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Fiche à trous · 6ème · Français

Orthographe : les accords dans le groupe nominal et le groupe verbal

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

L'orthographe française a une particularité qui déroute : elle écrit des marques qu'on n'entend pas. Le chemin étroit et les chemins étroits se prononcent presque identiquement, et pourtant quatre lettres les séparent. C'est pourquoi l'oreille ne suffit jamais : il faut raisonner l'accord, c'est-à-dire chercher qui commande à qui. Tout ce chapitre relève de l'orthographe grammaticale : celle qui dépend des rapports entre les mots, et qui se raisonne — par opposition à l'orthographe lexicale, celle du mot pris seul, qui se retient.

L'accord dans le groupe nominal

Règle

le nom donne l’ordre ; le déterminant et l’adjectif obéissentcescheminsétroitsmontaient vers le col.masculin plurielmasculin plurielchanger le nom au singulier oblige à changer les deux autres : « ce chemin étroit »
2.

Vérifier un accord dans le groupe nominal

  1. 3.
  2. 4.
  3. 5.

Piège

Accorder l'adjectif avec le mot qui le précède immédiatement.

poser la question : qu'est-ce qui est délicieux ? Si c'est la boîte, l'accord se fait au féminin singulier ; si ce sont les chocolats, on écrit délicieux.

L'accord du sujet et du verbe

Règle

Ne jamais se tromper de sujet

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.

Les homophones grammaticaux

Définitionhomophones grammaticaux :

chaque couple se tranche par un remplacement, jamais à l’oreillea / à — si « avait » convient, c’est le verbe : aest / et — si « était » convient, c’est le verbe : estson / sont — si « étaient » convient : sont ; sinon « le sien » : sonon / ont — si « avaient » convient : ont ; sinon « il » : onou / où — si « ou bien » convient : ou. Sinon c’est le lieu : oùce / se — devant un verbe, « se » ; devant un nom, « ce »ces / ses — « ces » montre, « ses » possède : les siens
11.

Exemple

Compléter : « Il ___ pris ___ son sac, puis on ___ vu qu'ils n'___ rien compris. »

  1. 12.
  2. 13.
  3. 14.
  4. 15.

Résultat :

Piège

Écrire « ses enfants jouent dans la cour » en parlant d'enfants qu'on montre.

mettre au singulier. Ces enfants devient cet enfant ; ses enfants devient son enfant. Le singulier départage instantanément.

Le participe passé

Règle

avec ÊTRE : on accordeelles sont partiesl’accord se fait avec le sujetavec AVOIR : on n’accorde paselles ont mangéle participe reste invariablec’est l’auxiliaire qui décide, jamais le sujet
18.

Le participe passé s'emploie aussi seul, sans auxiliaire, et il se comporte alors comme un adjectif : une porte fermée, des volets peints en bleu. L'accord se fait avec le nom qu'il accompagne — comme n'importe quel adjectif, et pour la même raison.

  • Ai-je trouvé le nom noyau avant d'accorder le déterminant et les adjectifs ?
  • Le verbe est-il accordé avec son sujet — et non avec le mot le plus proche ?
  • Pour chaque homophone : ai-je fait le remplacement, sans me fier à l'oreille ?
  • ces ou ses : ai-je testé le singulier ?
  • Participe passé : quel auxiliaire ? Être → accord ; avoir → invariable.
  • Ai-je relu une dernière fois en ne cherchant que les accords ?

Corrigé · à détacher

Orthographe : les accords dans le groupe nominal et le groupe verbal

  1. 1. Dans un groupe nominal, c'est le nom qui commande. Il porte un genre — masculin ou féminin — et un nombre — singulier ou pluriel. Le déterminant et l'adjectif qualificatif qui l'accompagnent prennent les mêmes marques, où qu'ils se trouvent dans le groupe. L'accord n'est pas une décoration : c'est une chaîne, et il suffit qu'un maillon manque pour que la faute se voie.
  2. 2. Le nom donne le genre et le nombre ; les autres suivent.
  3. 3. Trouver le nom noyau du groupe — celui dont tout le reste dépend.
  4. 4. Dire son genre et son nombre à voix basse : « chemins, masculin pluriel ».
  5. 5. Reporter ces deux marques sur le déterminant et sur chaque adjectif, y compris ceux placés loin du nom.
  6. 6. Le verbe conjugué s'accorde en personne et en nombre avec son sujet, et avec lui seul. Trois configurations font trébucher : le sujet inversé, placé après le verbe (Où vont ces enfants ?) ; le sujet éloigné, séparé du verbe par un complément (La liste des élèves est affichée) ; et le sujet pronom relatif qui, qui reprend le genre et la personne de son antécédent (c'est moi qui suis venu).
  7. 7. Repérer le verbe conjugué, puis poser « qui est-ce qui ? » devant lui — jamais l'inverse.
  8. 8. Ignorer tout ce qui se glisse entre les deux. Un complément du nom, une relative, une incise ne commandent rien.
  9. 9. Contrôler en changeant le nombre du sujet : si le verbe ne bouge pas, c'est qu'on s'est trompé de sujet.
  10. 10. Deux mots sont homophones quand ils se prononcent de la même façon sans s'écrire pareil. Les homophones dits grammaticaux n'appartiennent pas à la même classe : a est un verbe, à une préposition. C'est ce qui les rend décidables — il suffit de remplacer par un autre mot de la même classe et d'écouter si la phrase tient encore.
  11. 11. Sept couples, sept remplacements — jamais une intuition.
  12. 12. « Il a pris » : il avait pris fonctionne — c'est le verbe avoir.
  13. 13. « à son sac » : avait ne convient pas, et il s'agit d'un lieu ou d'une destination — c'est la préposition, avec accent.
  14. 14. « on a vu » : remplaçable par il, c'est le pronom sujet.
  15. 15. « ils n'ont rien compris » : ils n'avaient rien compris fonctionne — c'est le verbe.
  16. 16. « Il a pris à son sac, puis on a vu qu'ils n'ont rien compris. »
  17. 17. Le participe passé s'emploie avec un auxiliaire, et c'est l'auxiliaire qui décide de l'accord. Avec être, le participe s'accorde avec le sujet : elle est partie, ils sont venus. Avec avoir, il reste invariable dans le cas général : elle a mangé, ils ont couru. Une exception existe — l'accord avec le complément d'objet placé avant le verbe — mais elle s'étudie en 5e ; en 6e, la règle de base suffit et elle couvre l'immense majorité des cas.
  18. 18. Deux auxiliaires, deux comportements.