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Fiche à trous · 5ème · Français

Grammaire : la phrase complexe — coordination et subordination

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Une phrase peut contenir plusieurs verbes conjugués — donc plusieurs propositions. Reste à savoir comment elles tiennent ensemble : côte à côte, à égalité, ou l'une dépendant de l'autre. Ce choix n'est pas grammatical, il est logique : il dit ce qui compte le plus dans la phrase.

Compter les propositions

Règle

trois façons de relier deux propositions — et trois effets différentsjuxtaposition — signe de ponctuationIl pleuvait, nous sommes restés. — deux propositions à égalité, le lien reste implicitecoordination — mais où et donc or ni carIl pleuvait donc nous sommes restés. — à égalité, mais le lien est ditsubordination — un mot subordonnantComme il pleuvait, nous sommes restés. — l’une dépend de l’autre
2.

Définitionprincipale et subordonnée :

Les subordonnées relatives

Règle

le pronom relatif porte une fonction dans sa propre propositionqui — sujet · l’élève qui lève la main → « qui » fait l’actionque — COD · le film que j’ai vu → j’ai vu quoi ? le filmdont — complément avec « de » · le livre dont je parle → je parle DE ce livre — lieu ou temps · la ville où je suis né · le jour où tu es venu
5.

Piège

Écrire « le livre que je parle ».

reconstruire la phrase simple : je parle de ce livre. Si un de apparaît, c'est dont ; sinon c'est que.

Les subordonnées conjonctives

Règle

Piège

Confondre le que pronom relatif et le que conjonction.

essayer de remplacer que par lequel. Si la phrase tient, c'est un pronom relatif ; sinon, une conjonction.

L'analyse syntaxique d'une phrase complexe

Analyser une phrase complexe en quatre gestes

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.
  4. 10.

Exemple

Analyser : « Quand la nuit tomba, le voyageur comprit que la route qu'il avait prise ne menait nulle part. »

  1. 11.
  2. 12.
  3. 13.
  4. 14.

Résultat :

  • Combien de verbes conjugués ? Autant de propositions.
  • La proposition peut-elle vivre seule ? Alors c'est une principale.
  • Le mot qui introduit remplace-t-il un nom ? Alors c'est un pronom relatif.
  • Après que, le verbe introducteur exige-t-il l'indicatif ou le subjonctif ?
  • Ai-je compté les verbes conjugués avant de nommer quoi que ce soit ?

Corrigé · à détacher

Grammaire : la phrase complexe — coordination et subordination

  1. 1. Une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués. Un infinitif ou un participe ne compte pas : ils ne forment pas de proposition à eux seuls.
  2. 2. Le sens ne change guère ; ce qui change, c’est ce que la phrase met en avant.
  3. 3. La principale peut vivre seule ; la subordonnée ne le peut pas. « Comme il pleuvait » n'est pas une phrase : il lui manque ce dont elle dépend. C'est le test le plus sûr — retirer la proposition et voir si ce qui reste tient debout.
  4. 4. Une relative est introduite par un pronom relatif — qui, que, dont, — qui remplace un nom placé juste avant, l'antécédent. Elle complète ce nom, comme le ferait un adjectif : le livre que tu m'as prêté équivaut à le livre prêté.
  5. 5. Repérer la fonction du pronom, c’est repérer lequel employer.
  6. 6. Une conjonctive complétive est introduite par la conjonction que et complète un verbe : je crois que tu as raison. Le mode dépend du verbe introducteur — indicatif après un verbe de certitude (je sais que), subjonctif après la volonté, le doute ou le sentiment (je veux que, je doute que).
  7. 7. Souligner les verbes conjugués. Leur nombre donne le nombre de propositions — c'est le seul comptage fiable, et il se fait avant toute interprétation.
  8. 8. Encadrer les mots subordonnants : pronoms relatifs (qui, que, dont, où), conjonctions (que, quand, parce que, si). Un verbe sans subordonnant devant lui appartient à une principale ou à une indépendante.
  9. 9. Délimiter chaque proposition par des crochets, du subordonnant jusqu'à la fin de son groupe. Les propositions peuvent s'emboîter : une subordonnée peut en contenir une autre.
  10. 10. Nommer chaque subordonnée par son mot subordonnant et sa fonction — relative complément de l'antécédent, conjonctive complétive COD du verbe principal. Jamais par son sens.
  11. 11. Les verbes conjugués : tomba, comprit, avait prise, menait. Quatre verbes, donc quatre propositions.
  12. 12. Les subordonnants : quand, que, qu'. Le verbe comprit n'en a aucun devant lui : c'est le verbe de la principale.
  13. 13. Le découpage : [Quand la nuit tomba,] [le voyageur comprit] [que la route [qu'il avait prise] ne menait nulle part.] La relative est emboîtée dans la complétive.
  14. 14. Les noms : quand la nuit tomba est une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps ; que… ne menait nulle part une conjonctive complétive, COD de comprit ; qu'il avait prise une relative, complément de l'antécédent route.
  15. 15. une principale, deux conjonctives et une relative — l'ordre des gestes suffit à les distinguer