Physique-Chimie · 5ème · Contrôle Standard
Niveau 2 sur 3 · StandardMélanges et solutions
Le niveau Standard est celui d'un contrôle de classe sur les mélanges et les solutions : deux courbes de chauffage pour reconnaître un corps pur, un calcul de solubilité sur deux béchers d'eau salée, un chromatogramme à interpréter, et l'analyse guidée du protocole qui mène de l'eau boueuse à l'eau pure.
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Deux PDF à imprimer, sur papier A4. Gratuit, sans inscription.
Ce que ce niveau évalue
- Exploiter un document
- Calculer et conclure
- Mobiliser ses connaissances
- Raisonner et justifier
- Deux courbes de chauffage : reconnaître le corps pur à son palier
- La solubilité appliquée à deux béchers, avec la conservation de la masse
- Un chromatogramme : identifier les espèces d’un colorant
- L’analyse d’un protocole qui passe de l’eau boueuse à l’eau pure
Avant de commencer
- Sur une courbe de chauffage, un palier est une portion horizontale : la température ne change plus.
- Une solubilité en grammes par litre se multiplie par un volume exprimé en litres.
- Sur un chromatogramme, deux taches à la même hauteur signalent la même espèce chimique.
- Pour justifier le choix d’une technique de séparation, nomme la propriété qu’elle exploite.
Exercice 1 — Deux courbes de chauffage
4 pts · 10 minExploiter un document
On chauffe sous pression normale deux liquides incolores et limpides, A et B, en relevant leur température. Observe le document 1, puis réponds aux questions.
- Indice — Un palier se reconnaît à une portion horizontale de la courbe.
- Indice — Compare chaque courbe à la ligne des 100 °C.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Température de deux liquides incolores et limpides chauffés sous pression normale. Trait plein : liquide A ; tirets : liquide B. Source : Courbes dessinées pour ce contrôle d’après le cours : elles donnent l’allure attendue, ce ne sont pas des mesures.
1.Laquelle des deux courbes présente un palier ? À quelle température ?
1 ptVoir la correction
La courbe A : à partir de la quatrième minute, sa température reste fixée à 100 °C.
Un palier est une portion horizontale de la courbe : la température ne varie plus pendant que le liquide bout.
2.Identifie le liquide A : quelle substance du cours peut-il être ? Justifie.
1 ptVoir la correction
De l’eau pure : il bout à 100 °C avec un palier net, comme l’eau pure sous pression normale.
Le palier net est le test de pureté, et sa valeur, 100 °C, est celle de l’eau pure sous pression normale.
3.Que montre la courbe B ? Conclus sur la nature du liquide B.
1 ptVoir la correction
Sa température dépasse 100 °C et ne cesse de monter : il n’y a aucun palier net. Le liquide B n’est pas un corps pur, c’est un mélange.
Une eau salée, par exemple, bout plus haut que l’eau pure et sans palier net : l’absence de palier signe un mélange.
4.Le liquide B est-il un mélange homogène ou hétérogène ? Explique pourquoi l’œil seul ne permettait pas de le distinguer de A.
1 ptVoir la correction
Un mélange homogène, puisqu’il est limpide : on n’y distingue aucun constituant. À l’œil, A et B se ressemblent, car la limpidité montre l’homogénéité, jamais la pureté.
Il fallait une expérience, la courbe de chauffage, pour départager deux liquides qui ont le même aspect.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Conclure que B est pur parce qu’il est limpide comme A.
- Voir un palier dans la fin de la courbe B, qui monte encore : un palier est horizontal.
Exercice 2 — Deux béchers d'eau salée
5 pts · 13 minCalculer et conclure
La solubilité du sel dans l’eau vaut environ 360 g par litre à 20 °C. À cette température, on prépare deux béchers. Le bécher A contient 50 mL d’eau, de masse 50 g : on y verse 20 g de sel. Le bécher B contient 0,1 L d’eau : on y verse aussi 20 g de sel. On agite longuement.
- Indice — Convertis le volume en litres : un millilitre est un millième de litre.
- Indice — Masse maximale = solubilité × volume en litres.
1.Combien de grammes de sel l’eau du bécher A peut-elle accueillir au plus ?
1 ptVoir la correction
50 mL = 0,05 L, donc : 18 g au plus.
La solubilité est une masse par litre : on convertit d’abord le volume en litres, puis on multiplie.
2.Tout le sel versé dans A se dissout-il ? Sinon, quelle masse reste au fond ?
