Histoire-Géographie · 5ème · Contrôle Approfondi

Niveau 3 sur 3 · Approfondi

Histoire : Le Moyen Âge — Christianisme et féodalité

55 minutes noté sur 204 exercices

Le niveau Approfondi évalue le chapitre sur le Moyen Âge, le christianisme et la féodalité sans aucune aide : confronter deux représentations de la féodalité, corriger les erreurs d'une copie, relier des notions de tout le chapitre et construire un développement contre l'idée d'un Moyen Âge immobile et obscur.

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Deux PDF à imprimer, sur papier A4. Gratuit, sans inscription.

Ce que ce niveau évalue

  • Confronter deux documents
  • Repérer une erreur et la corriger
  • Raisonner et justifier
  • Construire un développement
  • La confrontation critique de deux représentations de la féodalité
  • Les erreurs d’une copie, repérées et corrigées
  • Les liens entre notions de tout le chapitre
  • Un développement construit contre l’idée d’un Moyen Âge immobile

Avant de commencer

  • Confronter deux documents, c’est chercher ce qui les rapproche, ce qui les oppose, et lequel est le plus juste.
  • Une erreur se corrige en deux temps : dire ce qui est faux, puis écrire ce qui est juste.
  • Pour relier deux notions, demande-toi : laquelle rend l’autre possible, ou qu’ont-elles en commun ?
  • Un développement construit : une introduction qui annonce, des paragraphes qui expliquent, une conclusion qui répond.

Exercice 1 — Deux images de la féodalité

6 pts · 15 min

Confronter deux documents

Les documents 1 et 2 représentent la féodalité de deux façons. Confronte-les en répondant aux questions.

Document 1La féodalité en pyramide
le roiseigneurs et vassauxpaysans : serfs et vilainsles ordresdescendentdu roi jusqu’auxpaysansservices etredevancesremontentjusqu’au roichaque étage obéit à celui du dessus

Fais glisser pour voir toute la figure.

Trois étages superposés et deux flèches. Source : Schéma dessiné pour ce contrôle, à la manière d’une image très répandue.

Document 2La féodalité en réseau de serments
le roiseigneur Aseigneur Bvassal Cvassal Dvassal Evassal F→ : « je te jure fidélité »

Fais glisser pour voir toute la figure.

Chaque flèche part du vassal et va vers le seigneur à qui il a prêté hommage. Source : Schéma dessiné pour ce contrôle d’après le cours.

  1. 1.Quelle idée du pouvoir royal le document 1 donne-t-il ? Appuie-toi sur sa forme et sur ses flèches.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Celle d’une chaîne de commandement : le roi, au sommet, commanderait d’étage en étage tous les hommes du royaume, jusqu’aux paysans.

    La forme d’un schéma porte une idée : la pyramide et la flèche qui descend suggèrent que l’autorité du roi atteint chacun.

  2. 2.Dans le document 2, que représente chaque flèche, et quelles personnes relie-t-elle ?

    1.5 pt
    Voir la correction

    Un serment de fidélité prêté lors de l’hommage : chaque flèche relie seulement deux personnes, le vassal et le seigneur à qui il a juré.

    Le lien féodal est un contrat entre deux personnes : le schéma en trace un par serment, et aucun autre.

  3. 3.Le roi appelle le vassal E à la guerre. E est-il tenu d’obéir ? Justifie avec le document 2 et le cours.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Non : aucune flèche ne relie E au roi. E a juré fidélité au seigneur B, pas au roi : le vassal de mon vassal n’est pas mon vassal. Le roi doit passer par B.

    Le lien s’arrête là où le serment s’arrête : c’est la faiblesse du pouvoir royal médiéval.

  4. 4.Lequel des deux documents rend le mieux compte de la féodalité ? Dis ce que l’autre a d’utile et ce qu’il a de trompeur.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Le document 2 : il montre que chaque lien ne vaut qu’entre deux personnes. Le document 1 est utile, car il rappelle qu’à chaque étage on échange un service contre une protection ; il est trompeur, car il fait croire que le roi commande directement tout le royaume.

    Critiquer un document, ce n’est pas le rejeter : c’est dire ce qu’il montre juste et ce qu’il déforme.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Décrire chaque schéma séparément sans jamais les comparer.
  • Faire du roi le chef direct de tous les hommes du royaume parce qu’il est en haut du schéma.

