Programme en vigueur — arrêté du 9 novembre 2015, applicable en 3ème depuis la rentrée 2016. Voir le texte
Mesure annoncée pour 2027, non confirmée réglementairement au 9 septembre 2026. Ce que l'on sait
Double distributivité, identités remarquables (a+b)², (a-b)², (a+b)(a-b). Factorisation. Applications : équations du second degré.
La règle d'or
On factorise pour résoudre : seule la forme produit livre les solutions, parce qu'un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs l'est.
L'erreur que tout le monde fait
Simplifier x² = 3x en divisant les deux membres par x, puis conclure que x vaut 3.
Diviser par x suppose que x n'est pas nul, ce que rien ne garantit. La solution x = 0 disparaît alors sans laisser de trace : l'équation en avait deux, la réponse n'en donne plus qu'une. Diviser par une inconnue, c'est parier sur sa valeur.
Tout ramener à zéro puis factoriser. x² - 3x = 0 s'écrit x(x - 3) = 0, dont les solutions sont 0 et 3.
Développer et factoriser sont deux chemins opposés entre les mêmes expressions. On développe pour calculer, on factorise pour résoudre : une équation ne se résout qu'une fois l'expression écrite en produit. C'est l'outil qui prépare le second degré, et il tombe presque à chaque brevet.
Reconnaître en dix secondes
Le signal. Un seul mot commande tout le travail : développer, factoriser, ou résoudre. Il est dans la consigne, jamais dans l'expression. Le lire avant de regarder les calculs évite de prendre le chemin inverse du bon.
La première question à se poser : quelle forme est attendue à l'arrivée ? Une somme de termes, et c'est développer. Un produit de facteurs, et c'est factoriser. Une équation ne se résout par le produit nul que sous forme factorisée : si elle ne l'est pas, la première étape est de la factoriser.
Le contre-signal. « Montrer que les deux expressions sont égales » : on développe les deux et on compare, on ne passe pas de l'une à l'autre. « Calculer astucieusement 101×99 » : c'est une identité remarquable déguisée, (100+1)(100−1)=10000−1=9999, et le calcul posé n'est pas la réponse attendue.
Le réflexe qui économise l'exercice. Pour factoriser, deux regards dans cet ordre : un facteur commun ? sinon, une identité remarquable ? Et pour finir, un test : remplacer x par 1 dans la forme de départ et dans la forme d'arrivée. Deux nombres différents, et la factorisation est fausse, sans avoir à la relire.
1Développer : de la forme produit à la forme somme
Règle
Double distributivité — chaque terme de la première parenthèse multiplie chaque terme de la seconde :
(a+b)(c+d)=ac+ad+bc+bd
Exemple
Développer (x+3)(x+5).
Je multiplie chaque terme du premier facteur par chaque terme du second.x×x+x×5+3×x+3×5
Je réduis les termes semblables : 5x et 3x s'additionnent.
x² + 8x + 15
Piège
Écrire (a+b)2=a2+b2.
Pourquoi — il manque le double produit. Sur un carré de côté a+b, le découpage montre quatre morceaux et non deux : deux carrés, et deux rectangles identiques.
Ce que ça coûte — la question, et comme l'identité figure au barème, l'erreur est repérée à la ligne exacte où elle est écrite.
Le réflexe — tester avec des nombres avant de conclure. Avec a=3 et b=4 : (3+4)2=49, tandis que 9+16=25. Un contre-exemple suffit à trancher.
2Les trois identités remarquables
Règle
Ce sont trois développements si fréquents qu'on les reconnaît au lieu de les refaire :
(a+b)2=a2+2ab+b2(a−b)2=a2−2ab+b2(a+b)(a−b)=a2−b2
$(a+b)^2$ : deux carrés et deux rectangles $ab$ — d'où le double produit.
Exemple
Elles servent aussi au calcul mental. Pour 1012, on écrit 101=100+1.
On applique la première identité.1012=(100+1)2=10000+200+1=10201
Pour un produit de la forme (a−b)(a+b), la troisième identité évite toute multiplication posée.98×102=(100−2)×(100+2)=10000−4=9996
les identités sont d'abord des outils de calcul
3Factoriser : de la forme somme à la forme produit
Deux chemins, dans cet ordre
Je cherche d'abord un facteur commun. Dans 6x2+9x, les deux termes contiennent 3x : l'expression devient 3x(2x+3).
