Programme en vigueur — arrêtés du 17 janvier 2019, applicable en Première depuis la rentrée 2019. Voir le texte
Étude d'une œuvre intégrale au programme officiel (ex. Manon Lescaut, La Peau de Chagrin, Sido/Les Vrilles de la vigne). Parcours associé (ex. 'Personnages en marge', 'La nature, entre évasion et connaissance'). Méthode : explication linéaire d'extraits, mise en relation de l'œuvre avec son contexte historique et littéraire. Question de grammaire sur un extrait (syntaxe, valeur d'un temps ou d'un mode). Dissertation sur une œuvre : problématiser, argumenter avec des exemples précis.
La règle d'or
Un exemple ne devient un argument qu'après un « si bien que » : sans lui, la copie cite l'œuvre sans jamais s'en servir.
L'erreur que tout le monde fait
Traiter un sujet de dissertation en racontant l'œuvre dans l'ordre du récit.
Le jour de l'épreuve, personne ne demande de raconter l'histoire : on demande si le personnage est un modèle, si le roman doit plaire, si la marge éclaire le centre. L'œuvre n'est pas le sujet, elle est le réservoir d'exemples — et un réservoir rangé dans l'ordre du récit ne sert à rien.
Ranger ses citations par thème et non par chapitre, dès la lecture. Six citations sûres et annotées valent mieux que trente approximatives.
Étudier un roman en première ne consiste pas à le connaître, mais à savoir s'en servir. Le jour de l'épreuve, personne ne demandera de raconter l'histoire : on demandera si le personnage est un modèle, si le roman doit plaire, si la marge éclaire le centre. L'œuvre devient alors un réservoir d'exemples — et un réservoir mal rangé ne sert à rien.
1L'œuvre et son parcours
Définition
parcours associé — Chaque œuvre au programme est accompagnée d'un parcours — une formule courte qui pose une question à l'œuvre et désigne un ensemble de textes complémentaires. Le parcours n'est pas un second programme : c'est l'angle sous lequel l'œuvre doit être lue. Une dissertation porte toujours sur les deux, et un devoir qui ne cite que l'œuvre traite la moitié du sujet.
L'œuvre fournit les exemples, le parcours fournit la question.
Les œuvres changent tous les deux ou trois ans, la méthode non. Ont figuré au programme Manon Lescaut de l'abbé Prévost (1731), avec le parcours « Personnages en marge, plaisirs du romanesque » ; La Peau de chagrin de Balzac (1831), avec « Les romans de l'énergie : création et destruction » ; Sido et Les Vrilles de la vigne de Colette, avec « La célébration du monde ». Quelle que soit l'œuvre inscrite l'année où vous passez l'épreuve, ce qu'on attend est identique : une connaissance précise — scènes, personnages, formules — et la capacité à la mettre au service d'une question.
2Ce qu'on interroge dans un roman
Règle
Quatre entrées reviennent dans presque tous les sujets. Le personnage : est-il un modèle, un cas, une énigme ? Le narrateur et le point de vue : qui raconte, que sait-il, et que cache ce choix ? La construction : quel ordre, quelles ellipses, quels retours ? Et la visée : le roman veut-il plaire, instruire, dénoncer, ou refuse-t-il de choisir ? Un sujet de dissertation entre presque toujours par l'une de ces quatre portes.
Définition
personnage romanesque — Un personnage n'est pas une personne : c'est un effet de texte, construit par un nom, un portrait, des paroles, des actes, et le regard des autres. L'analyser, c'est démonter cette construction — repérer ce que le texte montre, ce qu'il tait, et à quel moment il choisit de révéler. Un personnage dont on sait tout dès la première page n'a plus rien à devenir.
Le point de vue est l'outil le plus rentable de l'objet d'étude, parce qu'il produit des analyses que personne ne trouve par hasard. Un narrateur omniscient installe un monde solide et jugeable ; un narrateur interne enferme le lecteur dans une conscience et l'empêche de juger. Un roman à la première personne où le narrateur est aussi le coupable — c'est le dispositif de Manon Lescaut — met le lecteur en position d'être manipulé, et c'est ce dispositif qui est le sujet du livre.
Piège
Écrire « l'auteur pense que… » à propos d'un roman.
Pourquoi — rien n'autorise à prêter à un romancier les pensées de son narrateur, encore moins celles de ses personnages. Entre l'auteur et le lecteur se tiennent un narrateur et une fiction, et le roman existe précisément pour maintenir cette distance.
