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Économie : Les entreprises et leur organisation

Programme en vigueur — arrêtés du 17 janvier 2019, applicable en Seconde depuis la rentrée 2019. Voir le texte

Objectifs de l'entreprise. Valeur ajoutée et répartition. Formes juridiques (SARL, SA, SAS). Stratégies : spécialisation, diversification, intégration. Innovation et créativité (Schumpeter).

La règle d'or

La valeur ajoutée n'est ni le chiffre d'affaires ni le bénéfice : c'est ce qui reste une fois retirées les consommations intermédiaires.

L'erreur que tout le monde fait

Traiter le chiffre d'affaires d'une entreprise comme la richesse qu'elle produit.

Le chiffre d'affaires inclut la valeur de tout ce que l'entreprise a acheté à d'autres pour produire : matières, énergie, services. Additionner les chiffres d'affaires reviendrait à compter plusieurs fois la même production le long de la chaîne, ce que la valeur ajoutée évite précisément, et c'est pourquoi c'est elle qu'on somme pour mesurer la production d'un pays.

Retrancher ce qui a été acheté à d'autres entreprises avant de parler de richesse créée.

Notions à maîtriser

  • valeur ajoutée
  • SARL
  • SA
  • stratégie
  • Schumpeter
  • innovation
  • profit
1

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Fiche de révision

Les entreprises : rôle et organisation

Les entreprises : rôle et organisation 1\. Définition et rôle économique Une entreprise est une organisation qui produit des biens ou services pour répondre à des besoins, en co

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Une entreprise qui vend pour huit cents millions d'euros n'a pas créé huit cents millions de richesse : elle a d'abord acheté ce qu'elle a transformé. Ce qu'elle ajoute vraiment est un résidu, et tout le chapitre tient dans cette soustraction.

1Ce qu'une entreprise crée réellement

Définition

Valeur ajoutée — La valeur ajoutée est la richesse réellement créée par l'entreprise : son chiffre d'affaires diminué de ses consommations intermédiaires, c'est-à-dire de tout ce qu'elle a acheté à d'autres pour produire — matières premières, énergie, services achetés. Elle n'est ni le chiffre d'affaires, ni le bénéfice : elle se situe entre les deux, et c'est elle qu'on additionne pour obtenir la production d'un pays.

Piège

Traiter le chiffre d'affaires d'une entreprise comme la richesse qu'elle produit.

Pourquoi — Le chiffre d'affaires compte tout ce qui a été vendu, y compris la valeur de ce qui a été acheté à d'autres entreprises. L'additionner d'une entreprise à l'autre compterait plusieurs fois la même matière — celle du fournisseur, puis celle du transformateur, puis celle du distributeur. La valeur ajoutée existe précisément pour éviter ce double compte.

Le réflexe — Avant de parler de richesse créée, retrancher ce qui a été acheté ailleurs.

Exemple

Une menuiserie achète pour 500 000 € de bois et de fournitures, et vend pour 800 000 € de meubles. Quelle richesse a-t-elle créée ?

  1. Les 500 000 € sont des consommations intermédiaires : cette valeur existait déjà, créée par le scieur et ses fournisseurs.
  2. On la retranche du chiffre d'affaires :
  3. La menuiserie a donc créé 300 000 € de richesse — c'est ce montant, et non 800 000 €, qui sera partagé entre salaires, impôts et profit.

300 000 € de valeur ajoutée

2Le partage de la valeur ajoutée

Propriété

La valeur ajoutée se répartit entre trois destinataires principaux : les salariés, par les salaires et les cotisations ; les administrations publiques, par les impôts liés à la production ; et l'entreprise elle-même, par ce qui reste — l'excédent, qui servira à rémunérer les apporteurs de capitaux et à investir. Ce partage est un enjeu de conflit : ce qui va à l'un ne va pas à l'autre, et sa répartition se négocie.

