Programme en vigueur — arrêté du 18 février 2026, applicable en 5ème depuis la rentrée 2026. Voir le texte
Statistiques : médiane, quartiles (introduction). Diagrammes : boîte et moustaches (intro). Probabilité : vocabulaire (expérience aléatoire, issue, événement). Calcul de probabilités classiques : P(A) = nombre d'issues favorables / nombre d'issues total. Probabilité d'un événement contraire.
La règle d'or
La médiane est une position et non un calcul : sans série rangée dans l'ordre, la valeur prise au milieu de la liste ne signifie rien du tout.
L'erreur que tout le monde fait
Comparer deux groupes en comparant directement leurs effectifs.
« 10 élèves prennent le bus ici, 12 là-bas » ne dit rien tant que les deux classes n'ont pas le même nombre d'élèves. Un effectif ne se compare qu'à effectif total égal : 10 sur 25 font 40 %, 12 sur 40 font 30 %, et le classement s'inverse.
Passer aux fréquences dès que les deux totaux diffèrent, en divisant chaque effectif par l'effectif total de son groupe.
Deux chapitres en un, et une même question : que peut-on dire d'un ensemble de nombres ? Les statistiques décrivent ce qui a été observé, les probabilités anticipent ce qui pourrait l'être. Les premières regardent en arrière, les secondes en avant.
1Décrire une série
Définition
moyenne et médiane — La moyenne est la somme des valeurs divisée par leur nombre : c'est le point d'équilibre. La médiane est la valeur qui partage la série rangée en deux moitiés. Les deux répondent à « quelle est la valeur typique ? » — et donnent parfois des réponses très différentes.
x=effectifsomme des valeurs
Effectif impair : la valeur du milieu. Effectif pair : la demi-somme des deux.
Piège
Chercher la médiane sans avoir rangé la série.
Pourquoi — la médiane est une position, pas un calcul. Prendre la valeur centrale d'une liste en désordre donne un nombre qui ne signifie rien — et l'erreur est invisible, puisque le résultat ressemble à une réponse.
Le réflexe — réécrire la série rangée en entier sur la copie. Deux minutes qui sécurisent toutes les questions suivantes.
L'étendue — la différence entre la plus grande et la plus petite valeur — complète ces deux indicateurs. Deux séries de même moyenne peuvent avoir des étendues très différentes, et c'est cette différence qui distingue une classe homogène d'une classe éclatée.
Définition
fréquence — La fréquence d'une valeur est son effectif rapporté à l'effectif total. C'est ce qui permet de comparer deux groupes de tailles différentes : 12 réussites sur 20 et 21 sur 35 donnent la même fréquence, 0,6 — soit 60 % — alors que les effectifs, eux, ne se ressemblent pas.
f=effectif totaleffectif de la valeur
Lire un tableau d'effectifs
Repérer l'effectif total : c'est la somme de la ligne des effectifs, jamais le nombre de colonnes.
Pour la moyenne, multiplier chaque valeur par son effectif avant d'additionner.additionner les valeurs sans les pondérer revient à traiter une note obtenue par douze élèves comme une note obtenue par un seul.
Pour la médiane, cumuler les effectifs jusqu'à dépasser la moitié du total : la valeur atteinte à ce moment est la médiane.
L'effectif total vaut 12. La moyenne est pondérée :123×8+5×12+4×15
Soit :1224+60+60=12
Pour la médiane, on cumule : 3 élèves à 8, puis 8 élèves cumulés à 12. La 6ᵉ et la 7ᵉ note valent donc 12.
moyenne 12 et médiane 12
Exemple
Dans une classe de 25 élèves, 10 viennent en bus, 6 à vélo, 7 à pied et 2 en voiture. Quelles sont les fréquences ?
Le bus.2510=0,4
Le vélo.256=0,24
La marche, puis la voiture.257=0,28
Et le dernier mode.252=0,08
Contrôle indispensable : la somme des fréquences.0,4+0,24+0,28+0,08=1elle vaut toujours 1, puisqu'on a réparti la totalité de l'effectif.
40 %, 24 %, 28 % et 8 % — et 40 + 24 + 28 + 8 = 100
Piège
Comparer deux groupes en comparant leurs effectifs.