Le réflexe — écrire le narrateur, le récit, le texte. Le nom de l'auteur ne s'emploie que pour un fait vérifiable hors du roman : une date, une préface, une déclaration.
Définition
incipit et excipit — L'incipit est l'ouverture du roman, l'excipit sa clôture. Ce sont les deux pages qu'un sujet convoque le plus souvent, parce qu'elles font un travail que les autres ne font pas. L'incipit doit informer — un lieu, une époque, un personnage —, intriguer, et surtout passer un pacte de lecture : la première phrase annonce le genre, le ton et la distance du narrateur, donc ce que le lecteur a le droit d'attendre. L'excipit, lui, referme ou refuse de refermer : un destin accompli, une question laissée ouverte, un retour à l'incipit qui donne au roman la forme d'un cercle. Comparer les deux dans une dissertation est presque toujours rentable — c'est là que se mesure le chemin parcouru par le personnage.
Le temps du récit est le second outil que les copies n'emploient jamais, et qui distingue immédiatement une analyse d'un résumé. Deux questions suffisent. L'ordre : le récit suit-il la chronologie, ou la casse-t-il par un retour en arrière — une analepse — ou par une anticipation — une prolepse ? La vitesse : le roman peut expédier dix ans en une phrase — un sommaire —, sauter une période entière sans le dire — une ellipse —, ou étirer trois minutes sur huit pages — une scène, voire une pause descriptive. Un romancier ralentit là où il veut qu'on s'arrête : la vitesse du récit désigne, à elle seule, ce que l'œuvre tient pour important.
Exemple
Comment transformer une connaissance de l'œuvre en argument de dissertation, sur le sujet « Le personnage de roman doit-il être un modèle ? »
L'exemple brut : « Des Grieux, dans Manon Lescaut, triche au jeu, vole et laisse mourir un homme. »
Ce qui manque : rien n'est encore démontré. Un correcteur lit un résumé, pas un argument.
L'argument : « Le récit confie la narration à Des Grieux lui-même, qui présente chacune de ses fautes comme une conséquence de sa passion. Le lecteur reçoit donc la faute et son excuse dans la même phrase. »
La conclusion partielle : « Le roman ne propose pas un modèle : il installe le lecteur dans une position où juger devient inconfortable — et c'est là son objet. »l'exemple n'a servi qu'une fois la question posée : c'est l'ordre qu'il faut tenir.
un fait de l'œuvre, un dispositif narratif nommé, une réponse au sujet
3Lire l'œuvre pour l'épreuve
Un carnet de lecture qui serve vraiment
Noter les seuils : la première page, le moment où tout bascule, la dernière page. Ce sont les trois passages qu'un sujet demandera presque toujours.
Relever six à huit citations, avec la page — pas cinquante. Un carnet trop plein ne se relit pas, et l'on n'a besoin que de quelques formules sûres.
Écrire deux lignes après chaque partie : ce que le personnage a compris, ce qu'il ignore encore.c'est cet écart, accumulé, qui donnera la matière d'une dissertation.
Noter deux questions sans réponse. Ce sont elles qui font les meilleures problématiques, et les meilleures réponses d'entretien.
Quatre entrées, et pas un résumé.
L'intertextualité — les échos d'une œuvre à l'autre — n'est pas une érudition de spécialiste : c'est un fait de lecture ordinaire, et le parcours associé est fait pour cela. Un roman qui met en scène un jeune provincial montant à Paris se souvient de Balzac, qu'il le veuille ou non. Repérer l'écho vaut mieux que l'ignorer ; encore faut-il dire ce qu'il apporte, et non se contenter de le signaler.
Situer l'œuvre dans son contexte historique et littéraire rapporte des points à condition de rester précis. Le roman réaliste du XIXe siècle veut donner à voir la société entière et documente ses milieux ; le naturalisme de Zola y ajoute une ambition scientifique, l'hérédité et le milieu expliquant l'individu ; le roman d'apprentissage suit une formation, de l'illusion à la lucidité ; le nouveau roman du XXe siècle défait le personnage, l'intrigue et la psychologie, jugés conventionnels. Une seule phrase de contexte, exacte et reliée à l'œuvre, vaut mieux qu'un paragraphe de généralités sur le siècle.
4Les exercices attendus sur l'œuvre
L'explication linéaire d'un extrait
Situer en deux phrases : à quel moment du roman l'extrait se place, et ce qui vient de se produire. Pas davantage — le résumé n'est pas l'exercice.
Lire à voix haute. À l'oral de l'EAF la lecture est notée ; en travail personnel, elle fait entendre les ruptures de rythme que l'œil saute.
