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Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination

Programme en vigueur — arrêté du 18 février 2026, applicable en 5ème depuis la rentrée 2026. Voir le texte

Proposition principale et propositions subordonnées. Subordination relative : qui, que, dont, où — fonctions (épithète, attribut). Subordination conjonctive complétive (que + subjonctif ou indicatif). Coordination : conjonctions de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Juxtaposition. Analyse syntaxique de phrases complexes.

La règle d'or

Une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués : un infinitif ou un participe n'en forme aucune, quelle que soit sa place.

L'erreur que tout le monde fait

Confondre le « que » pronom relatif et le « que » conjonction de subordination.

Dans « le livre que tu m'as prêté », que remplace le livre et occupe une fonction dans sa proposition : il est complément d'objet direct de prêté. Dans « je crois que tu as raison », que ne remplace rien et n'a aucune fonction : il ne fait que souder les deux propositions.

Remplacer « que » par « lequel ». Si la phrase tient encore debout, c'est un pronom relatif ; sinon, c'est une conjonction.

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Chapitres de la vidéo (7)

La phrase complexe en 5e : compter les propositions, juxtaposition, coordination et subordination, les relatives (qui, que, dont, où), les complétives et le mode après « que », avec un exercice corrigé.

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Chapitre suivant : Conjugaison : Le subjonctif présent et les temps composés

Notions à maîtriser

  • phrase complexe
  • subordonnée relative
  • pronom relatif
  • subordonnée complétive
  • coordination
  • juxtaposition
  • proposition
1

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Fiche de révision

Phrases complexes : coordination et subordination

La phrase complexe : coordination et subordination 1. Définition d'une phrase complexe Une phrase complexe contient au moins deux verbes conjugués, donc plusieurs propositions.

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Une phrase peut contenir plusieurs verbes conjugués — donc plusieurs propositions. Reste à savoir comment elles tiennent ensemble : côte à côte, à égalité, ou l'une dépendant de l'autre. Ce choix n'est pas grammatical, il est logique : il dit ce qui compte le plus dans la phrase.

1Compter les propositions

Règle

Une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués. Un infinitif ou un participe ne compte pas : ils ne forment pas de proposition à eux seuls.

trois façons de relier deux propositions — et trois effets différentsjuxtaposition — signe de ponctuationIl pleuvait, nous sommes restés. — deux propositions à égalité, le lien reste implicitecoordination — mais où et donc or ni carIl pleuvait donc nous sommes restés. — à égalité, mais le lien est ditsubordination — un mot subordonnantComme il pleuvait, nous sommes restés. — l’une dépend de l’autre
Le sens ne change guère ; ce qui change, c’est ce que la phrase met en avant.
Définition

principale et subordonnée — La principale peut vivre seule ; la subordonnée ne le peut pas. « Comme il pleuvait » n'est pas une phrase : il lui manque ce dont elle dépend. C'est le test le plus sûr — retirer la proposition et voir si ce qui reste tient debout.

2Les subordonnées relatives

Règle

Une relative est introduite par un pronom relatif — qui, que, dont, où — qui remplace un nom placé juste avant, l'antécédent. Elle complète ce nom, comme le ferait un adjectif : le livre que tu m'as prêté équivaut à le livre prêté.

le pronom relatif porte une fonction dans sa propre propositionqui — sujet · l’élève qui lève la main → « qui » fait l’actionque — COD · le film que j’ai vu → j’ai vu quoi ? le filmdont — complément avec « de » · le livre dont je parle → je parle DE ce livreoù — lieu ou temps · la ville où je suis né · le jour où tu es venu
Repérer la fonction du pronom, c’est repérer lequel employer.
Piège

Écrire « le livre que je parle ».

Pourquoi — on parle de quelque chose : le verbe appelle la préposition de, donc le pronom relatif est dont. Employer que revient à traiter le complément comme un COD alors qu'il ne l'est pas.

Le réflexe — reconstruire la phrase simple : je parle de ce livre. Si un de apparaît, c'est dont ; sinon c'est que.

