SVT · 3ème · Contrôle Approfondi

Niveau 3 sur 3 · Approfondi

Génétique — Transmission héréditaire

55 minutes noté sur 204 exercices

Le niveau Approfondi évalue le chapitre de génétique de 3e sans aucune aide : corriger les erreurs de raisonnement d'une copie, confronter deux hypothèses à un arbre généalogique pour n'en garder qu'une, relier des notions de tout le chapitre et construire un développement sur la réapparition d'un caractère d'une génération à l'autre.

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Deux PDF à imprimer, sur papier A4. Gratuit, sans inscription.

Ce que ce niveau évalue

  • Corriger une erreur
  • Raisonner
  • Relier des notions
  • Construire un développement
  • Les erreurs d’une copie, repérées et corrigées
  • Deux hypothèses confrontées à un arbre
  • Les liens entre notions du chapitre
  • Un développement construit et argumenté

Avant de commencer

  • Corriger, c’est dire ce qui est faux, puis écrire ce qui est juste.
  • Un seul fait contraire suffit à écarter une hypothèse.
  • Relier deux notions : laquelle rend l’autre possible ?
  • Un développement : introduction, paragraphes, conclusion.

Exercice 1 — Trouve l'erreur

4 pts · 10 min

Repérer une erreur et la corriger

La copie du document 1 contient quatre erreurs de raisonnement ; une ligne est juste. Pour chaque erreur, indique la ligne, explique ce qui est faux et écris ce qu’il fallait dire.

Document 1La copie d’un élève
  1. Les deux parents sont hétérozygotes, (A//a) : chacun produit des gamètes qui portent les deux allèles, A et a.
  2. Chaque enfant reçoit un allèle de son père et un allèle de sa mère.
  3. L’échiquier compte quatre cases : sur leurs quatre enfants, un seul aura donc le phénotype récessif.
  4. Leur premier enfant a le phénotype dominant : il est donc homozygote, (A//A).
  5. Le père a souvent pris des coups de soleil : les mutations de sa peau passeront à ses enfants.

Source : Copie rédigée pour ce contrôle : elle contient des erreurs volontaires.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Ligne 1 — un mécanisme de la méiose oublié.

    1 pt
    Voir la correction

    Faux : les deux allèles se séparent à la méiose et chaque gamète n’en reçoit qu’un. Il fallait écrire : chaque parent produit pour moitié des gamètes A, pour moitié des gamètes a.

    Un gamète qui porterait deux allèles donnerait des enfants à quatre allèles : l’échiquier n’aurait plus de sens.

  2. 2.Ligne 3 — une proportion prise pour une répartition garantie.

    1 pt
    Voir la correction

    Faux : l’échiquier donne une probabilité, pas un partage de la fratrie. Il fallait écrire : à chaque naissance, une chance sur quatre d’avoir le phénotype récessif.

    Chaque fécondation est indépendante : une famille de quatre enfants peut n’en compter aucun, ou plusieurs, de phénotype récessif.

  3. 3.Ligne 4 — un génotype tiré d’un phénotype dominant.

    1 pt
    Voir la correction

    Faux : avec le phénotype dominant, l’enfant peut être (A//A) ou (A//a). Il fallait écrire : son génotype ne peut pas être connu par son seul phénotype.

    Un phénotype peut correspondre à plusieurs génotypes ; seul le phénotype récessif désigne un génotype unique.

  4. 4.Ligne 5 — des coups de soleil qui deviendraient héréditaires.

    1 pt
    Voir la correction

    Faux : les ultraviolets provoquent des mutations dans les cellules de la peau, qui ne forment pas de gamètes. Il fallait écrire : ces mutations restent dans la peau du père et ne passent pas à ses enfants.

    Une mutation n’est transmise que si elle touche une cellule reproductrice.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Signaler la ligne 2 comme fausse : chaque enfant reçoit bien un allèle de chaque parent.
  • Repérer une erreur sans écrire la formulation juste : la moitié des points seulement.

Exercice 2 — Deux hypothèses, une seule tient

6 pts · 15 min

Raisonner et justifier

Le document 2 suit un caractère héréditaire visible, appelé ici caractère R. On cherche si l’allèle qui donne ce caractère est dominant ou récessif. Teste chaque hypothèse avec l’arbre, puis réponds.

Document 2Un caractère qui ne saute pas de génération
III12123présente le caractère Rne présente pas le caractère Rcarré : homme · rond : femme

Fais glisser pour voir toute la figure.

Arbre généalogique sur deux générations. I-1 et I-2 présentent le caractère R ; leurs trois enfants sont II-1, II-2 et II-3. Source : Arbre construit pour ce contrôle : famille et caractère fictifs.