Découper en mouvements : deux ou trois. Un mouvement se justifie par un fait de texte — un changement de temps, de point de vue, de niveau de langue, l'entrée d'un personnage — jamais par un nombre de lignes.
Annoncer un projet de lecture : la question à laquelle l'explication répondra. C'est elle qui sépare une explication d'une paraphrase bien rangée.
Suivre l'ordre du texte, mouvement par mouvement : citer court, nommer le procédé, puis dire son effet. Cet ordre imposé est toute la difficulté de l'exercice, et sa règle.
Conclure sur l'extrait, non sur le roman entier : ce que ce passage fait avancer, et ce qu'il éclaire du parcours.
Règle
À l'oral, l'explication est suivie d'une question de grammaire portant sur une phrase de l'extrait, notée deux points. Trois demandes reviennent. L'analyse syntaxique : délimiter les propositions, dire la nature et la fonction de chacune — indépendante, principale, subordonnée relative, complétive ou circonstancielle. La valeur d'un temps ou d'un mode : un imparfait peut être descriptif, itératif ou d'arrière-plan ; un conditionnel, temps du futur dans le passé ou mode de l'hypothèse. Enfin les transformations : négation, interrogation, mise en relief. On répond en trois temps — je délimite, je nomme, je justifie par une manipulation — et l'on cite la phrase telle qu'elle est écrite.
Les deux points de la question de grammaire sont les plus faciles de l'épreuve, et les plus souvent perdus : on peut les préparer entièrement à l'avance, puisque le corpus des phrases possibles est celui des textes étudiés dans l'année. Le geste utile est mécanique : pour chacun de vos textes, choisir deux phrases longues et les analyser une fois, par écrit. Une heure de travail pour deux points sûrs, c'est le meilleur rendement de toute la première.
Règle
Nommer un registre est utile à condition de le prouver par un fait de langue. Le pathétique cherche l'émotion devant le malheur : lexique de la souffrance, exclamations, gros plan sur un corps. Le tragique ajoute l'irrémédiable — le personnage sait, et ne peut rien. L'ironique dit le contraire de ce qu'il pense et suppose un lecteur complice. L'épique grandit : hyperboles, pluriels, comparaisons guerrières, un individu qui vaut pour une foule. Un roman réaliste peut basculer dans l'épique le temps d'une page — Zola le fait pour une mine, une locomotive, un grand magasin — et ce basculement est presque toujours le meilleur passage à commenter.
Le jour de l'épreuve, l'œuvre n'est pas sur la table : il faut donc citer de mémoire, et cela s'organise. Apprenez cinq à huit formules courtes — une demi-ligne, jamais un paragraphe —, choisies parce qu'elles sont utilisables sur plusieurs sujets. Pour tout le reste, le renvoi précis vaut la citation : nommer la scène, le chapitre, le geste exact d'un personnage prouve la lecture aussi sûrement qu'une phrase entre guillemets. Ce qu'un correcteur sanctionne, ce n'est pas l'absence de guillemets, c'est le flou — « à un moment du roman », « le personnage principal » — qui laisse penser qu'on a lu un résumé.
▢Ai-je lu l'œuvre en entier, et non un résumé ?
▢Puis-je citer six passages précis, avec leur place dans le livre ?
▢Ai-je distingué l'auteur du narrateur dans chacune de mes phrases ?
▢Sais-je nommer le point de vue dominant, et dire ce qu'il interdit au lecteur ?
▢Ai-je au moins deux textes du parcours utilisables en comparaison ?
▢Chacun de mes exemples répond-il à la question posée, ou raconte-t-il seulement ?
L'essentiel en 7 points
·Le parcours est l'angle sous lequel l'œuvre doit être lue — pas un second programme.
·Un sujet porte sur l'œuvre ET le parcours : l'une fournit les exemples, l'autre la question.
·Narrateur ≠ auteur. Écrire « le récit », « le texte », jamais « l'auteur pense ».
·Un personnage est un effet de texte : un nom, des actes, un silence.
·Le point de vue s'analyse par ce qu'il interdit au lecteur.
·Un exemple ne devient un argument qu'après « si bien que ».
·Six citations sûres et annotées valent mieux que trente approximatives.
2
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Fiche PDF — Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme)
Gratuit · sans compte
Trois documents à imprimer, 7 pages en tout : le cours, les exercices avec la place pour écrire, et le corrigé détaillé avec son barème.
a.Un sujet de dissertation porte-t-il sur l'œuvre seule, sur le parcours seul, ou sur les deux ?
b.D'où viennent les exemples ? D'où vient la question ?
c.Que risque un devoir qui ne cite que l'œuvre ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. Sur les deux. Le sujet est formulé à partir de l'œuvre et de son parcours associé.
b. Les exemples viennent d'abord de l'œuvre, lue en entier ; la question, l'angle, viennent du parcours.
