Physique-Chimie · 5ème · Contrôle Standard
Niveau 2 sur 3 · StandardLa matière — États et changements d'état
Le niveau Standard est celui d'un contrôle de classe sur les états de la matière : nommer des changements d'état en justifiant, exploiter deux courbes de refroidissement pour lire un palier et distinguer un corps pur d'un mélange, calculer et interpréter les masses d'un flacon d'eau fermé puis ouvert, et rédiger un paragraphe qui explique les propriétés des trois états par le modèle particulaire.
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Ce que ce niveau évalue
- Utiliser ses connaissances
- Exploiter une courbe
- Calculer et interpréter
- Utiliser le modèle particulaire
- Écrire pour expliquer
- Nommer un changement d’état en justifiant par l’état de départ et l’état d’arrivée
- Deux courbes de refroidissement : palier, état du corps, corps pur ou mélange
- La masse d’un flacon fermé puis ouvert : calculer et interpréter
- Un paragraphe qui explique les propriétés des trois états par les particules
Avant de commencer
- Sur une courbe de température, une portion horizontale signale un changement d’état : lis sa température sur l’axe vertical.
- Le sens de variation de la température avant le palier dit dans quel sens se fait le changement d’état.
- Une masse se calcule par différence entre deux pesées : écris l’opération, puis le résultat avec son unité.
- Un paragraphe annonce une idée, l’explique pas à pas, puis conclut.
Exercice 1 — Nommer et justifier
4 pts · 9 minUtiliser ses connaissances
Pour les situations a et b, nomme le changement d’état et justifie en donnant l’état de départ et l’état d’arrivée ; puis réponds aux questions c et d.
1.Pendant une nuit d’hiver, l’eau d’une flaque gèle.
1 ptVoir la correction
Une solidification : au départ liquide, à l’arrivée solide.
Le départ est liquide, l’arrivée est solide : c’est la solidification, le changement inverse de la fusion.
2.Par temps sec et froid, la neige disparaît peu à peu sans jamais laisser de flaque.
1.5 ptVoir la correction
Une sublimation : la neige passe directement de l’état solide à l’état gazeux. L’absence de flaque montre qu’elle n’est pas passée par l’état liquide.
Si la neige avait fondu, on verrait de l’eau au sol : sans flaque, le passage est direct, du solide au gaz. 1 point pour le nom et les états, 0,5 pour l’indice.
3.Une fois la flaque gelée, compare la glace obtenue à l’eau d’avant : même masse ? même place occupée ?
1 ptVoir la correction
Même masse, car ce sont les mêmes molécules en même nombre ; mais la glace occupe plus de place : l’eau augmente de volume en gelant.
La masse se conserve au cours d’un changement d’état ; le volume, lui, change, et l’eau fait exception en gonflant quand elle devient solide.
4.Dans la situation b, qu’aurait-on observé au sol si la neige avait fondu ? Nomme ce changement.
0.5 ptVoir la correction
Une flaque d’eau liquide : la neige aurait subi une fusion.
La fusion fait passer de l’état solide à l’état liquide : elle laisse forcément de l’eau liquide au sol.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Nommer le changement sans donner l’état de départ et l’état d’arrivée : la justification compte autant que le mot.
- Écrire « fusion » pour la neige qui disparaît : sans flaque, elle n’est pas passée par l’état liquide.
- Écrire que la glace est plus lourde que l’eau : elle prend plus de place, mais sa masse est la même.
Exercice 2 — Deux courbes de refroidissement
6 pts · 15 minExploiter une courbe
Observe le document 1, puis réponds aux questions. Les questions a à e portent sur l’échantillon A.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Les deux échantillons, d’abord liquides, refroidissent dans la même pièce ; leur température est relevée chaque minute. Source : Courbes dessinées pour ce contrôle d’après le cours ; les mesures sont fictives.
1.Sur la courbe A, repère la portion horizontale : entre quels instants se situe-t-elle, et à quelle température ?
1 ptVoir la correction
Entre 4 min et 10 min, à 55 °C.
La courbe A est horizontale de t = 4 min à t = 10 min ; la température du palier se lit sur l’axe vertical : 55 °C. 0,5 pour les instants, 0,5 pour la température.
2.Calcule la durée de ce palier.
0.5 ptVoir la correction
: le palier dure 6 minutes.
La durée est la différence entre l’instant de fin et l’instant de début du palier : .
3.Quel changement d’état se produit pendant ce palier ? Justifie à l’aide du sens de variation de la température.
1 ptVoir la correction
Une solidification : la température baisse avant le palier, on refroidit donc un liquide, qui devient solide.
Une température qui descend avant le palier correspond à une liquéfaction ou à une solidification ; ici l’échantillon est liquide au départ, il se solidifie.
