Fiche à trous · Première · Mathématiques
Suites numériques — arithmétiques, géométriques, sommes
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Une suite est une liste de nombres indexée par les entiers, et l'essentiel du chapitre tient dans une seule question : comment passe-t-on d'un terme au suivant ? Deux réponses reviennent partout — on ajoute toujours la même chose, ou on multiplie toujours par la même chose. Elles décrivent respectivement une épargne à intérêts simples et une population qui croît d'un pourcentage fixe, et elles n'ont ni la même formule, ni la même allure, ni les mêmes conséquences à long terme.
Deux façons d'avancer
Définition — suite arithmétique :
2Définition — suite géométrique :
4Reconnaître la nature d'une suite
- 6.
- 7.
- 8.
- 9.
Piège
Écrire pour une suite qui commence à .
tester la formule sur le premier terme. Avec , elle doit redonner : si elle donne , l'indice est faux.
Le sens de variation
Règle
Chercher un seuil
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- 13.
- 14.
- 15.
Exemple
Une population de 5 000 bactéries augmente de 20 % par heure. Au bout de combien d'heures dépasse-t-elle 10 000 ?
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- 20.
Résultat :
Sommer les termes
Règle
23Exemple
Une salle de spectacle compte 12 rangs. Le premier a 20 places, et chaque rang suivant en a 3 de plus. Combien de places en tout ?
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Résultat :
La différence entre les deux modèles est spectaculaire à long terme, et c'est tout l'enjeu du chapitre. Placer 1 000 € à 5 % d'intérêts simples ajoute 50 € chaque année : au bout de vingt ans, 2 000 €. À 5 % d'intérêts composés, on multiplie chaque année par , et l'on obtient €. Le même taux, la même durée, et six cent cinquante euros d'écart — parce qu'une suite géométrique fait porter les intérêts sur les intérêts.
Propriété
30Exemple
Une entreprise vend 200 unités le premier mois, puis 10 % de plus chaque mois. Combien d'unités aura-t-elle vendues au total sur six mois ?
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Résultat :
Piège
Prendre pour une hausse annuelle de 3 %.
appliquer la raison au premier terme et regarder le résultat. S'il s'effondre alors que l'énoncé annonce une hausse, la raison est fausse.
La formule de la somme arithmétique n'est pas à apprendre : elle se retrouve. Pour additionner , on écrit la somme dans un sens puis dans l'autre, et l'on apparie les termes de rang opposé : , , … Chaque paire vaut 101, il y en a cent, donc le double de la somme vaut . On divise par deux et l'on obtient 5 050. La même manœuvre marche sur n'importe quelle suite arithmétique, et c'est de là que vient la « moyenne des extrêmes ».
- Ai-je bien distingué la relation de récurrence du terme général ?
- Ai-je vérifié l'indice de départ : ou ?
- Ai-je testé mon terme général sur le premier terme ?
- Pour un pourcentage, ai-je pris le coefficient multiplicateur et non le taux ?
- Pour une somme, ai-je compté le nombre de termes — bornes incluses ?
- Ai-je justifié la nature de la suite pour un quelconque, et non sur trois exemples ?