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Fiche à trous · Terminale · Histoire-Géographie

Le monde depuis 1991

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On a annoncé en 1991 la fin des grands affrontements. Les années qui suivent sont pourtant parmi les plus meurtrières du siècle : la prévision attendait le retour d'un type de guerre pendant qu'un autre s'installait.

Ce que la fin de la bipolarité change

Règle

2

Piège

Décrire les années qui suivent 1991 comme une période apaisée, avant un retour des tensions au début du siècle suivant.

Demander : apaisée pour qui ?

L'hyperpuissance et ses limites

DéfinitionHyperpuissance :

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Le mot terrorisme désigne l'usage de la violence contre des civils pour produire un effet politique par la peur. Sa définition juridique reste discutée entre États, et son emploi est parfois étendu à des adversaires politiques quelconques. Employer le mot suppose donc de dire ce qu'on qualifie — un acte, un groupe, une stratégie — plutôt que de le laisser opérer seul.

Vers la multipolarité

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La multipolarité n'est ni un progrès ni un recul en soi. Elle multiplie les acteurs capables de bloquer une décision collective, ce qui rend la coopération plus difficile sur les sujets qui l'exigent — climat, santé, régulation financière. Et elle réduit la capacité d'un seul acteur à imposer sa solution, ce que ses partisans tiennent pour un progrès. Les deux constats sont exacts et ne se compensent pas.

Analyser une crise internationale depuis 1991

  1. 6.
  2. 7.
  3. 8.
  4. 9.
  5. 10.
  • Ai-je écrit que les conflits changent de nature plutôt qu'ils ne reculent ?
  • Ai-je évité de qualifier les années 1990 de paisibles ?
  • Ai-je nommé les conflits de cette décennie, dont la Yougoslavie ?
  • Ai-je présenté l'hyperpuissance comme une configuration, non une toute-puissance ?
  • Ai-je dit ce que je qualifie en employant le mot terrorisme ?
  • Ai-je exposé la multipolarité dans ses deux effets, sans trancher ?

Corrigé · à détacher

Le monde depuis 1991

  1. 1. La fin de la bipolarité ne fait pas reculer les conflits : elle en change la nature. Les guerres entre États reculent, les guerres internes aux États progressent — sécessions, effondrements d'autorité, affrontements entre groupes armés à l'intérieur de frontières reconnues. Ces conflits touchent davantage les civils, durent plus longtemps et se règlent moins par des traités, faute d'États identifiables pour les signer.
  2. 2.
  3. 3. Le terme d'hyperpuissance a été forgé pour décrire la position des États-Unis dans les années qui suivent 1991 : une supériorité simultanée dans tous les domaines — militaire, économique, technologique, culturel — sans rival capable de l'équilibrer. Le mot dit une configuration, pas une capacité à obtenir ce qu'on veut : la période montre précisément qu'une supériorité de moyens ne garantit pas la maîtrise des situations où on les engage.
  4. 4. Les attentats du 11 septembre 2001 ouvrent une séquence de « guerre contre le terrorisme » : intervention en Afghanistan la même année, en Irak en 2003. Ces engagements montrent les limites de la puissance militaire face à des adversaires non étatiques et à des situations politiques locales. Ils ont en outre un coût intérieur — débats sur les libertés, la surveillance, les procédures d'exception — qui dure bien au-delà des opérations.
  5. 5. Plusieurs évolutions déplacent l'équilibre. La montée de la Chine, devenue une puissance de premier plan par sa production, son commerce et ses investissements d'infrastructures. L'affirmation d'autres puissances régionales. Et la crise financière de 2008, partie du secteur immobilier américain, qui affecte l'économie mondiale et fragilise le modèle dont les États-Unis étaient les promoteurs. Le monde devient multipolaire : plusieurs centres de décision coexistent sans qu'aucun ne domine.
  6. 6. Identifier les acteurs : États, groupes armés, organisations internationales, populations.
  7. 7. Déterminer la nature du conflit : entre États, interne à un État, ou les deux ?
  8. 8. Repérer les causes internes — politiques, économiques, mémorielles — avant les causes extérieures.
  9. 9. Examiner la réponse internationale et ce qui l'a rendue possible ou impossible.
  10. 10. Conclure en nommant précisément les faits — génocide, crime de guerre, terrorisme — et en disant qui les a qualifiés ainsi.