Sinon, je cherche une identité remarquable. Trois termes évoquent un carré, deux termes séparés par un moins évoquent une différence de carrés.
Une différence de carrés se reconnaît à deux carrés parfaits séparés par un signe moins.72−52=49−25=24
Et la forme factorisée donne le même résultat, sans passer par les carrés.(7−5)×(7+5)=2×12=24
$a^2 - b^2 = (a-b)(a+b)$ : deux écritures de la même aire.
Le facteur commun se cherche toujours en premier : il simplifie souvent l'expression au point de rendre l'identité évidente ensuite.
4À quoi ça sert : la résolution d'équations
Règle
Équation-produit — un produit est nul si et seulement si l'un au moins de ses facteurs est nul. C'est la seule raison pour laquelle on factorise avant de résoudre.
Exemple
Résoudre x2−16=0.
On reconnaît une différence de carrés, puisque 16=42.
L'équation devient (x−4)(x+4)=0.
Un produit nul annule l'un de ses facteurs : x=4 ou x=−4.
deux solutions : 4 et −4
Sans factorisation, on n'a aucun moyen de résoudre : c'est la forme produit qui donne les solutions, jamais la forme somme.
5Les pièges qui coûtent des points
Piège
Écrire 5−(2x−3)=5−2x−3.
Pourquoi — le signe moins porte sur toute la parenthèse, donc sur chacun de ses termes. La bonne écriture est 5−2x+3, c'est-à-dire 8−2x : le terme constant change du tout au tout.
Ce que ça coûte — la ligne où l'erreur est commise et toutes celles qui en descendent — le reste du calcul peut être impeccable.
Le réflexe — réécrire la soustraction comme une multiplication par −1 avant de distribuer. Un moins devant une parenthèse est une distribution, pas une recopie.
Piège
Écrire 3x+5=8x.
Pourquoi — on n'additionne que des termes ayant exactement la même partie littérale. Avec x=2, l'expression de départ vaut 3×2+5=11 et celle d'arrivée 8×2=16. x2 et x ne sont pas semblables non plus.
Ce que ça coûte — le point de réduction, et une forme finale que le correcteur ne peut pas valider même si le développement était juste.
Le réflexe — souligner les termes en x d'une couleur, les constantes d'une autre, et n'additionner qu'à l'intérieur d'une même couleur.
Piège
Écrire (a−b)2=a2−b2.
Pourquoi — ce sont deux identités différentes. a2−b2 est la différence de deux carrés, qui se factorise en (a+b)(a−b) ; (a−b)2 vaut a2−2ab+b2. Avec a=5 et b=3 : (5−3)2=4, alors que 25−9=16.
Ce que ça coûte — la question, et l'identité figurant au barème, l'erreur est vue sans avoir à chercher.
Le réflexe — compter les termes. Un carré développé en donne trois ; une différence de carrés factorisée donne deux facteurs différents. Le nombre de morceaux suffit à repérer l'erreur.
Piège
Factoriser (x+2)(x−3)+(x+2) en (x+2)(x−3).
Pourquoi — le second terme n'a pas disparu : il vaut (x+2)×1. En le rayant on supprime un terme au lieu de le mettre en facteur. La bonne écriture est (x+2)(x−3+1), c'est-à-dire (x+2)(x−2).
Ce que ça coûte — la factorisation entière, donc la résolution d'équation qui devait s'appuyer dessus.
Le réflexe — quand le facteur commun apparaît seul, l'écrire d'abord (x+2)×1. Le 1 reste alors visible, et il finit dans la parenthèse.
Piège
Simplifier x2=5x en x=5.
Pourquoi — diviser les deux membres par x suppose x=0 — et 0 est précisément une solution. L'équation en a deux, 0 et 5 ; la division en efface une sans laisser de trace.
Ce que ça coûte — la moitié des solutions, donc la moitié des points de la question — et c'est une perte qui se voit d'un coup d'œil sur la copie.
Le réflexe — tout ramener d'un côté, puis factoriser : x2−5x=0 donne x(x−5)=0, donc x=0 ou x=5. On ne divise jamais par une expression qui contient l'inconnue.
▢La consigne dit-elle développer, factoriser ou résoudre ? La forme attendue en dépend entièrement.
▢Un moins devant une parenthèse : ai-je changé le signe de tous ses termes ?
▢Un carré développé donne trois termes : ai-je écrit le double produit ?
