Français · 5ème · Contrôle n°1
Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination
Un contrôle de français de 55 minutes sur la phrase complexe en cinquième : compter les propositions, distinguer la principale de la subordonnée, reconnaître une relative et choisir son pronom, séparer le *que* relatif du *que* conjonction, et mener une analyse syntaxique en quatre gestes. Vingt points, barème détaillé, et une correction qui dit pourquoi à chaque question.
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Avant de commencer
- Une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués. Un infinitif ou un participe n’en forme pas.
- La principale peut vivre seule ; la subordonnée ne le peut pas. C’est le test le plus sûr.
- Une relative est introduite par un pronom relatif qui remplace un nom placé juste avant, l’antécédent.
- Pour choisir entre que et dont, on reconstruit la phrase simple et l’on regarde si un de apparaît.
- Une conjonctive complétive est introduite par la conjonction que et complète un verbe.
- On nomme une subordonnée par son mot subordonnant et sa fonction, jamais par son sens.
Exercice 1 — Compter les propositions
4 pts · 10 minDénombrer et identifier les propositions d'une phrase
Réponds à chaque question.
1.Combien une phrase contient-elle de propositions ?
1 ptVoir la correction
Autant que de verbes conjugués.
C’est le seul comptage fiable, et il se fait avant toute interprétation.
2.« Fatigué, il décida de rentrer et s’endormit aussitôt. » Combien de propositions ?
1 ptVoir la correction
Deux : décida et s’endormit.
Fatigué est un participe et rentrer un infinitif : ni l’un ni l’autre ne compte.
3.Quel test distingue une principale d’une subordonnée ?
1 ptVoir la correction
Retirer la proposition et voir si ce qui reste tient debout.
La principale se suffit à elle-même ; l’autre a besoin de ce dont elle dépend.
4.« Comme il pleuvait » est-elle une phrase ?
1 ptVoir la correction
Non : il lui manque ce dont elle dépend.
C’est une subordonnée, et une subordonnée seule n’est pas une phrase.
Exercice 2 — Les subordonnées relatives
5 pts · 13 minEmployer le pronom relatif qui convient
Complète par le pronom relatif qui convient, et justifie par la phrase simple.
1.« Le livre tu m’as prêté est passionnant. »
1 ptVoir la correction
que — tu m’as prêté ce livre
Le verbe n’appelle aucune préposition : le pronom occupe la fonction de COD.
2.« Le livre je te parle est passionnant. »
1 ptVoir la correction
dont — je te parle de ce livre
Le verbe appelle la préposition de : c’est ce qui impose ce pronom-là.
3.« La maison nous avons grandi a été vendue. »
1 ptVoir la correction
où — nous avons grandi dans cette maison
Le pronom reprend un complément de lieu.
4.« L’homme marche vite est mon voisin. »
1 ptVoir la correction
qui — cet homme marche vite
Le pronom occupe la fonction de sujet du verbe de la relative.
5.Qu’appelle-t-on l’antécédent d’un pronom relatif ?
1 ptVoir la correction
Le nom placé juste avant, que le pronom remplace.
Sans antécédent, il n’y a pas de relative : le pronom n’aurait rien à reprendre.
Exercice 3 — Les subordonnées conjonctives
4 pts · 11 minChoisir le mode d'une subordonnée complétive
Conjugue le verbe entre parenthèses, puis nomme le mode employé.
1.« Je sais que tu (avoir) raison. »
1 ptVoir la correction
tu as — indicatif
Savoir présente le fait comme certain, ce qui appelle l’indicatif.
2.« Je veux que tu (venir). »
1 ptVoir la correction
tu viennes — subjonctif
Vouloir exprime la volonté : le fait n’est pas encore réel.
3.« Je doute qu’il (être) prêt. »
1 ptVoir la correction
il soit — subjonctif
Douter met le fait en question, et le mode suit le doute.
4.De quoi dépend le mode d’une complétive ?
1 ptVoir la correction
Du verbe qui l’introduit
Certitude d’un côté, volonté, doute et sentiment de l’autre : deux modes, deux familles.
Exercice 4 — Analyser une phrase complexe
4 pts · 11 minMener l'analyse syntaxique d'une phrase complexe
Analyse : « Quand la nuit tomba, le voyageur comprit que la route qu’il avait prise ne menait nulle part. »
1.Relève les verbes conjugués et donne le nombre de propositions.
1 ptVoir la correction
tomba, comprit, avait prise, menait — quatre propositions
Le comptage porte sur les verbes conjugués, et il précède toute analyse.
2.Relève les mots subordonnants.
1 ptVoir la correction
quand, que, qu’
Comprit n’a aucun subordonnant devant lui : c’est le verbe de la principale.
3.Comment nomme-t-on la proposition « quand la nuit tomba » ?
1 ptVoir la correction
Une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps
On la nomme par son subordonnant et sa fonction, jamais par son sens.
4.Dans quelle proposition la relative « qu’il avait prise » est-elle emboîtée ?
1 ptVoir la correction
Dans la complétive « que la route… ne menait nulle part ».
Une subordonnée peut en contenir une autre, et le découpage doit le montrer.
Exercice 5 — Trouve l'erreur
3 pts · 10 minRepérer une faute de construction et la corriger
Chaque phrase contient une erreur. Écris la phrase juste.
1.« Le film que je t’ai parlé sort demain. »
1 ptVoir la correction
Le film dont je t’ai parlé sort demain.
On parle de quelque chose : la préposition impose l’autre pronom.
2.« Dans je crois que tu as raison, que est un pronom relatif. »
1 ptVoir la correction
C’est une conjonction : il ne remplace rien et n’a aucune fonction.
Le test du remplacement par lequel ne fonctionne pas, ce qui tranche.
3.« Je regrette que tu ne peux pas venir. »
1 ptVoir la correction
Je regrette que tu ne puisses pas venir.
Regretter exprime un sentiment, et le sentiment appelle le subjonctif.
Barème — ce que le correcteur regarde
Les lignes chiffrées couvrent les 5 exercices et totalisent 20 points.
Ex.1Les propositions comptées sur les verbes conjugués
4 points — 1 par question
Point perdu si : Un infinitif ou un participe compté comme un verbe conjugué.
Ex.2Le pronom relatif choisi par reconstruction
5 points — 1 par question
Point perdu si : que employé là où le verbe appelle la préposition de.
Ex.3Le mode justifié par le verbe introducteur
4 points — 1 par question
Point perdu si : L’indicatif après un verbe de volonté ou de doute.
Ex.4L’analyse menée dans l’ordre des quatre gestes
4 points — 1 par question
Point perdu si : Une subordonnée nommée par son sens au lieu de son subordonnant et de sa fonction.
Ex.5L’erreur repérée, et la phrase juste écrite
3 points — 1 par ligne
Point perdu si : La faute signalée sans que la phrase correcte soit donnée.
Et maintenant ?
- 16 à 20
- L'analyse est sûre. Entraîne-toi maintenant sur des phrases où les subordonnées s'emboîtent : c'est là que les crochets se placent mal, et une analyse fausse en découle.
- 10 à 15
- Refais l'exercice 2 : reconstruire la phrase simple règle le choix entre *que* et *dont* à tous les coups.
- moins de 10
- Reprends la fiche de cours et commence par le comptage : autant de verbes conjugués, autant de propositions. Rien ne se nomme avant ce comptage.
Refaire avec d'autres phrases
Mêmes notions, mêmes exigences, énoncés différents. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.
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