Français · 4ème · Contrôle n°1

Argumentation : Convaincre et persuader

55 minutes noté sur 205 exercices

Un contrôle de français de 55 minutes sur l'argumentation en quatrième : distinguer convaincre de persuader, séparer la thèse, l'argument et l'exemple, reconnaître les quatre stratégies argumentatives, nommer les figures de l'ironie, et repérer ce qu'un texte fait admettre sans le dire. Vingt points, barème détaillé, et une correction qui dit pourquoi à chaque question.

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Avant de commencer

  • Convaincre s’adresse à la raison, persuader aux émotions — et un texte efficace fait presque toujours les deux.
  • Une thèse par texte, pas davantage : c’est la phrase que tout le reste sert.
  • Un argument est général ; un exemple est précis, daté et nommé. L’un ne remplace pas l’autre.
  • Une autorité invoquée hors de son domaine ne prouve rien.
  • L’ironie n’existe que si le lecteur perçoit l’écart entre ce qui est dit et ce qui est pensé.
  • Nommer une figure ne suffit pas : il faut dire ce qu’elle produit.

Exercice 1 — Convaincre, persuader, et les trois niveaux

5 pts · 13 min

Distinguer les moyens et les niveaux de l'argumentation

Réponds à chaque question.

  1. 1.À quoi s’adresse un texte qui cherche à convaincre ?

    1 pt
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    À la raison

    Il procède par preuves, par logique, par enchaînement de causes.

  2. 2.Et un texte qui cherche à persuader ?

    1 pt
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    Aux émotions

    Il procède par images, par indignation, par récits qui touchent.

  3. 3.Qu’appelle-t-on la thèse d’un texte ?

    1 pt
    Voir la correction

    Ce qu’il défend : une seule idée pour tout le texte.

    Elle se trouve souvent au début ou à la toute fin, rarement au milieu.

  4. 4.Quelle différence y a-t-il entre un argument et un exemple ?

    1 pt
    Voir la correction

    L’argument est une raison générale ; l’exemple est un cas précis et nommé.

    L’un démontre, l’autre rend visible : ils ne se remplacent pas.

  5. 5.Un texte qui n’aligne que des exemples argumente-t-il ?

    1 pt
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    Non : il illustre, ou il raconte.

    Sans raison générale, rien ne relie les cas entre eux.

Exercice 2 — Les quatre stratégies

4 pts · 11 min

Identifier une stratégie argumentative

Nomme la stratégie employée.

  1. 1.« Selon l’Académie de médecine, cette pratique est sans danger. »

    1 pt
    Voir la correction

    L’argument d’autorité

    Il ne vaut que si la source fait autorité sur ce sujet précis.

  2. 2.« Il en va du climat comme d’un navire qui prend l’eau : on n’attend pas d’avoir les pieds mouillés pour écoper. »

    1 pt
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    L’argument par analogie

    Il rend sensible une situation abstraite en la ramenant à une situation connue.

  3. 3.« On objectera que la mesure coûte cher. Mais que coûtera l’inaction ? »

    1 pt
    Voir la correction

    L’argument par réfutation

    L’objection est d’abord accordée, puis retournée contre celui qui la porte.

  4. 4.Pourquoi cette dernière stratégie est-elle la plus efficace ?

    1 pt
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    Parce qu’elle montre qu’on a pensé contre soi-même.

    Le lecteur qui voit son objection prise au sérieux baisse sa garde.

Exercice 3 — L'ironie et ses figures

4 pts · 11 min

Nommer une figure de l'ironie

Nomme la figure employée.

  1. 1.« Quel courage ! », dit à quelqu’un qui vient de s’enfuir.

    1 pt
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    Une antiphrase

    Le mot dit exactement le contraire de ce que le locuteur pense.

  2. 2.« Ce n’est pas mauvais », pour dire que c’est excellent.

    1 pt
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    Une litote

    Elle dit moins pour suggérer davantage, et laisse le lecteur combler l’écart.

  3. 3.« Il nous a quittés. »

    1 pt
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    Un euphémisme

    Il atténue une réalité pénible au lieu de la nommer.

