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Fiche à trous · 5ème · SVT

Le corps humain — Santé et hygiène de vie

Complétez de mémoire, puis vérifiez avec la page de corrigé.

Montez un escalier en courant : le souffle s'accélère, le cœur bat plus vite. Les deux réactions arrivent ensemble, et ce n'est pas un hasard — elles servent le même besoin. Les muscles réclament davantage de dioxygène et il faut à la fois en capter plus et l'acheminer plus vite. Respiration et circulation ne sont pas deux chapitres : c'est une seule chaîne.

Capter le dioxygène

DéfinitionAppareil respiratoire :

Règle

alveoleaircapillairesanguinO2CO2deux gaz, deux sens, un seul lieu
3.

Piège

Écrire que les poumons « rejettent l'air » et qu'on inspire du dioxygène pur.

Raisonner en différence entre l'air inspiré et l'air expiré, jamais en tout ou rien.

Distribuer : le sang et le cœur

DéfinitionCœur, artères, veines, capillaires :

Piège

Définir l'artère comme « le vaisseau qui transporte le sang riche en dioxygène ».

Artère = part du cœur. Veine = revient au cœur. Toujours, sans exception.

Propriété

Le capillaire est le seul vaisseau où un échange est possible : sa paroi n'a qu'une épaisseur de cellules. Une artère et une veine sont des conduits, pas des lieux d'échange — l'un et l'autre sont trop épais. C'est la même exigence de finesse qu'à l'alvéole, appliquée du côté des organes.

L'effort et ce qui abîme

Règle

Exploiter une mesure de fréquence cardiaque

  1. 7.
  2. 8.
  3. 9.
  4. 10.
  5. 11.

DéfinitionTabac :

L'alcool ralentit le système nerveux et abîme le foie ; les drogues perturbent la transmission nerveuse. Le sport régulier fait l'inverse de ce que fait le tabac : il renforce le muscle cardiaque, qui éjecte plus de sang à chaque battement et peut donc battre moins vite au repos. Une fréquence de repos basse chez un sportif entraîné n'est pas une anomalie — c'est le signe d'un cœur plus efficace.

  • Ai-je situé les échanges gazeux dans les alvéoles, et nulle part ailleurs ?
  • Ai-je cité les trois conditions d'un bon échange : surface, finesse, capillaires ?
  • Ai-je défini l'artère et la veine par le sens, non par le contenu ?
  • Ai-je décrit les deux circulations, pulmonaire et générale ?
  • Ai-je raisonné en différence entre air inspiré et air expiré ?
  • Ai-je relié l'effet du tabac à un maillon précis de la chaîne ?

Corrigé · à détacher

Le corps humain — Santé et hygiène de vie

  1. 1. L'air inspiré traverse les fosses nasales, la trachée, puis des conduits de plus en plus fins, les bronches, jusqu'aux deux poumons. Il aboutit dans de minuscules sacs, les alvéoles pulmonaires. C'est là, et nulle part ailleurs, que se font les échanges gazeux avec le sang.
  2. 2. L'alvéole réunit les trois conditions d'un échange efficace. Une surface immense — des centaines de millions d'alvéoles déployées. Une paroi très fine, d'une seule épaisseur de cellules. Un réseau dense de capillaires collés contre elle. Le dioxygène passe de l'air vers le sang, le dioxyde de carbone fait le trajet inverse, et les deux passages ont lieu au même endroit, en même temps.
  3. 3. L'alvéole : une paroi fine entre l'air et le sang, dans les deux sens.
  4. 4. Le cœur est un muscle creux qui propulse le sang. Une artère conduit le sang en partant du cœur ; une veine le ramène vers le cœur. Entre les deux, les capillaires, si fins qu'ils atteignent chaque cellule : c'est là que se font les échanges avec les organes. Le sens de circulation, et non la couleur ou la richesse en dioxygène, définit l'artère et la veine.
  5. 5. Le sang effectue deux boucles enchaînées. La circulation pulmonaire : cœur → poumons → cœur, pour se recharger en dioxygène et se débarrasser du CO₂. La circulation générale : cœur → organes → cœur, pour livrer dioxygène et nutriments et emporter les déchets. Le cœur est traversé deux fois à chaque tour complet, ce qui explique ses quatre cavités.
  6. 6. À l'effort, les muscles consomment davantage de dioxygène et de nutriments, et produisent davantage de dioxyde de carbone. L'organisme répond sur trois leviers en même temps : la fréquence respiratoire augmente, la fréquence cardiaque augmente, et le volume de sang éjecté à chaque battement augmente. Les trois servent le même objectif : faire passer plus de sang, plus vite, là où il est réclamé.
  7. 7. Relever la fréquence au repos, puis la fréquence à l'effort, avec leur unité — des battements par minute.
  8. 8. Calculer l'écart par une soustraction, et le facteur d'augmentation par une division.
  9. 9. Relier la variation au besoin des muscles en dioxygène, et non à un effet direct de l'effort sur le cœur.
  10. 10. Observer le retour au repos : plus il est rapide, meilleure est la condition physique.
  11. 11. Conclure en nommant la grandeur comparée et en citant les deux fréquences de départ.
  12. 12. La fumée de tabac agit à trois endroits de la chaîne. Les goudrons se déposent dans les poumons et détruisent les alvéoles, ce qui réduit la surface d'échange. Le monoxyde de carbone se fixe sur les globules rouges à la place du dioxygène et diminue la quantité transportée. La nicotine resserre les vaisseaux et accélère le cœur, qui doit forcer davantage. Aucun des trois n'agit seul.