Programme en vigueur — arrêté du 26 février 2026, applicable en Première depuis la rentrée 2026. Voir le texte
Solides : sphère, cône, cylindre, pyramide. Coupes planes. Droites et plans dans l'espace : parallélisme, orthogonalité. Coordonnées dans l'espace. Distance point-plan.
La règle d'or
Orthogonales signifie angle droit, perpendiculaires signifie angle droit et sécantes : dans l'espace, les deux mots cessent d'être interchangeables.
L'erreur que tout le monde fait
Conclure que deux droites sans point commun sont parallèles.
C'est vrai dans le plan et faux dans l'espace. Dans un cube, deux arêtes peuvent ne jamais se rencontrer sans être parallèles : aucun plan ne les contient toutes les deux. La conclusion « donc parallèles » fait alors basculer tout le raisonnement.
Exhiber le plan qui contient les deux droites avant de conclure au parallélisme. Sans un tel plan — une face, un plan diagonal — elles ne sont pas coplanaires.
Dans le plan, deux droites qui ne se coupent pas sont parallèles. Dans l'espace, c'est faux — et cette seule phrase contient la moitié des erreurs du chapitre. Deux arêtes d'un cube peuvent parfaitement n'avoir aucun point commun sans être parallèles : elles ne sont simplement pas dans le même plan. Raisonner dans l'espace, c'est d'abord se demander, à chaque étape, si les objets qu'on compare sont coplanaires.
1Les solides usuels
Règle
Les volumes se rangent en deux familles, et la mémoire n'a qu'une chose à retenir : tout ce qui se termine en pointe vaut un tiers de ce qui ne pointe pas. Un cylindre vaut sa base multipliée par sa hauteur ; un cône de même base et même hauteur en vaut le tiers. Un prisme vaut base × hauteur ; une pyramide de même base et même hauteur en vaut le tiers. La sphère est à part : V=34πr3 pour le volume, A=4πr2 pour l'aire — le rayon au cube d'un côté, au carré de l'autre, et jamais l'inverse.
Vcoˆne=3πr2h;Vspheˋre=34πr3
Les volumes usuels, et la règle du tiers pour les solides pointus.
Exemple
Un silo est formé d'un cylindre de rayon 5 m et de hauteur 10 m, surmonté d'une demi-sphère de même rayon. Calculer son volume exact.
Le cylindre vaut πr2h, avec r2=25.25×10=250soit 250π m³.
La demi-sphère vaut la moitié de 34πr3, donc 32πr3, avec r3=125.53=125
Cela donne 3250π m³.2×125=250
On additionne en mettant au même dénominateur : 250=3750.250×3=750
D'où le total.750+250=100031000π≈1047 m³. On garde π jusqu'au bout : arrondir en cours de route déplace le résultat.
V=31000π m³, soit environ 1 047 m³.
2Droites et plans
Règle
Deux droites de l'espace relèvent de trois cas, et de trois seulement. Si elles sont coplanaires, elles sont soit sécantes — un point commun —, soit parallèles — aucun. Si elles ne sont pas coplanaires, elles n'ont aucun point commun et ne sont pas parallèles : il n'existe aucun plan qui les contienne toutes deux. Une droite et un plan sont sécants en un point, ou parallèles. Deux plans sont sécants selon une droite — jamais en un seul point — ou parallèles.
Définition
droites orthogonales — Deux droites de l'espace sont orthogonales lorsque leurs directions font un angle droit, qu'elles se coupent ou non. Le mot perpendiculaires est réservé au cas où elles sont en plus sécantes. La distinction n'est pas un caprice de vocabulaire : dans un cube, l'arête (AB) et l'arête (CG) sont orthogonales sans avoir le moindre point commun, et écrire « perpendiculaires » serait faux.
Les trois positions relatives de deux droites, lues sur un cube.
Piège
Conclure que deux droites sans point commun sont parallèles.
Pourquoi — c'est vrai dans le plan, faux dans l'espace. Dans un cube ABCDEFGH, les droites (AB) et (FG) ne se rencontrent jamais et ne sont pas parallèles : aucun plan ne les contient toutes deux. La conclusion « donc parallèles » fait alors basculer tout le raisonnement.