  4. 4.À quelle condition l’ironie existe-t-elle vraiment ?

    1 pt
    Voir la correction

    Si le lecteur perçoit l’écart entre ce qui est dit et ce qui est pensé.

    Une ironie que personne ne voit n’est plus une ironie : c’est un malentendu.

Exercice 4 — L'implicite et les formes de l'écrit engagé

4 pts · 11 min

Repérer un présupposé et nommer une forme d'écrit argumentatif

Réponds à chaque question.

  1. 1.Qu’appelle-t-on un présupposé ?

    1 pt
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    Ce qu’il faut déjà admettre pour que la phrase ait un sens.

    Il n’est pas affirmé : il est glissé, et donc jamais discuté.

  2. 2.Que présuppose la question « as-tu encore oublié tes affaires ? »

    1 pt
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    Qu’on les a déjà oubliées auparavant.

    Le mot « encore » installe le fait sans qu’il soit avancé.

  3. 3.Qu’est-ce qu’une lettre ouverte ?

    1 pt
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    Une lettre adressée à quelqu’un, mais publiée pour tous.

    Le destinataire nommé n’est pas le vrai destinataire : le public l’est.

  4. 4.Quelle différence entre un plaidoyer et un réquisitoire ?

    1 pt
    Voir la correction

    Le plaidoyer défend, le réquisitoire accuse.

    Les deux viennent du tribunal et en gardent la structure : une thèse, des preuves, une demande.

Exercice 5 — Trouve l'erreur

3 pts · 9 min

Repérer un raisonnement faux et le corriger

Chaque réponse est mauvaise. Écris ce qu’il fallait répondre.

  1. 1.« Un prix Nobel de physique affirme que ce régime alimentaire est sain : l’argument est solide. »

    1 pt
    Voir la correction

    Une autorité invoquée hors de son domaine ne prouve rien.

    Il faut vérifier qui parle, sur quel sujet, et de quand date la déclaration.

  2. 2.Question : quel est l’effet de cette question rhétorique ? Réponse : « C’est une question rhétorique. »

    1 pt
    Voir la correction

    Il fallait dire son effet : elle fait formuler la conclusion par le lecteur lui-même.

    Une conclusion qu’on produit soi-même est beaucoup plus difficile à refuser.

  3. 3.« Dans ce texte, l’auteur défend deux thèses opposées. »

    1 pt
    Voir la correction

    Un texte argumentatif n’a qu’une thèse ; ce que l’élève a vu sont des arguments.

    L’objection adverse y figure souvent, mais pour être retournée, pas pour être défendue.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 5 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Thèse, argument et exemple distingués

5 points — 1 par question

Point perdu si : Un exemple pris pour un argument : le texte illustre alors sans démontrer.

Ex.2La stratégie nommée exactement

4 points — 1 par question

Point perdu si : Une autorité acceptée sans qu’on ait regardé qui parle, et de quoi.

Ex.3La figure d’ironie nommée et son effet dit

4 points — 1 par question

Point perdu si : La litote confondue avec l’euphémisme : l’une suggère plus, l’autre adoucit.

Ex.4L’implicite repéré et formulé

4 points — 1 par question

Point perdu si : Le présupposé laissé passer : c’est ce qu’on nous fait admettre sans discussion.

Ex.5L’erreur repérée, et la réponse juste donnée

3 points — 1 par ligne

Point perdu si : La figure nommée sans son effet, alors que la question porte sur l’effet.

Et maintenant ?

16 à 20
L'analyse est solide. Entraîne-toi maintenant à écrire toi-même une réfutation : concéder l'objection, puis la retourner. C'est la stratégie la plus difficile à contrer, et la plus payante à l'écrit.
10 à 15
Refais l'exercice 1 : compter les arguments et les exemples d'un texte dit à lui seul s'il démontre ou s'il illustre.
moins de 10
Reprends la fiche de cours et pose-toi une question devant tout texte : qu'est-ce qu'il me fait accepter sans le discuter ?

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