Enseignement scientifique · Première · Contrôle Approfondi

Niveau 3 sur 3 · Approfondi

Le bilan radiatif terrestre

60 minutes noté sur 204 exercices

Le niveau Approfondi évalue le chapitre sur le bilan radiatif terrestre sans aucune aide : corriger les erreurs de raisonnement d'un brouillon de bilan, relier des notions de tout le chapitre, transférer la méthode à une planète imaginaire avant et après l'ajout d'une atmosphère, et construire un développement qui discute le rôle de l'effet de serre.

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Ce que ce niveau évalue

  • Repérer une erreur et la corriger
  • Raisonner et justifier
  • Transférer à une situation nouvelle
  • Construire un développement
  • Les erreurs de raisonnement d’un brouillon, repérées et corrigées
  • Les liens entre notions de tout le chapitre
  • Le bilan transféré à une planète imaginaire, avec puis sans atmosphère
  • Un développement construit sur l’effet de serre et le déséquilibre actuel

Avant de commencer

  • Une erreur se corrige en deux temps : dire ce qui est faux et pourquoi, puis écrire ce qui est juste.
  • Pour relier deux notions, demande-toi : laquelle agit sur l’autre, et par quel intermédiaire ?
  • Une méthode se transfère : les étapes restent, seules les valeurs changent.
  • Un développement construit : une introduction qui annonce, des paragraphes qui expliquent, une conclusion qui répond.

Exercice 1 — Un brouillon à corriger

5 pts · 12 min

Repérer une erreur et la corriger

Le brouillon du document 1 contient cinq erreurs de raisonnement ; une seule ligne est juste. Pour chaque erreur, indique la ligne, explique ce qui est faux et écris ce qu’il fallait dire.

Document 1Le brouillon de Malik
  1. Pour établir le bilan radiatif de la Terre, je pars du flux solaire incident, environ 1361 W·m⁻².
  2. Seule la moitié de la planète est éclairée : je divise donc ce flux par deux pour obtenir la moyenne.
  3. Avec un albédo de 0,30, la surface absorbe 30 % de ce flux moyen.
  4. Elle réémet ensuite l’énergie absorbée sous forme de lumière visible, comme le Soleil.
  5. L’effet de serre vient de ce que l’atmosphère arrête une bonne partie du rayonnement solaire.
  6. La Terre reçoit aujourd’hui un peu plus qu’elle ne renvoie : elle a donc atteint un nouvel équilibre, plus chaud.

Source : Brouillon rédigé pour ce contrôle : il contient des erreurs volontaires.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Ligne 2 — une division par deux à la place de la division par quatre.

    1 pt
    Voir la correction

    La moitié éclairée n’est pas la surface qui intercepte le rayonnement : des rayons parallèles sont interceptés sur un disque d’aire , et l’énergie se répartit sur toute la sphère d’aire . Il faut diviser par quatre : environ 340 W·m⁻².

    Le rapport des deux aires vaut quatre ; diviser par deux double le flux moyen et mène à une température absurde, erreur invisible si l’on ne connaît pas l’ordre de grandeur.

  2. 2.Ligne 3 — une fraction lue à l’envers.

    1 pt
    Voir la correction

    L’albédo de 0,30 est la part renvoyée directement : la surface absorbe les 70 % restants.

    L’albédo désigne ce qui repart sans avoir chauffé quoi que ce soit ; la part absorbée est son complément à un.

  3. 3.Ligne 4 — un domaine d’émission emprunté au Soleil.

    1 pt
    Voir la correction

    La surface réémet dans l’infrarouge, et non dans le visible, parce qu’elle est bien plus froide que le Soleil.

    Le domaine du rayonnement émis dépend de la température de l’émetteur : la surface terrestre et le Soleil n’émettent pas dans le même domaine.

  4. 4.Ligne 5 — un rôle de l’atmosphère inversé.

    1 pt
    Voir la correction

    L’air ne retient pas la lumière du Soleil, qui le traverse ; il capte l’infrarouge venu du sol et lui en restitue une partie. C’est ce second apport qui fait l’effet de serre.

    Si l’atmosphère arrêtait le solaire, elle refroidirait la surface au lieu de la réchauffer.

  5. 5.Ligne 6 — un excédent présenté comme un équilibre.

    1 pt
    Voir la correction

    Recevoir plus que l’on ne renvoie, c’est être en déséquilibre : l’énergie s’accumule, surtout dans l’océan. Ce n’est pas un nouvel équilibre.

