Codes & Chiffrements Simples
1. Définitions clés
Un code remplace des mots ou phrases par d'autres symboles (ex: morse). Un chiffrement transforme des lettres ou chiffres selon une règle mathématique ou logique.
2. Chiffrement par décalage (César)
- Principe : Chaque lettre est décalée de n positions dans l'alphabet.
- Exemple : Avec un décalage de 3, "A" devient "D", "B" devient "E", etc.
- Décryptage : On recule de n positions.
- Limites : Facile à casser avec une analyse de fréquence.
3. Chiffrement par substitution
- Principe : Chaque lettre est remplacée par une autre lettre ou symbole, selon une table de substitution.
- Exemple : A → X, B → Z, C → Y, etc.
- Variante : Utilisation d'un mot-clé pour générer la table.
- Limites : Vulnérable aux attaques par fréquence.
4. Chiffrement par transposition
- Principe : Les lettres sont réorganisées selon une règle (ex: écriture en colonnes puis lecture par lignes).
- Exemple : "HELLO" écrit en 2 colonnes devient : H L E O L → "HLE OL"
- Décryptage : Inverser la règle de transposition.
5. Stéganographie
- Principe : Cacher un message dans un support (image, texte, etc.) sans le rendre visible.
- Exemple : Utiliser les bits de poids faible d'une image pour encoder un texte.
- Différence : Contrairement au chiffrement, le message n'est pas transformé mais caché.
6. Exemple pratique
Message : "BONJOUR" avec un décalage de 2.
- Chiffrement : D → Q, O → Q, N → P, J → L, O → Q, U → W, R → T → "DQQPLQWT".
- Décryptage : Reculer de 2 positions pour chaque lettre.
7. Outils pour s'entraîner
- Sites comme Cryptii ou Boxentriq pour tester des chiffrements.
- Logiciels comme GnuPG pour des chiffrements avancés.
À retenir : Les chiffrements simples sont utiles pour comprendre les bases, mais ils sont facilement cassables. Ils servent surtout à illustrer des concepts mathématiques ou logiques.