3Les subordonnées conjonctives

Règle

Une conjonctive complétive est introduite par la conjonction que et complète un verbe : je crois que tu as raison. Le mode dépend du verbe introducteur — indicatif après un verbe de certitude (je sais que), subjonctif après la volonté, le doute ou le sentiment (je veux que, je doute que).

Piège

Confondre le que pronom relatif et le que conjonction.

Pourquoi — dans « le livre que tu m'as prêté », que remplace le livre et occupe une fonction — COD de prêté. Dans « je crois que tu as raison », que ne remplace rien : il ne fait que souder les deux propositions.

Le réflexe — essayer de remplacer que par lequel. Si la phrase tient, c'est un pronom relatif ; sinon, une conjonction.

4L'analyse syntaxique d'une phrase complexe

Analyser une phrase complexe en quatre gestes

  1. Souligner les verbes conjugués. Leur nombre donne le nombre de propositions — c'est le seul comptage fiable, et il se fait avant toute interprétation.
  2. Encadrer les mots subordonnants : pronoms relatifs (qui, que, dont, où), conjonctions (que, quand, parce que, si). Un verbe sans subordonnant devant lui appartient à une principale ou à une indépendante.
  3. Délimiter chaque proposition par des crochets, du subordonnant jusqu'à la fin de son groupe. Les propositions peuvent s'emboîter : une subordonnée peut en contenir une autre.un crochet mal placé fait dire n'importe quoi à l'analyse qui suit.
  4. Nommer chaque subordonnée par son mot subordonnant et sa fonction — relative complément de l'antécédent, conjonctive complétive COD du verbe principal. Jamais par son sens.
Exemple

Analyser : « Quand la nuit tomba, le voyageur comprit que la route qu'il avait prise ne menait nulle part. »

  1. Les verbes conjugués : tomba, comprit, avait prise, menait. Quatre verbes, donc quatre propositions.
  2. Les subordonnants : quand, que, qu'. Le verbe comprit n'en a aucun devant lui : c'est le verbe de la principale.
  3. Le découpage : [Quand la nuit tomba,] [le voyageur comprit] [que la route [qu'il avait prise] ne menait nulle part.] La relative est emboîtée dans la complétive.
  4. Les noms : quand la nuit tomba est une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps ; que… ne menait nulle part une conjonctive complétive, COD de comprit ; qu'il avait prise une relative, complément de l'antécédent route.trois subordonnées, trois natures différentes, et un seul verbe principal.

une principale, deux conjonctives et une relative — l'ordre des gestes suffit à les distinguer

  • ▢Combien de verbes conjugués ? Autant de propositions.
  • ▢La proposition peut-elle vivre seule ? Alors c'est une principale.
  • ▢Le mot qui introduit remplace-t-il un nom ? Alors c'est un pronom relatif.
  • ▢Après que, le verbe introducteur exige-t-il l'indicatif ou le subjonctif ?
  • ▢Ai-je compté les verbes conjugués avant de nommer quoi que ce soit ?

L'essentiel en 6 points

  • ·Autant de propositions que de verbes conjugués — infinitifs et participes ne comptent pas.
  • ·La principale vit seule, la subordonnée non.
  • ·Juxtaposition = ponctuation · coordination = mais où et donc or ni car · subordination = mot subordonnant.
  • ·Pronoms relatifs : qui sujet, que COD, dont avec de, où lieu ou temps.
  • ·Que relatif remplace un nom ; que conjonction ne remplace rien.
  • ·Après que : indicatif après la certitude, subjonctif après volonté, doute, sentiment.
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Au sommaire du cours

  1. 1. Compter les propositions
  2. 2. Les subordonnées relatives
  3. 3. Les subordonnées conjonctives
  4. 4. L'analyse syntaxique d'une phrase complexe

Conforme au programme officiel · version 2026.1.