Les textes complémentaires du parcours fournissent des points de comparaison — utiles surtout en troisième partie.
c. Il traite la moitié du sujet, et le correcteur le voit immédiatement à l'absence de tout autre texte.
À l'inverse, un devoir qui ne cite que le parcours prouve qu'on n'a pas lu l'œuvre.
L'équilibre attendu : l'œuvre au cœur, le parcours pour élargir.
2
Auteur ou narrateur ?
Réviser
a.Corriger : « L'auteur veut nous montrer que la passion rend aveugle. »
b.Corriger : « Prévost condamne son personnage. »
c.Dans quel cas peut-on légitimement nommer l'auteur ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. « Le récit multiplie les décisions que le narrateur présente comme inévitables, si bien que la passion apparaît moins comme un choix que comme une force. »
b. « Le récit ne condamne pas explicitement : c'est l'accumulation des conséquences, et non un jugement du narrateur, qui accable le personnage. »
Les deux corrections gardent l'interprétation ; elles la fondent sur le texte au lieu de la prêter à un homme.
c. Pour un fait vérifiable hors de la fiction : la date de publication, une préface, l'appartenance à un cycle, une déclaration.
En somme : l'auteur pour l'histoire littéraire, le narrateur pour le texte.
Cette discipline n'est pas une coquetterie : elle empêche de confondre ce que le roman montre et ce qu'on croit qu'il pense.
3
Du fait de récit à l'argument
Écrire
a.Choisir un fait précis de l'œuvre que vous étudiez, et l'écrire en une phrase.
b.Le transformer en argument répondant à la question : « Le roman doit-il plaire ou instruire ? »
c.Vérifier que le paragraphe ne raconte pas.
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
La réponse dépend de l'œuvre ; ce qui s'évalue est la transformation.
Le fait doit être court, situé et vérifiable : une scène, une phrase, une décision.
L'argument ajoute ce que le fait prouve : un dispositif narratif, une construction, un effet sur le lecteur.
La phrase pivot commence par « si bien que », « de sorte que », « ce qui place le lecteur… ».
c. Test : masquer la première phrase. Si le paragraphe reste compréhensible pour qui n'a pas lu le livre, c'est un argument.
S'il devient incompréhensible, c'est que tout reposait sur le récit — donc sur du résumé.
Ce test vaut pour toute dissertation littéraire, quelle que soit l'œuvre.
4
Le point de vue et ses effets
Interpréter
a.Quel est le point de vue dominant de l'œuvre que vous étudiez ? Le justifier par une phrase du texte.
b.Qu'est-ce que ce choix interdit au lecteur ?
c.Imaginer l'effet inverse : que changerait un narrateur omniscient ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. La réponse dépend de l'œuvre. Elle doit s'appuyer sur une phrase où le savoir du narrateur se laisse mesurer.
Les formules révélatrices : je ne sus jamais, il semblait que, sans savoir que — chacune situe une limite.
b. C'est la question qui rapporte. Un point de vue interne interdit de juger de l'extérieur, et prive le lecteur de ce que le personnage ignore.
Un point de vue omniscient interdit la surprise : le lecteur en sait toujours assez pour anticiper.
c. Avec un narrateur omniscient, un récit de passion deviendrait un cas à étudier plutôt qu'une expérience à partager.
Le lecteur pourrait juger — et c'est précisément ce que beaucoup de romans à la première personne cherchent à lui rendre impossible.
Formuler cette hypothèse contrefactuelle est l'une des façons les plus sûres de prouver qu'on a compris un dispositif.
5
Mobiliser le parcours
Raisonner
a.Citer deux textes du parcours associé étudiés cette année.
b.Pour chacun, dire ce qu'il apporte que l'œuvre seule n'apportait pas.
c.Où placer ces textes dans un plan en trois parties ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. La réponse dépend du parcours ; deux suffisent, à condition de les connaître précisément.
b. Un texte du parcours sert soit à confirmer — le même dispositif ailleurs, donc pas un hasard —, soit à contraster.
Le second usage est le plus rentable : montrer qu'un autre auteur a traité la même question autrement fait apparaître le choix de l'œuvre comme un choix.
c. Rarement en première partie, qui doit établir la lecture immédiate de l'œuvre.
