Histoire-Géographie · Première · Contrôle Standard

Niveau 2 sur 3 · Standard

Histoire : Crises et totalitarismes (1914-1945)

60 minutes noté sur 204 exercices

Le niveau Standard est celui d'un contrôle de classe sur « Crises et totalitarismes (1914-1945) » : qualifier des crimes en nommant le critère, lire l'enchaînement de la crise 1929-1933 dans un schéma, appliquer la méthode d'analyse d'un régime totalitaire à un texte, et démontrer dans un paragraphe que la Shoah répond à la définition du génocide.

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Ce que ce niveau évalue

  • Mobiliser ses connaissances
  • Analyser un document
  • Raisonner et justifier
  • Écrire pour démontrer
  • La qualification juste d’un crime, critère à l’appui
  • L’enchaînement de la crise 1929-1933, lu dans un schéma
  • La méthode appliquée à un texte : les cinq traits, ce qui est proclamé, l’ennemi désigné
  • Un paragraphe qui démontre que la Shoah est un génocide

Avant de commencer

  • Qualifier un crime, c’est nommer le critère qui le définit, pas seulement son ampleur.
  • Un schéma fléché se lit dans le sens des flèches : chaque case est la conséquence de la précédente.
  • Pour citer un texte, recopie les mots exacts entre guillemets et indique la ligne.
  • Un paragraphe démonstratif annonce ce qu’il prouve, l’établit avec des faits, puis conclut.

Exercice 1 — Qualifier un crime

4.5 pts · 12 min

Mobiliser ses connaissances

Les trois situations sont imaginaires. Pour chacune, qualifie le crime et justifie par le critère qui convient.

  • Indice — Trois qualifications, qui ne se recouvrent pas : crime de guerre, crime contre l’humanité, génocide.
  • Indice — Demande-toi si les victimes sont visées pour ce qu’elles sont ou pour ce qu’elles font.
  1. 1.Situation 1 — Au cours d’une bataille, des soldats exécutent des prisonniers qu’ils viennent de capturer.

    1 pt
    Voir la correction

    Un crime de guerre : les soldats violent les règles du combat, qui protègent les prisonniers.

    Le crime de guerre se définit par rapport au combat ; ici rien n’indique ni politique systématique contre des civils ni intention de détruire un groupe.

  2. 2.Situation 2 — Partout dans le pays, un pouvoir arrête et persécute méthodiquement ses opposants désarmés.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Un crime contre l’humanité : la population visée n’est pas combattante et la persécution est menée avec méthode. Ce n’est pas un génocide : ces personnes sont visées pour leur opposition, ce qu’elles font, et non pour ce qu’elles sont.

    Le caractère systématique ne suffit pas à faire un génocide : il manque le ciblage d’un groupe pour son appartenance.

  3. 3.Situation 3 — Un pouvoir planifie la destruction de toutes les familles d’un groupe, enfants compris, quelles que soient leurs opinions.

    1 pt
    Voir la correction

    Un génocide : la destruction est planifiée, donc voulue et organisée, et les victimes sont visées pour leur seule appartenance, indépendamment de leur âge et de leur opinion.

    On retrouve les trois éléments de la définition : l’intention, l’organisation et le ciblage par appartenance.

  4. 4.Avant d’employer le mot « génocide » dans une copie, quels deux éléments faut-il avoir cherchés ?

    1 pt
    Voir la correction

    Le critère d’appartenance au groupe visé, et la trace d’une intention de destruction.

    C’est le réflexe du cours : sans ces deux éléments, le mot ne s’applique pas, quelle que soit l’ampleur du crime.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Qualifier de génocide la situation 2 parce qu’elle est systématique : les victimes y sont visées pour leur opposition, non pour leur appartenance.
  • Donner la qualification sans le critère qui la justifie.

Exercice 2 — Lire l'enchaînement de la crise

4 pts · 10 min

Analyser un document

Observe le document 1. Réponds aux questions : tes réponses complètent les cases 1 à 3.

  • Indice — La case 1 attend deux circuits, la case 2 trois effets, la case 3 un type de régime politique.
Document 1L’enchaînement de la crise 1929-1933
Le point de départKrach boursier d'octobre 1929,aux États-Unis1Comment la crise se propage2Ses effets sociaux3Ses effets politiques

Fais glisser pour voir toute la figure.

Schéma fléché : chaque case découle de la précédente. Les cases 1 à 3 sont à compléter par tes réponses. Source : Schéma dessiné pour ce contrôle d’après le cours.

