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Littérature et philosophie : Humanisme, engagement et condition humaine

Programme en vigueur — arrêtés du 19 juillet 2019, applicable en Terminale depuis la rentrée 2020. Voir le texte

Liens entre littérature et philosophie : le roman comme espace de questionnement moral (Camus, Sartre). L'existentialisme en littérature : L'Étranger, La Nausée — absurde, liberté, authenticité, mauvaise foi. La littérature engagée (Sartre, Beauvoir, Camus) : responsabilité de l'écrivain. Humanisme : de la Renaissance aux Lumières (dignité humaine, tolérance, raison). Littérature et totalitarisme : 1984 (Orwell), La Ferme des animaux — allégorie politique.

La règle d'or

Un traité affirme que l'homme est libre, un roman montre un homme qui doit choisir : la littérature ne démontre pas, elle met l'idée à l'épreuve d'un cas.

L'erreur que tout le monde fait

Résumer l'absurde par « la vie n'a pas de sens, donc rien n'a d'importance ».

C'est exactement la conclusion que Camus refuse. Le constat de l'absurde ouvre chez lui sur la révolte — refuser l'injustice sans attendre qu'une raison supérieure la condamne — et non sur l'indifférence. La Peste montre des hommes qui soignent sans espérer de récompense ni de sens.

Distinguer le constat — le monde ne répond pas — de la conséquence — comment vivre alors. Les confondre attribue aux auteurs le désespoir qu'ils passent leur œuvre à réfuter.

Notions à maîtriser

  • existentialisme
  • Camus
  • Sartre
  • absurde
  • engagement
  • humanisme
  • allégorie politique
  • Orwell
  • liberté
  • condition humaine
1

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Fiche de révision

Humanisme et engagement : clés du XVIe au XXIe

Littérature et philosophie : Humanisme, engagement et condition humaine 1. Définitions et enjeux L’humanisme (XVe-XVIe s.) célèbre l’homme comme être de raison et de culture, en

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Pourquoi Sartre et Camus, qui écrivaient des essais, ont-ils aussi écrit des romans ? Parce qu'un roman fait quelque chose qu'un traité ne sait pas faire : il met une idée à l'épreuve d'un cas. Un traité affirme que l'homme est libre ; un roman montre un homme qui doit choisir, avec ce qu'il ignore, ce qu'il craint, et le temps qui presse. La littérature ne démontre pas — elle place le lecteur dans la situation, et le laisse juger. Il n'y a plus d'épreuve de français en terminale : ce chapitre sert la spécialité humanités, le Grand Oral et la philosophie, où ces œuvres sont constamment convoquées.

1Ce que le roman fait, et que le traité ne fait pas

Règle

Trois choses distinguent une œuvre littéraire d'un texte philosophique portant sur la même question. Elle incarne : une idée y devient quelqu'un, avec un corps, une histoire, des raisons de se tromper. Elle met en situation : le personnage décide dans le temps, sans disposer de ce que le lecteur sait déjà. Et elle laisse juger : elle ne conclut pas toujours, et un roman qui démontre trop clairement sa thèse cesse d'être un roman pour devenir un exemple. C'est pourquoi les mêmes auteurs écrivent les deux — l'essai formule, le récit éprouve.

L'expression condition humaine — que Malraux donne pour titre à son roman de 1933 — nomme ce qui vaut pour tout homme du seul fait qu'il est homme : la mortalité, la solitude, le besoin de sens, la nécessité de choisir. Elle est utile parce qu'elle déplace la question de la psychologie vers l'universel : demander pourquoi Meursault agit ainsi est une question de caractère ; demander ce que son cas révèle de notre situation commune est une question de condition. C'est ce déplacement que les sujets de dissertation attendent presque toujours.

2L'humanisme, de la Renaissance aux Lumières

Définition

humanisme — L'humanisme naît au XVIe siècle avec une idée simple et neuve : l'homme est capable de se former lui-même, par l'étude et par le jugement, sans s'en remettre à une autorité. Il en découle trois exigences que trois siècles vont reprendre — la dignité reconnue à tout homme, la tolérance envers ce qui diffère, et la raison comme seul juge des opinions reçues. Montaigne écrit que « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage » : la phrase, en 1580, retourne le regard européen sur lui-même, et fonde une manière de penser l'autre.

