Français · 4ème · Contrôle n°1
Lecture : Le théâtre — Texte et représentation
Un contrôle de français de 55 minutes sur le théâtre en quatrième : la double énonciation et ce qu'elle rend possible, la scène d'exposition, le nœud et le dénouement, les ressorts du comique, et la différence entre le tragique et le pathétique. Vingt points, barème détaillé, et une correction qui dit pourquoi à chaque question.
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Avant de commencer
- Un texte de théâtre est inachevé : il attend des corps, une voix, une lumière.
- Tout personnage parle à un autre personnage et au public en même temps.
- Les didascalies se lisent avant les répliques : elles les confirment, ou les contredisent.
- Une scène d’exposition apprend au spectateur ce qu’il doit savoir sans qu’il s’en aperçoive.
- Le rire se fabrique : il a des ressorts, et on les nomme.
- Le tragique suppose une fatalité ; le pathétique cherche seulement à émouvoir.
Exercice 1 — Ce qui n'existe qu'au théâtre
4 pts · 10 minEmployer les notions propres au genre théâtral
Réponds à chaque question.
1.Comment nomme-t-on le fait qu’un personnage s’adresse à un autre et au public à la fois ?
1 ptVoir la correction
La double énonciation
Rien de tel n’existe dans le roman, où le narrateur s’interpose.
2.Qu’est-ce qu’un aparté ?
1 ptVoir la correction
Une réplique que les autres personnages n’entendent pas, mais que le public entend.
Il n’est possible que grâce à la double énonciation.
3.Qu’appelle-t-on l’ironie dramatique ?
1 ptVoir la correction
Le fait que le public sache ce qu’un personnage ignore.
Chaque parole du personnage prend alors un sens qu’il ne soupçonne pas.
4.Cite deux fonctions du dialogue théâtral autres que renseigner le spectateur.
1 ptVoir la correction
Affronter deux volontés, et séduire.
Il sert aussi à avouer ce qu’on aurait voulu taire. Repérer sa fonction, c’est repérer l’enjeu.
Exercice 2 — La construction de la pièce
4 pts · 11 minAnalyser la construction d'une pièce
Réponds à chaque question.
1.Que doit apprendre au spectateur une scène d’exposition ?
1 ptVoir la correction
Qui sont les personnages, où l’on se trouve, et quel problème va se poser.
Le tout sans qu’il s’en aperçoive : c’est la contrainte du procédé.
2.Pourquoi un personnage y explique-t-il souvent à un autre ce que celui-ci sait déjà ?
1 ptVoir la correction
Parce que le vrai destinataire est la salle.
C’est la double énonciation mise au service de l’information.
3.Qu’appelle-t-on le nœud d’une pièce ?
1 ptVoir la correction
Le moment où le conflit devient inextricable.
Chaque acte qui précède a fermé une issue possible.
4.Comment se dénoue une comédie ? Et une tragédie ?
1 ptVoir la correction
Par un mariage ; par une mort.
Le dénouement est le moment où le conflit se résout, dans un sens ou dans l’autre.
Exercice 3 — Les ressorts du comique
5 pts · 13 minNommer un ressort du comique
Nomme le ressort du comique employé.
1.Deux personnages parlent sans savoir qu’ils ne parlent pas de la même chose.
1 ptVoir la correction
Le quiproquo
Le public, lui, voit les deux sens à la fois : c’est encore la double énonciation.
2.Un même mot revient à chaque réplique d’un personnage.
1 ptVoir la correction
La répétition
Elle rend le personnage mécanique, et c’est cette mécanique qui fait rire.
3.Un personnage déforme les mots et parle avec un accent marqué.
1 ptVoir la correction
Le comique de mots
Il joue sur la matière même du langage, non sur la situation.
4.Cite un cinquième ressort, en dehors de ceux déjà nommés et de l’exagération.
1 ptVoir la correction
Le comique de gestes
Chutes, coups de bâton, mouvements désordonnés : il ne passe pas par le texte.