    À l’équilibre, absorbé et réémis sont égaux et la température ne change plus ; tant qu’un excédent subsiste, ce n’est pas le cas.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Accepter la division par deux de la ligne 2, qui paraît logique : la moitié éclairée n’est pas la surface d’interception.
  • Corriger la ligne 3 en écrivant « 30 % est renvoyé » sans dire ce qui est absorbé.
  • Voir dans la ligne 6 un simple « réchauffement » sans relever le mot « équilibre ».

Exercice 2 — Ce qui relie les notions du bilan

4 pts · 10 min

Raisonner et justifier

Sur le schéma, chaque flèche numérotée relie deux notions du chapitre. Explique chaque lien en deux phrases au plus.

Recul de la neigeet des glacesFlux solaireabsorbé1Températurede la surfaceDomaine durayonnement émis2Capacité thermiquede l'océanLieu où s'accumulel'énergie en excès3ÉquilibreradiatifDéséquilibreactuel4

Fais glisser pour voir toute la figure.

Une flèche simple : la première notion agit sur la seconde. Une flèche double : les deux notions se comparent.
  1. 1.Lien 1 — recul de la neige et des glaces, et flux solaire absorbé.

    1 pt
    Voir la correction

    Le recul de surfaces très réfléchissantes abaisse l’albédo : le flux absorbé augmente, ce qui réchauffe et fait encore reculer la glace. C’est une rétroaction positive.

    L’intermédiaire est l’albédo ; la chaîne se referme sur sa cause, ce qui la renforce.

  2. 2.Lien 2 — température de la surface et domaine du rayonnement émis.

    1 pt
    Voir la correction

    Bien plus froide que le Soleil, la surface terrestre émet dans l’infrarouge et non dans le visible.

    C’est la température de l’émetteur qui fixe le domaine de son rayonnement ; d’où deux domaines distincts dans le bilan.

  3. 3.Lien 3 — capacité thermique de l’océan et lieu où s’accumule l’énergie en excès.

    1 pt
    Voir la correction

    Plus un milieu a une grande capacité thermique, plus il peut emmagasiner d’énergie : l’océan, bien supérieur à l’air sur ce point, recueille la plus grande part de l’excédent.

    Une grande capacité thermique permet de stocker beaucoup d’énergie ; l’océan est donc le réservoir principal du déséquilibre.

  4. 4.Lien 4 — équilibre radiatif et déséquilibre actuel : un point commun, une différence.

    1 pt
    Voir la correction

    Point commun : les deux se décrivent en comparant absorbé et réémis. Différence : à l’équilibre ils sont égaux et la température ne change plus ; dans le déséquilibre actuel, un léger excédent s’accumule.

    Comparer, c’est donner au moins un point commun et une différence, chacun appuyé sur le cours.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Pour le lien 1, s’arrêter à « l’albédo baisse » sans boucler la chaîne jusqu’à la rétroaction.
  • Pour le lien 4, donner deux différences et aucun point commun.

Exercice 3 — Une planète imaginaire

5 pts · 14 min

Transférer à une situation nouvelle

Une planète imaginaire, sans atmosphère, reçoit de son étoile un flux incident de 80 W·m⁻² ; son albédo moyen vaut 0,50. Applique la méthode du bilan radiatif et justifie chaque réponse.

  1. 1.Mène les deux premières étapes de la méthode jusqu’au flux absorbé.

    1.5 pt
    Voir la correction

     ;  ;  : 10 W·m⁻² absorbés.

    On suit les deux premières étapes de la méthode : moyenne planétaire, puis retrait de la part de l’albédo.

  2. 2.À l’équilibre, que réémet la surface, dans quel domaine, et vers où ?

    1 pt
    Voir la correction

    10 W·m⁻², sous forme d’infrarouge qui s’échappe sans obstacle.

    Sans atmosphère, rien n’intercepte l’infrarouge : il repart entièrement, et l’équilibre impose qu’il compense exactement l’absorbé.

  3. 3.On dote la planète d’une atmosphère transparente au rayonnement de l’étoile et absorbante pour l’infrarouge, sans changer son albédo. À l’équilibre, ce qui repart vers l’espace change-t-il ? Et la température de surface ?

    1.5 pt
    Voir la correction

    Ce qui repart reste 10 W·m⁻² ; la surface, elle, devient plus chaude.

    L’albédo étant inchangé, l’absorbé reste 10 W·m⁻², donc le réémis aussi à l’équilibre. Mais l’atmosphère renvoie une partie de l’infrarouge vers le sol, qui reçoit deux apports : l’effet de serre élève la température de surface sans modifier le total réémis.

  4. 4.Cette planète a un rayon deux fois plus petit que celui de la Terre. Faut-il modifier le facteur quatre ? Justifie par un calcul littéral.

    1 pt
    Voir la correction

    Non : , quel que soit le rayon .