Les Lumières reprennent le programme humaniste et l'arment. Ce qui n'était qu'une exigence intellectuelle devient une intervention : Voltaire publie le Traité sur la tolérance en 1763 après la condamnation de Jean Calas, et son texte vise une décision de justice précise, non une idée générale. L'Encyclopédie fait de même à l'échelle du savoir. C'est le moment où la littérature cesse de se contenter d'éclairer et se met à agir — et où l'écrivain commence à répondre de ce qu'il écrit.

3L'absurde, la liberté, la mauvaise foi

Définition

l'absurde — L'absurde, chez Camus, n'est ni dans le monde ni dans l'homme : il naît de leur confrontation. L'homme demande du sens ; le monde ne répond pas. Ce divorce est l'absurde, et Le Mythe de Sisyphe (1942) en tire une conséquence inattendue : il ne conduit ni au suicide ni au désespoir, mais à vivre sans consolation. Sisyphe, condamné à pousser éternellement son rocher, est le héros de cette lucidité — et Camus achève son essai en écrivant qu'« il faut imaginer Sisyphe heureux ».

Définition

liberté et mauvaise foi — Chez Sartre, « l'existence précède l'essence » : aucun homme ne naît avec une nature qui déciderait de ce qu'il doit être. Il en résulte une liberté totale, et donc une responsabilité sans échappatoire — chaque choix engage, et ne pas choisir est encore un choix. La mauvaise foi est la fuite devant cette liberté : se raconter qu'on n'avait pas le choix, que c'est son caractère, son métier, son milieu. L'authenticité est le contraire : assumer ce qu'on choisit, et le fait même qu'on choisisse.

quatre notions qui s’enchaînent — chacune découle de la précédentel’absurdele monde ne répond pasà notre demandede sensla libertérien ne décide à notreplace : l’existenceprécède l’essencela mauvaise foise mentir pour fuircette liberté : « je n’aipas le choix »l’authenticitéassumer ce qu’onchoisit, et le faitqu’on choisissel’absurde n’est pas le désespoir : Sisyphe pousse son rocher, et Camus le dit « heureux »le roman incarne ces notions : Meursault ne les explique pas, il les fait vivrec’est ce que le traité ne sait pas faire — et pourquoi les mêmes auteurs écrivent les deux
Quatre notions qui s'enchaînent, et ce que le roman leur ajoute.
Exemple

Deux romans, deux façons de faire penser un lecteur.

  1. Camus, L'Étranger (1942). Meursault raconte au passé composé, dans une langue plate, sans jamais expliquer ses actes. Le lecteur, privé des raisons que tout roman lui fournit, éprouve l'absurde au lieu d'en lire la définition.
  2. Le procès, au cœur du livre, juge en réalité l'attitude de l'accusé aux obsèques de sa mère plutôt que son crime. La société y exige un sens là où Meursault n'en fournit pas — et le condamne pour ce refus autant que pour le meurtre.
  3. Sartre, La Nausée (1938). Roquentin tient un journal, et la nausée lui vient devant une racine de marronnier : l'existence lui apparaît de trop, sans justification.
  4. La différence de forme est une différence de pensée. Camus fait éprouver par le récit ; Sartre fait analyser par le journal, forme qui autorise la réflexion en première personne.comparer deux œuvres, c'est d'abord comparer ce que leur forme rend possible.

La même question — que faire d'un monde sans sens donné ? — traitée par deux formes qui n'obtiennent pas le même effet.

Piège

Résumer l'absurde par « la vie n'a pas de sens, donc rien n'a d'importance ».

Pourquoi — c'est exactement la conclusion que Camus refuse. Le constat de l'absurde ouvre chez lui sur la révolte — refuser l'injustice sans attendre qu'une raison supérieure la condamne — et non sur l'indifférence. La Peste (1947) montre des hommes qui soignent sans espérer de récompense ni de sens : c'est le contraire du nihilisme.

Le réflexe — toujours distinguer le constat (le monde ne répond pas) de la conséquence (comment vivre alors). Les copies confondent les deux, et attribuent aux auteurs le désespoir qu'ils passent leur œuvre à réfuter.

