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Fiche à trous · Première · Mathématiques

Suites numériques — arithmétiques, géométriques, sommes

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Une suite est une liste de nombres indexée par les entiers, et l'essentiel du chapitre tient dans une seule question : comment passe-t-on d'un terme au suivant ? Deux réponses reviennent partout — on ajoute toujours la même chose, ou on multiplie toujours par la même chose. Elles décrivent respectivement une épargne à intérêts simples et une population qui croît d'un pourcentage fixe, et elles n'ont ni la même formule, ni la même allure, ni les mêmes conséquences à long terme.

Deux façons d'avancer

Définitionsuite arithmétique :

2

Définitionsuite géométrique :

4
on ajoute toujours la même chose, ou on multiplie toujours par la même chosearithmétique+ r à chaque pas : points alignésgéométrique× q à chaque pas : la courbe s’emballe
5.

Reconnaître la nature d'une suite

  1. 6.
  2. 7.
  3. 8.
  4. 9.

Piège

Écrire pour une suite qui commence à .

tester la formule sur le premier terme. Avec , elle doit redonner : si elle donne , l'indice est faux.

Le sens de variation

Règle

le sens de variation se lit sur la raison, sans calculer un seul termearithmétique — raison rr > 0 : croissanter = 0 : constanter < 0 : décroissantetoujours, quel que soit u₀géométrique — raison q > 0q > 1 : croissante si u₀ > 00 < q < 1 : décroissante si u₀ > 0q < 0 : les termes alternentle signe de u₀ renverse tout
11.

Chercher un seuil

  1. 12.
  2. 13.
  3. 14.
  4. 15.

Exemple

Une population de 5 000 bactéries augmente de 20 % par heure. Au bout de combien d'heures dépasse-t-elle 10 000 ?

  1. 16.
  2. 17.
  3. 18.
  4. 19.
  5. 20.

Résultat :

Sommer les termes

Règle

23

Exemple

Une salle de spectacle compte 12 rangs. Le premier a 20 places, et chaque rang suivant en a 3 de plus. Combien de places en tout ?

  1. 24.
  2. 25.
  3. 26.
  4. 27.

Résultat :

La différence entre les deux modèles est spectaculaire à long terme, et c'est tout l'enjeu du chapitre. Placer 1 000 € à 5 % d'intérêts simples ajoute 50 € chaque année : au bout de vingt ans, 2 000 €. À 5 % d'intérêts composés, on multiplie chaque année par , et l'on obtient €. Le même taux, la même durée, et six cent cinquante euros d'écart — parce qu'une suite géométrique fait porter les intérêts sur les intérêts.

Propriété

30

Exemple

Une entreprise vend 200 unités le premier mois, puis 10 % de plus chaque mois. Combien d'unités aura-t-elle vendues au total sur six mois ?

  1. 31.
  2. 32.
  3. 33.
  4. 34.

Résultat :

Piège

Prendre pour une hausse annuelle de 3 %.

appliquer la raison au premier terme et regarder le résultat. S'il s'effondre alors que l'énoncé annonce une hausse, la raison est fausse.

La formule de la somme arithmétique n'est pas à apprendre : elle se retrouve. Pour additionner , on écrit la somme dans un sens puis dans l'autre, et l'on apparie les termes de rang opposé : , , … Chaque paire vaut 101, il y en a cent, donc le double de la somme vaut . On divise par deux et l'on obtient 5 050. La même manœuvre marche sur n'importe quelle suite arithmétique, et c'est de là que vient la « moyenne des extrêmes ».

  • Ai-je bien distingué la relation de récurrence du terme général ?
  • Ai-je vérifié l'indice de départ : ou ?
  • Ai-je testé mon terme général sur le premier terme ?
  • Pour un pourcentage, ai-je pris le coefficient multiplicateur et non le taux ?
  • Pour une somme, ai-je compté le nombre de termes — bornes incluses ?
  • Ai-je justifié la nature de la suite pour un quelconque, et non sur trois exemples ?