Pourquoi — « 10 élèves prennent le bus ici, 12 là-bas » ne dit rien si les deux classes n'ont pas le même nombre d'élèves. Un effectif ne se compare qu'à effectif total égal.
Le réflexe — dès que les deux totaux diffèrent, passer aux fréquences : 10 sur 25 fait 40 %, 12 sur 40 fait 30 % — et le classement s'inverse.
2Le vocabulaire des probabilités
Définition
expérience aléatoire, issue, événement — Une expérience aléatoire a plusieurs résultats possibles et on ne sait pas lequel sortira : lancer un dé, tirer une carte. Chaque résultat possible est une issue. Un événement regroupe une ou plusieurs issues : « obtenir un nombre pair » réunit trois issues sur six.
Règle
Quand toutes les issues ont la même chance de se produire — on dit qu'il y a équiprobabilité — la probabilité d'un événement se compte.
Une probabilité se lit comme une position sur cette échelle.
Règle
La probabilité de l'événement contraire complète à 1. C'est souvent le chemin le plus court : « au moins un » se calcule presque toujours par « aucun ».
P(A)=1−P(A)
Calculer une probabilité en situation d'équiprobabilité
Décrire l'expérience et lister toutes les issues possibles. Un dé à six faces : six issues ; une pièce : deux.
Vérifier l'équiprobabilité — dé équilibré, pièce non truquée, boules indiscernables au toucher. Sans elle, la formule ne s'applique pas.l'énoncé le précise toujours ; s'il ne le précise pas, il faut le dire.
Compter les issues favorables à l'événement, puis diviser par le nombre total d'issues.
Contrôler : le résultat est entre 0 et 1. Et si l'événement contraire est plus simple à compter, on calcule celui-là puis on complète à 1.
Piège
Annoncer une probabilité de 1,5 ou de −0,2.
Pourquoi — aucune probabilité ne sort de l'intervalle [0;1]. Un tel résultat signale toujours une erreur : dénominateur oublié, addition à la place d'une division, ou issues comptées deux fois.
Le réflexe — vérifier que le numérateur ne dépasse jamais le dénominateur. Il ne peut pas y avoir plus de cas favorables que de cas possibles.
Un dernier outil, qu'on rencontrera en 4e et en 3e : le diagramme en boîte et à moustaches. La boîte y contient la moitié centrale des valeurs, un trait marque la médiane, et les moustaches vont jusqu'aux extrêmes. On peut déjà en lire l'idée : ce diagramme ne montre pas les valeurs, il montre comment elles se répartissent — et deux boîtes côte à côte comparent deux séries sans un seul calcul.
▢Ai-je rangé la série avant de chercher la médiane ?
▢Pour comparer deux groupes de tailles différentes, suis-je passé aux fréquences ?
▢Chaque probabilité annoncée est-elle comprise entre 0 et 1 ?
▢La somme des probabilités de toutes les issues vaut-elle bien 1 ?
L'essentiel en 7 points
·Ranger la série avant de chercher la médiane — sinon tout est faux.
·Effectif impair : la valeur du milieu. Pair : la demi-somme des deux du milieu.
·La médiane n'appartient pas forcément à la série.
·Issue = un résultat ; événement = un groupe d'issues.
·P(A)=possiblesfavorables, et toute probabilité vit entre 0 et 1.
·P(A)=1−P(A) : « ne pas » appelle presque toujours le contraire.
·Même moyenne ne veut pas dire mêmes séries : regarder l'étendue.
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Fiche PDF — Statistiques et initiation aux probabilités
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Trois documents à imprimer, 7 pages en tout : le cours, les exercices avec la place pour écrire, et le corrigé détaillé avec son barème.
a. On additionne les cinq valeurs et on divise par 5 :512+7+15+9+7=10
b. Série rangée : 7 ; 7 ; 9 ; 12 ; 15. L'effectif est impair, la médiane est la 3ᵉ valeur, soit 9.
c. L'étendue est l'écart entre les extrêmes :15−7=8
Moyenne 10 et médiane 9 : les deux sont proches ici, ce qui indique une série sans valeur extrême.
