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Fiche à trous · Terminale · HGGSP

L'environnement, entre exploitation et protection

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Les États s'accordent sur les constats scientifiques et se divisent sur ce qu'il faut en faire. Un même diagnostic n'impose aucune répartition de l'effort, et c'est cette répartition qui se négocie.

Un objet politique

Règle

2

Piège

Traiter les négociations climatiques comme un sujet de consensus, où les États partageraient les mêmes obligations.

Devant un blocage, chercher quel intérêt il protège, pas quelle mauvaise foi il révèle.

Les accords internationaux

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Ce changement de méthode est lui-même l'objet d'un débat qu'une copie doit exposer. Ses défenseurs soulignent qu'un accord universel mais souple vaut mieux qu'un accord contraignant que les principaux émetteurs ne signent pas. Ses critiques répondent qu'un engagement qu'on fixe soi-même et qu'aucune sanction ne garantit ne vaut que par la bonne volonté de son auteur. Les deux positions partent du même constat — Kyoto n'a pas réuni les émetteurs décisifs — et en tirent des conclusions opposées.

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Les ressources comme enjeux

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L'idée d'un conflit armé déclenché par la rareté d'une ressource demande une précaution : la rareté est rarement une cause suffisante. Elle agit sur des sociétés dont les institutions, les inégalités d'accès et les conflits préexistants déterminent si la tension dégénère. Deux régions également exposées à une pénurie peuvent connaître des trajectoires opposées — ce qui invite à chercher, à côté de la ressource, les mécanismes de sa répartition.

Du développement durable aux mobilisations

Propriété

Analyser une controverse environnementale

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.
  4. 10.
  5. 11.
  • Ai-je distingué le constat et le choix politique ?
  • Ai-je expliqué les blocages par des intérêts, non par de la mauvaise volonté ?
  • Ai-je opposé la méthode de Kyoto et celle de l'accord de Paris ?
  • Ai-je énoncé le principe des responsabilités communes mais différenciées ?
  • Ai-je évité de faire de la rareté d'une ressource une cause suffisante ?
  • Ai-je exposé les critiques du développement durable des deux côtés ?

Corrigé · à détacher

L'environnement, entre exploitation et protection

  1. 1. L'environnement est un objet politique autant que scientifique : les mêmes constats donnent lieu à des positions opposées selon les intérêts et l'histoire de chaque État. Un pays dont l'économie repose sur les hydrocarbures, un pays dont les émissions passées sont considérables, un pays qui subit une montée des eaux sans y avoir contribué n'ont pas les mêmes attentes. Le désaccord ne porte pas sur le diagnostic, il porte sur la répartition de l'effort et sur la responsabilité du passé.
  2. 2.
  3. 3. Le protocole de Kyoto, adopté en 1997, fixait des objectifs contraignants à un groupe restreint de pays industrialisés — approche qui buta sur les non-ratifications et sur l'absence d'obligations pour les grands émergents. L'accord de Paris, adopté en 2015, change de méthode : chaque État détermine lui-même sa contribution, qu'il doit relever périodiquement, et rend compte de ses résultats. On passe donc d'obligations imposées à des engagements déclarés, plus universels et moins contraignants.
  4. 4. Le principe des responsabilités communes mais différenciées structure ces négociations : tous les États sont concernés, mais leurs obligations tiennent compte de leur niveau de développement et de leurs émissions passées. Il est invoqué par les pays du Sud pour demander des efforts plus lourds au Nord et des financements ; il est discuté par ceux qui soulignent le poids actuel de grands émergents. Le principe est donc à la fois un cadre et un enjeu de la négociation.
  5. 5. Le pétrole reste un enjeu géopolitique majeur : sa répartition très inégale, son transport par des passages obligés et son poids dans les recettes de certains États en font un instrument autant qu'une marchandise. L'eau pose un problème différent : elle est peu transportable, indispensable, et de nombreux bassins sont partagés entre plusieurs États — un aménagement en amont affectant tous ceux de l'aval, sans qu'aucune autorité supérieure n'arbitre.
  6. 6. La notion de développement durable articule trois dimensions — économique, sociale, environnementale — et postule qu'une amélioration doit être recherchée sans compromettre les besoins des générations futures. Les ODD adoptés par l'ONU en 2015 traduisent cette ambition en objectifs. La notion est critiquée sur deux fronts opposés : certains estiment qu'elle subordonne l'environnement à la croissance, d'autres qu'elle contraint excessivement le développement des pays qui en ont le plus besoin.
  7. 7. Distinguer ce qui relève du constat scientifique et ce qui relève du choix politique.
  8. 8. Identifier les acteurs et leurs intérêts : États, firmes, organisations, populations concernées.
  9. 9. Repérer ce qui est réellement en jeu : le diagnostic, la répartition de l'effort, ou la responsabilité du passé ?
  10. 10. Examiner les instruments disponibles et leur caractère contraignant ou déclaratif.
  11. 11. Conclure en exposant les positions et ce sur quoi elles s'appuient, sans les réduire à de la mauvaise volonté.