Corrigé · à détacher

Suites numériques — arithmétiques, géométriques, sommes

  1. 1. Une suite est arithmétique de raison si l'on passe de chaque terme au suivant en ajoutant toujours : . Cette relation est la définition par récurrence ; elle donne le terme suivant, mais pas le centième sans passer par les quatre-vingt-dix-neuf premiers. Le terme général règle ce problème : il donne n'importe quel terme directement, parce qu'on a ajouté exactement fois depuis .
  2. 2.
  3. 3. Une suite est géométrique de raison si l'on passe de chaque terme au suivant en multipliant toujours par : . Son terme général est , pour la même raison : on a multiplié fois. Une hausse de 4 % par an est une suite géométrique de raison — et non : la raison est le coefficient multiplicateur, pas le pourcentage.
  4. 4.
  5. 5. Une suite arithmétique aligne ses points ; une suite géométrique les courbe.
  6. 6. Calculer les différences , , . Si elles sont toutes égales, la suite est arithmétique et cette valeur commune est .
  7. 7. Sinon, calculer les quotients , . S'ils sont tous égaux, la suite est géométrique de raison .
  8. 8. Conclure sur trois quotients au moins : deux valeurs égales ne prouvent rien, et l'énoncé attend une démonstration, pas une constatation.
  9. 9. Attention à l'indice de départ. Si la suite commence à , le terme général devient , et : on n'a fait que pas.
  10. 10. Pour une suite arithmétique, le signe de décide seul : croissante si , décroissante si , constante si . Pour une suite géométrique à termes strictement positifs, c'est la position de par rapport à 1 qui décide : croissante si , décroissante si . Si , les termes changent de signe à chaque pas et la suite n'est ni croissante ni décroissante — elle alterne.
  11. 11. Le sens de variation se lit sur la raison, sans calculer aucun terme.
  12. 12. Écrire l'inégalité que doit vérifier le rang cherché : , ou selon la question.
  13. 13. Calculer les termes de proche en proche jusqu'à franchir le seuil — à la calculatrice ou par un petit programme, la relation de récurrence suffit.
  14. 14. Donner le premier rang qui convient, et lui seul. La réponse est un entier, pas un intervalle : c'est le plus petit tel que l'inégalité soit vraie.
  15. 15. Vérifier les deux côtés : le rang trouvé doit satisfaire l'inégalité, et le rang précédent ne doit pas la satisfaire.
  16. 16. La population suit une suite géométrique de raison .
  17. 17. On calcule de proche en proche : après une heure, puis deux.
  18. 18. Puis les suivantes.
  19. 19. On continue jusqu'au franchissement.
  20. 20. L'heure suivante dépasse le seuil.
  21. 21. Il faut 4 heures.
  22. 22. La somme des entiers de 1 à vaut . Plus généralement, la somme des termes consécutifs d'une suite arithmétique se calcule comme le nombre de termes multiplié par la moyenne du premier et du dernier — c'est la seule chose à retenir, et elle se redémontre en appariant les termes des deux extrémités. Pour une suite géométrique de raison , la somme des premiers termes vaut .
  23. 23.
  24. 24. Le nombre de places par rang forme une suite arithmétique de premier terme 20 et de raison 3.
  25. 25. Le douzième rang correspond à onze pas depuis le premier.
  26. 26. On applique la formule : douze termes, moyenne des extrêmes.
  27. 27. D'où le total.
  28. 28. La salle compte 438 places.
  29. 29. Pour une suite géométrique de raison , la somme des premiers termes vaut . On retient l'énoncé sous sa forme parlante : premier terme, fois un moins la raison à la puissance nombre de termes, sur un moins la raison. L'exposant compte les termes, pas les pas — c'est là que l'on se trompe, et un test sur le vérifie en trois secondes : la formule doit alors rendre .
  30. 30.
  31. 31. Les ventes mensuelles forment une suite géométrique de premier terme 200.
  32. 32. Six mois, ce sont six termes : à , donc l'exposant vaut 6.
  33. 33. On applique la formule de la somme.
  34. 34. Puis on multiplie par le premier terme.
  35. 35. Environ 1 543 unités sur les six mois.