4L'engagement, et son débat

Règle

Dans Qu'est-ce que la littérature ? (1948), Sartre soutient que l'écrivain est responsable de son époque : écrire, c'est dévoiler, et dévoiler c'est déjà agir ; se taire est aussi une prise de position. Simone de Beauvoir applique cette exigence au Deuxième Sexe (1949), dont la phrase « on ne naît pas femme, on le devient » est l'existentialisme appliqué à une condition sociale. Camus partage l'exigence mais en conteste les moyens : L'Homme révolté (1951) refuse qu'une fin politique justifie n'importe quel moyen, et cette divergence provoque en 1952 une rupture publique entre les deux hommes. Le débat n'est pas anecdotique — il pose la question qui traverse tout le chapitre : jusqu'où un écrivain engage-t-il son œuvre ?

5Littérature et totalitarisme

Définition

allégorie politique — Une allégorie politique raconte une histoire dont chaque élément renvoie à une réalité historique : les personnages, les lieux, les événements ont un double. La Ferme des animaux (1945) d'Orwell met en scène des bêtes qui chassent leur fermier et reconstituent, en quelques années, une tyrannie pire que la première. Le procédé a deux vertus — il échappe à la censure, puisqu'on peut toujours plaider qu'il ne parlait que d'animaux, et il rend visible une mécanique en la débarrassant des noms propres qui font débattre.

Exemple

Ce que 1984 (1949) ajoute à l'allégorie.

  1. Orwell y quitte l'allégorie pour l'anticipation : le récit ne transpose plus un passé, il projette un avenir possible.
  2. Son objet n'est plus la prise du pouvoir mais sa conservation — et le moyen décrit est la langue. La novlangue réduit le vocabulaire pour rendre certaines pensées littéralement informulables.
  3. L'idée est philosophique autant que littéraire : si penser exige des mots, appauvrir la langue appauvrit la pensée disponible.c'est ce qui fait entrer le roman dans les programmes de philosophie autant que de littérature.
  4. D'où la postérité de ses termes — Big Brother, novlangue, double pensée — passés dans la langue courante, souvent employés loin de ce qu'Orwell décrivait.

Une fiction dont les concepts ont survécu à leur récit : c'est la définition d'une œuvre qui a pensé.

Faire dialoguer une œuvre et une notion

  1. Choisir un passage, pas une œuvre. « L'Étranger montre l'absurde » ne dit rien ; une scène précise — le procès, l'enterrement, la plage — donne prise à l'analyse.
  2. Décrire ce que le texte fait, avant de dire ce qu'il signifie : un temps verbal, une ellipse, un silence, un détail répété. La notion doit se déduire du texte, pas lui être appliquée.
  3. Nommer la notion et sa source : l'absurde chez Camus, la mauvaise foi chez Sartre, avec l'œuvre et la date. Une notion sans auteur flotte.
  4. Chercher l'écart entre ce que la notion dit et ce que l'œuvre en fait. C'est là que se trouve l'intérêt : un roman qui illustrerait exactement une thèse serait un exercice, pas une œuvre.Camus lui-même refusait qu'on lise L'Étranger comme la mise en images du Mythe de Sisyphe.
  5. Conclure sur la question, pas sur l'œuvre : ce que ce passage permet de penser, et ce qu'il laisse ouvert.

Un fil relie tout ce chapitre : la contrainte façonne la forme. Là où l'on ne peut pas dire, on invente une manière de faire entendre. Montaigne prête son propos à des cannibales, Voltaire à un Persan ou à un conte, Olympe de Gouges à une déclaration qu'elle réécrit article par article, Orwell à des animaux. Aucun de ces détours n'est un ornement : chacun est une réponse à un risque réel — Gouges est guillotinée en 1793, Voltaire s'exile, Orwell peine à faire publier La Ferme des animaux en 1945 pendant l'alliance avec l'URSS. Quand un sujet demande pourquoi la littérature argumente indirectement, la réponse commence par là.

  • ▢Ai-je distingué l'absurde (le constat) de ce que chaque auteur en conclut ?
  • ▢Ai-je évité d'attribuer à Camus ou Sartre un nihilisme qu'ils réfutent ?
  • ▢Ai-je daté les œuvres, et rattaché chaque notion à un texte précis ?
  • ▢Pour une œuvre engagée : ai-je dit contre quoi et à quel risque ?
  • ▢Pour une allégorie : ai-je montré la correspondance, terme à terme ?
  • ▢Ai-je pensé à comparer les formes, et non seulement les thèses ?