  1. 1.Première hypothèse : l’allèle qui donne le caractère R est récessif. Quel serait alors le génotype de I-1 et de I-2, et quels enfants pourraient-ils avoir ? Montre que l’arbre contredit cette hypothèse.

    2 pt
    Voir la correction

    I-1 et I-2, qui présentent le caractère, porteraient chacun deux allèles récessifs : ils ne pourraient transmettre que cet allèle, et tous leurs enfants présenteraient le caractère. Or leur fille II-1 ne le présente pas : l’hypothèse est fausse.

    Il suffit d’un fait contraire pour écarter une hypothèse : ici, II-1. 1 point pour les conséquences de l’hypothèse, 1 pour la contradiction.

  2. 2.Vérifie maintenant l’hypothèse inverse : un allèle R dominant, face à un allèle r. Propose pour les cinq membres de la famille des génotypes qui s’accordent avec l’arbre.

    2.5 pt
    Voir la correction

    I-1 et I-2 : (R//r), car leur fille II-1, sans le caractère, tient un r de son père et un r de sa mère. II-1 : (r//r). II-2 et II-3 : (R//R) ou (R//r), les deux restent possibles. Aucun individu ne contredit cette hypothèse.

    Un phénotype récessif impose un génotype unique, un phénotype dominant en laisse deux possibles. 1 pour I-1 et I-2 justifiés, 0,5 pour II-1, 1 pour II-2 et II-3 avec leurs deux génotypes possibles.

  3. 3.Un camarade affirme : « Puisque l’allèle R est dominant, le caractère finira par être présent chez tous les membres de cette famille. » Discute cette affirmation en t’appuyant sur l’arbre.

    1.5 pt
    Voir la correction

    C’est faux. Dominant signifie seulement que R se voit chez un individu qui porte R et r ; cela ne dit rien de sa fréquence. L’allèle r continue d’être transmis : II-1 n’a reçu que des r, et un enfant de II-1 avec un conjoint (r//r) ne présenterait pas le caractère.

    La dominance est un rapport entre deux allèles chez un même individu, pas une force qui gagnerait la population. 0,5 pour le rejet, 1 pour l’argument appuyé sur l’arbre.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Appliquer le réflexe du cours à l’envers : ici, ce sont deux parents qui présentent le caractère et un enfant qui ne le présente pas.
  • Affirmer une hypothèse sans montrer que l’autre est contredite par un individu précis de l’arbre.
  • Donner à II-2 un génotype certain.

Exercice 3 — Relier les notions

4 pts · 10 min

Relier des notions

Sur le schéma, chaque lien numéroté relie deux notions du chapitre. Explique chaque lien en deux ou trois phrases.

MutationNouvel allèle1MéioseMitose2GénotypePhénotype3Ségrégation(loi de Mendel)Échiquier de croisement4

Fais glisser pour voir toute la figure.

Une flèche simple : la première notion rend la seconde possible. Une flèche double : les deux notions se comparent.
  1. 1.Lien 1 — mutation et nouvel allèle.

    1 pt
    Voir la correction

    Une mutation modifie la séquence de l’ADN d’un gène et produit ainsi une version nouvelle de ce gène. C’est la seule source de nouveauté génétique : la méiose ne fait que recombiner des versions qui existaient.

    Relier, c’est dire que l’une rend l’autre possible : sans mutation, aucun allèle nouveau.

  2. 2.Lien 2 — méiose et mitose : un point commun, deux différences.

    1 pt
    Voir la correction

    Point commun : ce sont deux divisions cellulaires. Différences : la mitose donne deux cellules identiques à la cellule mère, avec ses 46 chromosomes ; la méiose, dans les ovaires et les testicules, donne quatre cellules reproductrices toutes différentes, à 23 chromosomes.

    Comparer exige un point commun et des différences, chacun appuyé sur un fait du cours.

  3. 3.Lien 3 — génotype et phénotype.

    1 pt
    Voir la correction

    Le génotype commande le phénotype : à un génotype correspond toujours un phénotype. L’inverse n’est pas vrai, car chez un hétérozygote l’allèle récessif reste masqué.

    La flèche va dans un seul sens : on déduit ce qui se voit de ce qui est écrit, pas toujours l’inverse.

  4. 4.Lien 4 — ségrégation et échiquier de croisement.

    1 pt
    Voir la correction

    La ségrégation sépare les deux allèles d’un gène à la méiose : c’est pourquoi on n’inscrit qu’une lettre par gamète en tête des lignes et des colonnes. Chaque case réunit ensuite deux gamètes, comme le fait la fécondation.

    L’échiquier est la traduction graphique de la loi de Mendel suivie de la fécondation.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Définir chaque notion séparément sans écrire le lien.
  • Pour le lien 2, donner des différences et aucun point commun.

