Physique-Chimie · 3ème · Contrôle Approfondi
Niveau 3 sur 3 · ApprofondiMécanique — Mouvements et référentiels
Le niveau Approfondi évalue le chapitre sur les mouvements et les référentiels sans aucune aide : interpréter un graphique de vitesse et dire ce qu'il ne permet pas de conclure, corriger les erreurs de raisonnement d'une copie, transférer le cours à quatre situations nouvelles, et résoudre une tâche complexe sur la distance d'arrêt à partir d'une chronophotographie.
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Ce que ce niveau évalue
- Repérer une erreur et la corriger
- Raisonner et justifier
- Transférer ses connaissances
- Résoudre une tâche complexe
- Un graphique de vitesse interprété, avec ses limites
- Les erreurs de raisonnement d’une copie, repérées et corrigées
- Le cours appliqué à des situations nouvelles
- Une tâche complexe sur la distance d’arrêt, à partir d’une chronophotographie
Avant de commencer
- Une erreur se corrige en deux temps : dire ce qui est faux, puis écrire ce qui est juste.
- Un graphique de vitesse donne une valeur, pas une direction.
- Dans une tâche complexe, relève d’abord les données utiles de chaque document.
- Une conclusion répond à la question posée, avec les chiffres qui la prouvent.
Exercice 1 — Ce que dit un graphique de vitesse
4 pts · 10 minRaisonner et justifier
Le document 1 donne la valeur de la vitesse d’une voiture au cours du temps. Réponds en justifiant chaque affirmation.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Valeur de la vitesse d’une voiture, lue sur son compteur, en fonction du temps. Source : Graphique construit pour ce contrôle.
1.On relève toutes les secondes, de 0 à 14 s, les positions de cette voiture sur une chronophotographie. Décris comment évolue l’espacement entre deux positions voisines, phase par phase.
1 ptVoir la correction
De 0 à 4 s, l’espacement augmente (mouvement accéléré) ; de 4 à 10 s, il reste constant (uniforme) ; de 10 à 14 s, il diminue jusqu’à ce que les dernières positions se confondent, à l’arrêt.
Graphique et chronophotographie disent la même chose autrement : une vitesse qui augmente se lit par des écarts qui grandissent.
2.Entre 4 et 10 s, Tom conclut : « Les forces se compensent. » Que faudrait-il savoir de plus pour l’affirmer ? Pourquoi le graphique ne suffit-il pas ?
1.5 ptVoir la correction
Il faudrait savoir que la route est droite. Le graphique ne donne que la valeur de la vitesse, pas sa direction : dans un virage pris à 72 km/h, la direction change et les forces ne se compensent pas.
Le vecteur vitesse porte une direction que le compteur n’affiche pas ; un mouvement circulaire uniforme n’entre pas dans le principe d’inertie.
3.En supposant la route droite, calcule la distance parcourue par la voiture entre 4 et 10 s.
1.5 ptVoir la correction
72 km/h correspondent à m/s ; pendant 6 s : m.
La durée est en secondes : on convertit d’abord la vitesse en m/s, puis on applique .
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Multiplier directement 72 km/h par 6 s : des km/h et des secondes ne donnent aucune unité de distance.
- Croire qu’une vitesse constante suffit pour que les forces se compensent : le mouvement doit aussi être rectiligne.
- Décrire l’espacement de 10 à 14 s comme croissant parce que la voiture « fait quelque chose » : elle ralentit, les écarts diminuent.
Exercice 2 — La copie de Théo
4 pts · 10 minRepérer une erreur et la corriger
Théo décrit une sortie à la montagne dans le document 2. Sa copie contient quatre erreurs ; une phrase est juste. Pour chaque erreur, indique la ligne, explique ce qui est faux et écris ce qu’il fallait dire.
- Le skieur descend la piste en ligne droite à vitesse constante : aucune force ne s’exerce sur lui.
- Assise sur le télésiège, Nina est immobile : c’est une certitude, elle ne bouge pas.
- La cabine du téléphérique monte en ligne droite à vitesse constante : les forces qui s’exercent sur elle se compensent.
- Sur le lac gelé, la pierre lancée continue de glisser parce que la poussée du lanceur l’accompagne.
- Le cycliste a monté les 33 km du col en 2 h 45 min : 33 ÷ 2,45 ≈ 13,5 km/h.
Source : Copie rédigée pour ce contrôle : elle contient des erreurs volontaires.
Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :
1.Ligne 1 — « aucune force » écrit à la place de « les forces se compensent ».
1 ptVoir la correction
Le mouvement est rectiligne uniforme, donc les forces se compensent : elles existent, le poids du skieur par exemple, mais leurs effets s’annulent. Il fallait écrire : « les forces qui s’exercent sur lui se compensent ».
Le principe d’inertie parle de forces compensées : leur somme est nulle, mais aucune n’a disparu.
2.Ligne 2 — Nina déclarée « immobile » sans qu’on sache par rapport à quoi.