L'essentiel en 7 points

  • ·Humanisme : dignité, tolérance, raison — de Montaigne à Voltaire.
  • ·L'absurde naît de la confrontation entre la demande de sens et le silence du monde.
  • ·Camus : le constat n'ouvre pas sur le désespoir mais sur la révolte.
  • ·Sartre : « l'existence précède l'essence » ⟹ liberté totale, responsabilité sans échappatoire.
  • ·Mauvaise foi : se raconter qu'on n'avait pas le choix.
  • ·Engagement : écrire dévoile, dévoiler agit — et se taire est une position.
  • ·Allégorie politique : échapper à la censure, rendre une mécanique visible.
2

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Au sommaire du cours

  1. 1. Ce que le roman fait, et que le traité ne fait pas
  2. 2. L'humanisme, de la Renaissance aux Lumières
  3. 3. L'absurde, la liberté, la mauvaise foi
  4. 4. L'engagement, et son débat
  5. 5. Littérature et totalitarisme

Conforme au programme officiel · version 2026.1.

3

Exercices corrigés

1

Associer chaque notion à son auteur et à son œuvre.

Connaître
  1. a.« L'existence précède l'essence »
  2. b.« Il faut imaginer Sisyphe heureux »
  3. c.« On ne naît pas femme, on le devient »
›Voir le corrigé
  1. a. Sartre, L'existentialisme est un humanisme (1946).la formule condense la thèse : aucune nature ne précède les actes.
  2. b. Camus, Le Mythe de Sisyphe (1942).la phrase clôt l'essai, et interdit d'y lire un désespoir.
  3. c. Beauvoir, Le Deuxième Sexe (1949).c'est l'existentialisme appliqué à une condition sociale : le féminin y est un devenir, non une essence.
2

Distinguer le constat de la conséquence.

Analyser
  1. a.« Le monde ne répond pas à notre demande de sens. » Constat ou conséquence ?
  2. b.« Il faut donc se révolter contre l'injustice. » Et celle-ci ?
  3. c.Pourquoi confondre les deux fausse toute lecture de Camus ?
›Voir le corrigé
  1. a. C'est le constat de l'absurde, et il est partagé par plusieurs auteurs.
  2. b. C'est une conséquence, et elle est propre à Camus.d'autres tirent du même constat le retrait, ou l'indifférence.
  3. c. Parce qu'on prête alors à l'auteur une thèse qu'il consacre son œuvre à réfuter.La Peste met en scène des hommes qui soignent sans espérer de sens : c'est l'inverse du nihilisme.
3

La mauvaise foi. Pour chaque phrase, dire si elle en relève et pourquoi.

Analyser
  1. a.« Je n'ai pas pu refuser, c'est mon métier. »
  2. b.« J'ai choisi de me taire, et j'en réponds. »
  3. c.« Je suis comme ça, je ne peux pas changer. »
›Voir le corrigé
  1. a. Mauvaise foi : le métier est présenté comme une contrainte qui aurait décidé à la place du sujet.c'est l'exemple sartrien du garçon de café, qui joue à être garçon de café.
  2. b. Non : le silence y est assumé comme un choix, ce qui est la définition de l'authenticité.se taire n'est pas de la mauvaise foi ; prétendre qu'on n'avait pas le choix de se taire, si.
  3. c. Mauvaise foi : une essence est invoquée pour se soustraire à la liberté.c'est exactement ce que nie la formule « l'existence précède l'essence ».
4

Comparer deux formes. En huit lignes, expliquer ce que le récit à la première personne de *L'Étranger* rend possible, et que le journal de *La Nausée* rend possible autrement.

Écrire
  1. a.Dire ce que chaque forme autorise et ce qu'elle interdit.
  2. b.Illustrer par un fait de texte précis pour chacune.
›Voir le corrigé
  1. a. Le récit de Meursault interdit l'analyse : il rapporte sans expliquer, et laisse le lecteur privé de raisons.c'est cette privation qui fait éprouver l'absurde plutôt que le définir.
  2. Le journal de Roquentin autorise au contraire la réflexion en première personne, datée, reprise, corrigée.la forme permet de penser en marchant, ce que le récit ne permet pas.
  3. b. Pour Camus : le passé composé, qui refuse le passé simple, temps du récit littéraire.un fait de langue, vérifiable dès la première page.
  4. Pour Sartre : la nausée devant la racine de marronnier, épisode où l'existence apparaît « de trop ».un passage identifiable, et non une impression générale.
5

Allégorie politique. *La Ferme des animaux* met en scène une révolte animale.