4.Dans quel état se trouve l’échantillon A à t = 2 min, à t = 7 min et à t = 14 min ?
1.5 ptVoir la correction
À 2 min, l’échantillon est encore liquide ; à 7 min, les deux états coexistent ; à 14 min, il est entièrement solidifié.
Avant le palier, le corps est entièrement liquide ; pendant le palier, les deux états coexistent ; après, la température baisse de nouveau parce que tout est solide. 0,5 point par instant.
5.L’échantillon A est-il de l’eau ? Justifie.
0.5 ptVoir la correction
Non : l’eau pure se solidifie à 0 °C sous la pression normale, et non à 55 °C.
La température d’un palier est un repère d’identification : celle de l’eau pure est 0 °C, pas 55 °C.
6.Compare les deux tracés : lequel des échantillons n’est pas un corps pur ? Appuie ta réponse sur sa forme.
1 ptVoir la correction
L’échantillon B : sa courbe descend sans jamais devenir horizontale, elle ne présente aucun palier net.
Un corps pur change d’état à température constante, d’où un palier net ; une courbe qui ne marque pas de palier net est celle d’un mélange.
7.Pendant le palier, l’échantillon A continue de refroidir, et pourtant sa température ne baisse pas. Que devient alors le rangement de ses particules ?
0.5 ptVoir la correction
De désordonnées, elles deviennent ordonnées : pendant le palier, elles se rangent peu à peu à mesure que le liquide devient solide.
Le changement d’état est une réorganisation des particules : tant qu’elle n’est pas terminée, la température reste celle du palier.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Lire 50 °C au lieu de 55 °C : le palier tombe entre deux graduations chiffrées, il faut compter les petits carreaux.
- Appeler « fusion » le changement d’état alors que la température descend : on refroidit un liquide.
- Écrire que le corps A est solide pendant tout le palier : liquide et solide y coexistent.
Exercice 3 — Un flacon sur la balance
4 pts · 12 minCalculer et interpréter
Lis le document 2, puis réponds en détaillant tes calculs.
- On verse un peu d’eau dans un flacon vide, puis on le ferme avec son bouchon.
- Posé sur une balance, le flacon fermé affiche 165 g.
- On le laisse une journée au soleil : une partie de l’eau s’évapore, à l’intérieur du flacon toujours fermé.
- On retire ensuite le bouchon et l’on pose le flacon ouvert sur une étagère pendant plusieurs semaines.
- Toute l’eau a fini par s’évaporer. Le flacon vide et sec, pesé avec son bouchon, affiche 120 g.
Source : Texte rédigé pour ce contrôle d’après le cours ; les mesures sont fictives.
1.Après la journée au soleil (ligne 3), quelle masse la balance affiche-t-elle ? Justifie.
1 ptVoir la correction
Toujours 165 g : le flacon est fermé, la vapeur d’eau reste à l’intérieur, et la masse se conserve au cours de l’évaporation.
Les molécules d’eau passées à l’état gazeux n’ont pas quitté le flacon : ce sont les mêmes, en même nombre, donc la masse affichée ne change pas.
2.Calcule la masse d’eau versée au départ dans le flacon.
1 ptVoir la correction
: on avait versé 45 g d’eau.
Le flacon avec son eau pèse 165 g et le flacon vide, avec son bouchon, 120 g : la différence est la masse de l’eau.
3.Un élève conclut : « l’évaporation a fait disparaître 45 g de matière ». Montre qu’il se trompe.
1 ptVoir la correction
Les 45 g d’eau n’ont pas disparu : devenues vapeur, les molécules se sont dispersées dans l’air de la pièce. Elles ont quitté le flacon ouvert, mais la matière existe toujours.
La balance ne pèse que ce qui se trouve dans le flacon : la masse qui manque en est sortie, elle n’a pas été détruite.
4.Sous forme de vapeur, ces 45 g d’eau occupent-ils le même volume que sous forme liquide ? Justifie avec le modèle particulaire.
1 ptVoir la correction
Non, un volume bien plus grand : dans un gaz, les particules sont très éloignées les unes des autres et occupent tout l’espace disponible. La masse, elle, reste de 45 g.
Le volume dépend de l’espacement des particules, la masse de leur nombre : à l’état gazeux, l’espacement augmente, pas le nombre.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Répondre que la balance affiche moins après la journée au soleil : le flacon est fermé, rien n’en sort.
- Additionner 165 et 120 au lieu de faire la différence entre les deux pesées.
- Confondre la place occupée par la vapeur avec sa masse.