1 ptVoir la correction
Nina est immobile dans le référentiel du télésiège, mais en mouvement dans le référentiel terrestre. Il fallait écrire : « Dans le référentiel du télésiège, Nina est immobile. »
L’immobilité n’est pas une propriété de l’objet seul : elle n’a de sens que par rapport à un référentiel nommé.
3.Ligne 4 — une force imaginée pour entretenir le mouvement.
1 ptVoir la correction
Une fois lâchée, la pierre n’est plus poussée : elle continue de glisser d’après le principe d’inertie, et ralentit à cause des frottements. Une force ne sert pas à entretenir un mouvement, elle sert à le modifier.
C’est l’intuition fausse du chapitre : ce qui exige une cause, c’est le changement de mouvement, pas le mouvement.
4.Ligne 5 — 2 h 45 min tapées « 2,45 » dans la calculatrice.
1 ptVoir la correction
Il faut convertir : 45 min, c’est 0,75 h ; le trajet a donc duré 2,75 h, d’où une vitesse de 12 km/h et non 13,5.
45 minutes font les trois quarts d’une heure, soit 0,75 h : le résultat de Théo est plausible, et faux.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Signaler la ligne 3 comme fausse : un mouvement rectiligne uniforme suffit à conclure que les forces se compensent.
- Repérer l’erreur de la ligne 5 sans refaire le calcul juste.
- Corriger la ligne 1 par « il n’y a pas de force puisqu’il va tout droit » : c’est la même erreur.
Exercice 3 — Quatre situations nouvelles
4 pts · 11 minTransférer ses connaissances
Réponds à chaque question par un raisonnement rédigé.
1.Dans un TGV, un passager regarde par la fenêtre et dit : « Ce sont les arbres qui défilent. » Décris le mouvement d’un arbre dans le référentiel du train. Le passager a-t-il tort ?
1 ptVoir la correction
Dans le référentiel du train, l’arbre a un mouvement rectiligne, de sens opposé à celui du train. Le passager n’a pas tort : sa description vaut dans le référentiel du train, comme « le train avance » vaut dans le référentiel terrestre.
Changer de référentiel change la description ; aucune des deux n’est plus vraie, elles répondent à deux questions différentes.
2.Sur une table à coussin d’air, un palet lancé garde sa vitesse ; sur le sol de la cour, le même palet s’arrête vite. Que montre cette comparaison à propos de l’idée « il faut une force pour qu’un objet continue d’avancer » ?
1 ptVoir la correction
Que cette idée est fausse : sans frottements, le palet continue seul à vitesse constante. Sur le sol, il ralentit parce que les frottements agissent sur lui : une force modifie le mouvement, elle n’est pas nécessaire pour l’entretenir.
Les frottements, présents partout au quotidien, donnent l’illusion qu’un mouvement s’épuise de lui-même.
3.Un TGV roule à 300 km/h pendant la plus grande partie de son trajet, mais sa vitesse moyenne est plus faible. Explique comment c’est possible.
1 ptVoir la correction
La vitesse moyenne est la distance totale divisée par la durée totale : les démarrages, les ralentissements et les arrêts en gare allongent la durée sans ajouter beaucoup de distance.
La vitesse moyenne porte sur tout le trajet ; elle ne dit rien de la vitesse affichée à un instant donné.
4.Léna calcule la vitesse d’un piéton qui parcourt 1 000 m en 12 min. Elle tape 1 000 ÷ 12 et annonce « 83,3 km/h ». Montre, sans refaire son calcul, que ce résultat est absurde, puis trouve la vitesse juste en km/h.
1 ptVoir la correction
Un piéton marche à environ 5 km/h : 83,3 km/h est une vitesse de voiture. Léna a divisé des mètres par des minutes. Avec 1 km et 12 min = 0,2 h : km/h.
Les unités de la distance et de la durée doivent être cohérentes avec celle de la vitesse cherchée ; l’ordre de grandeur trahit l’erreur.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Affirmer que le passager du train « se trompe » : sa description est juste dans le référentiel du train.
- Expliquer l’arrêt du palet par une « perte d’élan » : ce sont les frottements qui le freinent.
- Corriger Léna en divisant son résultat par 3,6 : l’erreur vient des unités de départ, pas de la conversion.
Exercice 4 — Tâche complexe : le chevreuil sur la route
8 pts · 24 minRésoudre une tâche complexe
Hugo dit-il vrai ? En t’appuyant sur les documents 3 et 4 et sur tes connaissances, rédige une réponse argumentée : vérifie chacune de ses deux affirmations, puis explique pourquoi il n’a pas pu s’arrêter ce soir-là. Pose tous les calculs.
- Un soir de pluie, Hugo roule sur une route de campagne droite.
- Soudain, il aperçoit un chevreuil immobile au milieu de la route, à 80 m devant lui.
- Il freine, mais ne parvient pas à s’arrêter à temps ; heureusement, l’animal s’enfuit.
