le compte tombe-t-il juste, ou ai-je oublié une diérèse ?
  • ▢Chaque image relevée est-elle nommée, expliquée, puis rattachée au sens du poème ?
  • ▢Ai-je dit ce que la forme choisie — vers libre, prose, sonnet — apporte au propos ?

L'essentiel en 7 points

  • ·8 syllabes = octosyllabe, 10 = décasyllabe, 12 = alexandrin.
  • ·Le e final compte devant une consonne, s’efface devant une voyelle et en fin de vers.
  • ·Un compte trop court d’une syllabe ? Chercher une diérèse : vi-o-lon.
  • ·Rimes plates AABB, croisées ABAB, embrassées ABBA — sur les sons, pas les lettres.
  • ·Comparaison avec outil, métaphore sans outil, personnification pour un geste humain.
  • ·Nommer une image ne suffit pas : dire ce qui est rapproché, puis l’effet produit.
  • ·Le vers libre coupe selon le rythme ; le poème en prose renonce au vers, jamais aux images.
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Au sommaire du cours

  1. 1. Compter les syllabes
  2. 2. Rimes et strophes
  3. 3. Les images poétiques
  4. 4. Le travail des sons
  5. 5. La rupture moderne

Conforme au programme officiel · version 2026.1.

3

Exercices corrigés

1

Compter les syllabes et nommer le vers

Analyser
  1. a.« Les sanglots longs / Des violons / De l’automne » (Verlaine, 1866) — compte chacun des trois vers.
  2. b.« De la musique avant toute chose » (Verlaine, Art poétique, 1884)
  3. c.« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne » (Hugo, 1856)
›Voir le corrigé
  1. a. Les/san/glots/longs = 4. Des/vi/o/lons = 4. De/l’au/tomne = 3 — le e final ne compte pas.
  2. Le deuxième vers n’atteint 4 que par la diérèse vi-o-lons. Sans elle, le mètre s’effondre : c’est la diérèse qui étire la plainte, et c’est tout l’effet du poème.
  3. b. De/la/mu/si/qu’a/vant/tou/te/chose = 9 syllabes, un ennéasyllabe. Le e de « musique » s’élide devant avant, celui de « chose » tombe en fin de vers.
  4. Neuf est un nombre impair — et le vers suivant du poème réclame précisément l’impair. Verlaine applique sa règle dans le vers qui l’énonce.
  5. c. De/main/dès/l’au/b’à/l’heu/r’où/blan/chit/la/cam/pagne = 12 syllabes, un alexandrin, avec deux élisions.
2

Nommer la disposition des rimes

Identifier
  1. a.…sommeil / …vermeil / …matin / …destin
  2. b.…rivière / …chemin / …lumière / …demain
  3. c.…silence / …fenêtre / …paraître / …enfance
›Voir le corrigé
  1. a. Rimes plates (AABB) : sommeil / vermeil, puis matin / destin.
  2. b. Rimes croisées (ABAB) : rivière rime avec lumière, chemin avec demain.
  3. c. Rimes embrassées (ABBA) : silence et enfance encadrent fenêtre et paraître.
  4. On juge sur le son, pas sur les lettres : sommeil et vermeil riment en [εj], trois sons communs, c’est une rime riche.
3

Nommer l’image et dire son effet

Interpréter
  1. a.« Le vent poussait la porte, patient, comme un visiteur qui sait qu’on lui ouvrira. »
  2. b.« La nuit était une eau noire où la ville se noyait. »
  3. c.« Les vieilles maisons se penchaient pour écouter. »
›Voir le corrigé
  1. a. Comparaison — l’outil comme est présent. Le vent est rapproché d’un visiteur patient : l’effet est inquiétant, parce qu’une menace annoncée est pire qu’une menace brutale.
  2. b. Métaphore — aucun outil de comparaison. La nuit devient une eau noire, et le verbe se noyait prolonge l’image : la ville ne s’endort pas, elle disparaît.
  3. c. Personnification — les maisons se penchent et écoutent, deux gestes humains. Le décor devient témoin, et le lecteur se sent observé.
  4. Le b. montre pourquoi une métaphore est plus forte : elle ne se contente pas d’un rapprochement, elle entraîne tout le vocabulaire qui suit.
  5. Dans les trois réponses, l’image est d’abord nommée, puis les deux réalités rapprochées, puis l’effet. Jamais l’un sans les autres.
4

Vers régulier, vers libre ou poème en prose ?

Identifier
  1. a.Un texte disposé en quatrains de douze syllabes, rimés ABAB.
  2. b.Un texte à la ligne, aux vers de trois, huit puis deux mots, sans rime ni ponctuation.
  3. c.Un texte en paragraphes pleins, sans retour à la ligne, mais saturé de métaphores et de rythmes.
  4. d.Qu’est-ce qui reste commun aux trois ?
›Voir le corrigé
  1. a. Vers régulier : mètre fixe et rimes disposées. b. Vers libre : la coupure est un choix de rythme, pas un compte.
  2. c. Poème en prose : le vers a disparu, les images et la musique demeurent — la forme inaugurée par Baudelaire dans Le Spleen de Paris.
  3. d. Reste l’essentiel : les images, le travail du son et un regard qui rend étrange ce qu’on croyait connaître.
  4. C’est la réponse attendue à la question « la poésie sans le vers est-elle encore de la poésie ? » : oui, parce que le vers n’était qu’un des outils.
5