Le réflexe — avant de conclure au parallélisme, exhiber le plan qui contient les deux droites. Si l'on n'en trouve pas — par exemple une face ou un plan diagonal du solide —, elles ne sont pas coplanaires.
Propriété
Deux propriétés suffisent à démontrer presque tous les parallélismes du programme. Si deux droites sont parallèles à une même troisième, elles sont parallèles entre elles. Et si une droite d est parallèle à une droite d′contenue dans un planP, alors d est parallèle à P. Pour démontrer qu'une droite est parallèle à un plan, on cherche donc une droite du plan qui lui soit parallèle — une seule suffit.
3Sections planes
Construire la section d'un solide par un plan
Repérer les points déjà donnés sur les faces, et les relier deux à deux quand ils sont sur une même face — jamais autrement : un segment de la section vit dans une face.
Utiliser le parallélisme des faces : deux faces parallèles coupées par un même plan donnent deux segments parallèles. C'est ce qui permet de compléter la figure sans nouveau point.
Prolonger les arêtes si nécessaire pour obtenir un point d'intersection supplémentaire, puis revenir dans le solide.
Nommer le polygone obtenu et justifier sa nature.la section d'un cube par un plan peut être un triangle, un quadrilatère, jusqu'à un hexagone — le nombre de côtés ne dépasse jamais le nombre de faces coupées.
Deux sections reviennent constamment. Un cône ou une pyramide coupés par un plan parallèle à la base donnent une figure semblable à la base : si le rapport de réduction est k, les longueurs sont multipliées par k, les aires par k2 et les volumes par k3. Une sphère coupée par un plan donne toujours un cercle, dont le rayon diminue à mesure que le plan s'éloigne du centre — c'est pourquoi un ballon, quelle que soit la façon dont on le tranche, ne donne jamais autre chose qu'un disque.
4Se repérer dans l'espace
Définition
coordonnées dans l'espace — Un repère de l'espace est la donnée d'une origine et de trois axes non coplanaires. Tout point s'y écrit alors M(x;y;z) : deux coordonnées situent le point dans le plan horizontal, la troisième donne sa hauteur. Dans un repère orthonormé, la distance entre deux points s'obtient par un Pythagore appliqué deux fois, et le milieu se calcule coordonnée par coordonnée, exactement comme dans le plan.
AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2+(zB−zA)2
La distance d'un point à un plan est la plus courte de toutes les distances de ce point aux points du plan : c'est celle mesurée perpendiculairement. Lorsque le plan est l'un des plans de coordonnées, elle se lit sans aucun calcul — la distance de M(x;y;z) au plan horizontal (Oxy) vaut ∣z∣, puisque se déplacer dans ce plan ne change que x et y. C'est aussi la hauteur à employer dans un volume de pyramide : la hauteur d'une pyramide est la distance du sommet au plan de la base, jamais la longueur d'une arête latérale.
▢Avant de conclure « parallèles », ai-je exhibé le plan contenant les deux droites ?
▢Ai-je distingué orthogonales (angle droit) et perpendiculaires (en plus sécantes) ?
▢Ai-je relié deux points d'une section seulement lorsqu'ils sont sur une même face ?
▢Dans une réduction de rapport k : longueurs ×k, aires ×k2, volumes ×k3 ?
▢Ai-je gardé π jusqu'au dernier calcul ?
▢La hauteur employée est-elle bien la distance au plan de base, et non une arête ?
L'essentiel en 8 points
·Tout ce qui pointe vaut un tiers : cône et pyramide.
·Sphère : V=34πr3, aire =4πr2 — cube d'un côté, carré de l'autre.
·Deux droites : coplanaires (sécantes ou parallèles), ou non coplanaires.
·Sans point commun n'implique pas parallèles — c'est faux dans l'espace.
·Orthogonales : angle droit · perpendiculaires : angle droit et sécantes.
·Deux plans sécants se coupent selon une droite.
·Réduction de rapport k : longueurs ×k, aires ×k2, volumes ×k3.
·AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2+(zB−zA)2.
2
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Fiche PDF — Géométrie dans l'espace
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Trois documents à imprimer, 8 pages en tout : le cours, les exercices avec la place pour écrire, et le corrigé détaillé avec son barème.
