Français · 5ème · Contrôle n°1

Grammaire : La phrase complexe — coordination et subordination

55 minutes noté sur 205 exercices

Un contrôle de français de 55 minutes sur la phrase complexe en cinquième : compter les propositions, distinguer la principale de la subordonnée, reconnaître une relative et choisir son pronom, séparer le *que* relatif du *que* conjonction, et mener une analyse syntaxique en quatre gestes. Vingt points, barème détaillé, et une correction qui dit pourquoi à chaque question.

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Avant de commencer

  • Une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués. Un infinitif ou un participe n’en forme pas.
  • La principale peut vivre seule ; la subordonnée ne le peut pas. C’est le test le plus sûr.
  • Une relative est introduite par un pronom relatif qui remplace un nom placé juste avant, l’antécédent.
  • Pour choisir entre que et dont, on reconstruit la phrase simple et l’on regarde si un de apparaît.
  • Une conjonctive complétive est introduite par la conjonction que et complète un verbe.
  • On nomme une subordonnée par son mot subordonnant et sa fonction, jamais par son sens.

Exercice 1 — Compter les propositions

4 pts · 10 min

Dénombrer et identifier les propositions d'une phrase

Réponds à chaque question.

  1. 1.Combien une phrase contient-elle de propositions ?

    1 pt
    Voir la correction

    Autant que de verbes conjugués.

    C’est le seul comptage fiable, et il se fait avant toute interprétation.

  2. 2.« Fatigué, il décida de rentrer et s’endormit aussitôt. » Combien de propositions ?

    1 pt
    Voir la correction

    Deux : décida et s’endormit.

    Fatigué est un participe et rentrer un infinitif : ni l’un ni l’autre ne compte.

  3. 3.Quel test distingue une principale d’une subordonnée ?

    1 pt
    Voir la correction

    Retirer la proposition et voir si ce qui reste tient debout.

    La principale se suffit à elle-même ; l’autre a besoin de ce dont elle dépend.

  4. 4.« Comme il pleuvait » est-elle une phrase ?

    1 pt
    Voir la correction

    Non : il lui manque ce dont elle dépend.

    C’est une subordonnée, et une subordonnée seule n’est pas une phrase.

Exercice 2 — Les subordonnées relatives

5 pts · 13 min

Employer le pronom relatif qui convient

Complète par le pronom relatif qui convient, et justifie par la phrase simple.

  1. 1.« Le livre tu m’as prêté est passionnant. »

    1 pt
    Voir la correction

    que — tu m’as prêté ce livre

    Le verbe n’appelle aucune préposition : le pronom occupe la fonction de COD.

  2. 2.« Le livre je te parle est passionnant. »

    1 pt
    Voir la correction

    dont — je te parle de ce livre

    Le verbe appelle la préposition de : c’est ce qui impose ce pronom-là.

  3. 3.« La maison nous avons grandi a été vendue. »

    1 pt
    Voir la correction

    où — nous avons grandi dans cette maison

    Le pronom reprend un complément de lieu.

  4. 4.« L’homme marche vite est mon voisin. »

    1 pt
    Voir la correction

    qui — cet homme marche vite

    Le pronom occupe la fonction de sujet du verbe de la relative.

  5. 5.Qu’appelle-t-on l’antécédent d’un pronom relatif ?

    1 pt
    Voir la correction

    Le nom placé juste avant, que le pronom remplace.

    Sans antécédent, il n’y a pas de relative : le pronom n’aurait rien à reprendre.

Exercice 3 — Les subordonnées conjonctives

4 pts · 11 min

Choisir le mode d'une subordonnée complétive

Conjugue le verbe entre parenthèses, puis nomme le mode employé.

  1. 1.« Je sais que tu (avoir) raison. »

    1 pt
    Voir la correction

    tu as — indicatif

    Savoir présente le fait comme certain, ce qui appelle l’indicatif.

  2. 2.« Je veux que tu (venir). »

    1 pt
    Voir la correction

    tu viennes — subjonctif

    Vouloir exprime la volonté : le fait n’est pas encore réel.