Entendre les sons et dire ce qu’ils font

Analyser
  1. a.« Le long grondement lourd des lourdes roues du char. »
  2. b.« Un doux murmure court sous la mousse et la mousse. »
  3. c.Peut-on relever une allitération sans rien en dire ?
›Voir le corrigé
  1. a. Allitération en [l] et en [r] : long, lourd, lourdes, roues, char. Les consonnes lourdes et roulées imitent le poids et le roulement du char.
  2. L’assonance en [u] — lourd, lourdes, roues — assombrit encore la ligne : le son grave accompagne l’image.
  3. b. Allitération en [m] et en [s], doublée d’une assonance en [u]. Le [m] adoucit, le [s] chuchote : l’ensemble fait entendre le murmure dont parle le vers.
  4. c. Non. Un relevé de sons sans interprétation ne vaut rien — la répétition d’un [s] peut siffler, chuchoter ou glacer selon le texte.
  5. La formule attendue tient en une phrase : quel son revient, dans quels mots, et ce qu’il fait entendre.
6

Lire un poème court et l’interpréter

Analyser
  1. a.« C’est un trou de verdure où chante une rivière / Accrochant follement aux herbes des haillons / D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, / Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. » (Rimbaud, « Le Dormeur du val », 1870)
  2. b.Nomme la forme, la disposition des rimes, et deux procédés. Que prépare cette strophe ?
›Voir le corrigé
  1. Forme : quatre alexandrins, premier quatrain d’un sonnet. Rimes croisées (ABAB) : rivière / fière, haillons / rayons.
  2. Premier procédé — la personnification : la rivière « chante », le val « mousse de rayons », la montagne est « fière ». La nature est vivante et accueillante.
  3. Deuxième procédé — la métaphore des « haillons d’argent », qui transforme les reflets de l’eau en vêtements en loques. L’image est belle, mais le mot haillons introduit déjà la misère.
  4. Ce que la strophe prépare : le contraste. Ce décor lumineux servira de cadre à la découverte d’un soldat mort — et c’est le rejet du mot « D’argent » en début de vers qui donne le premier signe que quelque chose déborde.
  5. Une réponse complète relie toujours le procédé au sens du poème entier. Relever sans relier ne vaut que la moitié des points.
7

Rédiger un paragraphe d’interprétation

Écrire
  1. a.En un paragraphe, réponds à : « Pourquoi la poésie moderne s’est-elle affranchie du vers régulier ? » Appuie-toi sur deux exemples de la fiche.
›Voir le corrigé
  1. La réponse. La poésie moderne abandonne le vers régulier parce que la contrainte du mètre était devenue un obstacle à ce qu’elle voulait dire, et non plus un moyen de le dire.
  2. Premier exemple. Le poème en prose de Baudelaire garde les images et la musique, mais renonce au vers pour épouser le rythme désordonné de la ville moderne.
  3. Deuxième exemple. Le surréalisme, à partir de 1924, cherche l’image surgie sans contrôle : compter les syllabes supposerait de corriger, et corriger détruirait ce qu’on cherche.
  4. L’interprétation. Dans les deux cas, la règle n’est pas rejetée par facilité mais parce qu’elle empêchait un effet précis. C’est ce qui distingue une rupture d’une négligence.
  5. Le paragraphe s’écrit d’un seul tenant : les intitulés montrent ici le squelette, ils ne s’écrivent pas sur la copie.

Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte

  • Compter les syllabes en traitant correctement les *e*2 ptsPerdu si : Compter le *e* final du vers, ou l’oublier devant une consonne
  • Repérer une diérèse quand le compte ne tombe pas1 ptPerdu si : Conclure à un vers irrégulier au lieu de chercher le groupe *i + voyelle*
  • Nommer la disposition des rimes à l’oreille1 ptPerdu si : Se fier à l’orthographe des finales plutôt qu’au son
  • Analyser une image en trois pièces : réalités rapprochées, puis effet3 ptsPerdu si : Écrire « c’est une métaphore » sans dire ce qu’elle rapproche
  • Relier un procédé au sens du poème entier3 ptsPerdu si : Aligner des relevés sans jamais revenir au propos du texte
4

La méthode

Analyser une image poétique

  1. 1

    Repérer les deux réalités que l'image rapproche.

  2. 2

    Chercher l'outil de comparaison : sa présence fait une comparaison, son absence une métaphore.

  3. 3

    Nommer ce que les deux réalités ont en commun.

  4. 4

    Dire l'effet produit par ce rapprochement, et pas seulement le nom de la figure.

5

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Français3ème
Question 1
Quel terme désigne un poème dont les vers sont disposés visuellement pour dessiner un objet ou une forme ?

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Questions fréquentes

Lecture : Poésie moderne et contemporaine : c'est en quelle classe ?

Ce chapitre est au programme de Français au collège, en classe de 3ème, année du Brevet. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.

Que faut-il savoir sur Lecture : Poésie moderne et contemporaine ?

Du symbolisme à nos jours : Baudelaire, Verlaine, Rimbaud (symbolisme et modernité). Surréalisme : Breton, Éluard, Prévert — images insolites, association libre. Poème en prose : absence de versification, musicalité de la prose. Poésie contemporaine : vers libre, calligramme, poésie sonore. Analyser un poème : images poétiques, énonciation lyrique, registre. Les notions à maîtriser sont : symbolisme, surréalisme, Baudelaire, Prévert, vers libre, poème en prose.

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Le corrigé de Lecture : Poésie moderne et contemporaine est-il fourni ?

Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.

Lecture : Poésie moderne et contemporaine peut-il tomber au Brevet ?

Ce chapitre fait partie du programme officiel de 3ème, il entre donc dans le périmètre du Brevet. Le sujet exact varie chaque année et aucun chapitre n'est garanti, mais l'ensemble du programme de l'année est susceptible d'être évalué : mieux vaut ne pas parier sur des impasses.

Comment réviser Lecture : Poésie moderne et contemporaine efficacement ?

Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.

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