Calculer les volumes, en valeur exacte puis arrondie au dixième.
Calculer
a.Un cône de rayon 3 cm et de hauteur 4 cm.
b.Une sphère de rayon 3 cm.
c.Une pyramide de base carrée de côté 6 cm et de hauteur 5 cm.
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a.3πr2h avec r2=9.9×4=36
On divise par 3.36÷3=1212π≈37,7 cm³.
b.34πr3 avec r3=27.4×27=108
On divise par 3.108÷3=3636π≈113,1 cm³.
c. Base 6×6=36, puis base × hauteur.36×5=180
Un tiers, la pyramide pointant.180÷3=6060 cm³ exactement — aucun π ici.
2
$ABCDEFGH$ est un cube. Préciser la position relative des droites, en justifiant.
Raisonner
a.(AB) et (EF)
b.(AB) et (FG)
c.(AB) et (BF)
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a. Toutes deux dans le plan (ABFE), sans point commun.parallèles.
b. Aucun plan du cube ne les contient toutes deux.non coplanaires : elles ne se coupent pas et ne sont pas parallèles.
c. Elles ont le point B en commun et forment un angle droit.90−90=0perpendiculaires — et non simplement orthogonales, puisqu'elles sont sécantes.
3
Orthogonalité et vocabulaire. Répondre par vrai ou faux, en justifiant.
Raisonner
a.Deux droites orthogonales sont toujours sécantes.
b.Deux plans peuvent se couper en un seul point.
c.Si d est parallèle à une droite de P, alors d est parallèle à P ou incluse dans P.
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a. Faux : dans un cube, (AB) et (CG) sont orthogonales sans point commun.« perpendiculaires » exige en plus d'être sécantes.
b. Faux : deux plans sécants se coupent selon une droite.2−1=1une droite, jamais un point isolé.
c. Vrai, et c'est la propriété qu'on utilise pour démontrer un parallélisme.une seule droite du plan suffit ; il faut seulement penser au cas où d est dans le plan.
4
Sections planes. $ABCDEFGH$ est un cube ; $I$ est le milieu de $[AB]$ et $J$ celui de $[BC]$.
Représenter
a.Peut-on tracer directement le segment [IJ] ? Pourquoi ?
b.Le plan (IJF) coupe la face ABFE selon quel segment ?
c.Quelle est la nature de la section du cube par le plan parallèle à (ABCD) passant par le milieu de [AE] ?
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a. Oui : I et J appartiennent tous deux à la face ABCD.on ne relie deux points d'une section que s'ils sont sur une même face.
b.I est sur [AB] et F est un sommet de cette face.1+1=2la face ABFE est coupée selon le segment [IF].
c. Un plan parallèle à une face coupe le cube selon une figure superposable à cette face.4−4=0la section est un carré, de même côté que ABCD — la réduction ne joue pas ici, le cube n'étant pas un solide pointu.
5
Réduction. Un cône de hauteur 12 cm et de rayon 6 cm est coupé par un plan parallèle à la base, à 4 cm du sommet.
Raisonner
a.Donner le rapport de réduction du petit cône.
b.En déduire le rayon de la section.
c.Comparer le volume du petit cône à celui du grand.
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a. Le rapport est celui des hauteurs.4÷12=0.3333333333333333k=31.
b. Les longueurs sont multipliées par k.6÷3=2le rayon de la section vaut 2 cm.
c. Les volumes sont multipliés par k3.33=27le petit cône vaut 271 du grand — la réduction d'un tiers ne divise pas le volume par trois.
6
Dans un repère orthonormé de l'espace, on donne $A(1\,;2\,;3)$, $B(4\,;6\,;3)$ et $C(1\,;2\,;8)$.
Calculer
a.Calculer AB.
b.Calculer AC.
c.Donner les coordonnées du milieu de [AB].
d.Donner la distance de A au plan (Oxy).
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a. Les écarts valent 3, 4 et 0.9+16=25
On prend la racine.25=5AB=5 ; les deux points sont à la même altitude.
b. Seule la troisième coordonnée change.8−3=5AC=5.
c. Chaque coordonnée est la moyenne des deux.21+4=2.5
On procède de même pour les deux autres.22+6=4le milieu est (2,5;4;3).
d. Se déplacer dans (Oxy) ne change que x et y.3−0=3la distance vaut ∣zA∣=3.