  1. 1.Case 1 : par quels circuits la crise passe-t-elle du point de départ au monde entier ?

    1 pt
    Voir la correction

    Par les circuits financiers et par les circuits commerciaux.

    La crise ne reste pas américaine : l’argent et les échanges relient les économies entre elles. 0,5 point par circuit.

  2. 2.Case 2 : cite trois effets sociaux de la crise.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Le chômage de masse, les faillites, l’effondrement des revenus agricoles.

    Ce sont les trois effets sociaux du cours ; 0,5 point par effet juste.

  3. 3.Case 3 : quel effet politique la crise produit-elle ? Explique comment la case 2 y conduit.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Elle fragilise les régimes parlementaires : chômage, faillites et revenus effondrés minent la confiance dans ces régimes et rendent audibles des discours qui ne l’étaient pas.

    Le schéma enchaîne l’économique, le social et le politique : les difficultés de la case 2 affaiblissent les démocraties.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Citer deux fois le même effet (« chômage », « perte d’emploi ») : un seul est compté.
  • Écrire que la crise fragilise « les dictatures » : ce sont les régimes parlementaires qu’elle affaiblit.

Exercice 3 — Appliquer la méthode à un texte

6 pts · 17 min

Analyser un document

Lis le document 2, puis réponds aux questions en citant les lignes.

  • Indice — Pour la question a, une ligne par trait suffit : les lignes 1 à 6 en contiennent au moins un chacune.
  • Indice — Une affiche de propagande dit un projet, pas un résultat.
Document 2La Varnie, un régime imaginaire
  1. En Varnie, un seul parti est autorisé ; ses dirigeants occupent tous les ministères.
  2. Chaque matin, les écoliers récitent la doctrine officielle, que nul n’a le droit de contester.
  3. Le portrait du Guide est accroché dans chaque classe, chaque atelier, chaque foyer.
  4. La nuit, une police politique arrête ceux que le parti désigne comme ennemis ; beaucoup disparaissent dans des camps.
  5. On n’est pas arrêté pour avoir commis un acte : il suffit d’appartenir à une catégorie que le pouvoir a définie.
  6. Le dimanche, les jeunes rejoignent l’organisation de jeunesse du parti, et les loisirs des ouvriers sont organisés par lui.
  7. Les affiches montrent un peuple uni et souriant, rassemblé derrière son Guide.
  8. Le pouvoir ne se contente pas d’être obéi : il veut que chacun croie à sa doctrine et en soit transformé.

Source : Texte rédigé pour ce contrôle d’après le cours. La Varnie est un pays imaginaire, construit à partir des traits étudiés ; ce n’est pas un document historique.

  1. 1.Relève la trace de chacun des cinq traits du totalitarisme, avec la ligne qui le montre.

    2.5 pt
    Voir la correction

    Parti unique confondu avec l’État : ligne 1. Idéologie officielle obligatoire : ligne 2. Culte du chef : ligne 3. Terreur de masse : ligne 4. Encadrement de la vie entière : ligne 6.

    C’est la deuxième étape de la méthode : chercher la trace des cinq traits dans le document. 0,5 point par trait justifié par sa ligne.

  2. 2.Ligne 7 : que peut-on conclure de ces affiches, et que ne peut-on pas en conclure ?

    1.5 pt
    Voir la correction

    On peut en conclure ce que le régime veut montrer : son projet d’un peuple uni derrière son chef. On ne peut pas en conclure que la population adhère réellement : l’affiche dit ce que le régime proclame, pas ce qu’il réalise.

    Un document officiel est une source sur le discours du pouvoir avant d’être une source sur la société.

  3. 3.Ligne 5 : les ennemis du régime sont-ils visés pour ce qu’ils font ou pour ce qu’ils sont ? Quelle étape de la méthode cette question applique-t-elle ?

    1 pt
    Voir la correction

    Pour ce qu’ils sont : il suffit d’appartenir à une catégorie définie par le pouvoir. On applique l’étape qui consiste à nommer les victimes et le critère selon lequel elles sont visées.

    L’ennemi désigné est défini par son appartenance, non par ses actes : le critère doit toujours être nommé.

  4. 4.Ligne 8 : en quoi ce passage distingue-t-il la Varnie d’une simple dictature ?

    1 pt
    Voir la correction

    Le pouvoir n’y attend pas seulement qu’on se soumette : il veut que chacun croie à sa doctrine et en soit transformé, ce qu’une simple dictature ne demande pas.