Exercice 4 — Développement construit

6 pts · 18 min

Construire un développement

Rédige un développement construit d’une vingtaine de lignes : « Comment un caractère absent chez deux parents peut-il apparaître chez l’un de leurs enfants, et pourquoi pas chez tous ? » Fais une introduction, deux paragraphes et une conclusion. Tu peux t’appuyer sur un échiquier.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Introduction : la question reformulée, le plan annoncé.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « Deux parents qui ne présentent pas un caractère peuvent avoir un enfant qui le présente. Nous verrons ce que portent ces parents, puis comment l’allèle passe à l’enfant. »

    L’introduction pose le problème et annonce le chemin suivi : le correcteur sait où va la copie.

  2. 2.Premier paragraphe : les parents sont hétérozygotes ; l’allèle récessif, masqué chez eux, est présent et se transmet intact.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Chaque parent porte un allèle dominant et un allèle récessif : son phénotype est dominant, mais son génotype contient l’allèle récessif.

    C’est la distinction entre ce qui est écrit et ce qui se voit qui résout le paradoxe apparent.

  3. 3.Second paragraphe : la méiose sépare les deux allèles ; la moitié des gamètes de chaque parent porte l’allèle récessif.

    1 pt
    Voir la correction

    Les deux allèles se séparent à la méiose : un gamète sur deux de chaque parent emporte l’allèle récessif.

    C’est la ségrégation : sans elle, aucun gamète ne porterait l’allèle récessif seul.

  4. 4.La fécondation réunit deux gamètes au hasard : l’échiquier donne une case sur quatre avec deux allèles récessifs.

    1 pt
    Voir la correction

    Quand deux gamètes porteurs de l’allèle récessif se rencontrent, l’enfant porte deux allèles récessifs et présente le caractère : une case sur quatre.

    Les deux hasards se succèdent : celui de la méiose, puis celui de la rencontre des gamètes.

  5. 5.Pourquoi pas chez tous : une probabilité valable à chaque naissance, des fécondations indépendantes.

    1 pt
    Voir la correction

    Les trois autres cases donnent le phénotype dominant ; chaque naissance est un tirage indépendant, si bien qu’une fratrie peut compter un, plusieurs ou aucun enfant présentant le caractère.

    Trois chances sur quatre à chaque naissance de ne pas présenter le caractère : la plupart des enfants ne le présentent pas.

  6. 6.Conclusion et expression : une réponse nette, le vocabulaire du cours, des connecteurs.

    0.5 pt
    Voir la correction

    Exemple : « Le caractère n’apparaît donc pas de nulle part : il était caché dans le génotype des parents, et le hasard de la méiose et de la fécondation décide de chaque enfant. »

    La conclusion répond aux deux questions posées, en une ou deux phrases claires.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Écrire que le caractère « réapparaît de nulle part » ou que l’allèle avait disparu chez les parents.
  • Citer l’échiquier sans expliquer d’où viennent les gamètes en tête de lignes et de colonnes.
  • Répondre à la première question et oublier la seconde : pourquoi pas chez tous les enfants.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Les erreurs repérées et corrigées

4 points — 1 par erreur : 0,5 pour la repérer, 0,5 pour la corriger

Point perdu si : Une erreur repérée mais non corrigée : 0,5 sur 1.

Ex.2Les deux hypothèses testées, une seule retenue

6 points — 2 + 2,5 + 1,5

Point perdu si : L’hypothèse « récessif » écartée sans nommer II-1 : 1 sur 2 au plus.

Ex.3Les liens entre notions expliqués

4 points — 1 par lien

Point perdu si : Deux notions définies séparément, sans le lien qui les unit : 0,5 sur 1.

Ex.4Le développement construit

6 points — 1 + 1,5 + 1 + 1 + 1 + 0,5

Point perdu si : Un développement qui n’explique pas pourquoi tous les enfants ne présentent pas le caractère : 1 point perdu.

Et maintenant ?

16 à 20Niveau maîtrisé
C'est le niveau le plus élevé, et tu le maîtrises. Pour aller plus loin, entraîne-toi à rédiger en quelques lignes la démarche complète : arbre, hypothèses, génotypes, échiquier, probabilité.
10 à 15Refaire ce niveau
Relis la correction de l'exercice où tu as perdu le plus de points. Réécris ton développement en suivant le plan du corrigé, puis refais le niveau 3 dans une semaine.
moins de 10Niveau inférieur
Repasse par le niveau 2 — Standard : il entraîne l'échiquier et l'analyse guidée d'un arbre, dont ce niveau a besoin.

Les autres contrôles de ce chapitre

Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.

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