7
Un réservoir a la forme d'une pyramide renversée à base carrée de 4 m de côté et de 3 m de hauteur.
Modéliser
a.Calculer son volume total, en m³ puis en litres.
b.On le remplit jusqu'à la moitié de sa hauteur. Quel est le rapport de réduction, et quel volume cela représente-t-il ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. Base 4×4=16, puis base × hauteur.16×3=48
Un tiers, la pyramide pointant.48÷3=1616 m³, soit 16 000 litres.
b. La pyramide étant renversée, la partie remplie est une pyramide semblable de rapport 21.1÷2=0.5
Les volumes sont multipliés par k3.23=8
On divise donc le volume total par 8.16÷8=22 m³ seulement, soit un huitième — remplir à mi-hauteur est très loin de remplir à moitié.
Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte
Formule de volume exacte, $\pi$ gardé jusqu'au bout4 ptsPerdu si : Le tiers oublié sur un cône, ou un arrondi en cours de route
Position relative justifiée par un plan4 ptsPerdu si : « Elles ne se coupent pas, donc parallèles »
Vocabulaire orthogonal / perpendiculaire2 ptsPerdu si : « Perpendiculaires » pour des droites non sécantes
Coefficients $k$, $k^2$, $k^3$ appliqués4 ptsPerdu si : Un volume divisé par $k$ au lieu de $k^3$
Distance et milieu dans l'espace3 ptsPerdu si : La troisième coordonnée oubliée sous la racine
Retour au contexte, unité comprise3 ptsPerdu si : Des m³ annoncés en litres sans conversion
4
La méthode
Démontrer qu'une droite est parallèle à un plan
1
Chercher dans le plan une droite qui paraisse parallèle à la droite étudiée.
2
Établir ce parallélisme à l'intérieur d'un plan qui contient les deux droites.
3
Conclure que la droite est parallèle au plan, une seule droite du plan y suffisant.
4
Nommer à chaque étape le plan dans lequel on raisonne, faute de quoi la démonstration ne vaut pas dans l'espace.
5
Se tester
Touches 1 à 4
MathématiquesPremière
Question 1
Dans la Station Spatiale Internationale (ISS), un module cylindrique de rayon R=2 m et de hauteur H=5 m est éclairé par un rayon lumineux parallèle à l'axe du cylindre. Quelle est la forme de la section obtenue sur le sol du module ?
Aucun compte requis — réponds, la correction s'affiche aussitôt.
Géométrie dans l'espace : c'est en quelle classe ?+
Ce chapitre est au programme de Mathématiques au lycée, en classe de Première, année du Bac de français. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.
Que faut-il savoir sur Géométrie dans l'espace ?+
Solides : sphère, cône, cylindre, pyramide. Coupes planes. Droites et plans dans l'espace : parallélisme, orthogonalité. Coordonnées dans l'espace. Distance point-plan. Les notions à maîtriser sont : sphère, cône, cylindre, pyramide, parallélisme, orthogonalité.
Où télécharger la fiche PDF de Géométrie dans l'espace ?+
Sur cette page, dans le bloc « Imprimer » : 3 documents à télécharger — le cours, les exercices et le corrigé — soit 8 pages au format A4, prêtes à imprimer. Le téléchargement est gratuit, immédiat, et ne demande ni compte ni adresse e-mail.
Le corrigé de Géométrie dans l'espace est-il fourni ?+
Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.
Géométrie dans l'espace peut-il tomber au Bac de français ?+
Ce chapitre fait partie du programme officiel de Première, il entre donc dans le périmètre du Bac de français. Le sujet exact varie chaque année et aucun chapitre n'est garanti, mais l'ensemble du programme de l'année est susceptible d'être évalué : mieux vaut ne pas parier sur des impasses.
Comment réviser Géométrie dans l'espace efficacement ?+
Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.
Faut-il un compte pour s'entraîner sur Géométrie dans l'espace ?+
Non. Les quiz, les corrections détaillées et les fiches de révision sont accessibles sans créer de compte et sans donner d'adresse e-mail. Le compte gratuit sert uniquement à conserver la progression d'un appareil à l'autre.
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