2
Effectif pair
Calculer
a.Série : 14 ; 8 ; 20 ; 11 ; 6 ; 17. Donne la médiane.
b.La médiane appartient-elle à la série ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
Série rangée : 6 ; 8 ; 11 ; 14 ; 17 ; 20. L'effectif vaut 6, donc pair.
a. La médiane est la demi-somme des 3ᵉ et 4ᵉ valeurs :211+14=12,5
b. Non : 12,5 ne figure pas dans la série. C'est normal et fréquent quand l'effectif est pair.
La médiane partage la série en deux moitiés de trois valeurs ; elle n'a pas à être l'une d'elles.
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Vocabulaire des probabilités
Communiquer
a.On lance un dé à six faces. Quelles sont les issues ?
b.Combien d'issues compte l'événement « obtenir un nombre pair » ?
c.Quelle est sa probabilité ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. Six issues : 1, 2, 3, 4, 5, 6. Chacune est un résultat possible de l'expérience.
b. Trois issues conviennent : 2, 4 et 6.
c. Le dé étant équilibré, il y a équiprobabilité :63=0,5
Une issue est un résultat unique ; un événement en regroupe plusieurs. La confusion entre les deux fausse tous les comptages.
4
Calculer des probabilités
Calculer
a.Une urne contient 4 boules rouges, 6 bleues et 2 vertes. Probabilité de tirer une bleue ?
b.Probabilité de ne pas tirer une verte ?
c.Probabilité de tirer une boule jaune ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
L'urne compte 4+6+2=12 boules au total.
a. Six issues favorables sur douze :126=0,5
b. Par l'événement contraire, plus rapide que de compter les dix autres :1−122=1210
c. Zéro : aucune boule jaune, donc l'événement est impossible. Une probabilité peut valoir 0, c'est une réponse valable.
5
Comparer deux séries
Raisonner
a.Groupe A : 9 ; 10 ; 10 ; 11 ; 10. Groupe B : 2 ; 18 ; 10 ; 4 ; 16. Calcule les deux moyennes.
b.Calcule les deux étendues.
c.Que peut-on dire de ces deux groupes ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. Groupe A :59+10+10+11+10=10
Groupe B :52+18+10+4+16=10
b. Étendue de A : 11−9=2. Étendue de B :18−2=16
c. Même moyenne, dispersions opposées. Le groupe A est très homogène ; le groupe B ne compte presque personne autour de 10.
C'est la démonstration que la moyenne seule ne décrit pas une série : il faut lui adjoindre une mesure de dispersion.
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Repérer l'erreur
Raisonner
a.« Série 5 ; 12 ; 3 ; 9 : la médiane est 3, c'est la valeur du milieu. »
b.« La probabilité de gagner est de 8 sur 5. »
c.« Deux séries de même moyenne sont identiques. »
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. Faux : la série n'a pas été rangée. Une fois rangée — 3 ; 5 ; 9 ; 12 — l'effectif est pair :25+9=7
b. Impossible. Il ne peut pas y avoir plus de cas favorables que de cas possibles : le numérateur ne dépasse jamais le dénominateur.
c. Faux. L'exercice 5 le montre : même moyenne, étendues de 2 et de 16.
Les trois erreurs se détectent par un simple contrôle de plausibilité, avant même de refaire le calcul.
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Fréquences et pourcentages
Calculer
a.Sur 40 élèves interrogés, 18 préfèrent le sport, 14 la musique, 8 le dessin. Calculer les trois fréquences, en pourcentages.
b.Vérifier la somme.
c.Dans une autre classe, 12 élèves sur 25 préfèrent le sport. Quelle classe compte proportionnellement le plus d'amateurs de sport ?
›Voir le corrigéMasquer le corrigé
a. Chaque effectif divisé par l'effectif total.4018=0,45
Puis les deux autres.4014=0,35
Et la dernière.408=0,2soit 45 %, 35 % et 20 %.
b. La somme doit valoir 1, ou 100 %.0,45+0,35+0,2=1
c. L'autre classe.2512=0,48
48 % contre 45 % : c'est la seconde classe, alors qu'elle compte moins d'amateurs de sport en nombre — 12 contre 18.