    Une dictature exige l’obéissance sans réclamer l’adhésion ; le totalitarisme prétend transformer la société et les individus.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Prendre le document 2 pour la description d’un pays réel, sans lire la source.
  • Conclure des affiches de la ligne 7 que la population soutient le régime.
  • Oublier que l’ennemi est désigné par une catégorie, non par un acte (ligne 5).

Exercice 4 — Démontrer en un paragraphe

5.5 pts · 19 min

Écrire pour démontrer

Rédige un paragraphe de dix à douze lignes qui répond à la question : « En quoi la Shoah répond-elle à la définition du génocide ? »

  1. 1.J’identifie le crime, ceux qui l’ont organisé et ceux qu’il a visés.

    1 pt
    Voir la correction

    Il s’agit du crime commis contre les Juifs d’Europe par le pouvoir nazi, pendant la Seconde Guerre mondiale.

    On ne qualifie qu’après avoir identifié : c’est la première étape de toute analyse.

  2. 2.Je montre l’intention de détruire le groupe comme tel.

    1 pt
    Voir la correction

    Il s’agit d’une extermination voulue, issue d’une idéologie raciale : le but est de faire disparaître les Juifs d’Europe.

    L’intention est le premier élément de la définition : sans elle, le mot ne s’applique pas.

  3. 3.Je montre l’organisation, étape par étape.

    1 pt
    Voir la correction

    La destruction suit un ordre précis, de la mise à l’écart par la loi jusqu’aux convois vers les lieux d’assassinat ; des administrations préparent et exécutent chaque phase.

    Les étapes prouvent que l’intention a été mise en œuvre par une organisation.

  4. 4.Je montre que les victimes sont visées pour ce qu’elles sont.

    1 pt
    Voir la correction

    Les Juifs sont visés pour leur seule appartenance, indépendamment de leurs actes, de leur âge ou de leur opinion : les enfants comme les adultes.

    C’est le critère qui distingue le génocide des autres violences de masse.

  5. 5.Je donne un chiffre juste et je nomme les victimes comme des personnes.

    1 pt
    Voir la correction

    Environ six millions de morts ; derrière ce chiffre, des familles, des métiers, des enfants, et non les catégories de leurs persécuteurs.

    Le chiffre est celui sur lequel les historiens s’accordent ; le dire avec des mots qui ne sont pas ceux des persécuteurs fait partie du travail de l’historien.

  6. 6.Mon paragraphe annonce ce qu’il démontre et se termine par une conclusion.

    0.5 pt
    Voir la correction

    Ouverture possible : « La Shoah répond aux trois éléments du génocide… » ; conclusion qui répond à la question.

    Un paragraphe démonstratif se lit d’un seul tenant : il annonce, prouve, conclut.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Affirmer que la Shoah est un génocide parce qu’elle a fait beaucoup de victimes : c’est la nature du crime qui compte.
  • Citer les étapes sans montrer qu’elles prouvent une organisation.
  • Parler des victimes avec les seuls mots de leurs persécuteurs.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Les crimes qualifiés, critère à l’appui

4,5 points — 1 + 1,5 + 1 + 1

Point perdu si : Une qualification juste sans le critère qui la justifie : moitié des points.

Ex.2Le schéma de la crise lu et complété

4 points — 1 + 1,5 + 1,5

Point perdu si : Un effet politique donné sans le relier aux effets sociaux : 0,5 sur 1,5.

Ex.3Le texte analysé avec la méthode

6 points — 2,5 + 1,5 + 1 + 1

Point perdu si : Les affiches prises pour une preuve d’adhésion : 0 sur 1,5.

Ex.4Le paragraphe démonstratif

5,5 points — selon les six critères

Point perdu si : Le génocide justifié par le nombre de victimes : le critère de l’intention n’est pas accordé.

Et maintenant ?

16 à 20Niveau supérieur
C'est le niveau attendu en classe, et tu l'as. Passe au niveau 3 — Approfondi : une copie à corriger, des notions à relier, une affirmation à discuter et un développement construit.
10 à 15Refaire ce niveau
Repère l'exercice où tu as perdu le plus de points et relis son rappel de cours. Refais le niveau 2 dans quelques jours ; vise 16 avant de passer au niveau 3.
moins de 10Niveau inférieur
Fais d'abord le niveau 1 — Essentiel : il vérifie le vocabulaire et les repères dont ce contrôle a besoin. Reviens ensuite au niveau 2.

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Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.

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