Exercice 4 — Expliquer avec le modèle particulaire
6 pts · 18 minÉcrire pour expliquer
Rédige un paragraphe de huit à dix lignes qui répond à la question : « Comment le modèle particulaire explique-t-il qu’un solide garde sa forme, qu’un liquide prenne celle de son récipient et qu’un gaz puisse être comprimé ? »
1.Je relie la forme propre du solide à des particules qui gardent leur place.
1 ptVoir la correction
Chaque particule d’un solide occupe une place fixe dans un rangement régulier : l’ensemble ne peut pas changer de forme de lui-même.
C’est parce que chaque particule reste à sa place que le solide ne s’écoule pas.
2.J’explique pourquoi le liquide garde son encombrement tout en s’écoulant.
1.5 ptVoir la correction
Restées au contact, ses particules gardent ensemble le même encombrement ; sans ordre, elles glissent les unes sur les autres, d’où l’écoulement.
Le volume propre vient du contact entre particules ; l’absence de forme propre vient de leur désordre.
3.J’explique pourquoi un gaz se laisse comprimer et remplit tout l’espace.
1.5 ptVoir la correction
Ses particules, très éloignées, laissent du vide que la compression réduit ; rapides et dispersées dans toutes les directions, elles remplissent tout le récipient.
La compressibilité vient de l’espace entre les particules ; l’occupation de tout l’espace vient de leur mouvement.
4.J’emploie le vocabulaire du modèle : particules, arrangement, ordonné, désordonné.
0.5 ptVoir la correction
Les quatre mots apparaissent, employés à bon escient.
Le vocabulaire du cours rend l’explication précise : « ordonné » ou « désordonné » dit plus que « rangé n’importe comment ».
5.J’emploie au moins deux connecteurs de cause ou de conséquence.
0.5 ptVoir la correction
Par exemple : parce que, donc, c’est pourquoi, si bien que.
Le connecteur rend visible le raisonnement : il dit quelle disposition entraîne quelle propriété.
6.Ma réponse forme un paragraphe : une phrase d’annonce, trois explications, une phrase de conclusion.
1 ptVoir la correction
Ouverture possible : « Le modèle particulaire explique ces propriétés par… » ; conclusion qui répond à la question.
Un paragraphe se lit d’un seul tenant : il commence par répondre et finit par conclure.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Décrire les trois arrangements sans les relier aux propriétés demandées : la question est « comment explique-t-il ».
- Écrire que les particules d’un liquide sont éloignées : elles restent au contact, c’est ce qui lui donne un volume propre.
- Écrire une liste au lieu de phrases reliées par des connecteurs.
Barème — ce que le correcteur regarde
Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.
Ex.1Les changements d’état nommés et justifiés
4 points — 1 + 1,5 + 1 + 0,5
Point perdu si : Un nom juste sans l’état de départ ni l’état d’arrivée : la moitié des points.
Ex.2Les courbes lues et interprétées
6 points — 1 + 0,5 + 1 + 1,5 + 0,5 + 1 + 0,5
Point perdu si : Une réponse sans justification tirée de la courbe : la moitié des points de la question.
Ex.3Les masses calculées et interprétées
4 points — 1 par question
Point perdu si : Un calcul sans unité ou sans phrase de conclusion : 0,5 sur 1.
Ex.4Le paragraphe explicatif
6 points — selon les six critères
Point perdu si : Trois arrangements décrits sans être reliés aux propriétés : 3 sur 6 au plus.
Et maintenant ?
- 16 à 20Niveau supérieur
- C'est le niveau attendu en classe, et tu l'as. Passe au niveau 3 — Approfondi : des modèles à critiquer, des notions à relier, une copie à corriger, un développement construit.
- 10 à 15Refaire ce niveau
- Repère l'exercice où tu as perdu le plus de points et relis son rappel de cours. Refais le niveau 2 dans quelques jours ; vise 16 avant de passer au niveau 3.
- moins de 10Niveau inférieur
- Fais d'abord le niveau 1 — Essentiel : il vérifie le vocabulaire et les schémas dont ce contrôle a besoin. Reviens ensuite au niveau 2.
Les autres contrôles de ce chapitre
Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.
Les autres contrôles de physique-chimie 5ème
- Électricité — Circuits simples — contrôle n°1
- Électricité — Circuits simples — contrôle Essentiel
- Électricité — Circuits simples — contrôle Standard
- Électricité — Circuits simples — contrôle Approfondi
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle n°1
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle Essentiel
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle Standard
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle Approfondi
- Mélanges et solutions — contrôle n°1
- Mélanges et solutions — contrôle Essentiel
- Mélanges et solutions — contrôle Standard
- Mélanges et solutions — contrôle Approfondi
Programme du cycle 4 — arrêté du 9 novembre 2015, BO spécial n°11 du 26 novembre 2015 · Contrôle rédigé pour ProgresSchool, version 2026.2.