▢N'ai-je additionné que des termes semblables — les x avec les x, les constantes avec les constantes ?
c.Laquelle des deux formes permet de résoudre une équation ?
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a. Développer : on passe d'un produit à une somme.produit vers somme : le mot « développer » nomme le sens du passage, pas le calcul.
b. Factoriser : on passe d'une somme à un produit.somme vers produit — l'autre sens, et le plus difficile des deux.
c. La forme produit, grâce à la règle du produit nul. C'est la seule raison de factoriser.un produit nul annule l'un de ses facteurs ; une somme nulle n'annule rien du tout.
2
Développer et réduire
Calculer
a.(x+4)(x+6)
b.(2x−3)(x+5)
c.(x+5)2
d.(3x−2)(3x+2)
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a. Double distributivité, puis réduction : x2+6x+4x+24, soit x2+10x+24.quatre produits à écrire avant de réduire : l'oubli du quatrième est l'erreur la plus fréquente.
b. 2x2+10x−3x−15, soit 2x2+7x−15.le signe du −3 se distribue lui aussi : −3×5=−15.
c. Première identité remarquable : x2+10x+25. Le double produit vaut 2×x×5.le double produit vaut 2×x×5=10x ; sans lui il ne resterait que deux termes.
d. Troisième identité : 9x2−4. Aucun terme en x ne subsiste.les termes du milieu s'annulent, +6x et −6x : c'est la signature de cette identité.
Contrôle rapide : on remplace x par 1 des deux côtés. Au a., le produit vaut 35 et la somme aussi.5×7=35=1+10+24
3
Factoriser
Calculer
a.8x2+12x
b.x2−49
c.x2+6x+9
d.25x2−16
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On cherche toujours le facteur commun en premier ; les identités viennent ensuite.sortir le facteur commun simplifie souvent l'identité qui suit ; l'inverse n'est jamais vrai.
a. Facteur commun 4x : 4x(2x+3).4x est le plus grand facteur commun de 8x2 et 12x ; n'en sortir que x laisserait du travail.
b. Différence de carrés, avec 49=72 : (x−7)(x+7).il faut d'abord voir que 49=72 : sans le carré, la différence de carrés reste invisible.
c. Trois termes, dont deux carrés : (x+3)2. On vérifie que 6x est bien le double produit 2×x×3.2×x×3=6x : cette vérification sépare une identité d'une simple ressemblance.
d. Deux carrés séparés par un moins : (5x−4)(5x+4).
Au c., si le double produit ne correspond pas, ce n'est pas une identité remarquable et la factorisation est fausse.un trinôme dont le double produit ne colle pas ne se factorise pas au collège : c'est un signal d'arrêt, pas un obstacle.
4
Calcul mental par les identités
Calculer
a.Calcule 1022 sans poser d'opération.
b.Calcule 97×103.
c.Calcule 492.
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a. On écrit 102 = 100 + 2.1022=(100+2)2=10000+400+4=10404le double produit vaut 2×100×2=400 — encore lui.
b. Forme (a−b)(a+b) autour de 100.97×103=(100−3)×(100+3)=10000−9=99911002−32, aucun terme du milieu : c'est ce qui rend ce produit calculable de tête.
c. On écrit 49 = 50 − 1.492=(50−1)2=2500−100+1=24012×50×1=100, et ce double produit se retranche parce que le signe est un moins.
L'intérêt n'est pas la performance : c'est de comprendre que ces identités sont des égalités entre nombres avant d'être des règles sur des lettres.elles sont vraies pour tous les nombres — les lettres ne font que les écrire une fois pour toutes.
5
Résoudre par factorisation
Raisonner
a.x2−25=0
b.3x2+12x=0
c.(x−2)(x+7)=0
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On factorise d'abord, puis on applique la règle du produit nul.aucune des trois équations ne se résout sous sa forme de départ.
a. (x−5)(x+5)=0, donc x=5 ou x=−5.deux facteurs, donc deux solutions : le produit est nul dès que l'un des deux l'est.
b. Facteur commun 3x : 3x(x+4)=0, donc x=0 ou x=−4.
c. Déjà factorisé : x=2 ou x=−7.l'équation était déjà sous forme produit ; la développer aurait éloigné de la réponse.
Au b., l'erreur classique est de diviser par x : on perd alors la solution x=0. On ne divise jamais par une inconnue.diviser par x, c'est supposer x=0 sans le dire : une hypothèse, pas une simplification.