Exercice 2 — Trouve l'erreur

4 pts · 10 min

Repérer une erreur et la corriger

La copie du document 3 contient quatre erreurs ; une seule ligne est juste. Pour chaque erreur, indique la ligne, explique ce qui est faux et écris ce qu’il fallait dire.

Document 3La copie d’un élève
  1. Charlemagne laisse à sa mort un empire solide, qui reste uni pendant des siècles.
  2. Dans les paroisses, les moines vivent au milieu des fidèles, comme les curés.
  3. Les trois ordres classent les hommes selon leur richesse : les plus riches au sommet, les plus pauvres en bas.
  4. Plus tard, le gothique, plus haut et plus clair, succède au roman.
  5. Quant à l’Église, elle est si puissante que personne, au Moyen Âge, ne conteste son autorité.

Source : Copie rédigée pour ce contrôle : elle contient des erreurs volontaires.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Ligne 1 — le sort de l’Empire carolingien.

    1 pt
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    L’Empire se disloque après Charlemagne. Ce qui lui survit, c’est l’alliance entre le pouvoir et l’Église.

    La copie confond l’Empire, qui disparaît, et le pacte avec l’Église, qui dure : il faut distinguer les deux.

  2. 2.Ligne 2 — la place des moines dans le clergé.

    1 pt
    Voir la correction

    Les moines forment le clergé régulier, retiré du monde. Ceux qui vivent au milieu des fidèles relèvent de l’autre clergé, le séculier.

    Séculier veut dire « dans le siècle », au contact des fidèles ; régulier veut dire « sous une règle ».

  3. 3.Ligne 3 — ce qui définit un ordre.

    1 pt
    Voir la correction

    Les ordres se définissent par leur fonction — prier, combattre, travailler —, non par la richesse.

    Cette répartition par fonction est présentée comme voulue par Dieu : c’est ce qui la rend difficile à contester.

  4. 4.Ligne 5 — une Église présentée comme incontestée.

    1 pt
    Voir la correction

    L’Église est puissante, mais contestée : conflits avec les empereurs sur la nomination des évêques, contestations internes, mouvements condamnés comme hérétiques.

    Décrire une Église toute-puissante efface la tension qui fait l’histoire de la période.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Corriger la ligne 4, qui est juste : le gothique succède bien au roman.
  • Repérer l’erreur de la ligne 1 sans dire ce qui survit à l’Empire.

Exercice 3 — Relier les notions

4 pts · 10 min

Raisonner et justifier

Sur le schéma, chaque flèche numérotée relie deux notions du chapitre. Explique chaque lien en deux ou trois phrases.

Couronnement deCharlemagne, 800Appel à la croisade,10951Chute de l’Empireromain d’Occident,476Féodalité2DîmeRedevances3Trois ordresSalut4

Fais glisser pour voir toute la figure.

Une flèche simple : la première notion rend la seconde possible. Une flèche double : les deux notions se comparent.
  1. 1.Lien 1 — le couronnement de 800 et l’appel à la croisade de 1095 : un point commun, une différence.

    1 pt
    Voir la correction

    Point commun : dans les deux cas, le pape agit sur les puissants. Différence : en 800, il donne à un empereur une légitimité en échange de sa protection ; en 1095, c’est lui qui appelle la noblesse d’Occident à partir.

    Comparer, c’est donner au moins un point commun et une différence, chacun appuyé sur un fait daté du cours.

  2. 2.Lien 2 — la chute de l’Empire romain d’Occident et la féodalité.

    1 pt
    Voir la correction

    Sans État capable de lever une armée ou d’entretenir les routes, chacun se place sous la protection d’un homme proche et armé : les liens d’homme à homme remplacent l’État, c’est la féodalité.

    La disparition du pouvoir central est la cause ; la féodalité est la réponse à la question « que fait-on quand l’État disparaît ? ».

  3. 3.Lien 3 — la dîme et les redevances : un point commun, une différence.

    1 pt
    Voir la correction

    Point commun : toutes deux sont prélevées sur le travail des paysans. Différence : la dîme, environ un dixième des récoltes, va à l’Église ; les redevances vont au seigneur, en échange de la tenure.

    Le paysan paie deux maîtres, l’Église et le seigneur : les comparer montre le poids réel des prélèvements.

  4. 4.Lien 4 — les trois ordres et le salut.

    1 pt
    Voir la correction

    Les deux renforcent l’ordre établi : la répartition en trois ordres est présentée comme voulue par Dieu, et l’Église seule déclare qui peut prétendre au salut. Remettre en cause sa place, c’est risquer son salut.