5.Pourquoi nommer le ressort plutôt que dire que la scène est amusante ?
1 ptVoir la correction
Parce que nommer le ressort montre comment le rire est fabriqué.
Constater l’effet ne prouve pas qu’on a compris le procédé.
Exercice 4 — Tragique, pathétique, et les trois unités
4 pts · 12 minDistinguer les registres et situer la règle des trois unités
Réponds à chaque question.
1.Quelle est la règle des trois unités ?
1 ptVoir la correction
Une seule action, en un seul lieu, en une seule journée.
Elle était justifiée au nom de la vraisemblance.
2.Qui la rejette, et dans quel texte ?
1 ptVoir la correction
Hugo, dans la préface de Cromwell, en 1827.
Il objecte que la vie ne se déroule ni en un jour ni en un lieu.
3.Quelle différence y a-t-il entre le tragique et le pathétique ?
1 ptVoir la correction
Le tragique suppose une fatalité contre laquelle le personnage ne peut rien ; le pathétique cherche seulement à émouvoir.
Un destin, des dieux, une malédiction : sans cela, il n’y a pas de tragique.
4.Quelle question permet de trancher entre les deux ?
1 ptVoir la correction
Existait-il une issue pour le personnage ?
S’il aurait pu s’en sortir, ce n’est pas du tragique.
Exercice 5 — Trouve l'erreur
3 pts · 9 minRepérer une analyse fausse et la corriger
Chaque réponse est mauvaise. Écris ce qu’il fallait répondre.
1.« Cette scène est tragique : l’enfant est malade et le spectateur pleure. »
1 ptVoir la correction
Elle est pathétique : rien n’indique qu’aucune issue n’était possible.
Le tragique demande une fatalité, pas seulement de la tristesse.
2.« Les didascalies ne sont que des indications techniques : on peut les sauter. »
1 ptVoir la correction
Elles se lisent d’abord, et elles peuvent contredire la parole du personnage.
Un personnage qui dit « je vais très bien » sous une didascalie « en pleurant » dit le contraire.
3.Question : pourquoi cette scène fait-elle rire ? Réponse : « Parce qu’elle est drôle. »
1 ptVoir la correction
Il fallait nommer le procédé qui fabrique le rire.
Quiproquo, répétition, exagération, comique de mots ou de gestes : l’un d’eux est à l’œuvre.
Barème — ce que le correcteur regarde
Les lignes chiffrées couvrent les 5 exercices et totalisent 20 points.
Ex.1Ce qui n’appartient qu’au théâtre, nommé exactement
4 points — 1 par question
Point perdu si : L’aparté décrit sans qu’on dise à qui il échappe.
Ex.2La construction de la pièce lue dans son ordre
4 points — 1 par question
Point perdu si : Le nœud confondu avec le dénouement.
Ex.3Le ressort du comique nommé
5 points — 1 par question
Point perdu si : « C’est drôle » donné comme analyse : cela ne dit pas comment le rire est fabriqué.
Ex.4Le tragique distingué du pathétique
4 points — 1 par question
Point perdu si : Une scène triste appelée tragique alors qu’une issue existait.
Ex.5L’erreur repérée, et la réponse juste donnée
3 points — 1 par ligne
Point perdu si : Les didascalies traitées comme un détail technique.
Et maintenant ?
- 16 à 20
- La lecture du théâtre est en place. Entraîne-toi maintenant à imaginer deux mises en scène d'une même réplique : c'est en voyant ce que le texte laisse ouvert qu'on comprend ce qu'il impose.
- 10 à 15
- Refais l'exercice 3 : nommer le ressort du comique vaut le double d'une réponse qui dit seulement que la scène est amusante.
- moins de 10
- Reprends la fiche de cours et retiens la question du tragique : existait-il une issue ? Si oui, ce n'en est pas.
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Programme du cycle 4 — BO spécial n°11 du 26 novembre 2015, ajusté au BO du 26 juillet 2018 · Contrôle rédigé pour ProgresSchool, version 2026.1.