    Le rayon se simplifie dans le rapport de l’aire de la sphère à celle du disque : le facteur quatre vaut pour toute planète sphérique.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Appliquer l’albédo au flux incident de 80 W·m⁻² avant de diviser par quatre.
  • Croire que l’atmosphère augmente ce qui repart vers l’espace à l’équilibre : elle réchauffe la surface sans changer le total réémis.
  • Modifier le facteur quatre parce que la planète est plus petite.

Exercice 4 — Faut-il souhaiter la fin de l'effet de serre ?

6 pts · 22 min

Construire un développement

Un camarade affirme : « L’effet de serre est une menace : il faudrait qu’il disparaisse. » Rédige un développement construit d’une vingtaine de lignes qui discute cette affirmation. Fais une introduction, deux paragraphes et une conclusion.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Introduction : l’affirmation reformulée, l’effet de serre défini, le plan annoncé.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « L’effet de serre est le renvoi vers le sol, par l’atmosphère, d’une partie de l’infrarouge qu’il émet. Faut-il pour autant souhaiter sa disparition ? Nous verrons qu’il est indispensable, puis que c’est son renforcement qui pose problème. »

    L’introduction définit le terme discuté et annonce le plan : le correcteur sait où va la copie.

  2. 2.Premier paragraphe : le mécanisme et pourquoi l’effet de serre naturel est indispensable.

    1.5 pt
    Voir la correction

    L’air, transparent au solaire, capte l’infrarouge du sol et lui en rend une partie : le sol est alimenté deux fois. Sans ce mécanisme, la planète serait bien plus froide et l’eau liquide rare.

    C’est ce qui rend l’affirmation fausse telle qu’elle est écrite : l’effet de serre n’est pas une anomalie.

  3. 3.Second paragraphe : le renforcement et le déséquilibre qu’il crée, chiffré.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Le renforcement crée un léger excédent : la Terre reçoit un peu plus qu’elle ne renvoie. Un excédent d’environ 1 W·m⁻² ne représente que du flux absorbé, mais il s’applique en permanence et partout, et l’énergie s’accumule surtout dans l’océan.

    Le calcul montre qu’un écart faible en proportion n’est pas négligeable pour autant ; 0,5 point pour le calcul, 1 point pour le raisonnement.

  4. 4.Une nuance : déséquilibre et non nouvel équilibre, ou amplification possible par la fonte des glaces.

    1 pt
    Voir la correction

    Tant que l’excédent subsiste, la planète n’est pas dans un nouvel équilibre ; et la fonte des glaces, en abaissant l’albédo, peut renforcer le réchauffement par rétroaction positive.

    Une nuance précise la portée de l’argument : elle montre que l’on maîtrise la distinction entre équilibre et déséquilibre.

  5. 5.Conclusion et expression : une réponse nette, le vocabulaire du cours, des connecteurs.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « Il ne faut donc pas souhaiter la fin de l’effet de serre, qui rend la Terre habitable, mais limiter son renforcement, qui crée le déséquilibre actuel. »

    La conclusion répond à la question en distinguant clairement l’effet de serre et son renforcement.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Approuver ou rejeter l’affirmation en bloc, sans distinguer l’effet de serre de son renforcement.
  • Décrire le mécanisme sans jamais répondre à la question posée.
  • Juger l’excédent négligeable parce qu’il est faible en proportion.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Les erreurs repérées et corrigées

5 points — 1 par erreur : 0,5 pour la repérer, 0,5 pour la corriger

Point perdu si : Une erreur repérée mais non corrigée : 0,5 sur 1.

Ex.2Les liens entre notions expliqués

4 points — 1 par lien

Point perdu si : Deux notions définies séparément, sans l’intermédiaire qui les relie : 0,5 sur 1.

Ex.3La méthode transférée à la planète imaginaire

5 points — 1,5 + 1 + 1,5 + 1

Point perdu si : Un résultat juste sans justification : la moitié des points de la question.

Ex.4Le développement construit

6 points — 1 + 1,5 + 1,5 + 1 + 1

Point perdu si : L’effet de serre et son renforcement confondus : 3 sur 6 au plus.

Et maintenant ?

16 à 20Niveau maîtrisé
C'est le niveau le plus élevé, et tu le maîtrises. Pour aller plus loin, reprends la planète imaginaire avec un autre albédo et explique, en quelques lignes, ce qui change et ce qui ne change pas dans son bilan.
10 à 15Refaire ce niveau
Relis la correction de l'exercice où tu as perdu le plus de points. Réécris ton développement en suivant le plan du corrigé, puis refais le niveau 3 dans une semaine.
moins de 10Niveau inférieur
Repasse par le niveau 2 — Standard : il entraîne l'exploitation guidée des flux et le paragraphe explicatif, dont ce niveau a besoin.

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Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.

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