3

Exercices corrigés

1

Compter les propositions

Identifier
  1. a.« Le vent se leva et la pluie commença. »
  2. b.« Fatigué, il décida de rentrer. »
  3. c.« Elle affirme qu'elle viendra dès qu'elle pourra. »
›Voir le corrigé
  1. a. Deux verbes conjugués — se leva, commença — donc deux propositions, coordonnées par et.
  2. b. Une seule. Fatigué est un participe et rentrer un infinitif : ni l'un ni l'autre ne forme une proposition.
  3. c. Trois : affirme, viendra, pourra. Une principale et deux subordonnées.
  4. Le b. est le piège : la phrase paraît longue, mais un seul verbe est conjugué.
2

Juxtaposition, coordination ou subordination ?

Identifier
  1. a.« Il se tut ; personne n'osa parler. »
  2. b.« Il se tut car personne n'osait parler. »
  3. c.« Il se tut parce que personne n'osait parler. »
›Voir le corrigé
  1. a. Juxtaposition : un point-virgule relie les deux propositions, et le lien logique reste au lecteur.
  2. b. Coordination par car, conjonction de coordination. Les deux propositions restent à égalité.
  3. c. Subordination par parce que, locution conjonctive. La seconde devient dépendante de la première.
  4. Les trois disent presque la même chose ; ce qui change, c'est la hiérarchie entre les deux faits.
3

Choisir le pronom relatif

Écrire
  1. a.Le film ___ nous avons vu hier.
  2. b.L'auteur ___ je t'ai parlé.
  3. c.L'année ___ nous sommes partis.
  4. d.L'élève ___ a répondu le premier.
›Voir le corrigé
  1. a. que — on a vu quoi ? le film : c'est un COD.
  2. b. dont — on parle de quelqu'un : la préposition de impose dont.
  3. c. où — il s'agit d'un complément de temps.
  4. d. qui — c'est l'élève qui fait l'action de répondre : le pronom est sujet.
  5. Le test est toujours le même : reconstruire la phrase simple et regarder la fonction du nom repris.
4

Relative ou conjonctive ?

Identifier
  1. a.« Je sais que tu as raison. »
  2. b.« La raison que tu invoques ne tient pas. »
  3. c.Justifie par le test du remplacement.
›Voir le corrigé
  1. a. Conjonctive complétive. Que ne remplace rien ; il introduit ce que je sais, et la subordonnée est COD de sais.
  2. b. Relative. Que remplace la raison et occupe une fonction dans sa proposition : COD de invoques.
  3. c. Le test : « la raison laquelle tu invoques » est maladroit mais compréhensible — c'est un pronom.
  4. En revanche « je sais lequel tu as raison » n'a aucun sens : c'est donc une conjonction.
5

Indicatif ou subjonctif après « que » ?

Écrire
  1. a.Je crois qu'il (venir) demain.
  2. b.Je veux qu'il (venir) demain.
  3. c.Je doute qu'il (venir) demain.
›Voir le corrigé
  1. a. viendra — croire présente le fait comme réel : indicatif.
  2. b. vienne — vouloir exprime la volonté : le fait n'est pas encore réalisé, donc subjonctif.
  3. c. vienne — douter met le fait en question : subjonctif également.
  4. Ce n'est pas le sens du verbe conjugué qui décide, mais celui du verbe introducteur.
6

Transformer

Écrire
  1. a.« Il pleuvait. Nous sommes restés. » Relie ces deux phrases par coordination, puis par subordination.
  2. b.Qu'est-ce que la subordination change ?
›Voir le corrigé
  1. a. Coordination : « Il pleuvait, donc nous sommes restés. » Les deux faits restent au même niveau.
  2. Subordination : « Comme il pleuvait, nous sommes restés. » — ou « Nous sommes restés parce qu'il pleuvait ».
  3. b. La subordination hiérarchise : elle désigne un fait comme principal et l'autre comme sa cause, reléguée au second plan.
  4. Selon la place de la subordonnée, l'accent se déplace : « Comme il pleuvait… » met la cause en avant, « …parce qu'il pleuvait » la met en explication.
  5. C'est pourquoi ce choix est un choix d'écriture, et pas seulement de grammaire.
7