1 ptVoir la correction
Non : on verse 20 g pour 18 g possibles ; l’excédent, , soit 2 g, se dépose : le contenu de A est saturé.
On compare la masse introduite à la masse maximale : seul l’excédent ne se dissout pas.
3.Et dans le bécher B ? Justifie par un calcul.
1 ptVoir la correction
: l’eau de B peut accueillir 36 g, plus que les 20 g versés ; tout se dissout.
Avec deux fois plus d’eau, la masse maximale double : 20 g ne suffisent plus à saturer la solution.
4.Quelle est la masse totale du contenu du bécher A, dépôt compris ? Justifie.
1 ptVoir la correction
: 70 g, car la masse se conserve, que le sel soit dissous ou resté au fond.
Rien n’a quitté le bécher : la masse de l’eau et celle du sel s’additionnent.
5.On chauffe doucement le bécher A. Que peut devenir le dépôt ? Pourquoi ?
1 ptVoir la correction
Il peut se dissoudre en partie, voire en totalité : pour un solide dans l’eau, la solubilité augmente le plus souvent avec la température.
À chaud, la masse maximale dissoluble devient plus grande : les 2 g en excès peuvent alors trouver place dans la solution.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Multiplier 360 par 50 sans convertir les millilitres en litres.
- Oublier le dépôt dans la masse totale : le sel non dissous est toujours dans le bécher.
Exercice 3 — Interpréter un chromatogramme
4 pts · 11 minExploiter un document
On dépose sur un même support quatre colorants : B un colorant bleu, J un colorant jaune, V un colorant vert du commerce et X un colorant inconnu. Après migration, on obtient le document 2. Réponds aux questions.
- Indice — Pour chaque tache de V et de X, cherche une tache de B ou de J à la même hauteur.
Fais glisser pour voir toute la figure.
Les croix marquent les dépôts ; les taches, les positions atteintes après migration. Les motifs remplacent les couleurs : points pour le bleu, hachures pour le jaune, gris plein pour une autre teinte. Source : Chromatogramme dessiné pour ce contrôle d’après le cours.
1.Combien de taches le colorant V donne-t-il ? Qu’en déduis-tu sur sa nature ?
1 ptVoir la correction
Deux taches : V contient plusieurs espèces, c’est un mélange.
Une espèce unique ne donnerait qu’une tache ; plusieurs taches signalent plusieurs espèces.
2.À quels colorants connus correspondent les taches de V ? Justifie avec le document.
1 ptVoir la correction
L’une est à la hauteur de la tache de B, l’autre à celle de J : le vert du commerce est un mélange de bleu et de jaune.
Deux taches à la même hauteur signalent la même espèce chimique : chaque tache de V a son double parmi les références.
3.Que peut-on affirmer sur le colorant X ?
1 ptVoir la correction
Il contient le colorant jaune, dont une tache est à la même hauteur que celle de J, et une autre espèce, ni le bleu ni le jaune, dont la tache n’est à la hauteur d’aucune référence.
On ne conclut que ce que le document établit : la seconde tache de X ne correspond à aucun des colorants déposés.
4.Pourquoi a-t-on déposé B et J sur le même support que V et X ?
1 ptVoir la correction
Pour pouvoir comparer les hauteurs de migration : B et J servent de références connues.
La chromatographie identifie par comparaison : sans référence connue à côté, une hauteur ne dit rien.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Conclure que V est une seule espèce parce qu’il paraît d’une seule couleur à l’œil.
- Affirmer que la seconde tache de X est du bleu alors qu’elle n’est pas à la hauteur de B.
Exercice 4 — Analyser un protocole
7 pts · 18 minRaisonner et justifier
Lis le document 3, puis réponds aux questions en citant les lignes quand c’est utile.
- Indice — Repère, pour chaque étape, ce qui est retenu et ce qui passe.
- Indice — Un dépôt laissé par évaporation trahit des espèces qui étaient dissoutes.
- Nora veut obtenir de l’eau pure à partir d’un bocal d’eau boueuse.
- Elle laisse d’abord reposer le bocal : la terre la plus lourde tombe au fond.
- Elle verse doucement le liquide du dessus, encore trouble, à travers un filtre.
- Le liquide qui traverse le filtre est limpide. « Mon eau est pure ! », écrit-elle.
- Son professeur fait s’évaporer quelques gouttes de ce liquide : il reste un dépôt blanc.
- Nora chauffe alors le liquide limpide et recueille la vapeur, qu’elle refroidit.
- Le liquide recueilli, évaporé à son tour, ne laisse aucun dépôt.