Idéalement en deuxième ou troisième partie, là où l'on nuance et où l'on élargit.
Un texte du parcours plaqué en introduction ne prouve rien ; le même, employé pour contraster en troisième partie, vaut plusieurs points.
6
Préparer six citations
Écrire
a.Sélectionner six citations de l'œuvre étudiée, en veillant à couvrir des moments et des thèmes différents.
b.Pour chacune, écrire en une ligne ce qu'elle permet de démontrer.
c.Pourquoi six plutôt que trente ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. La sélection doit couvrir : l'incipit, la bascule, la fin, et trois moments liés au parcours.
Chaque citation doit être courte — une ligne, deux au plus — et sue exactement.
b. L'annotation en une ligne est le vrai travail : « prouve que le narrateur excuse ce qu'il raconte », « montre que le décor juge à la place du personnage ».
Une citation sans annotation ne se réemploie pas : le jour de l'épreuve, on ne se souvient plus de ce qu'on voulait en faire.
c. Parce que six citations sûres valent mieux que trente approximatives : une citation fausse entre guillemets coûte des points.
Et parce qu'une dissertation en emploie rarement plus de cinq ou six : au-delà, on cite au lieu de démontrer.
Le critère de sélection est la polyvalence : garder celles qui peuvent servir à plusieurs sujets.
Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte
Une connaissance précise de l'œuvre : scènes, personnages, formules5 ptsPerdu si : Des généralités qui vaudraient pour n'importe quel roman
Distinguer auteur et narrateur3 ptsPerdu si : « L'auteur veut nous montrer que… »
Transformer chaque exemple en argument5 ptsPerdu si : Un paragraphe de résumé
Mobiliser au moins deux textes du parcours4 ptsPerdu si : Un devoir qui ignore le parcours
Des citations exactes et une langue correcte3 ptsPerdu si : Une citation approximative entre guillemets
4
La méthode
Transformer un exemple en argument
1
Choisir un passage précis et le citer brièvement.
2
Nommer ce que le texte y fait : un point de vue, un silence, une répétition.
3
Écrire « si bien que », puis dire ce que ce procédé démontre.
4
Relier cette démonstration à la question que pose le sujet.
5
Se tester
Touches 1 à 4
FrançaisPremière
Question 1
Dans 'Manon Lescaut', le chevalier Des Grieux écrit : 'Je me trouvai dans une situation si étrange, que je ne savais plus si j'étais homme ou bien rêve.' Le professeur demande d'analyser la valeur du mode du verbe 'savais'. Quel temps et quel mode sont utilisés ici, et quelle est leur valeur dominante ?
Aucun compte requis — réponds, la correction s'affiche aussitôt.
Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme) : c'est en quelle classe ?+
Ce chapitre est au programme de Français au lycée, en classe de Première, année du Bac de français. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.
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Étude d'une œuvre intégrale au programme officiel (ex. Manon Lescaut, La Peau de Chagrin, Sido/Les Vrilles de la vigne). Parcours associé (ex. 'Personnages en marge', 'La nature, entre évasion et connaissance'). Méthode : explication linéaire d'extraits, mise en relation de l'œuvre avec son contexte historique et littéraire. Question de grammaire sur un extrait (syntaxe, valeur d'un temps ou d'un mode). Dissertation sur une œuvre : problématiser, argumenter avec des exemples précis. Les notions à maîtriser sont : roman programme, parcours associé, explication linéaire, dissertation sur œuvre, personnage romanesque, intertextualité.
Où télécharger la fiche PDF de Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme) ?+
Sur cette page, dans le bloc « Imprimer » : 3 documents à télécharger — le cours, les exercices et le corrigé — soit 7 pages au format A4, prêtes à imprimer. Le téléchargement est gratuit, immédiat, et ne demande ni compte ni adresse e-mail.
Le corrigé de Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme) est-il fourni ?+
Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.
Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme) peut-il tomber au Bac de français ?+
Ce chapitre fait partie du programme officiel de Première, il entre donc dans le périmètre du Bac de français. Le sujet exact varie chaque année et aucun chapitre n'est garanti, mais l'ensemble du programme de l'année est susceptible d'être évalué : mieux vaut ne pas parier sur des impasses.
Comment réviser Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme) efficacement ?+
Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.
Faut-il un compte pour s'entraîner sur Œuvre et parcours : Le roman (œuvre au programme) ?+
Non. Les quiz, les corrections détaillées et les fiches de révision sont accessibles sans créer de compte et sans donner d'adresse e-mail. Le compte gratuit sert uniquement à conserver la progression d'un appareil à l'autre.
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