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Fiche à trous · Première · SVT

Immunologie avancée — Réponse adaptative

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Un vaccin ne contient aucun anticorps. Il ne protège donc pas immédiatement, et c'est précisément ce qu'on lui demande : il apprend à l'organisme à fabriquer sa propre défense, pour qu'elle soit prête le jour où elle servira. Confondre ce mécanisme avec l'apport direct d'anticorps est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle rend incompréhensible tout le reste.

Reconnaître : la sélection clonale

DéfinitionAntigène et récepteur :

Règle

3

Les deux voies de la réponse adaptative

Propriété

Propriété

Un anticorps possède une structure en Y : deux sites de fixation identiques à l'extrémité des bras, spécifiques d'un antigène donné, et une partie constante reconnue par les phagocytes. Cette double nature explique sa fonction — il relie l'antigène à la cellule qui l'éliminera, sans le détruire lui-même.

La mémoire immunitaire

Règle

7

Piège

Confondre la vaccination, qui est préventive, avec la sérothérapie, qui apporte des anticorps déjà formés.

Se demander : ce produit apporte-t-il l'antigène ou l'anticorps ?

Quand le système est attaqué : le VIH

Propriété

Le SIDA n'est donc pas le VIH : le VIH est le virus, le SIDA est le stade avancé de l'infection qu'il provoque. Une personne séropositive traitée peut ne jamais atteindre ce stade. Employer les deux mots l'un pour l'autre est une imprécision qui a des conséquences bien au-delà de la copie.

Lire une courbe de réponse immunitaire

  1. 9.
  2. 10.
  3. 11.
  4. 12.
  5. 13.
  • Ai-je écrit que l'antigène sélectionne au lieu de dire qu'il fabrique un récepteur ?
  • Ai-je nommé les trois temps : sélection, amplification, différenciation ?
  • Ai-je attribué les anticorps aux plasmocytes, issus des lymphocyte B ?
  • Ai-je dit que les lymphocyte T auxiliaires coordonnent sans détruire ?
  • Ai-je distingué vaccination et sérothérapie par ce qu'elles apportent ?
  • Ai-je distingué le VIH, virus, et le SIDA, stade de la maladie ?

Corrigé · à détacher

Immunologie avancée — Réponse adaptative

  1. 1. Un antigène est une molécule reconnue comme étrangère par le système immunitaire. Chaque lymphocyte B ou lymphocyte T porte des récepteurs tous identiques entre eux mais différents d'un lymphocyte à l'autre : la diversité préexiste à la rencontre. L'antigène ne fabrique aucun récepteur — il sélectionne les rares lymphocytes dont le récepteur lui correspond déjà.
  2. 2. La sélection clonale se déroule en trois temps. Sélection : l'antigène se fixe sur les lymphocytes dont le récepteur lui est complémentaire. Amplification : ces lymphocytes se multiplient et forment un clone, population de cellules identiques. Différenciation : ils deviennent des cellules effectrices — plasmocytes pour les lymphocyte B, lymphocytes cytotoxiques pour les T — et des cellules mémoire.
  3. 3.
  4. 4. La voie humorale repose sur les lymphocyte B. Activés, ils se différencient en plasmocytes, cellules spécialisées dans la sécrétion massive d'anticorps. Ces anticorps circulent dans les liquides de l'organisme, se fixent sur l'antigène et forment des complexes immuns que les phagocytes éliminent. Cette voie agit sur ce qui est hors des cellules : bactéries, toxines, virus en circulation.
  5. 5. La voie cellulaire repose sur les lymphocyte T cytotoxiques, qui détruisent les cellules de l'organisme infectées en déclenchant leur mort. Elle atteint donc ce que les anticorps ne peuvent pas atteindre : un virus déjà entré dans une cellule. Les lymphocyte T auxiliaires, eux, ne détruisent rien : ils coordonnent l'ensemble en sécrétant des messagers chimiques qui stimulent les deux voies.
  6. 6. Après une première rencontre, une partie du clone subsiste durablement sous forme de cellules mémoire. La réponse primaire est lente — plusieurs jours avant l'apparition des anticorps — et de faible intensité. La réponse secondaire est plus rapide, plus intense et plus durable, parce que le clone spécifique est déjà constitué : il n'y a plus à le sélectionner ni à l'amplifier depuis quelques cellules.
  7. 7.
  8. 8. Le VIH infecte principalement les lymphocyte T auxiliaires, c'est-à-dire les cellules qui coordonnent la réponse. Leur destruction progressive désorganise les deux voies à la fois, alors même que les lymphocytes B et T cytotoxiques restent intacts. L'infection évolue en trois phases : primo-infection, phase asymptomatique où le virus se réplique malgré la réponse immunitaire, puis stade SIDA, défini par l'effondrement des défenses et l'apparition de maladies opportunistes.
  9. 9. Identifier ce que porte l'axe des ordonnées : concentration d'anticorps, nombre de lymphocytes, charge virale ?
  10. 10. Repérer les injections ou contaminations sur l'axe du temps, et les numéroter.
  11. 11. Mesurer pour chaque réponse le délai d'apparition et l'amplitude atteinte.
  12. 12. Comparer les deux : une réponse plus rapide et plus ample signe une mémoire immunitaire.
  13. 13. Conclure en nommant les cellules responsables, et non seulement l'effet observé.