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Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux

Programme en vigueur — arrêté du 5 mai 2025, applicable en Terminale depuis la rentrée 2025. Voir le texte

Relations internationales : alliance, treaty, sanction, diplomacy, sovereignty. Crises : conflict, refugee, humanitarian aid, ceasefire, peacekeeping. Organisations : UN, NATO, WHO, WTO.

La règle d'or

Refugee est un statut juridique, migrant une description de fait : les deux mots ne s'échangent pas, parce qu'ils n'engagent pas les mêmes obligations.

L'erreur que tout le monde fait

Employer migrant et refugee comme deux synonymes, ou traiter asylum seeker comme un troisième mot pour la même chose.

Un réfugié est une personne dont la protection a été reconnue au titre du droit international, ce qui crée des obligations pour les États d'accueil ; un demandeur d'asile a déposé une demande qui n'a pas encore été tranchée ; migrant décrit un déplacement sans rien dire du statut. Un commentaire de document qui les confond manque précisément le débat que le texte rapporte.

Chercher si le texte parle d'un statut reconnu, d'une demande en cours, ou d'un déplacement.

Notions à maîtriser

  • sovereignty
  • treaty
  • sanction
  • refugee
  • UN
  • NATO
  • diplomacy
1

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Fiche de révision

Géopolitique : les mots clés à maîtriser

Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux 1. Définitions et concepts clés - Géopolitique : Étude des relations entre les États, influencées par des facteurs géographiques,

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Appeler quelqu'un migrant ou refugee n'est pas une nuance de style : le second mot désigne un statut juridique qui oblige les États, le premier décrit un déplacement. Le choix du terme engage donc des conséquences, et c'est pourquoi il est disputé dans les débats publics comme dans les copies.

1Trois mots qu'on emploie l'un pour l'autre

Règle

Un refugee est une personne à qui un statut juridique a été reconnu parce qu'elle craint avec raison d'être persécutée dans son pays ; ce statut oblige les États qui l'ont accordé. Un migrant décrit un fait : quelqu'un qui se déplace, pour quelque raison que ce soit. Un asylum seeker est une personne qui a demandé ce statut et attend la décision — elle n'est donc ni l'un ni l'autre. Les trois mots ne s'échangent pas.

Piège

Employer migrant et refugee comme deux synonymes, ou traiter asylum seeker comme un troisième mot pour la même chose.

Pourquoi — Les trois n'engagent pas les mêmes obligations. Appeler migrant une personne qui remplit les conditions du statut de refugee revient à la présenter comme relevant d'un choix, donc à affaiblir ce que les États lui doivent. À l'inverse, employer refugee pour toute personne en déplacement rend le mot inutilisable là où il protège. Le vocabulaire est ici un enjeu, pas un détail.

Le réflexe — Demander : ce mot décrit-il un fait, une demande, ou un statut reconnu ?

2Les relations entre États

Définition

Sovereignty — La sovereignty est la compétence exclusive d'un État sur son territoire et sa population, et son indépendance à l'égard de tout autre pouvoir extérieur. Elle est le principe de base du droit international — et sa limite : un État souverain n'est tenu que par les engagements qu'il a acceptés. C'est pourquoi les traités priment les déclarations, et pourquoi les organisations internationales n'ont que les pouvoirs qu'on leur confie.

Propriété

Le lexique des relations internationales : an alliance, a treaty — juridiquement contraignant pour ses signataires —, to ratify, to sign, diplomacy, negotiations, an envoy, to mediate. Noter la distinction entre to sign et to ratify : signer engage un gouvernement, ratifier intègre le texte au droit interne, souvent par un vote du parlement. Un traité signé mais non ratifié n'oblige pas l'État.

Définition

Sanction — Une sanction est une mesure de contrainte non militaire prise pour obtenir d'un État un changement de comportement : embargo, gel d'avoirs, restrictions commerciales, interdictions de voyage. Le mot est neutre en anglais et désigne un instrument, non un jugement moral. Son efficacité est débattue : les partisans y voient une alternative à la force, les critiques soulignent qu'elle atteint souvent les populations plus que les dirigeants visés.

3Les crises

Propriété

Le vocabulaire des conflits et de leur règlement : a conflict, hostilities, a ceasefire — un arrêt des combats, qui n'est pas un traité de paix —, a truce, peacekeeping, a peace agreement, humanitarian aid, a corridor, displaced persons. Attention à displaced person : une personne déplacée à l'intérieur de son propre pays n'a pas franchi de frontière et ne relève donc pas du statut de refugee.

Le peacekeeping désigne le déploiement de forces sous mandat international pour surveiller un accord, séparer des belligérants ou protéger des civils. Ces forces ne font pas la paix : elles maintiennent ce sur quoi les parties se sont entendues. Leur mandat est défini par les États, et leur capacité d'action s'arrête là — ce qui explique des situations où elles sont présentes sans pouvoir intervenir.

