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Fiche à trous · 6ème · Français

Conjugaison : les temps simples de l'indicatif

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Conjuguer sans faute ne suffit pas. Un verbe correctement écrit au mauvais temps fait plus de dégâts qu'une terminaison ratée : il déplace toute l'histoire. Ce chapitre apprend donc deux choses en même temps — les terminaisons, qui s'apprennent par cœur, et les valeurs, c'est-à-dire ce que chaque temps fait dire à la phrase.

Quatre temps, une ligne du temps

Règle

maintenantimparfaitil pleuvaitpassé simpleil plutprésentil pleutfutur simpleil pleuvradeux temps du passé, qui ne disent pas la même chose
2.

Les terminaisons

Règle

1er groupe · chanter-e · -es · -e · -ons · -ez · -ent2e groupe · finir-is · -is · -it · -issons · -issez · -issent3e groupe · prendre, venir…-s · -s · -t · -ons · -ez · -entle 3e groupe est irrégulier : le radical bouge,les terminaisons, elles, restent stables
4.

À l'imparfait, une seule série pour tous les verbes, sans exception : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Au futur simple, une seule aussi, et elle s'ajoute à l'infinitif entier : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ontje chanterai, je finirai. Ces deux temps sont donc les plus réguliers de la langue ; ce sont pourtant ceux où les copies fautent le plus, faute de les avoir traités comme tels.

Piège

Écrire « je mangerai » là où il faut « je mangerais », ou l'inverse.

remplacer je par nous. Nous viendrons → futur, donc -ai. Nous viendrions → conditionnel, donc -ais.

Sept verbes irréguliers reviennent sans cesse et méritent d'être sus dans les quatre temps : être, avoir, aller, faire, venir, pouvoir, vouloir. Ils représentent à eux seuls une part énorme des verbes conjugués d'un texte — et la totalité des fautes évitables d'une dictée de 6e.

Les valeurs du présent

Règle

Exemple

Identifier la valeur du présent dans chacune de ces phrases : « Le soleil se lève à l'est. » — « Chaque été, nous partons en Bretagne. » — « Regarde, il pleut. »

  1. 6.
  2. 7.
  3. 8.

Résultat :

Imparfait et passé simple : le couple du récit

Règle

imparfait — le décor, qui dure : « La nuit tombait. Le vent soufflait. »on peut y ajouter « pendant ce temps-là »passé simple — l’action, qui surgit : « Soudain, la porte s’ouvrit. »on peut y ajouter « soudain », « à cet instant »un récit au passé emploie les deux, jamais l’un sans l’autre
11.

Le passé simple est le temps du récit littéraire : on l'écrit, on ne le parle pas. À l'oral, le passé composé le remplace — il ouvrit devient il a ouvert. Il s'emploie surtout aux troisièmes personnes, celles du narrateur : il ouvrit, ils ouvrirent. Les autres personnes existent, mais un texte de 6e les rencontre rarement.

Piège

Écrire « il mangea son repas pendant que le feu crépita ».

poser la question « est-ce que cela dure, ou est-ce que cela arrive ? ». Ce qui dure va à l'imparfait ; ce qui arrive, au passé simple.

Le futur simple

Règle

  • Ai-je identifié le groupe du verbe avant de chercher sa terminaison ?
  • -ai ou -ais : ai-je fait le test en remplaçant je par nous ?
  • Dans un récit au passé : ce qui dure à l'imparfait, ce qui arrive au passé simple.
  • Ai-je tenu le même système de temps du début à la fin du texte ?
  • Pour une question de valeur : ai-je nommé la valeur, et non le temps ?
  • Les sept irréguliers fréquents sont-ils sûrs : être, avoir, aller, faire, venir, pouvoir, vouloir ?

Corrigé · à détacher

Conjugaison : les temps simples de l'indicatif

  1. 1. Les quatre temps simples de l'indicatif au programme se répartissent de part et d'autre du moment où l'on parle. Le présent dit ce qui a lieu maintenant. L'imparfait et le passé simple disent le passé, mais pas de la même façon. Le futur simple dit ce qui n'a pas encore eu lieu. « Simple » signifie ici en un seul mot : il chantait, par opposition aux temps composés, qui en emploient deux.
  2. 2. Deux temps du passé, un présent, un futur.
  3. 3. Un verbe se compose d'un radical, qui porte le sens, et d'une terminaison, qui porte la personne et le temps : chant-ons, chant-ait. Les verbes se répartissent en trois groupes. Le 1er réunit les verbes en -er (sauf aller), le 2e ceux en -ir qui font -issons à la première personne du pluriel (finir, choisir), le 3e tous les autres — les irréguliers.
  4. 4. Au présent : trois séries à connaître par cœur.
  5. 5. Le présent ne dit pas seulement « maintenant ». Il a trois emplois distincts. Le présent d'énonciation dit ce qui se passe au moment où l'on parle : je t'écoute. Le présent d'habitude dit ce qui se répète : il se lève à sept heures. Le présent de vérité générale dit ce qui est vrai en tout temps : l'eau bout à 100 °C. Un quatrième emploi, le présent de narration, raconte un événement passé comme s'il avait lieu sous nos yeux, pour le rendre plus vif.
  6. 6. Le soleil se lève à l'est : vrai hier, aujourd'hui et demain — c'est une vérité générale.
  7. 7. Chaque été, nous partons : l'indication chaque été signale la répétition — c'est un présent d'habitude.
  8. 8. Regarde, il pleut : cela a lieu à l'instant où la phrase est dite — c'est un présent d'énonciation.
  9. 9. vérité générale, habitude, énonciation — trois valeurs, une seule forme
  10. 10. Dans un récit au passé, les deux temps ne font pas le même travail. L'imparfait installe le décor et ce qui dure : descriptions, arrière-plan, habitudes passées. Le passé simple rapporte les actions qui surviennent, celles qui font avancer l'histoire. C'est pourquoi ils cohabitent presque toujours : le passé simple sans imparfait donne un récit sec, l'imparfait seul donne un récit qui n'avance pas.
  11. 11. Deux temps, deux rôles — et deux tests pour les distinguer.
  12. 12. Le futur simple exprime ce qui aura lieu, avec deux nuances selon le contexte. La projection annonce un fait à venir : nous partirons lundi. La certitude ou la promesse engage celui qui parle : je reviendrai. Il sert aussi, dans les consignes, à formuler une instruction polie — vous rédigerez un paragraphe — là où l'impératif paraîtrait sec.