Enseignement scientifique · Terminale · Contrôle Approfondi

Niveau 3 sur 3 · Approfondi

Le climat du futur

60 minutes noté sur 204 exercices

Le niveau Approfondi évalue le chapitre « Le climat du futur » sans aucune aide : corriger les erreurs de raisonnement d'une copie sur les projections, expliquer quatre liens entre notions, appliquer le cours à deux décisions qu'il ne décrit pas, et construire un développement qui discute l'idée qu'il faudrait attendre d'en savoir plus pour agir.

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Deux PDF à imprimer, sur papier A4. Gratuit, sans inscription.

Ce que ce niveau évalue

  • Repérer une erreur et la corriger
  • Raisonner et justifier
  • Transférer à une situation nouvelle
  • Construire un développement
  • Les erreurs de raisonnement d’une copie sur les projections, repérées et corrigées
  • Les liens entre notions de tout le chapitre
  • Le cours appliqué à deux décisions qu’il ne décrit pas
  • Un développement construit qui discute l’argument de l’incertitude

Avant de commencer

  • Une erreur se corrige en deux temps : dire ce qui est faux, puis écrire ce qui est juste.
  • Pour relier deux notions, demande-toi laquelle explique ou entraîne l’autre.
  • Transférer, c’est appliquer le cours à une situation qu’il ne décrit pas : nomme la notion avant de l’appliquer.
  • Un développement discute : il reconnaît ce qui est juste dans une affirmation avant de montrer ce qui est faux.

Exercice 1 — Une copie à reprendre

5 pts · 12 min

Repérer une erreur et la corriger

Chaque ligne de la copie du document 1 contient une erreur de raisonnement. Pour chacune, indique la ligne, explique ce qui est faux et écris ce qu’il fallait dire.

Document 1La copie d’un élève
  1. Un modèle climatique repose sur des lois physiques : il est donc fiable d’emblée, sans qu’on ait besoin de le tester.
  2. Les courbes des différents scénarios restent proches jusqu’en 2050 : réduire nos émissions ne changera donc rien au climat.
  3. Les modèles ne s’accordent pas exactement entre eux pour un même scénario : leurs projections ne valent donc rien.
  4. Pour le même scénario, l’étude de Paul donne un écart plus fort que celle de Léa : leurs modèles se contredisent forcément.
  5. Puisqu’un scénario n’est pas une prévision, ces projections ne servent à rien pour décider.

Source : Copie rédigée pour ce contrôle : elle contient des erreurs volontaires. Paul et Léa sont des personnages fictifs.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Ligne 1 — un modèle déclaré fiable sans épreuve.

    1 pt
    Voir la correction

    Des lois physiques ne suffisent pas : on éprouve d’abord le modèle sur des climats connus, et c’est en les reproduisant qu’il gagne la confiance.

    Le découpage en mailles et les lois choisies peuvent mal rendre le système ; seule la comparaison avec le climat observé le vérifie.

  2. 2.Ligne 2 — une conclusion tirée de courbes encore groupées.

    1 pt
    Voir la correction

    Jusqu’en 2050, le réchauffement est surtout engagé par les émissions passées ; les décisions d’aujourd’hui pèsent sur la suite, quand les scénarios divergent.

    L’atténuation agit sur le long terme : son effet ne se voit pas à trente ans, mais il sépare les courbes en fin de siècle.

  3. 3.Ligne 3 — un désaccord réel, mais grossi.

    1 pt
    Voir la correction

    Ce désaccord, la réponse du système, existe mais reste limité : il forme la bande autour d’une courbe, plus étroite que l’écart entre scénarios.

    Des modèles éprouvés sur des climats connus qui diffèrent un peu ne s’annulent pas : la part physique de l’incertitude est la plus petite.

  4. 4.Ligne 4 — une comparaison faite trop vite.

    1 pt
    Voir la correction

    Il faut d’abord vérifier que les deux études mesurent l’écart à partir de la même période de référence ; sinon, leurs chiffres ne se comparent pas.

    Un écart de température n’a de sens que rapporté à une base : deux bases différentes donnent deux nombres différents sans désaccord.

  5. 5.Ligne 5 — une condition prise pour une absence de résultat.

    1 pt
    Voir la correction

    Une projection dit « si cette trajectoire, alors ce climat » : en chiffrant chaque trajectoire, elle éclaire la décision.

    Ne pas être une prévision n’est pas un défaut : c’est précisément ce qui permet de comparer les conséquences de choix différents.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Repérer l’erreur sans écrire la phrase juste.
  • Corriger la ligne 2 en disant seulement que « les courbes s’écartent ensuite », sans expliquer pourquoi elles sont proches avant.
  • Juger la ligne 4 comme un vrai désaccord entre modèles, sans avoir pensé à la période de référence.

