SVT · 3ème · Contrôle Standard
Niveau 2 sur 3 · StandardGénétique — Transmission héréditaire
Le niveau Standard est celui d'un contrôle de classe de 3e sur la transmission héréditaire, au format du brevet : deux questions de cours, l'analyse d'un schéma de méiose, un croisement résolu par un échiquier et confronté à des effectifs observés, un arbre généalogique à interpréter, et un texte sur le devenir d'une mutation.
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Deux PDF à imprimer, sur papier A4. Gratuit, sans inscription.
Ce que ce niveau évalue
- Mobiliser le cours
- Analyser un document
- Construire un échiquier
- Raisonner
- La dominance et l’effet d’une mutation
- Les gamètes d’une méiose et les lois de Mendel
- Un croisement résolu par un échiquier
- Un arbre généalogique analysé
- Le devenir d’une mutation de la peau
Avant de commencer
- Un gamète ne porte qu’un seul allèle de chaque gène.
- Traduis chaque génotype en phénotype avant de compter les cases.
- Dans un arbre, cherche un enfant qui diffère de ses deux parents.
Exercice 1 — Questions de cours
3 pts · 7 minUtiliser ses connaissances
Réponds à chaque question par deux ou trois phrases.
1.Dans une population, l’allèle dominant d’un gène est-il forcément le plus fréquent, ou le « meilleur » des deux ? Justifie.
1.5 ptVoir la correction
Non. La dominance dit seulement lequel des deux allèles s’exprime quand ils cohabitent chez un hétérozygote ; elle ne dit rien de la fréquence ni de la qualité de cet allèle.
Dominant ne veut dire ni répandu ni avantageux : c’est un rapport entre deux allèles chez un même individu. 0,5 pour « non », 1 pour la justification.
2.Une mutation est-elle toujours défavorable ? De quoi dépend son effet ?
1.5 ptVoir la correction
Non : une mutation peut être sans effet, défavorable ou avantageuse. Rien ne le décide à l’avance : cela dépend du milieu.
Le même nouvel allèle peut gêner dans un milieu et aider dans un autre. 0,5 pour « non », 0,5 pour les trois effets, 0,5 pour le milieu.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Écrire que l’allèle dominant « est plus fort » ou « plus répandu » : la dominance ne dit ni l’un ni l’autre.
- Affirmer qu’une mutation est toujours une maladie.
Exercice 2 — Les gamètes d'une cellule à deux paires
4 pts · 10 minAnalyser un document
Le document 1 montre une cellule d’ovaire ou de testicule, simplifiée à deux paires de chromosomes, et les quatre gamètes que sa méiose peut produire. Observe-le, puis réponds.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Les gènes A et B sont portés par deux paires de chromosomes différentes. Le gamète 1 est donné en exemple. Source : Schéma dessiné pour ce contrôle d’après le cours : cellule simplifiée.
1.Écris le génotype de cette cellule pour chacun des deux gènes.
1 ptVoir la correction
Gène A : (A//a) ; gène B : (B//b).
Chaque paire porte deux allèles différents du même gène : A et a sur la paire 1, B et b sur la paire 2.
2.Que contient chaque gamète, et pourquoi le gamète 1 a-t-il reçu A sans a ?
1 ptVoir la correction
Deux chromosomes, un par paire. Lors de la méiose, A et a sont partis dans des gamètes différents : chacun n’en reçoit qu’un.
C’est la ségrégation : les deux allèles d’un gène se séparent à la méiose, qui divise par deux le nombre de chromosomes.
3.Complète les gamètes 2, 3 et 4 : quelles lettres portent-ils, si aucun n’est identique à un autre ?
1 ptVoir la correction
A et b ; a et B ; a et b (dans n’importe quel ordre).
Chaque gamète prend un allèle de chaque gène : deux choix pour A, deux pour B, soit quatre combinaisons.
4.Quelle loi de Mendel explique qu’un gamète qui a reçu A puisse recevoir aussi bien B que b ? Justifie avec le document.
1 ptVoir la correction
L’assortiment indépendant : les gènes A et B sont portés par deux paires de chromosomes différentes, ils se transmettent donc indépendamment l’un de l’autre.
La légende du document le précise : deux paires différentes. Ce que reçoit un gamète pour le gène A ne décide pas de ce qu’il reçoit pour le gène B.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Dessiner ou écrire un gamète qui porte A et a : un gamète ne porte qu’un allèle de chaque gène.
- Oublier une combinaison et ne trouver que deux ou trois gamètes différents.
- Citer la ségrégation pour la question d : elle concerne un seul gène, pas deux gènes entre eux.