    Relier deux notions, c’est montrer qu’elles agissent ensemble : ici, la religion rend la société difficile à remettre en cause.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Définir chaque notion séparément sans écrire le lien.
  • Pour les liens 1 et 3, donner deux différences et aucun point commun.

Exercice 4 — Développement construit

6 pts · 18 min

Construire un développement

Rédige un développement construit d’une vingtaine de lignes : « Le Moyen Âge, mille ans d’immobilité et d’obscurité ? » Fais une introduction, deux paragraphes et une conclusion.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Introduction : la période définie par ses bornes, leur statut, la question posée et le plan annoncé.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « On appelle Moyen Âge la période qui va de 476 à 1492, deux bornes fixées par les historiens. Ces dix siècles ont-ils été immobiles ? Nous verrons les transformations du pouvoir, puis celles de la société et des savoirs. »

    Une borne conventionnelle se dit comme telle ; l’introduction situe la période et annonce la démonstration.

  2. 2.Premier paragraphe : le pouvoir change, de la chute de l’Empire romain d’Occident aux liens féodaux, en passant par l’Empire carolingien.

    1.5 pt
    Voir la correction

    En 476, l’Empire romain d’Occident disparaît ; au VIIIᵉ siècle, Charlemagne reconstitue un vaste empire et il est couronné en 800, mais cet empire se disloque après lui. Les liens d’homme à homme de la féodalité s’imposent.

    Plusieurs formes de pouvoir se succèdent : c’est la preuve la plus directe que la période n’est pas immobile.

  3. 3.Second paragraphe : la société et les savoirs se transforment.

    2 pt
    Voir la correction

    La population croît, les défrichements étendent les terres cultivées, les villes renaissent ; les universités apparaissent au XIIIᵉ siècle ; les cathédrales passent du roman au gothique, qui exige des savoirs techniques considérables. 0,5 point par transformation expliquée, dans la limite de quatre.

    Ces changements contredisent directement l’idée d’obscurité : on bâtit plus haut, on enseigne, on cultive davantage.

  4. 4.Une ouverture sur le monde : les croisades.

    0.5 pt
    Voir la correction

    À partir de 1095, les croisades lancent les Occidentaux vers la Terre sainte et nouent des contacts durables avec le monde musulman.

    Un monde immobile ne se projette pas au loin : les croisades montrent une société en mouvement.

  5. 5.Conclusion et expression : une réponse nette, des connecteurs, des dates et des siècles.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « Le Moyen Âge n’est donc ni immobile ni obscur : celui du IXᵉ siècle et celui du XIIIᵉ n’ont presque rien de commun. Pour en parler, il faut dater. »

    La conclusion répond à la question posée en une phrase claire, et rappelle la méthode : dater.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Répondre « non » sans preuves datées : un argument sans date ne montre aucun changement.
  • Parler du « Moyen Âge » en bloc, sans distinguer le IXᵉ siècle du XIIIᵉ.
  • Oublier l’introduction ou la conclusion.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Les deux documents confrontés

6 points — 1,5 par question

Point perdu si : Chaque schéma décrit séparément, sans confrontation : 3 sur 6 au plus.

Ex.2Les erreurs repérées et corrigées

4 points — 1 par erreur : 0,5 pour la repérer, 0,5 pour la corriger

Point perdu si : Une erreur repérée mais non corrigée : 0,5 sur 1. La ligne juste « corrigée » à tort : 0,5 point retiré.

Ex.3Les liens entre notions expliqués

4 points — 1 par lien

Point perdu si : Deux notions définies séparément, sans lien écrit : 0,5 sur 1.

Ex.4Le développement construit

6 points — 1 + 1,5 + 2 + 0,5 + 1

Point perdu si : Des changements cités sans date ni siècle : la moitié des points du critère.

Et maintenant ?

16 à 20Niveau maîtrisé
C'est le niveau le plus élevé, et tu le maîtrises. Pour aller plus loin, applique la méthode « analyser un document médiéval » de la fiche de cours au prochain chapitre d'histoire.
10 à 15Refaire ce niveau
Relis la correction de l'exercice où tu as perdu le plus de points. Réécris ton développement en suivant le plan du corrigé, puis refais le niveau 3 dans une semaine.
moins de 10Niveau inférieur
Repasse par le niveau 2 — Standard : il entraîne l'analyse guidée et le paragraphe argumenté, dont ce niveau a besoin.

Les autres contrôles de ce chapitre

Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.

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