C'est exactement ce qu'apporte la fréquence : elle permet de comparer deux groupes que les effectifs seuls rendaient incomparables.
Ce qui rapporte des points, ce qui en coûte
Écrire la série rangée avant de chercher la médiane2 ptsPerdu si : Prendre la valeur centrale d'une liste en désordre
Traiter correctement le cas d'un effectif pair2 ptsPerdu si : Choisir arbitrairement l'une des deux valeurs centrales
Compter les issues favorables et les issues possibles2 ptsPerdu si : Oublier une couleur dans le total de l'urne
Donner une probabilité comprise entre 0 et 11 ptPerdu si : Annoncer 8 sur 5 sans le remarquer
Comparer deux séries sur la dispersion, pas seulement la moyenne2 ptsPerdu si : Conclure « c'est pareil » parce que les moyennes le sont
4
La méthode
Calculer une probabilité en situation d'équiprobabilité
1
Décrire l'expérience et lister toutes les issues possibles.
2
Compter les issues qui réalisent l'événement demandé.
3
Diviser le nombre d'issues favorables par le nombre d'issues possibles.
4
Contrôler que le résultat tombe entre 0 et 1.
Une probabilité négative ou supérieure à 1 signale un dénominateur oublié ou des issues comptées deux fois.
5
Passer par l'événement contraire quand l'énoncé dit « au moins un ».
5
Se tester
Touches 1 à 4
Mathématiques5ème
Question 1
Un satellite mesure la hauteur (en km) des nuages au-dessus d'une ville pendant 10 jours : 3, 5, 2, 4, 6, 5, 3, 7, 4, 5. Quel est le premier quartile Q1 de cette série ?
Aucun compte requis — réponds, la correction s'affiche aussitôt.
4 contrôles sur ce chapitre, chacun avec sa durée, son barème sur vingt et un corrigé qui explique chaque réponse. Trois niveaux — Essentiel, Standard, Approfondi — se complètent sans reposer une question : on commence par celui qui correspond, et la note dit lequel faire ensuite.
Statistiques et initiation aux probabilités : c'est en quelle classe ?+
Ce chapitre est au programme de Mathématiques au collège, en classe de 5ème. Il est défini par le Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, le texte de référence qui fixe ce qui doit être enseigné dans chaque matière.
Que faut-il savoir sur Statistiques et initiation aux probabilités ?+
Statistiques : médiane, quartiles (introduction). Diagrammes : boîte et moustaches (intro). Probabilité : vocabulaire (expérience aléatoire, issue, événement). Calcul de probabilités classiques : P(A) = nombre d'issues favorables / nombre d'issues total. Probabilité d'un événement contraire. Les notions à maîtriser sont : médiane, probabilité, événement, expérience aléatoire, équiprobabilité, fréquence.
Où télécharger la fiche PDF de Statistiques et initiation aux probabilités ?+
Sur cette page, dans le bloc « Imprimer » : 3 documents à télécharger — le cours, les exercices et le corrigé — soit 7 pages au format A4, prêtes à imprimer. Le téléchargement est gratuit, immédiat, et ne demande ni compte ni adresse e-mail.
Le corrigé de Statistiques et initiation aux probabilités est-il fourni ?+
Oui, et c'est un document à part : chaque exercice y est repris étape par étape, avec le barème détaillé en fin de fiche — ce qui est attendu, combien de points, et ce qui fait perdre le point. Un parent qui ne se souvient plus du programme peut corriger une copie avec.
Comment réviser Statistiques et initiation aux probabilités efficacement ?+
Commence par lire la fiche de révision pour remettre la règle en place, puis enchaîne immédiatement sur le quiz de cette page. Répondre juste après avoir lu ne suffit pas : reviens sur le chapitre deux ou trois jours plus tard. C'est l'espacement des révisions, plus que leur durée, qui fait tenir une notion en mémoire. Une session de quinze minutes répétée vaut mieux qu'une heure unique.
Faut-il un compte pour s'entraîner sur Statistiques et initiation aux probabilités ?+
Non. Les quiz, les corrections détaillées et les fiches de révision sont accessibles sans créer de compte et sans donner d'adresse e-mail. Le compte gratuit sert uniquement à conserver la progression d'un appareil à l'autre.
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