Source : Récit rédigé pour ce contrôle d’après le cours ; Nora est un personnage fictif.
1.Quelle technique Nora utilise-t-elle à la ligne 2 ? Que sépare-t-elle ?
1.5 ptVoir la correction
Une décantation : au repos, les particules les plus lourdes tombent au fond ; elle sépare le gros de la terre du liquide.
La décantation sépare par repos un mélange hétérogène dont les constituants ont des masses volumiques différentes.
2.Quelle technique utilise-t-elle à la ligne 3 ? Pourquoi le liquide devient-il limpide ?
1.5 ptVoir la correction
Une filtration : les grains fins que le repos n’a pas fait tomber restent sur le filtre, et le liquide qui passe est limpide.
Après la décantation, des particules fines restent en suspension ; seul le filtre les arrête.
3.À la ligne 4, Nora a-t-elle raison ? Appuie-toi sur la ligne 5.
1.5 ptVoir la correction
Non : le dépôt de la ligne 5 prouve que le liquide contenait des espèces dissoutes, que le filtre a laissé passer. Limpide ne veut pas dire pur.
Un filtre ne retient pas ce qui est dissous ; l’évaporation révèle ce que l’œil ne voyait pas.
4.Quelle technique décrivent les lignes 6 et 7 ? Explique pourquoi elle réussit là où le filtre a échoué.
1.5 ptVoir la correction
Une distillation : seule l’eau passe à l’état de vapeur, les sels dissous restent dans le récipient chauffé. Recondensée, cette vapeur ne contient donc que de l’eau, ce que confirme l’absence de dépôt à la ligne 7.
La distillation sépare un mélange homogène liquide en jouant sur les températures d’ébullition.
5.Pour chacune des trois techniques, nomme la propriété qu’elle exploite.
1 ptVoir la correction
Décantation : la masse volumique ; filtration : la taille des particules ; distillation : la température d’ébullition.
Justifier un choix de technique, c’est nommer la propriété qu’elle exploite : densité, taille ou ébullition.
Les erreurs fréquentes sur cet exercice
- Croire que l’eau filtrée est pure parce qu’elle est limpide.
- Appeler « filtration » l’étape de la ligne 2 : sans filtre, c’est une décantation.
- Nommer la distillation sans dire pourquoi le sel reste dans le récipient.
Barème — ce que le correcteur regarde
Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.
Ex.1Les courbes lues et le corps pur reconnu
4 points — 1 par question
Point perdu si : « B est pur car limpide » : la courbe dit le contraire, 0 sur 1.
Ex.2La solubilité appliquée et la masse conservée
5 points — 1 par question
Point perdu si : Une solubilité multipliée par des millilitres : 0 sur 1 pour le calcul.
Ex.3Le chromatogramme interprété
4 points — 1 par question
Point perdu si : Une conclusion sans référence à la hauteur des taches : 0,5 sur 1.
Ex.4Le protocole analysé étape par étape
7 points — 1,5 par question, 1 pour les propriétés
Point perdu si : Une technique nommée sans justification : 0,5 sur 1,5.
Et maintenant ?
- 16 à 20Niveau supérieur
- C'est le niveau attendu en classe, et tu l'as. Passe au niveau 3 — Approfondi : modèles particulaires à critiquer, compte rendu à corriger, protocole à concevoir.
- 10 à 15Refaire ce niveau
- Repère l'exercice où tu as perdu le plus de points et relis son rappel de cours. Refais le niveau 2 dans quelques jours ; vise 16 avant de passer au niveau 3.
- moins de 10Niveau inférieur
- Fais d'abord le niveau 1 — Essentiel : il vérifie le vocabulaire et les techniques dont ce contrôle a besoin. Reviens ensuite au niveau 2.
Les autres contrôles de ce chapitre
Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.
Les autres contrôles de physique-chimie 5ème
- Électricité — Circuits simples — contrôle n°1
- Électricité — Circuits simples — contrôle Essentiel
- Électricité — Circuits simples — contrôle Standard
- Électricité — Circuits simples — contrôle Approfondi
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle n°1
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle Essentiel
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle Standard
- Lumière — Propagation et couleurs — contrôle Approfondi
- La matière — États et changements d'état — contrôle n°1
- La matière — États et changements d'état — contrôle Essentiel
- La matière — États et changements d'état — contrôle Standard
- La matière — États et changements d'état — contrôle Approfondi
Programme du cycle 4 — arrêté du 9 novembre 2015, BO spécial n°11 du 26 novembre 2015 · Contrôle rédigé pour ProgresSchool, version 2026.2.