  3. 3.« Je doute qu’il (être) prêt. »

    1 pt
    Voir la correction

    il soit — subjonctif

    Douter met le fait en question, et le mode suit le doute.

  4. 4.De quoi dépend le mode d’une complétive ?

    1 pt
    Voir la correction

    Du verbe qui l’introduit

    Certitude d’un côté, volonté, doute et sentiment de l’autre : deux modes, deux familles.

Exercice 4 — Analyser une phrase complexe

4 pts · 11 min

Mener l'analyse syntaxique d'une phrase complexe

Analyse : « Quand la nuit tomba, le voyageur comprit que la route qu’il avait prise ne menait nulle part. »

  1. 1.Relève les verbes conjugués et donne le nombre de propositions.

    1 pt
    Voir la correction

    tomba, comprit, avait prise, menait — quatre propositions

    Le comptage porte sur les verbes conjugués, et il précède toute analyse.

  2. 2.Relève les mots subordonnants.

    1 pt
    Voir la correction

    quand, que, qu’

    Comprit n’a aucun subordonnant devant lui : c’est le verbe de la principale.

  3. 3.Comment nomme-t-on la proposition « quand la nuit tomba » ?

    1 pt
    Voir la correction

    Une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps

    On la nomme par son subordonnant et sa fonction, jamais par son sens.

  4. 4.Dans quelle proposition la relative « qu’il avait prise » est-elle emboîtée ?

    1 pt
    Voir la correction

    Dans la complétive « que la route… ne menait nulle part ».

    Une subordonnée peut en contenir une autre, et le découpage doit le montrer.

Exercice 5 — Trouve l'erreur

3 pts · 10 min

Repérer une faute de construction et la corriger

Chaque phrase contient une erreur. Écris la phrase juste.

  1. 1.« Le film que je t’ai parlé sort demain. »

    1 pt
    Voir la correction

    Le film dont je t’ai parlé sort demain.

    On parle de quelque chose : la préposition impose l’autre pronom.

  2. 2.« Dans je crois que tu as raison, que est un pronom relatif. »

    1 pt
    Voir la correction

    C’est une conjonction : il ne remplace rien et n’a aucune fonction.

    Le test du remplacement par lequel ne fonctionne pas, ce qui tranche.

  3. 3.« Je regrette que tu ne peux pas venir. »

    1 pt
    Voir la correction

    Je regrette que tu ne puisses pas venir.

    Regretter exprime un sentiment, et le sentiment appelle le subjonctif.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 5 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Les propositions comptées sur les verbes conjugués

4 points — 1 par question

Point perdu si : Un infinitif ou un participe compté comme un verbe conjugué.

Ex.2Le pronom relatif choisi par reconstruction

5 points — 1 par question

Point perdu si : que employé là où le verbe appelle la préposition de.

Ex.3Le mode justifié par le verbe introducteur

4 points — 1 par question

Point perdu si : L’indicatif après un verbe de volonté ou de doute.

Ex.4L’analyse menée dans l’ordre des quatre gestes

4 points — 1 par question

Point perdu si : Une subordonnée nommée par son sens au lieu de son subordonnant et de sa fonction.

Ex.5L’erreur repérée, et la phrase juste écrite

3 points — 1 par ligne

Point perdu si : La faute signalée sans que la phrase correcte soit donnée.

Et maintenant ?

16 à 20
L'analyse est sûre. Entraîne-toi maintenant sur des phrases où les subordonnées s'emboîtent : c'est là que les crochets se placent mal, et une analyse fausse en découle.
10 à 15
Refais l'exercice 2 : reconstruire la phrase simple règle le choix entre *que* et *dont* à tous les coups.
moins de 10
Reprends la fiche de cours et commence par le comptage : autant de verbes conjugués, autant de propositions. Rien ne se nomme avant ce comptage.

Refaire avec d'autres phrases

Mêmes notions, mêmes exigences, énoncés différents. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.

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