Analyse syntaxique complète

Analyser
  1. a.« Lorsque le train entra en gare, les voyageurs qui attendaient depuis l'aube comprirent que le voyage commencerait enfin. » Combien de propositions ?
  2. b.Délimiter chaque proposition, puis nommer les subordonnées.
  3. c.Quelle est la proposition principale ? Comment le sait-on ?
›Voir le corrigé
  1. a. Quatre verbes conjugués : entra, attendaient, comprirent, commencerait. Donc quatre propositions.
  2. b. [Lorsque le train entra en gare,] — subordonnée conjonctive circonstancielle de temps, introduite par lorsque.
  3. [les voyageurs [qui attendaient depuis l'aube] comprirent [que le voyage commencerait enfin.]]
  4. qui attendaient depuis l'aube : subordonnée relative, complément de l'antécédent voyageurs. Elle est emboîtée dans la principale.
  5. que le voyage commencerait enfin : subordonnée conjonctive complétive, COD de comprirent.
  6. c. La principale est les voyageurs comprirent : c'est la seule proposition dont le verbe n'est précédé d'aucun mot subordonnant.
  7. Elle est aussi la seule qui pourrait rester seule et former une phrase correcte — les trois autres dépendent d'elle.
  8. Noter l'ordre des gestes : compter les verbes, encadrer les subordonnants, délimiter, puis nommer. Nommer d'abord conduit presque toujours à une erreur de découpage.

Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte

  • Compter les propositions par les verbes conjugués2 ptsPerdu si : Compter un infinitif ou un participe comme une proposition
  • Distinguer juxtaposition, coordination et subordination2 ptsPerdu si : Appeler « coordination » une virgule seule
  • Choisir le pronom relatif d'après la fonction du nom repris3 ptsPerdu si : Écrire « le livre que je parle »
  • Séparer le *que* relatif du *que* conjonction2 ptsPerdu si : Chercher un antécédent là où il n'y en a pas
  • Accorder le mode au verbe introducteur1 ptPerdu si : Mettre l'indicatif après *je veux que*
4

La méthode

Analyser une phrase complexe

  1. 1

    Compter les verbes conjugués pour connaître le nombre de propositions.

  2. 2

    Délimiter chaque proposition par un trait, du mot subordonnant jusqu'à la ponctuation.

  3. 3

    Retirer une proposition et regarder si ce qui reste tient seul : la principale vit seule, la subordonnée non.

  4. 4

    Nommer le lien entre les propositions : juxtaposition, coordination ou subordination.

    Juxtaposition : une virgule ou un point-virgule. Coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Subordination : un mot subordonnant.

5

Se tester

Français5ème
Question 1
Dans la phrase 'Il a acheté des pommes, des oranges et des bananes, mais il a oublié les fraises', quel est le rôle de la conjonction 'mais' ?

Aucun compte requis — réponds, la correction s'affiche aussitôt.

Signaler une erreur

Se tester en conditions de contrôle

4 contrôles sur ce chapitre, chacun avec sa durée, son barème sur vingt et un corrigé qui explique chaque réponse. Trois niveaux — Essentiel, Standard, Approfondi — se complètent sans reposer une question : on commence par celui qui correspond, et la note dit lequel faire ensuite.

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Questions fréquentes

Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination : c'est en quelle classe ?

Ce chapitre est au programme de Français au collège, en classe de 5ème. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.

Que faut-il savoir sur Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination ?

Proposition principale et propositions subordonnées. Subordination relative : qui, que, dont, où — fonctions (épithète, attribut). Subordination conjonctive complétive (que + subjonctif ou indicatif). Coordination : conjonctions de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Juxtaposition. Analyse syntaxique de phrases complexes. Les notions à maîtriser sont : phrase complexe, subordonnée relative, pronom relatif, subordonnée complétive, coordination, juxtaposition.

Où télécharger la fiche PDF de Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination ?

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Le corrigé de Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination est-il fourni ?

Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.

Comment réviser Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination efficacement ?

Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.

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