Analyser
  1. a.Quels sont les deux avantages du procédé allégorique ?
  2. b.Quelle en est la limite ?
  3. c.En quoi 1984 procède-t-il autrement ?
›Voir le corrigé
  1. a. Il échappe à la censure, et il rend une mécanique visible en la débarrassant des noms propres.on peut toujours plaider qu'il ne s'agissait que d'animaux.
  2. b. Une leçon qu'on doit deviner peut être manquée, ou retournée.c'est la faiblesse symétrique de toute forme indirecte.
  3. c. 1984 quitte l'allégorie pour l'anticipation : il projette au lieu de transposer.et son objet devient la conservation du pouvoir par la langue, non sa prise.
6

Le débat Sartre-Camus. Rédiger en dix lignes ce qui les oppose sur l'engagement.

Écrire
  1. a.Ce qu'ils partagent.
  2. b.Ce qui les sépare, et à propos de quel livre.
  3. c.Ce que ce désaccord dit du rôle de l'écrivain.
›Voir le corrigé
  1. a. Tous deux tiennent l'écrivain pour responsable de son époque : écrire dévoile, et dévoiler engage.Qu'est-ce que la littérature ?, 1948.
  2. b. Camus refuse dans L'Homme révolté (1951) qu'une fin politique justifie tout moyen ; la polémique aboutit à leur rupture publique en 1952.le désaccord porte sur les moyens, non sur le principe de l'engagement.
  3. c. Il pose la question de la limite : un écrivain engage-t-il son œuvre au service d'une cause, ou la garde-t-il libre de la juger ?aucune des deux réponses n'est le refus de s'engager — c'est ce qui rend le débat intéressant.

Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte

  • Notions rattachées à un texte daté4 ptsPerdu si : L'absurde attribué à Sartre, la mauvaise foi à Camus
  • Constat et conséquence distingués4 ptsPerdu si : Un nihilisme prêté à des auteurs qui le réfutent
  • Formes comparées, pas seulement les thèses3 ptsPerdu si : Deux romans traités comme deux traités
  • Engagement situé, avec son risque3 ptsPerdu si : « Littérature engagée » employé sans contre qui ni contre quoi
  • Allégorie décrite terme à terme3 ptsPerdu si : Une correspondance affirmée sans être montrée
  • Exemples pris dans des œuvres lues3 ptsPerdu si : Des titres cités sans passage identifiable
4

La méthode

Confronter une œuvre et une idée philosophique

  1. 1

    Énoncer l'idée sous sa forme la plus nue, comme le ferait un traité.

  2. 2

    Chercher dans l'œuvre la situation qui met cette idée à l'épreuve.

  3. 3

    Dire ce que le personnage ignore, craint ou perd, et que le traité ne dit pas.

  4. 4

    Conclure sur ce que la fiction ajoute à l'idée, plutôt que sur leur ressemblance.

5

Se tester

FrançaisTerminale
Question 1
Dans L’Étranger de Camus, Meursault incarne l’absurde par son attitude face à la mort de sa mère. Selon la philosophie camusienne, laquelle de ces affirmations sur l’absurde est FAUSSE ?

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Questions fréquentes

Littérature et philosophie : Humanisme, engagement et condition humaine : c'est en quelle classe ?

Ce chapitre est au programme de Français au lycée, en classe de Terminale, année du Baccalauréat. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.

Que faut-il savoir sur Littérature et philosophie : Humanisme, engagement et condition humaine ?

Liens entre littérature et philosophie : le roman comme espace de questionnement moral (Camus, Sartre). L'existentialisme en littérature : L'Étranger, La Nausée — absurde, liberté, authenticité, mauvaise foi. La littérature engagée (Sartre, Beauvoir, Camus) : responsabilité de l'écrivain. Humanisme : de la Renaissance aux Lumières (dignité humaine, tolérance, raison). Littérature et totalitarisme : 1984 (Orwell), La Ferme des animaux — allégorie politique. Les notions à maîtriser sont : existentialisme, Camus, Sartre, absurde, engagement, humanisme.

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Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.

Littérature et philosophie : Humanisme, engagement et condition humaine peut-il tomber au Baccalauréat ?

Ce chapitre fait partie du programme officiel de Terminale, il entre donc dans le périmètre du Baccalauréat. Le sujet exact varie chaque année et aucun chapitre n'est garanti, mais l'ensemble du programme de l'année est susceptible d'être évalué : mieux vaut ne pas parier sur des impasses.

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