4Les organisations

Propriété

Quatre sigles à savoir développer et situer. Les UN — United Nations, l'ONU — dont l'Assemblée générale adopte des résolutions non contraignantes et dont le Conseil de sécurité connaît le veto des membres permanents. L'NATO — l'OTAN —, alliance militaire défensive. La WHO — World Health Organization, l'OMS —, qui coordonne en matière de santé sans commander aux États. La WTO, qui arbitre les différends commerciaux sur la base de règles acceptées par ses membres.

Commenter une crise internationale

  1. Identifier les acteurs : États, organisations, groupes non étatiques, populations.
  2. Choisir le vocabulaire exact pour chacun — et dire pourquoi ce mot plutôt qu'un autre.Refugee, migrant et displaced person n'engagent pas les mêmes obligations.
  3. Séparer les faits — dates, textes, décisions — des qualifications portées par les parties.
  4. Préciser ce que chaque organisation peut faire, et ce qui l'en empêche.
  5. Conclure en distinguant ce qui est établi de ce qui est contesté, sans trancher pour les parties.
  • ▢Ai-je distingué refugee, asylum seeker et migrant ?
  • ▢Ai-je réservé displaced person aux déplacements internes ?
  • ▢Ai-je distingué to sign et to ratify ?
  • ▢Ai-je présenté la sanction comme un instrument, non un jugement ?
  • ▢Ai-je écrit qu'un ceasefire n'est pas un traité de paix ?
  • ▢Ai-je dit ce que chaque organisation peut et ne peut pas faire ?

L'essentiel en 11 points

  • ·refugee : un statut reconnu, qui oblige les États.
  • ·asylum seeker : une demande en cours. migrant : une description de fait.
  • ·internally displaced person : déplacée sans franchir de frontière.
  • ·sovereignty : un État n'est tenu que par ce qu'il a accepté.
  • ·to sign engage un gouvernement ; to ratify intègre au droit interne.
  • ·sanction : un instrument de contrainte non militaire, mot neutre en anglais.
  • ·Un ceasefire arrête les combats : ce n'est pas un traité de paix.
  • ·Le peacekeeping maintient un accord, il ne l'impose pas.
  • ·Les UN : résolutions de l'Assemblée non contraignantes, veto au Conseil.
  • ·NATO : alliance militaire. WHO : santé. WTO : différends commerciaux.
  • ·Employer un mot disputé, c'est prendre position : dire pourquoi on le choisit.
2

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Trois documents à imprimer, 6 pages en tout : le cours, les exercices avec la place pour écrire, et le corrigé détaillé avec son barème.

Au sommaire du cours

  1. 1. Trois mots qu'on emploie l'un pour l'autre
  2. 2. Les relations entre États
  3. 3. Les crises
  4. 4. Les organisations

Conforme au programme officiel · version 2026.1.

3

Exercices corrigés

1

Traduire ou définir en anglais, en une formule courte.

Connaître
  1. a.Un cessez-le-feu
  2. b.L'aide humanitaire
  3. c.Ratifier un traité
  4. d.Une personne déplacée à l'intérieur de son pays
  5. e.Le maintien de la paix
›Voir le corrigé
  1. a. a ceasefire — qui n'est pas un peace agreement.
  2. b. humanitarian aid.
  3. c. to ratify a treaty — l'intégrer au droit interne, souvent par un vote du parlement.
  4. d. an internally displaced person — elle n'a pas franchi de frontière.
  5. e. peacekeeping.
2

*Refugee*, *asylum seeker*, *migrant* ou *displaced person* ? Choisir et justifier.

Appliquer
  1. a.Une personne dont la demande de protection a été acceptée par un État.
  2. b.Une personne qui a déposé une demande et attend la décision.
  3. c.Une personne qui a quitté sa région pour la capitale de son propre pays après un séisme.
  4. d.Une personne qui s'installe à l'étranger pour des raisons professionnelles.
›Voir le corrigé
  1. a. refugee — le statut lui a été reconnu, et il oblige l'État qui l'a accordé.
  2. b. asylum seeker — la demande est en cours, le statut n'est pas encore accordé.
  3. c. internally displaced person — aucune frontière franchie, donc pas de statut de refugee.
  4. d. migrant — c'est une description de fait, sans statut ni demande en jeu.
3

Souveraineté, traités et organisations. Raisonner.

Raisonner
  1. a.Que signifie qu'un État est souverain, au regard de ses obligations ?
  2. b.Un traité signé mais non ratifié oblige-t-il un État ?
  3. c.Les résolutions de l'Assemblée générale des UN sont-elles contraignantes ?
  4. d.Une force de peacekeeping peut-elle imposer la paix ?
  5. e.Que révèle ce point commun entre les trois réponses précédentes ?
›Voir le corrigé
  1. a. Qu'il n'est tenu que par les engagements qu'il a acceptés. La sovereignty est à la fois le principe du droit international et sa limite.
  2. b. Non. La signature engage un gouvernement ; la ratification intègre le texte au droit interne. Sans elle, l'État n'est pas lié.
  3. c. Non : elles ont une portée politique mais n'obligent pas juridiquement.
  4. d. Non. Elle maintient ce sur quoi les parties se sont entendues, dans les limites d'un mandat défini par les États. D'où des situations où elle est présente sans pouvoir intervenir.
  5. e. Que le droit international repose sur le consentement des États, et non sur une autorité supérieure. Chaque réponse ramène à la même chose : rien ne s'impose à un État qui ne l'a pas accepté. C'est ce qui explique à la fois la lenteur de ce droit et sa fragilité.
4

Le choix des mots comme enjeu. Argumenter en anglais et en français.