Exercice 2 — Quatre liens à expliquer

4 pts · 10 min

Raisonner et justifier

Sur le schéma, chaque flèche numérotée relie deux notions du chapitre. Explique chaque lien en deux phrases au plus.

AtténuationScénario suivi1Mélange des émissionsAccord entre pays2Décisions non prisesÉcart entre deux courbes3Émissions qui continuentLimites de l’adaptation4

Fais glisser pour voir toute la figure.

Chaque flèche part d’une notion qui explique ou entraîne la suivante.
  1. 1.Lien 1 — atténuation et scénario suivi.

    1 pt
    Voir la correction

    Le scénario qui se réalisera dépend de l’atténuation menée : réduire les émissions, c’est faire suivre au monde une trajectoire plus basse.

    Un scénario n’est qu’une hypothèse ; c’est l’action sur la cause qui décide laquelle devient réalité.

  2. 2.Lien 2 — mélange des émissions dans l’atmosphère et accord entre pays.

    1 pt
    Voir la correction

    Une réduction profite à tous, pas seulement à qui la consent : chacun a intérêt à ce que les autres agissent, d’où la nécessité d’un accord.

    L’atténuation est un problème d’action collective : sans engagement commun, chacun attend l’effort des autres.

  3. 3.Lien 3 — décisions non prises et écart entre deux courbes.

    1 pt
    Voir la correction

    Les courbes se séparent parce qu’elles reçoivent des trajectoires différentes, suspendues à ce que nous déciderons : leur distance mesure les options encore ouvertes.

    C’est pourquoi on ne doit pas le lire comme une ignorance : la part politique de l’écart dépasse la part physique.

  4. 4.Lien 4 — émissions qui continuent et limites de l’adaptation.

    1 pt
    Voir la correction

    Une cause qui agit toujours fait croître les dégâts, jusqu’à dépasser ce qu’on sait compenser : techniquement, financièrement, parfois physiquement.

    L’adaptation ne traite que les conséquences ; laissée seule face à une cause active, elle bute sur ses limites.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Définir chaque notion séparément sans écrire le lien.
  • Pour le lien 2, oublier de dire pourquoi un pays isolé hésite à réduire ses émissions.

Exercice 3 — Deux décisions, deux horizons

5 pts · 14 min

Transférer à une situation nouvelle

Lis le document 2, puis réponds aux questions en appliquant le cours à ces deux situations.

Document 2Deux décisions
  1. Une coopérative agricole imaginaire doit choisir la variété qu’elle cultivera pendant les prochaines années.
  2. Son président hésite : « L’an dernier a été plus frais que les précédents ; le réchauffement ne nous concerne peut-être pas. »
  3. Une ville voisine prépare un plan dont les effets ne se feront sentir qu’à la fin du siècle.
  4. Son maire demande aux climatologues : « Dites-nous quel scénario d’émissions le monde va suivre, et lequel il devrait suivre. »

Source : Situation imaginaire, rédigée pour ce contrôle d’après le cours.

  1. 1.Lignes 1 et 2 — Le président a-t-il raison de conclure à partir de l’an dernier ? Nomme la notion en jeu et explique.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Non : une seule année plus fraîche relève de la variabilité naturelle ; elle ne renseigne pas sur l’évolution de fond.

    Les fluctuations naturelles brouillent les périodes courtes sans changer la tendance longue : c’est sur des décennies que la hausse se lit.

  2. 2.Pour laquelle des deux décisions le choix du scénario d’émissions pèse-t-il le plus ? Justifie par l’horizon de chacune.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Pour le plan de la ville : en fin de siècle les scénarios divergent, alors qu’à quelques années ils diffèrent peu.

    À court terme, le réchauffement est déjà engagé et la variabilité domine ; à long terme, les décisions intermédiaires ont eu le temps de compter.

  3. 3.Ligne 4 — Les climatologues peuvent-ils répondre aux deux questions du maire ? Distingue ce que la science peut apporter et ce qu’elle ne peut pas trancher.

    2 pt
    Voir la correction

    Non. Aucun scénario n’est une prévision, et choisir la trajectoire souhaitable est un arbitrage politique. La science chiffre les conséquences de chaque trajectoire.

    Elle établit les mécanismes et dit ce qui est déjà engagé ; peser coûts, délais et populations concernées revient à la décision collective.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Donner raison au président parce qu’une année plus fraîche a bien eu lieu, sans distinguer une année et une tendance.
  • Répondre que le scénario pèse autant pour les deux décisions.
  • Écrire que les climatologues peuvent dire quel scénario le monde suivra.