6
Le jardin agrandi
Modéliser
a.Un jardin carré de côté x mètres est agrandi de 3 m sur chaque dimension. Exprime la nouvelle aire en fonction de x, sous forme développée.
b.De combien l'aire a-t-elle augmenté ?
c.Pour x=12, calcule cette augmentation.
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a. Le nouveau côté vaut x+3, donc la nouvelle aire est (x+3)2=x2+6x+9.le côté gagne 3, l'aire ne gagne pas 3 : elle suit le carré du côté.
b. L'augmentation est la différence : x2+6x+9−x2=6x+9.les x2 se simplifient — l'augmentation dépend encore de x, elle n'est pas constante.
c. On remplace x par 12.6×12+9=72+9=8181 m² de plus
Vérification directe : l'ancienne aire vaut 144, la nouvelle 225.152−122=225−144=81le calcul direct sert de contrôle ; c'est la forme littérale qui répond pour n'importe quel x.
Les deux chemins donnent 81 : c'est ce que signifie « les deux formes sont égales ».une égalité entre expressions se contrôle sur un nombre et se démontre sur la lettre.
Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte
Développer sans oublier de terme1 ptPerdu si : Écrire (a+b)² = a² + b² : le double produit manque
Réduire les termes semblables1 ptPerdu si : Additionner un terme en x avec une constante
Chercher le facteur commun avant l'identité remarquable1 ptPerdu si : Se lancer dans une identité alors qu'un facteur commun simplifiait tout
Utiliser la forme factorisée pour résoudre1 ptPerdu si : Diviser par l'inconnue, ce qui fait perdre la solution x = 0
4
La méthode
Factoriser une expression, dans le bon ordre
1
Chercher d'abord un facteur commun, qui peut être une parenthèse entière et pas seulement un nombre.
2
Mettre ce facteur en évidence et écrire entre parenthèses ce qui reste.
3
Reconnaître ensuite une identité remarquable, si aucun facteur commun n'apparaît.
Une différence de deux carrés se factorise ; une somme de deux carrés, jamais.
4
Contrôler la factorisation en la redéveloppant.
5
Se tester
Touches 1 à 4
Mathématiques3ème
Question 1
On donne l'expression Q=2(x+1)2+3(x+1). Factorise Q.
Aucun compte requis — réponds, la correction s'affiche aussitôt.
4 contrôles sur ce chapitre, chacun avec sa durée, son barème sur vingt et un corrigé qui explique chaque réponse. Trois niveaux — Essentiel, Standard, Approfondi — se complètent sans reposer une question : on commence par celui qui correspond, et la note dit lequel faire ensuite.
Calcul littéral — Développement et factorisation : c'est en quelle classe ?+
Ce chapitre est au programme de Mathématiques au collège, en classe de 3ème, année du Brevet. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.
Que faut-il savoir sur Calcul littéral — Développement et factorisation ?+
Double distributivité, identités remarquables (a+b)², (a-b)², (a+b)(a-b). Factorisation. Applications : équations du second degré. Les notions à maîtriser sont : développer, factoriser, identité remarquable, facteur commun.
Où télécharger la fiche PDF de Calcul littéral — Développement et factorisation ?+
Sur cette page, dans le bloc « Imprimer » : 3 documents à télécharger — le cours, les exercices et le corrigé — soit 7 pages au format A4, prêtes à imprimer. Le téléchargement est gratuit, immédiat, et ne demande ni compte ni adresse e-mail.
Le corrigé de Calcul littéral — Développement et factorisation est-il fourni ?+
Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.
Calcul littéral — Développement et factorisation peut-il tomber au Brevet ?+
Ce chapitre fait partie du programme officiel de 3ème, il entre donc dans le périmètre du Brevet. Le sujet exact varie chaque année et aucun chapitre n'est garanti, mais l'ensemble du programme de l'année est susceptible d'être évalué : mieux vaut ne pas parier sur des impasses.
Comment réviser Calcul littéral — Développement et factorisation efficacement ?+
Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.
Faut-il un compte pour s'entraîner sur Calcul littéral — Développement et factorisation ?+
Non. Les quiz, les corrections détaillées et les fiches de révision sont accessibles sans créer de compte et sans donner d'adresse e-mail. Le compte gratuit sert uniquement à conserver la progression d'un appareil à l'autre.
Cahier de vacances
Ce chapitre se révise aussi pendant les vacances, dans un livret à imprimer avec son corrigé.