3Formes juridiques

Propriété

La forme juridique fixe qui décide, qui prend le risque et jusqu'où. L'entreprise individuelle confond largement le patrimoine du dirigeant et celui de l'activité. La SARL — société à responsabilité limitée — et la SAS limitent la perte des associés à leur apport. La SA — société anonyme — est conçue pour réunir de nombreux actionnaires et permet l'appel public à l'épargne. Ce choix n'est donc pas administratif : il détermine le risque supporté et le mode de décision.

4Stratégies et innovation

Propriété

Une stratégie de spécialisation concentre l'entreprise sur un métier, où elle acquiert une compétence difficile à imiter, au prix d'une dépendance à un seul marché. Une stratégie de diversification répartit le risque sur plusieurs activités, au prix d'une dispersion des moyens. L'intégration consiste à internaliser un fournisseur ou un distributeur, pour sécuriser un approvisionnement ou capter une marge.

Définition

Innovation — Pour l'économiste Schumpeter, l'innovation n'est pas l'invention : c'est la mise en œuvre économique d'une nouveauté. Il en distingue plusieurs formes — nouveau produit, nouveau procédé de production, nouveau débouché, nouvelle source de matières, nouvelle organisation. Il y voit le moteur du capitalisme, par un mouvement de destruction créatrice : l'innovation fait disparaître des activités existantes en même temps qu'elle en crée.

Cette formule de destruction créatrice est descriptive et non morale. Elle dit que les deux mouvements sont liés — le progrès technique supprime des emplois là où il en crée ailleurs —, sans dire que les personnes touchées retrouvent leur situation, ni quand. Confondre le mécanisme et son évaluation est l'erreur d'analyse la plus courante sur ce point.

Analyser la répartition de la valeur ajoutée

  1. Relever le chiffre d'affaires et les consommations intermédiaires.
  2. Calculer la valeur ajoutée par différence.C'est la seule base légitime pour parler de richesse créée.
  3. Répartir entre salariés, administrations publiques et entreprise.
  4. Calculer la part de chacun en pourcentage de la valeur ajoutée, jamais du chiffre d'affaires.
  5. Interpréter : une part n'est pas un jugement ; la comparer dans le temps ou entre secteurs avant de conclure.
  • ▢Ai-je retranché les consommations intermédiaires avant de parler de richesse créée ?
  • ▢Mes pourcentages sont-ils calculés sur la valeur ajoutée et non sur le chiffre d'affaires ?
  • ▢Ai-je distingué valeur ajoutée, chiffre d'affaires et profit ?
  • ▢Ai-je relié la forme juridique — SARL, SA, SAS — au risque supporté ?
  • ▢Ai-je distingué invention et innovation au sens de Schumpeter ?
  • ▢Ai-je présenté la destruction créatrice comme un mécanisme, sans le juger à sa place ?

L'essentiel en 10 points

  • ·VA = chiffre d'affaires − consommations intermédiaires.
  • ·La valeur ajoutée n'est ni le chiffre d'affaires ni le profit.
  • ·Elle existe pour éviter le double compte d'une entreprise à l'autre.
  • ·Elle se partage entre salariés, administrations publiques et entreprise.
  • ·Toute part se calcule sur la valeur ajoutée, jamais sur le chiffre d'affaires.
  • ·SARL et SAS : perte limitée à l'apport. SA : nombreux actionnaires.
  • ·Spécialisation : compétence forte, dépendance à un marché.
  • ·Diversification : risque réparti, moyens dispersés. Intégration : marge captée.
  • ·Schumpeter : l'innovation est la mise en œuvre économique d'une nouveauté.
  • ·Destruction créatrice : un mécanisme décrit, pas un jugement porté.
2

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Fiche PDF — Économie : Les entreprises et leur organisation

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Trois documents à imprimer, 6 pages en tout : le cours, les exercices avec la place pour écrire, et le corrigé détaillé avec son barème.

Au sommaire du cours

  1. 1. Ce qu'une entreprise crée réellement
  2. 2. Le partage de la valeur ajoutée
  3. 3. Formes juridiques
  4. 4. Stratégies et innovation

Conforme au programme officiel · version 2026.1.

3

Exercices corrigés

1

Vocabulaire. Répondre en une phrase précise.