Exercice 3 — Un croisement, deux générations
4.5 pts · 13 minConstruire un échiquier
Chez une plante (exemple construit pour ce contrôle), le gène de la couleur des fleurs existe sous deux allèles : R, « fleur rouge », dominant, et r, « fleur blanche », récessif. On croise une plante homozygote à fleurs rouges avec une plante à fleurs blanches. On croise ensuite entre elles deux plantes issues de ce premier croisement : on obtient 80 plantes, dont 59 à fleurs rouges et 21 à fleurs blanches.
1.Écris le génotype des deux parents du premier croisement, puis le génotype et le phénotype de leurs descendants.
1 ptVoir la correction
Parents : (R//R) et (r//r). Chaque descendant reçoit R de l’un et r de l’autre : tous sont (R//r), à fleurs rouges.
Le parent homozygote rouge ne produit que des gamètes R, le parent blanc que des gamètes r ; R domine, les fleurs sont rouges.
2.Quelles sortes de gamètes fabrique une plante (R//r), et en quelles proportions ?
0.5 ptVoir la correction
La moitié de ses gamètes porte R, l’autre moitié porte r.
Un hétérozygote produit deux sortes de gamètes en proportions égales.
3.Construis l’échiquier qui prévoit les descendants du second croisement.
1 ptVoir la correction
Quatre cases : (R//R), (R//r), (R//r) et (r//r).
Gamètes R et r en lignes, R et r en colonnes : chaque case réunit l’allèle de sa ligne et celui de sa colonne.
4.Calcule les effectifs attendus de chaque phénotype parmi les 80 plantes.
1 ptVoir la correction
Trois cases sur quatre donnent des fleurs rouges : ; une case sur quatre donne des fleurs blanches : .
On traduit d’abord les cases en phénotypes : (R//R) et les deux (R//r) sont rouges, seule (r//r) est blanche.
5.On a observé 59 plantes rouges et 21 blanches. Pourquoi ces résultats ne tombent-ils pas exactement sur les effectifs attendus ?
0.5 ptVoir la correction
Les proportions de l’échiquier sont des probabilités : chaque fécondation est indépendante des autres, et le hasard donne des effectifs proches des effectifs attendus sans les garantir.
59 et 21 sont très proches de 60 et 20 : les observations sont conformes aux probabilités, pas identiques.
6.Les 59 plantes à fleurs rouges ont-elles toutes le même génotype ? Justifie.
0.5 ptVoir la correction
Non : une plante à fleurs rouges peut être (R//R) ou (R//r).
Le phénotype dominant correspond à deux génotypes ; seul le phénotype récessif en désigne un seul.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Compter les génotypes au lieu des phénotypes, et annoncer 1/4 de rouges (R//R) au lieu de 3/4.
- Conclure que l’expérience est ratée parce que l’on n’obtient pas exactement 60 et 20.
- Écrire (R//R) pour toutes les plantes rouges.
Exercice 4 — Un caractère dans une famille
5.5 pts · 15 minAnalyser un arbre généalogique
Le document 2 suit, sur trois générations, un caractère héréditaire visible appelé ici caractère T. Analyse-le en répondant aux questions dans l’ordre : chacune s’appuie sur la précédente.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Arbre généalogique sur trois générations. Chaque individu est désigné par sa génération et son numéro : II-3 est le troisième individu de la génération II. Source : Arbre construit pour ce contrôle : famille et caractère fictifs.
1.L’allèle responsable du caractère T est-il dominant ou récessif ? Justifie en citant un couple précis du document.
1.5 ptVoir la correction
Récessif : le couple I-1 × I-2 ne présente pas le caractère, et pourtant leur fils II-3 le présente. L’allèle était présent chez les parents sans s’exprimer : il est masqué, donc récessif.
Un allèle dominant se serait exprimé chez au moins un des parents. 0,5 pour la réponse, 1 pour le couple cité et le raisonnement.
2.On note t l’allèle responsable du caractère et N l’autre allèle. Écris le génotype de I-1, de I-2 et de II-3.
1 ptVoir la correction
II-3 présente le caractère récessif : il est (t//t). Il a reçu un t de chacun de ses parents, qui ne présentent pas le caractère : I-1 et I-2 sont (N//t).
Un phénotype récessif exige deux allèles récessifs ; des parents qui ne l’expriment pas en portent donc chacun un, masqué.
3.Peut-on connaître avec certitude le génotype de II-4 ? Justifie.
1 ptVoir la correction
Non : elle ne présente pas le caractère, elle peut donc être (N//N) ou (N//t) ; son phénotype ne suffit pas à trancher.
Fille de deux hétérozygotes sans le caractère, elle a pu recevoir N de chacun, ou N de l’un et t de l’autre.
4.II-1 vient d’une autre famille et ne présente pas le caractère. Que révèle sa fille III-2 sur son génotype ?
1 ptVoir la correction
III-2 présente le caractère : elle est (t//t) et a reçu un allèle t de chacun de ses parents. II-1 porte donc un allèle t sans l’exprimer : il est (N//t).