- Hugo affirme : « Je roulais à 80 km/h, pas plus. »
- Il ajoute : « Sur route sèche, à la même vitesse, je me serais arrêté avant le chevreuil. »
- Donnée : à 90 km/h, cette voiture freine sur 45 m sur route sèche ; sur route mouillée, cette distance de freinage double.
Source : Récit rédigé pour ce contrôle ; la donnée de freinage est celle de la fiche de cours.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Positions de la voiture dans le référentiel terrestre, du moment où Hugo voit le chevreuil au moment où il commence à freiner. Source : Chronophotographie construite pour ce contrôle.
Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :
1.Je tire du document 4 le temps de réaction, les mètres franchis et la vitesse en m/s.
1.5 ptVoir la correction
Cinq intervalles de 0,2 s, soit 1 s, pour 25 m : m/s.
Entre six positions, il y a cinq intervalles ; la vitesse est la distance divisée par la durée.
2.Je convertis en km/h et je juge la première affirmation.
1.5 ptVoir la correction
km/h : Hugo roulait à 90 km/h, pas à 80. Sa première affirmation est fausse.
Des m/s vers les km/h, on multiplie par 3,6 ; la chronophotographie contredit le récit.
3.J’identifie la distance de réaction.
1 ptVoir la correction
Pendant sa seconde de réaction, Hugo n’a encore rien fait : la voiture garde sa vitesse et parcourt 25 m avant que le freinage commence.
Le document 4 montre des écarts constants : la vitesse ne change pas tant que le conducteur n’a pas freiné.
4.Je calcule la distance d’arrêt sur route sèche et je juge la seconde affirmation.
1.5 ptVoir la correction
m, moins que 80 m : sur route sèche, Hugo se serait arrêté 10 m avant le chevreuil. Sa seconde affirmation est exacte.
La donnée de freinage vaut pour 90 km/h, la vitesse réelle de la voiture : on peut donc l’utiliser telle quelle.
5.Je calcule la distance d’arrêt sur route mouillée et je la compare aux 80 m.
1.5 ptVoir la correction
Freinage doublé : m ; distance d’arrêt : m, soit 35 m de plus que les 80 m disponibles.
C’est la comparaison avec la distance du chevreuil qui répond à la question, pas le calcul seul.
6.Je conclus en répondant à la question, avec le référentiel et un conseil justifié.
1 ptVoir la correction
Dans le référentiel terrestre, la voiture roulait à 90 km/h : ce soir-là, la pluie a doublé la distance de freinage, et 80 m ne suffisaient plus. Par temps de pluie, il faut rouler moins vite : la distance parcourue pendant la réaction, au moins, diminue avec la vitesse.
Une conclusion reprend les résultats, tranche chaque affirmation et nomme le référentiel de la description.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Compter six intervalles sur la chronophotographie parce qu’il y a six positions.
- Additionner les distances sans les comparer aux 80 m : le calcul ne répond pas à la question.
- Conclure « Hugo ment » sans distinguer ses deux affirmations : l’une est fausse, l’autre exacte.
Barème — ce que le correcteur regarde
Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.
Ex.1Le graphique interprété, avec ses limites
4 points — 1 + 1,5 + 1,5
Point perdu si : « Vitesse constante, donc forces compensées » sans condition sur la trajectoire : 0,5 sur 1,5.
Ex.2Les erreurs repérées et corrigées
4 points — 1 par erreur : 0,5 pour la repérer, 0,5 pour la corriger
Point perdu si : Une erreur repérée mais non corrigée : 0,5 sur 1.
Ex.3Le cours transféré à des situations nouvelles
4 points — 1 par situation
Point perdu si : Une réponse juste mais sans raisonnement : 0,5 sur 1.
Ex.4La tâche complexe résolue et rédigée
8 points — 1,5 + 1,5 + 1 + 1,5 + 1,5 + 1
Point perdu si : Des calculs justes jamais comparés aux 80 m : la question reste sans réponse, 1 point perdu au moins.
Et maintenant ?
- 16 à 20Niveau maîtrisé
- C'est le niveau le plus élevé, et tu le maîtrises. Pour aller plus loin, applique la méthode « décrire un mouvement proprement » à chaque mouvement que tu observes : référentiel, trajectoire, vitesse.
- 10 à 15Refaire ce niveau
- Relis la correction de l'exercice où tu as perdu le plus de points. Réécris ta réponse à la tâche complexe en suivant l'exemple du corrigé, puis refais le niveau 3 dans une semaine.
- moins de 10Niveau inférieur
- Repasse par le niveau 2 — Standard : il entraîne la mesure sur une chronophotographie et le raisonnement guidé dont ce niveau a besoin.
Les autres contrôles de ce chapitre
Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.
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Programme du cycle 4 — arrêté du 9 novembre 2015, BO spécial n°11 du 26 novembre 2015 · Contrôle rédigé pour ProgresSchool, version 2026.2.