Argumenter
  1. a.Pourquoi appeler « migrants » des personnes relevant du statut de réfugié a-t-il un effet ?
  2. b.Pourquoi employer « réfugié » pour toute personne en déplacement pose-t-il aussi problème ?
  3. c.Pourquoi le mot sanction est-il neutre en anglais ?
  4. d.Quel débat porte sur l'efficacité des sanctions ?
  5. e.Que doit faire une copie face à ces mots disputés ?
›Voir le corrigé
  1. a. Parce que cela les présente comme relevant d'un choix de déplacement, et affaiblit ce que les États leur doivent. Le mot déplace la question du droit vers celle de la volonté.
  2. b. Parce que cela rend le mot inutilisable là où il protège : si tout déplacement fait un refugee, le statut ne désigne plus rien de précis et perd sa force juridique.
  3. c. Parce qu'il y désigne un instrument — embargo, gel d'avoirs, restrictions — et non un jugement moral. Le français « sanction » porte une charge que l'anglais n'a pas.
  4. d. Ses partisans y voient une alternative à la force. Ses critiques soulignent qu'elle atteint souvent les populations plus que les dirigeants visés.
  5. e. Employer le mot exact et dire pourquoi : nommer le critère qui justifie le choix — fait, demande, ou statut. Une copie qui emploie les termes indifféremment ne décrit pas seulement mal la situation : elle prend position sans le dire.

Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte

  • Distinguer refugee, asylum seeker et migrant5 ptsPerdu si : Les employer indifféremment
  • Réserver displaced person aux déplacements internes3 ptsPerdu si : L'appliquer à un passage de frontière
  • Distinguer signer et ratifier4 ptsPerdu si : Tenir un traité signé pour contraignant
  • Définir la sanction comme un instrument3 ptsPerdu si : En faire un jugement moral
  • Situer les pouvoirs de chaque organisation3 ptsPerdu si : Prêter aux UN un pouvoir contraignant général
  • Justifier le choix d'un terme disputé2 ptsPerdu si : Prendre position sans le dire
4

La méthode

Commenter une crise internationale

  1. 1

    Situer les acteurs : États, organisations internationales, groupes non étatiques.

  2. 2

    Nommer les instruments employés avec le mot exact : treaty, sanction, ceasefire, mediation.

  3. 3

    Distinguer ce qui relève de l'aide humanitaire et ce qui relève de l'action politique.

    Humanitarian aid s'adresse aux personnes, une sanction s'adresse à un État.

  4. 4

    Repérer la question de souveraineté qui se pose derrière l'intervention.

  5. 5

    Conclure sur ce que le document permet d'affirmer, en distinguant les faits des positions.

5

Se tester

AnglaisTerminale
Question 1
Which verb correctly completes the sentence about international relations: 'After decades of tension, the two countries finally _____ a peace treaty in 2022 to end all hostilities.'

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Questions fréquentes

Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux : c'est en quelle classe ?

Ce chapitre est au programme de Anglais au lycée, en classe de Terminale, année du Baccalauréat. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.

Que faut-il savoir sur Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux ?

Relations internationales : alliance, treaty, sanction, diplomacy, sovereignty. Crises : conflict, refugee, humanitarian aid, ceasefire, peacekeeping. Organisations : UN, NATO, WHO, WTO. Les notions à maîtriser sont : sovereignty, treaty, sanction, refugee, UN, NATO.

Où télécharger la fiche PDF de Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux ?

Sur cette page, dans le bloc « Imprimer » : 3 documents à télécharger — le cours, les exercices et le corrigé — soit 6 pages au format A4, prêtes à imprimer. Le téléchargement est gratuit, immédiat, et ne demande ni compte ni adresse e-mail.

Le corrigé de Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux est-il fourni ?

Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.

Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux peut-il tomber au Baccalauréat ?

Ce chapitre fait partie du programme officiel de Terminale, il entre donc dans le périmètre du Baccalauréat. Le sujet exact varie chaque année et aucun chapitre n'est garanti, mais l'ensemble du programme de l'année est susceptible d'être évalué : mieux vaut ne pas parier sur des impasses.

Comment réviser Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux efficacement ?

Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.

Faut-il un compte pour s'entraîner sur Vocabulaire : Géopolitique et enjeux mondiaux ?

Non. Les quiz, les corrections détaillées et les fiches de révision sont accessibles sans créer de compte et sans donner d'adresse e-mail. Le compte gratuit sert uniquement à conserver la progression d'un appareil à l'autre.