← Retour au chapitre

Fiche à trous · 4ème · SVT

Immunologie — Les défenses de l'organisme

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Une écharde entre sous la peau. En quelques heures, la zone devient rouge, chaude, gonflée et douloureuse. Ces quatre signes ne sont pas la maladie : ce sont les traces visibles d'une défense en action. L'organisme vient d'être franchi par des micro-organismes, et il a déjà commencé à riposter. Comprendre l'immunité, c'est apprendre à lire ces signes comme le récit d'un combat.

Franchir la barrière, puis la réaction immédiate

DéfinitionMicro-organisme et contamination :

DéfinitionRéaction inflammatoire :

DéfinitionPhagocytose :

1. adherer2. absorber3. digerer
4.

Piège

Confondre contamination et infection, et les employer l'un pour l'autre.

Se demander : le micro-organisme est-il seulement entré, ou s'est-il multiplié ? Le premier cas est une contamination, le second une infection.

La réponse lente et ciblée : l'immunité adaptative

DéfinitionAntigène :

DéfinitionLymphocyte B et anticorps :

DéfinitionLymphocyte T cytotoxique :

La réponse adaptative demande une dizaine de jours lors d'une première rencontre : le temps que les lymphocytes capables de reconnaître cet antigène se multiplient. Cette lenteur explique la durée d'une première maladie infectieuse — l'organisme n'est pas inactif, il constitue son armée.

Vaccin et sérum : deux aides, deux logiques

DéfinitionMémoire immunitaire :

DéfinitionVaccin :

DéfinitionSérum :

Choisir entre vaccin et sérum dans un cas donné

  1. 11.
  2. 12.
  3. 13.
  4. 14.
  5. 15.

Piège

Écrire que le vaccin apporte des anticorps à l'organisme.

Retenir la formule : le vaccin entraîne, le sérum dépanne. L'un enseigne, l'autre fournit.

Le VIH s'attaque aux lymphocytes eux-mêmes. En détruisant les cellules chargées de la défense, il ne provoque pas directement les maladies du sida : il retire à l'organisme les moyens de se défendre contre des micro-organismes que le corps maîtriserait sans peine autrement. C'est une atteinte du système de défense, non un poison direct.

  • Ai-je distingué contamination (entrée) et infection (multiplication) ?
  • Ai-je cité les quatre signes de la réaction inflammatoire ?
  • Ai-je décrit la phagocytose en trois temps : adhérer, absorber, digérer ?
  • Ai-je réservé le mot antigène à la molécule reconnue, et non au microbe entier ?
  • Ai-je attribué les anticorps au lymphocyte B, et les cellules infectées au lymphocyte T ?
  • Ai-je écrit que le vaccin apporte un antigène, et le sérum des anticorps ?

Corrigé · à détacher

Immunologie — Les défenses de l'organisme

  1. 1. Les micro-organismes — bactéries, virus, champignons microscopiques — sont partout. La peau et les muqueuses forment une barrière qui les tient à l'extérieur. La contamination est le moment où cette barrière est franchie : coupure, piqûre, inhalation. L'infection vient après : c'est leur multiplication à l'intérieur de l'organisme. Contamination et infection sont deux étapes distinctes, et la seconde ne suit pas toujours la première.
  2. 2. C'est la riposte immédiate, en place dès les premières minutes. Elle se reconnaît à quatre signes : rougeur, chaleur, gonflement, douleur. Les vaisseaux se dilatent sur place, ce qui amène davantage de sang — donc davantage de cellules de défense — vers la zone attaquée. Elle appartient à l'immunité innée : présente dès la naissance, elle agit de la même façon quel que soit l'intrus.
  3. 3. La phagocytose est l'ingestion d'un micro-organisme par une cellule de défense — un leucocyte, ou globule blanc, appelé ici phagocyte. Elle se déroule en trois temps : le phagocyte adhère à l'intrus, l'absorbe en l'enveloppant, puis le digère. Le pus d'une plaie infectée est le résidu de ce travail : phagocytes morts et micro-organismes détruits.
  4. 4. Les trois temps de la phagocytose : adhérer, absorber, digérer.
  5. 5. Un antigène est une molécule portée par un intrus et reconnue comme étrangère par l'organisme. C'est la carte d'identité du micro-organisme. À chaque antigène correspond une réponse propre : voilà pourquoi l'immunité adaptative est dite spécifique, contrairement à la phagocytose qui traite tous les intrus de la même manière.
  6. 6. Le lymphocyte B produit des anticorps : des molécules en forme de Y qui se fixent sur un antigène et un seul, comme une clé dans une serrure. L'anticorps ne tue pas le micro-organisme : il le neutralise et le rend reconnaissable, ce qui facilite ensuite sa phagocytose. Ces anticorps circulent dans le sang.
  7. 7. Le lymphocyte T cytotoxique s'occupe des cellules déjà infectées, que les anticorps ne peuvent pas atteindre puisque l'intrus est à l'intérieur. Il reconnaît la cellule malade au contact et provoque sa destruction. Anticorps et lymphocytes T se partagent donc le travail : les uns dans le sang, les autres au contact des cellules.
  8. 8. Après une première rencontre, une partie des lymphocytes survit et persiste : ce sont les cellules de mémoire immunitaire. Lors d'une seconde rencontre avec le même antigène, la réponse devient plus rapide — quelques jours au lieu d'une dizaine — et plus intense. La maladie n'a pas le temps de se déclarer.
  9. 9. Un vaccin introduit l'antigène sans le pouvoir de rendre malade : micro-organisme inactivé, affaibli, ou fragment seul. L'organisme déclenche une réponse adaptative complète et garde sa mémoire immunitaire. Le vaccin est donc préventif : il s'administre avant la rencontre avec l'agent réel, et sa protection dure des années.
  10. 10. Un sérum ne contient pas d'antigène : il apporte directement des anticorps déjà fabriqués. L'effet est immédiat, mais l'organisme n'a rien appris — aucune mémoire ne se forme, et la protection disparaît en quelques semaines avec les anticorps reçus. Le sérum est donc curatif, employé en urgence après une exposition.
  11. 11. Repérer le moment : la personne est-elle avant toute exposition, ou déjà exposée ?
  12. 12. Avant exposition, retenir le vaccin : il faut du temps pour construire la mémoire immunitaire.
  13. 13. Après exposition et en urgence, retenir le sérum : les anticorps agissent sans délai.
  14. 14. Vérifier la durée attendue : protection de plusieurs années pour le vaccin, de quelques semaines pour le sérum.
  15. 15. Conclure en nommant le principe employé — mémoire immunitaire pour le vaccin, anticorps apportés pour le sérum.