L’enfant permet de remonter au parent : un allèle t transmis venait forcément de lui. II-2 est (N//t) pour la même raison.
5.Le couple II-1 × II-2 attend un troisième enfant. Quelle est la probabilité qu’il présente le caractère T ? Justifie.
1 ptVoir la correction
II-1 et II-2 sont tous deux (N//t). L’échiquier donne une case (t//t) sur quatre : une chance sur quatre, à chaque naissance, quels que soient les enfants déjà nés.
Chaque fécondation est indépendante des précédentes : avoir déjà un enfant avec le caractère ne change pas la probabilité.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Conclure « dominant » parce que le caractère est visible chez l’enfant.
- Donner un génotype certain à II-4 alors que son phénotype en permet deux.
- Annoncer que le troisième enfant ne présentera pas le caractère puisque l’un des deux premiers le présente déjà.
Exercice 5 — Le devenir d'une mutation
3 pts · 8 minAnalyser un document
Lis le document 3, puis réponds aux questions en citant le texte quand c’est demandé.
- Une personne travaille chaque été en plein soleil, sans se protéger.
- Les rayons ultraviolets atteignent les cellules de sa peau.
- Dans l’une d’elles, la séquence de l’ADN d’un gène se trouve modifiée.
- Cette cellule se divise ensuite de nombreuses fois par mitose.
- Des années plus tard, un cancer de la peau apparaît à cet endroit.
- Ses enfants n’ont pas hérité de cette modification.
Source : Texte rédigé pour ce contrôle d’après le cours ; situation fictive.
1.Relève la ligne qui décrit une mutation, et nomme ce qui l’a favorisée.
1 ptVoir la correction
Ligne 3 : « la séquence de l’ADN d’un gène se trouve modifiée ». L’agent est le rayonnement ultraviolet (ligne 2).
Une mutation est une modification de la séquence de l’ADN ; les ultraviolets du soleil en augmentent la fréquence.
2.Explique pourquoi toutes les cellules issues de la cellule de la ligne 3 portent la même modification.
1 ptVoir la correction
Elles sont produites par mitose (ligne 4), qui donne des cellules identiques à la cellule de départ : la modification est recopiée dans toute cette lignée de cellules.
La mitose conserve l’information à l’identique, y compris l’allèle modifié.
3.Explique la ligne 6.
1 ptVoir la correction
La modification est survenue dans la peau, pas dans un ovaire ou un testicule : aucun gamète ne la porte, et les enfants ne peuvent pas la recevoir. Ce cancer n’est pas héréditaire.
Seules les mutations des cellules reproductrices passent à la descendance.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Écrire que le cancer de la peau « se transmet aux enfants » : il n’est pas héréditaire.
- Oublier le rôle de la mitose, qui recopie la mutation dans toutes les cellules issues de la cellule touchée.
Barème — ce que le correcteur regarde
Les lignes chiffrées couvrent les 5 exercices et totalisent 20 points.
Ex.1Les connaissances mobilisées et justifiées
3 points — 1,5 par question
Point perdu si : « Non » sans justification : 0,5 sur 1,5.
Ex.2Le schéma de méiose analysé
4 points — 1 par question
Point perdu si : Un gamète qui porte deux allèles du même gène : la question vaut 0.
Ex.3Le croisement résolu et confronté aux observations
4,5 points — 1 + 0,5 + 1 + 1 + 0,5 + 0,5
Point perdu si : Un effectif attendu calculé sur les génotypes et non sur les phénotypes : 0 sur 1.
Ex.4L’arbre généalogique interprété
5,5 points — 1,5 + 1 + 1 + 1 + 1
Point perdu si : Une conclusion sans couple ni individu de l’arbre cité : la moitié des points au plus.
Ex.5Le texte sur la mutation expliqué
3 points — 1 par question
Point perdu si : Une mutation de la peau présentée comme héréditaire : 0 sur 1.
Et maintenant ?
- 16 à 20Niveau supérieur
- C'est le niveau attendu en classe, et tu l'as. Passe au niveau 3 — Approfondi : une copie à corriger, deux hypothèses à confronter, un développement construit.
- 10 à 15Refaire ce niveau
- Repère l'exercice où tu as perdu le plus de points et relis son rappel de cours. Refais le niveau 2 dans quelques jours ; vise 16 avant de passer au niveau 3.
- moins de 10Niveau inférieur
- Fais d'abord le niveau 1 — Essentiel : il vérifie le vocabulaire et le cycle des chromosomes dont ce contrôle a besoin. Reviens ensuite au niveau 2.
Les autres contrôles de ce chapitre
Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.
Les autres contrôles de svt 3ème
Programme du cycle 4 — arrêté du 9 novembre 2015, BO spécial n°11 du 26 novembre 2015 · Contrôle rédigé pour ProgresSchool, version 2026.2.