Connaître
  1. a.Définir la valeur ajoutée et écrire sa formule.
  2. b.Qu'est-ce qu'une consommation intermédiaire ?
  3. c.Entre qui la valeur ajoutée se partage-t-elle ?
  4. d.Que limite la responsabilité limitée dans une SARL ?
  5. e.Qu'est-ce que l'innovation selon Schumpeter ?
›Voir le corrigé
  1. a. La richesse réellement créée : VA = chiffre d'affaires − consommations intermédiaires.
  2. b. Tout ce que l'entreprise a acheté à d'autres pour produire : matières, énergie, services.
  3. c. Entre les salariés, les administrations publiques et l'entreprise elle-même.
  4. d. La perte maximale d'un associé, limitée au montant de son apport : son patrimoine personnel n'est pas engagé au-delà.
  5. e. Non l'invention, mais sa mise en œuvre économique — nouveau produit, procédé, débouché, matière ou organisation.
2

Une entreprise réalise 800 000 € de chiffre d'affaires et consomme 500 000 € de biens et services achetés. Elle verse 180 000 € de salaires et cotisations, 30 000 € d'impôts liés à la production.

Calculer
  1. a.Calculer la valeur ajoutée.
  2. b.Calculer la part des salariés dans la valeur ajoutée, en pourcentage.
  3. c.Calculer ce qui reste à l'entreprise, puis sa part.
  4. d.Un élève annonce que les salaires représentent 22,5 % de la richesse créée. Où est son erreur ?
›Voir le corrigé
  1. a. Valeur ajoutée :
  2. Soit 300 000 €.
  3. b. Part des salariés :
  4. Soit 60 % de la valeur ajoutée.
  5. c. Ce qui reste :
  6. Soit 90 000 €, c'est-à-dire :
  7. 30 % de la valeur ajoutée.
  8. d. Il a divisé les salaires par le chiffre d'affaires au lieu de la valeur ajoutée :
  9. Le résultat n'est pas une part de la richesse créée, puisque le dénominateur inclut ce qui a été acheté ailleurs. La part réelle est de 60 %.
3

Formes juridiques et stratégies. Choisir et justifier.

Raisonner
  1. a.Trois amis créent une activité et veulent protéger leur patrimoine personnel. Quelle forme leur conseiller ?
  2. b.Une entreprise veut lever des fonds auprès de nombreux actionnaires. Quelle forme ?
  3. c.Un fabricant de skis envisage de produire aussi des vélos. Nommer la stratégie et son avantage.
  4. d.Le même fabricant rachète son fournisseur de fixations. Nommer la stratégie et son but.
  5. e.Quel risque la spécialisation fait-elle courir ?
›Voir le corrigé
  1. a. Une SARL ou une SAS : la perte de chaque associé est limitée à son apport.
  2. b. Une SA, conçue pour réunir de nombreux actionnaires et permettant l'appel public à l'épargne.
  3. c. La diversification : elle répartit le risque sur plusieurs marchés, l'un pouvant compenser le repli de l'autre.
  4. d. L'intégration : elle sécurise l'approvisionnement et permet de capter la marge que réalisait le fournisseur.
  5. e. Une dépendance à un seul marché : un hiver sans neige ou un changement de mode frappe l'entreprise entière, sans activité de compensation.
4

L'innovation et ses effets. Analyser.

Argumenter
  1. a.Pourquoi Schumpeter distingue-t-il invention et innovation ?
  2. b.Citer trois formes d'innovation autres que le nouveau produit.
  3. c.Qu'appelle-t-il destruction créatrice ?
  4. d.Cette formule signifie-t-elle que chacun retrouve une situation équivalente ? Justifier.
  5. e.En quoi confondre le mécanisme et son évaluation est-il une faute d'analyse ?
›Voir le corrigé
  1. a. Parce qu'une invention peut rester sans effet économique. L'innovation commence à sa mise en œuvre sur un marché : c'est l'usage, non l'idée, qui transforme l'économie.
  2. b. Un nouveau procédé de production, un nouveau débouché, une nouvelle source de matières — ou une nouvelle organisation.
  3. c. Le mouvement par lequel l'innovation fait disparaître des activités existantes en même temps qu'elle en crée de nouvelles.
  4. d. Non. La formule dit que les deux mouvements sont liés ; elle ne dit rien sur le sort des personnes touchées, ni sur le délai. Les emplois créés ne le sont pas nécessairement au même endroit, ni pour les mêmes qualifications.
  5. e. Parce que décrire un mécanisme et juger ses effets sont deux opérations distinctes. Tirer de la destruction créatrice la conclusion que tout finit par s'équilibrer revient à faire dire à une description ce qu'elle ne contient pas. Une analyse rigoureuse expose le mécanisme, puis les effets constatés, puis seulement le débat.

Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte

  • Calculer la valeur ajoutée par différence5 ptsPerdu si : Assimiler chiffre d'affaires et richesse créée
  • Calculer des parts sur la bonne base4 ptsPerdu si : Diviser par le chiffre d'affaires
  • Nommer les trois destinataires du partage3 ptsPerdu si : Oublier les administrations publiques
  • Relier forme juridique et risque supporté3 ptsPerdu si : Traiter le choix comme une formalité
  • Distinguer invention et innovation3 ptsPerdu si : Confondre l'idée et sa mise en œuvre
  • Présenter la destruction créatrice sans la juger2 ptsPerdu si : En tirer que tout finit par s'équilibrer
4

La méthode

Analyser la répartition de la valeur ajoutée

  1. 1

    Calculer la valeur ajoutée à partir du chiffre d'affaires et des consommations intermédiaires.

  2. 2

    Recenser ceux entre qui elle se partage : salariés, administrations, prêteurs, propriétaires.

  3. 3

    Calculer la part revenant à chacun et l'exprimer en pourcentage.

    Le partage se lit en parts, pas en montants, si l'on veut comparer deux entreprises.

  4. 4

    Repérer ce qui reste à l'entreprise pour investir.

  5. 5

    Conclure sur ce que ce partage permet ou empêche pour son avenir.

5

Se tester

Sciences Économiques et SocialesSeconde
Question 1
Lors d’un voyage sur Mars dans 10 ans, l’astronaute Javier envisage de créer une entreprise sous la forme juridique d’une SARL pour exploiter des drones de maintenance des infrastructures martiennes. Il a entendu dire que cette forme juridique offre des avantages spécifiques. Parmi les propositions suivantes, laquelle est VRAIE concernant une SARL ?

Aucun compte requis — réponds, la correction s'affiche aussitôt.

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1 contrôle sur ce chapitre, chacun avec sa durée, son barème sur vingt et un corrigé qui explique chaque réponse.

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Questions fréquentes

Économie : Les entreprises et leur organisation : c'est en quelle classe ?

Ce chapitre est au programme de Sciences Économiques et Sociales au lycée, en classe de Seconde. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.

Que faut-il savoir sur Économie : Les entreprises et leur organisation ?

Objectifs de l'entreprise. Valeur ajoutée et répartition. Formes juridiques (SARL, SA, SAS). Stratégies : spécialisation, diversification, intégration. Innovation et créativité (Schumpeter). Les notions à maîtriser sont : valeur ajoutée, SARL, SA, stratégie, Schumpeter, innovation.

Où télécharger la fiche PDF de Économie : Les entreprises et leur organisation ?

Sur cette page, dans le bloc « Imprimer » : 3 documents à télécharger — le cours, les exercices et le corrigé — soit 6 pages au format A4, prêtes à imprimer. Le téléchargement est gratuit, immédiat, et ne demande ni compte ni adresse e-mail.

Le corrigé de Économie : Les entreprises et leur organisation est-il fourni ?

Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.

Comment réviser Économie : Les entreprises et leur organisation efficacement ?

Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.

Faut-il un compte pour s'entraîner sur Économie : Les entreprises et leur organisation ?

Non. Les quiz, les corrections détaillées et les fiches de révision sont accessibles sans créer de compte et sans donner d'adresse e-mail. Le compte gratuit sert uniquement à conserver la progression d'un appareil à l'autre.