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Fiche à trous · 3ème · SVT

Régulation de la glycémie et diabète

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Vous avalez un soda, puis vous ne mangez plus pendant douze heures. Entre les deux, la quantité de glucose dans votre sang ne s'écarte que de quelques dixièmes d'une même valeur. Ce n'est pas de la chance : c'est une régulation, et elle mobilise un organe qui mesure, deux messagers chimiques et un organe qui stocke. Comprendre cette boucle, c'est comprendre ce qui se casse dans le diabète.

La glycémie et sa valeur de consigne

Définitionglycémie :

Cette stabilité n'est pas un luxe. Le cerveau consomme du glucose en permanence et ne sait presque rien utiliser d'autre ; il n'a par ailleurs aucune réserve propre. Une glycémie qui s'effondre provoque en quelques minutes malaise, confusion puis perte de connaissance. À l'inverse, une glycémie durablement élevée abîme lentement les vaisseaux, les reins, les yeux et les nerfs. Les deux écarts sont dangereux, mais pas à la même vitesse.

Le pancréas mesure et commande

Définitionhormone :

Règle

glycémie trop hautele pancréas libèrel'insulinele foie stockedu glycogènela glycémie baisseglycémie trop bassele pancréas libèrele glucagonle foie libèredu glucosela glycémie monte
4.

Le foie, réservoir de l'organisme

Définitionglycogène :

Règle

Piège

Écrire que l'insuline « détruit », « élimine » ou « brûle » le sucre en excès.

Employer les verbes stocker et libérer. Ils décrivent un mouvement réversible, et c'est exactement ce qu'est une régulation.

Expliquer une régulation en quatre temps

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.
  4. 10.
  5. 11.

Exemple

Une personne prend un petit-déjeuner sucré. Sa glycémie passe de 0,9 g/L à 1,4 g/L en une demi-heure. Expliquer ce qui se produit ensuite.

  1. 12.
  2. 13.
  3. 14.
  4. 15.

Résultat :

Le diabète : la boucle qui ne se referme plus

Définitiondiabète :

Règle

Piège

Traiter les deux diabètes comme une même maladie plus ou moins grave.

Se demander où la boucle est coupée. Pas d'insuline produite → type 1. De l'insuline produite mais mal reçue → type 2.

Le type 2 est le seul des deux sur lequel les habitudes pèsent : une alimentation trop riche et la sédentarité augmentent le risque, l'activité physique le diminue en améliorant la sensibilité des muscles à l'insuline. Le type 1, lui, ne s'explique ni par le sucre consommé ni par le mode de vie — et le dire compte, parce que la confusion nourrit une culpabilité infondée chez les familles concernées.

  • Ai-je nommé la grandeur réglée et sa valeur de consigne ?
  • Ai-je désigné le pancréas comme capteur et le foie comme effecteur ?
  • Insuline = hypoglycémiante · glucagon = hyperglycémiante : ai-je vérifié le sens ?
  • Ai-je employé stocker et libérer, plutôt que « détruire » ?
  • Mon explication se termine-t-elle par l'effet sur la glycémie ?
  • Ai-je distingué le type 1 — pas d'insuline — du type 2 — insuline mal reçue ?

Corrigé · à détacher

Régulation de la glycémie et diabète

  1. 1. La glycémie est la concentration de glucose dans le sang. Chez une personne en bonne santé et à jeun, elle se maintient autour de 1 g/L, et ne s'écarte que faiblement de cette valeur quelles que soient les circonstances — repas, jeûne, effort, sommeil. C'est cette stabilité qui définit une régulation.
  2. 2. Une hormone est un message chimique produit par un organe, libéré dans le sang, et qui agit à distance sur un organe cible capable de la reconnaître. Elle circule partout mais n'agit que là où elle est reconnue — c'est ce qui distingue un message hormonal d'un message nerveux, qui suit un câble jusqu'à sa destination.
  3. 3. Le pancréas joue deux rôles à la fois : il mesure la glycémie en permanence, et il émet le message correcteur. Quand la glycémie s'élève, il libère de l'insuline, la seule hormone hypoglycémiante du corps. Quand elle s'abaisse, il libère du glucagon, hormone hyperglycémiante. Les deux ne sont jamais libérés en même quantité au même moment : c'est leur équilibre qui fixe la glycémie.
  4. 4. Les deux moitiés de la boucle. Le pancréas mesure, le foie exécute, et la glycémie revient à sa valeur de consigne.
  5. 5. Le glycogène est la forme sous laquelle le foie et les muscles mettent le glucose en réserve : une longue chaîne de molécules de glucose accrochées les unes aux autres. Sous cette forme, le glucose ne circule plus et n'agit plus sur la glycémie — il est mis de côté, et il peut être rendu en quelques minutes.
  6. 6. Le foie est l'organe effecteur de la régulation, et il travaille dans les deux sens. Sous l'effet de l'insuline, il prélève du glucose dans le sang et le stocke sous forme de glycogène. Sous l'effet du glucagon, il défait le glycogène et libère du glucose dans le sang. Les muscles stockent eux aussi du glycogène, mais ils le gardent pour eux : ils ne le rendent jamais à la circulation générale.
  7. 7. Nommer la grandeur réglée et sa valeur de consigne.
  8. 8. Dire quel organe mesure l'écart : c'est le capteur.
  9. 9. Nommer le message émis et par quelle voie il circule — une hormone, dans le sang.
  10. 10. Nommer l'organe effecteur et l'action qu'il exécute.
  11. 11. Conclure par l'effet sur la grandeur réglée, et vérifier qu'il va bien dans le sens qui corrige l'écart.
  12. 12. L'écart à la valeur de consigne se calcule d'abord :
  13. 13. Le pancréas détecte cette élévation et libère de l'insuline dans le sang.
  14. 14. L'insuline atteint le foie, qui prélève du glucose et le stocke sous forme de glycogène. Les muscles et les cellules adipeuses en captent également.
  15. 15. La glycémie redescend vers 1 g/L. La sécrétion d'insuline diminue alors d'elle-même, puisque l'écart qui l'avait déclenchée a disparu.
  16. 16. retour à environ 1 g/L en deux à trois heures, par stockage du glucose
  17. 17. Le diabète est une hyperglycémie chronique : la glycémie reste durablement au-dessus de sa valeur de consigne, parce que la boucle de régulation ne parvient plus à la ramener. Le diagnostic repose sur des mesures répétées à jeun, et non sur une valeur isolée — une glycémie élevée après un repas n'a rien d'anormal.
  18. 18. Deux maladies distinctes portent le même nom. Le diabète de type 1 vient d'une destruction des cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline : le message n'est plus émis. Il apparaît souvent chez l'enfant ou l'adolescent, et son traitement est l'injection d'insuline, à vie. Le diabète de type 2 vient d'une perte de sensibilité des organes cibles : l'insuline est bien produite, mais le foie et les muscles y répondent mal. Il apparaît plus tard, et son traitement commence par l'alimentation et l'activité physique.