Exercice 4 — Une affirmation à discuter

6 pts · 22 min

Construire un développement

Rédige un développement construit d’une vingtaine de lignes qui discute l’affirmation suivante : « Tant que les scientifiques ne sauront pas quel climat nous aurons à la fin du siècle, il est prématuré d’agir. » Fais une introduction, deux paragraphes et une conclusion.

Réponse rédigée. Ce que le correcteur attend, critère par critère :

  1. 1.Introduction : l’affirmation reformulée, les mots clés définis (projection, scénario), le plan annoncé.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « Les projections de fin de siècle s’écartent selon les scénarios. Faut-il y voir une ignorance qui justifierait d’attendre ? Nous verrons ce qu’il y a d’incertain, puis pourquoi cela ne commande pas l’attente. »

    L’introduction pose le problème : le correcteur sait d’emblée que la copie va discuter et non réciter.

  2. 2.Ce qui est juste : la part d’inconnu est réelle, et le cours en distingue trois origines.

    1 pt
    Voir la correction

    Le scénario, la réponse du système (notamment les nuages) et la variabilité naturelle ; les deux dernières sont physiques et réelles.

    Discuter commence par reconnaître le fond de vérité de l’affirmation, avec les mots du cours.

  3. 3.Ce qui est faux : la plus grande part de l’incertitude de fin de siècle dépend de nos choix ; attendre ne la réduit pas.

    1.5 pt
    Voir la correction

    L’écart entre projections vient surtout des scénarios, c’est-à-dire de décisions non prises : aucun progrès scientifique ne le fera disparaître, et attendre revient déjà à choisir une trajectoire.

    C’est le cœur de la réfutation : on ne peut pas attendre de la science qu’elle lève une incertitude qui dépend de nous.

  4. 4.Pourquoi agir dès maintenant : l’adaptation pour le réchauffement engagé, l’atténuation pour la fin du siècle.

    1.5 pt
    Voir la correction

    Le réchauffement des prochaines décennies est déjà engagé par les émissions passées : il faut s’y adapter localement. L’atténuation, planétaire et lente, décide de la trajectoire de fin de siècle : plus on tarde, moins elle peut infléchir.

    Les deux actions répondent à deux horizons ; ni l’une ni l’autre n’a besoin de connaître le climat exact de fin de siècle pour être justifiée.

  5. 5.Conclusion et expression : une réponse nette, une projection présentée comme conditionnelle, des connecteurs.

    1 pt
    Voir la correction

    Exemple : « L’affirmation se trompe donc d’incertitude : le climat de la fin du siècle n’est pas un destin à attendre, c’est en partie celui que nous choisissons. »

    La conclusion répond à la question posée sans transformer une projection en prédiction.

Les erreurs fréquentes sur cet exercice
  • Réciter le cours sur les incertitudes sans revenir à l’affirmation.
  • Nier toute incertitude : une copie qui ne reconnaît pas la part physique ne discute pas.
  • Oublier l’adaptation : le réchauffement déjà engagé oblige à agir sans attendre, quoi qu’on décide pour la suite.

Barème — ce que le correcteur regarde

Les lignes chiffrées couvrent les 4 exercices et totalisent 20 points.

Ex.1Les erreurs repérées et corrigées

5 points — 1 par erreur : 0,5 pour la repérer, 0,5 pour la corriger

Point perdu si : Une erreur repérée mais non corrigée : 0,5 sur 1.

Ex.2Les liens entre notions expliqués

4 points — 1 par lien

Point perdu si : Deux notions définies séparément, sans dire laquelle entraîne l’autre : 0,5 sur 1.

Ex.3Le cours transféré aux deux décisions

5 points — 1,5 + 1,5 + 2

Point perdu si : À la dernière question, la science présentée comme capable de choisir la trajectoire : 1 sur 2 au plus.

Ex.4Le développement construit

6 points — 1 + 1 + 1,5 + 1,5 + 1

Point perdu si : Le cours récité sans revenir à l’affirmation : 3 sur 6 au plus.

Et maintenant ?

16 à 20Niveau maîtrisé
C'est le niveau le plus élevé, et tu le maîtrises. Pour aller plus loin, applique la méthode « lire un faisceau de projections » à un graphique rencontré dans la presse, en nommant chaque fois le scénario et la période de référence.
10 à 15Refaire ce niveau
Relis la correction de l'exercice où tu as perdu le plus de points. Réécris ton développement en suivant le plan du corrigé, puis refais le niveau 3 dans une semaine.
moins de 10Niveau inférieur
Repasse par le niveau 2 — Standard : il entraîne la lecture guidée d'un faisceau et le paragraphe argumenté dont ce niveau a besoin.

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Aucun ne repose une question d'un autre : chacun couvre le chapitre sous un autre angle. À passer quelques jours plus tard, une fois celui-ci corrigé.

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